Pressé de questions par les journalistes, Alex Galchenyuk a poussé de nombreux soupirs et a refusé de répondre à quelques reprises.

Dure journée au bureau pour Galchenyuk

Alex Galchenyuk a commencé la saison à titre de premier centre du Canadien, et lundi matin, il a fini par sortir de Brossard à grands coups de sourires inconfortables et de gros soupirs devant les caméras. C'est ce qu'on appelle une dure journée au bureau.
Il faut comprendre que le jeune attaquant, qui a admis lui-même que la saison qui s'est conclue samedi soir en avait été une de «hauts et de bas», part dans l'incertitude, puisqu'il est toujours sans contrat en vue de la prochaine saison et qu'il pourrait devenir joueur autonome avec restriction.
En attendant, Galchenyuk doit encore répondre aux mêmes questions. Le genre de questions plus pointilleuses, pour ne pas dire fatigantes, qu'il n'aime pas vraiment, portant sur son utilisation ou sur sa place dans l'équipe montréalaise (centre ou ailier?). Sans oublier, bien sûr, les questions sur son contrat, ou sur l'absence d'un nouveau contrat, dans son cas. «Honnêtement, je ne pense pas vraiment aux histoires de contrat, je laisse ça à mon agent, a-t-il répondu. Je dois continuer à travailler en vue de la prochaine saison.»
Puis il y a eu d'autres questions sur son utilisation, poussant Galchenyuk à perdre patience («prochaine question!»), lui qui était manifestement mal à l'aise devant autant d'insistance.
«Tout le monde a son travail à faire, a-t-il ajouté. Les entraîneurs dirigent, les joueurs doivent jouer. [...] En séries, tu dois donner tout ce que tu as sans poser de questions. C'était ça, ma mentalité. Je ne me suis jamais plaint et je n'ai jamais affiché une mauvaise attitude non plus. Je suis resté enthousiaste et j'ai tenté d'aider l'équipe.»
Souhaite-t-il rester un membre de cette équipe pour un bon bout de temps? «J'aime cette équipe, cette ville, les fans... c'est un endroit excitant», a-t-il répondu, comme tous les autres, finalement.
Un peu plus tard, Shea Weber a ajouté son propre point de vue sur l'énigme Galchenyuk.
«Il doit trouver cette constance dans son jeu, a dit le vétéran au sujet du jeune attaquant. Il est un très bon jeune joueur, mais cette ligue est une ligue difficile, et il faut savoir jouer tous les soirs. Il n'a pas encore démontré tout ce qu'il est capable de faire, à mon avis. Un jour, il va s'en rendre compte, comme tous les jeunes joueurs le font. Je pense qu'il ne réalise pas à quel point il peut être bon pour cette équipe.»
Au sujet de Galchenyuk, le gardien Carey Price a ajouté ceci. «C'est un très bon joueur, qui a tous les atouts. Il gagne en expérience aussi. Ça fait un bout qu'il est ici, mais c'est quand même un jeune joueur. Il a encore des choses à apprendre, mais je suis sûr qu'il va être meilleur et qu'il fera les bons choix la saison prochaine.»
Beaulieu reste confiant
Comme Galchenyuk, Nathan Beaulieu a lui aussi amorcé la saison 2016-2017 perché bien en haut du totem organisationnel, mais il l'a conclue sur la galerie de presse du Madison Square Garden, samedi soir à New York.
On lui a donc demandé s'il connaissait sa place au sein de l'équipe pour la prochaine saison. «C'est dur à dire, a-t-il commencé par répondre. Je veux rester ici, de toute évidence, et de toute évidence, je crois en moi et je sais que je peux être un élément important de cette équipe. Je pense que l'organisation croit la même chose après nos discussions. [...] Je suis très déçu de la façon dont la saison s'est terminée. Je m'attends tout de même à revenir l'an prochain.»
Beaulieu, on le rappelle, avait commencé la saison à titre de défenseur numéro deux du Canadien, tout juste à la gauche de Shea Weber. Comme Galchenyuk, il est sans contrat en vue de 2017-2018, et il pourrait devenir joueur autonome avec restriction.
Radulov le répète: il veut rester à Montréal
En 76 matchs cette saison, Alex Radulov a obtenu 54 points. En six matchs des séries, il a ajouté sept autres points à sa fiche.
Alex Radulov l'a déjà dit et il l'a répété, lundi matin, au centre d'entraînement de Brossard : oui, il veut poursuivre sa carrière avec le Canadien de Montréal.
Reste à voir s'il passera de la parole à la signature de contrat. «Je ne pense pas que ce soit nécessaire d'attendre au 1er juillet, a-t-il dit. C'est possible de dire oui à une offre. Parce que si la situation est bonne, à quoi bon aller voir ailleurs en tentant de trouver quelque chose de mieux? Cela n'a aucun sens.»
Est-ce que la situation sera la «bonne», comme l'a laissé entendre Radulov? Ça aussi, ça reste à voir. Le joueur russe, qui n'ira pas représenter la Russie aux Championnats du monde, a admis qu'il était à la recherche d'un contrat «de plus d'un an», ce qui est une évidence à ce stade de sa carrière.
Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il voudra fort probablement un contrat à long terme cette fois-ci, et c'est là que les choses risquent de se compliquer à la table des négociations.
Lundi après-midi, le directeur général Marc Bergevin a d'ailleurs paru hésitant quand on lui a proposé le scénario d'un contrat de six ou sept ans pour Radulov. «Je ne veux pas entrer dans les détails, mais faut être prudent», a-t-il offert comme réponse.
Il faut bien reconnaître que les chiffres placent l'attaquant russe en position de force. En 76 matchs cette saison, le numéro 47 a obtenu 54 points. En six matchs des séries, il a ajouté sept autres points à sa fiche.
«C'est certain qu'on veut ramener Radulov, mais il y a des limites à ce qu'on peut faire avec le plafond salarial, a ajouté Marc Bergevin. On fera tout ce qu'on peut faire.»