Marc Bergevin a répondu aux questions des journalistes lors du dévoilement du logo du Rocket de Laval, qui deviendra le club-école du Canadien dans la Ligue américaine de hockey la saison prochaine.

Bergevin: «Les clubs ne bougent pas»

Le téléphone de Marc Bergevin est plutôt silencieux à quelques semaines de la date limite des transactions, parole du directeur général du Canadien.
«Ç'a été très tranquille, a-t-il confié, mardi midi au Carrefour Laval, à l'occasion du lancement du logo et de l'uniforme du Rocket de Laval. Il y a encore tellement d'équipes en lice, les clubs ne bougent pas.»
Seulement 2 équipes sur 30 - les Coyotes de l'Arizona et l'Avalanche du Colorado - ont perdu espoir de participer aux séries éliminatoires. Il y a trop d'acheteurs pour le nombre de vendeurs.
«Je ne m'attends pas à beaucoup d'échanges, a ajouté Bergevin. Avec seulement quelques clubs écartés, le prix est élevé, et ceux qui sont dans la course pour une place en séries ne veulent pas vendre.»
Certains fans du CH rêvent d'un Matt Duchene pour combler un vide au centre. Le prix fixé pour Duchene ou le capitaine Gabriel Landeskog serait un choix de premier tour et un jeune défenseur établi dans la LNH. On devine que ce défenseur devra être supérieur à Nathan Beaulieu - toujours considéré comme un cinquième défenseur, selon des hommes de hockey sondés par La Presse - et le choix de premier tour, parmi les 15 premiers.
Blessures à outrance
Bergevin n'a pas mordu à la fameuse question de «fenêtre d'opportunité» d'une ou deux années pour remporter la coupe afin de justifier une transaction importante. «Je vais toujours regarder pour améliorer l'équipe, et ça va toujours dépendre du prix exigé.»
Malgré les nombreuses blessures, le Canadien reste bien positionné au classement, en première position de sa division, avec presque 10 points d'avance sur ses plus proches poursuivants.
«J'espérais que nos joueurs apprennent de l'expérience de l'an dernier avec nos nombreuses blessures, et ils ont bien répondu. L'an dernier, on n'a pas été capables de se rendre où on voulait aller à cause des blessures. Mais cette année, on a démontré depuis deux mois qu'on pouvait avancer malgré les blessures. C'est encore très serré, il n'y a que sept points entre la 16e position et la dernière équipe en lice pour les séries, il n'y a rien de garanti, mais nous avons gardé un bon momentum dans l'ensemble, malgré des moments plus difficiles. De toute façon, il y a toujours des périodes creuses dans une saison de 82 matchs.»
Qu'a appris Marc Bergevin de la saison difficile de l'an dernier? «J'ai appris ce que je savais déjà. Quand tu perds des joueurs clés, c'est difficile. Tampa Bay a perdu Stamkos, ils ne l'ont jamais remplacé. Los Angeles a perdu Jonathan Quick, tu ne peux pas remplacer tes meilleurs joueurs, c'est la réalité de la LNH aujourd'hui. Tu montes ton club l'été et tu espères que tout se passe bien.»