Canadien

Danault soulagé d'avoir évité l'arbitrage

MONTRÉAL — Phillip Danault est très heureux de se retrouver à Montréal pour les trois prochaines saisons. Mais il est surtout très heureux d’avoir pu éviter l’arbitrage.

«Oui, honnêtement, j’ai tellement entendu d’histoires d’horreur avec l’arbitrage, a-t-il dit en téléconférence. Je crois que la plupart des joueurs et des organisations souhaitent éviter cela. Ils m’ont offert trois ans, alors j’étais super heureux. J’adore Montréal et j’ai toujours voulu y jouer. C’était une belle occasion pour moi de jouer les trois prochaines années ici.»

Danault a paraphé dimanche un contrat assorti d’un salaire de 9,25 millions $US, soit 3,083 millions $ par saison. Sans vouloir entrer dans les détails, Danault a affirmé qu’une association plus longue, de quatre, cinq, voire six années, n’a pas été évoquée.

«Ça a été une très bonne négociation. Mon agent [Stéphane Fiset] et Marc [Bergevin] ont fait du beau boulot. Je suis très heureux de demeurer à Montréal. [...] J’adore l’équipe et je crois en elle.»

Le centre de 25 ans s’est avéré une des belles trouvailles de Bergevin au cours des dernières années. Acquis en en 2016 en retour de Tomas Fleischmann et Dale Weise, Danault s’est petit à petit façonné une place au sein de la formation du Tricolore. En 155 rencontres avec le Canadien, le premier choix des Hawks, 26e au total en 2011, a inscrit 24 buts en plus d’ajouter 46 aides.

Prêt pour tous les rôles

Tantôt au sein de la principale unité en attaque, d’autres fois au sein du troisième trio, Danault a plus souvent qu’autrement tiré son épingle du jeu depuis qu’il s’est joint au CH. Malgré tout, on n’a pas discuté avec lui du rôle qu’on souhaiterait le voir jouer au cours des trois prochaines campagnes.

«On ne m’a rien dit à ce sujet. Mais au cours des deux dernières années non plus, on ne m’avait rien dit, et j’ai su tracer ma propre voie, a-t-il souligné. Je suis un joueur polyvalent. C’est ma force, ma qualité et je vais continuer de faire la même chose, mais encore mieux. Que ce soit au sein du premier, deuxième ou troisième trio, je serai prêt.»

Une chose est certaine : il ne compte pas s’asseoir sur ses lauriers après avoir signé ce contrat. «Mon jeu dans les deux sens de la patinoire est bien en ce moment, mais je veux être meilleur autant offensivement que défensivement. [...] Je n’ai pas touché à l’avantage numérique à Montréal, mais c’est quelque chose que je souhaiterais faire éventuellement, c’est certain.»

Ennuyé par une blessure l’an dernier, Danault n’a participé qu’à 52 rencontres, au cours desquelles il a récolté 25 points, dont 8 buts, après avoir connu sa meilleure campagne un an plus tôt, avec 13 buts, 27 aides et 40 points en 82 matchs.

«Je suis rétabli à 100 %, a-t-il indiqué. Je m’entraîne beaucoup ces temps-ci et je me sens vraiment bien, sinon mieux sur la glace. Je suis passé à autre chose.»

Danault, qui se mariera au cours du week-end, aborde d’ailleurs ce nouveau pacte avec beaucoup d’optimisme malgré les insuccès qu’a connus l’équipe la saison dernière.

«Je suis certain que nous serons plus compétitifs dès l’an prochain. Avec l’année que nous venons de connaître, je suis certain que tout le monde va répondre à l’appel et arriver prêt au camp. Nous aurons le couteau entre les dents.»

Évidemment, difficile de ne pas aborder le dossier du capitaine Max Pacioretty avec Danault. Les deux hommes ont développé une belle chimie sur la patinoire au cours des dernières saisons et la situation contractuelle du capitaine du Canadien alimente grandement les discussions.

«C’est assurément difficile pour Max et sa famille actuellement. C’est difficile de juger : nous ne sommes pas dans ses souliers non plus, on ne sait pas de quelle façon il gère la situation. Tout ce qu’on espère, c’est que Max soit de retour au camp et qu’il soit en paix avec le fait de se retrouver avec nous à Montréal.»

Canadien

Danault s'entend pour trois ans avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal s’est entendu sur les modalités d’un contrat de trois ans avec son joueur de centre Phillip Danault, dimanche.

L’équipe a confirmé l’entente par voie de communiqué et l’attaquant de 25 ans empochera 3,083 millions $US par saison.

Danault n’a disputé que 52 matchs avec le Canadien la saison dernière, amassant huit buts et 17 mentions d’assistance. 

Il a raté plusieurs semaines d’activités en raison d’une blessure subie contre les Bruins de Boston, le 13 janvier, lorsqu’il a reçu un lancer frappé du défenseur Zdeno Chara à la tête.

Le joueur de centre originaire de Victoriaville a été acquis dans une transaction avec les Blackhawks de Chicago, en février 2016. Il a pris part à 155 matchs dans l’uniforme du Canadien, récoltant 24 buts et 46 aides et montrant un différentiel de plus-3. Danault a connu la meilleure saison de sa carrière en 2016-17, quand il a inscrit 13 buts et 40 points en 82 parties.

Danault a été sélectionné au premier tour (26e au total) par les Blackhawks lors du repêchage de 2011.

Canadien

Joel Armia s'entend pour un an avec le Canadien

MONTRÉAL - L'attaquant du Canadien, Joel Armia, s'est entendu sur les termes d'un contrat d'un an d'une valeur de 1,85 millions $. Les deux partis évitent ainsi de se retrouver en arbitrage salarial.

Dans un communiqué, la direction de l’équipe précise que le Finlandais de 25 ans touchera un salaire de 1,85 million $.

Acquis des Jets de Winnipeg le 30 juin dernier, Armia est un vétéran de quatre saisons dans la Ligue nationale de hockey. Il vient de connaître sa saison la plus productive, établissant des sommets personnels avec 12 buts, 17 aides et 29 points.

Lors du parcours des Jets jusqu’en finale de l’Association Ouest ce printemps, Armia a ajouté deux buts.

Natif de Pori, en Finlande, Armia a été repêché 16e au total par les Sabres de Buffalo en 2011.

Il présente une fiche de 26 buts et 58 points en 180 parties en saison régulière en carrière dans la LNH. Thomas Thivierge (Le Soleil)

Canadien

Le CH accorde un essai à Simon Després

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a accordé un essai professionnel au défenseur québécois Simon Després et l’a invité à participer à son prochain camp d’entraînement.

La direction de l’équipe en a fait l’annonce dans un communiqué de presse jeudi matin.

«J’aime être mis au défi», a déclaré Després, qui s’entraîne au gymnase Sherbatov MMA, son centre d’entraînement lors des trois derniers mois et demi. «Je me fixe des objectifs élevés. Je me suis mis comme objectif de percer l’alignement du Canadien, et d’ensuite remporter une Coupe Stanley.»

Originaire de Laval et âgé de 26 ans, Després a passé la dernière saison dans la Ligue continentale de hockey (KHL).

Avec le Slovan de Bratislava, il a récolté 11 points, dont quatre buts, et écopé de 84 minutes de punition en 44 matchs.

Déterminé, Després est pleinement concentré sur son entraînement afin d’être dans la meilleure forme possible lorsque s’ouvrira le camp, en septembre prochain.

«Je dévoue tout mon temps et toute mon énergie à mon objectif de percer l’alignement du Canadien, a-t-il confié. Je me prépare au meilleur de mes habiletés. Je fais tous les bons choix. Je dors beaucoup, je mange bien. Je m’entraîne avec des entraîneurs et des athlètes de haut calibre. Je suis dans la meilleure forme de ma carrière.»

«Je suis un poids lourd»

Choix de premier tour des Penguins de Pittsburgh, 30e au total en 2009, Després a participé à 193 matchs en carrière dans la LNH avec les Penguins et les Ducks d’Anaheim.

Le défenseur de 6’4’’pouces et de 218 livres a inscrit 6 buts et 43 points, avec 150 minutes de punition et un ratio défensif de + 31.

Il a connu sa meilleure saison dans la LNH en 2014-2015, qu’il a partagée entre Pittsburgh et Anaheim. Cette année-là, Després avait récolté 23 points, dont trois buts, en 75 matchs, dont 59 avec les Penguins.

«Je suis un poids lourd. J’ai également beaucoup d’expérience. J’ai joué plusieurs années avec certains des meilleurs joueurs au monde, incluant Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Ryan Getzlaf et Corey Perry. J’ai appris énormément en les côtoyant» a dit Després, qui a disputé son dernier match dans la LNH le 13 octobre 2016 avec les Ducks, avant que des symptômes de commotion cérébrale ne viennent lui coûter le restant de la saison et ne mènent éventuellement au rachat de son contrat en juin 2017.

«J’espère apporter de la constance, une bonne première passe et un style de jeu physique où je pourrai déplacer les joueurs devant le filet», a-t-il énuméré.

Dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Després a joué pendant quatre saisons avec les Sea Dogs de Saint-Jean entre 2007 et 2011. En 2010-2011, il a remporté le trophée Émile-Bouchard, remis au meilleur défenseur de la ligue.

Cette même saison, il a également aidé les Sea Dogs, alors dirigés par Gerard Gallant, à remporter la Coupe du Président et la Coupe Memorial, en plus de représenter le Canada au Championnat mondial junior.

Canadien

Luke Richardson se joint au Canadien comme adjoint

MONTRÉAL — Après l’embauche de Dominique Ducharme fin avril, le Canadien de Montréal a complété son personnel de soutien à l’entraîneur-chef Claude Julien en annonçant la nomination de Luke Richardson au poste d’adjoint à l’entraîneur.

Richardson, âgé de 49 ans, totalise 25 ans d’expérience dans la LNH, dont quatre saisons comme entraîneur-adjoint. Il a occupé un poste semblable avec les Islanders de New York la saison dernière.

Originaire d’Ottawa, Richardson a fait ses débuts derrière le banc des Sénateurs lors de la saison 2008-2009, à titre d’adjoint de l’équipe jusqu’à la fin de la saison 2011-2012.

Il a également œuvré au sein de Hockey Canada en 2016-2017, remportant la coupe Spengler à titre d’entraîneur-chef de l’équipe canadienne, et aidant celle-ci à atteindre la finale de la coupe Deutschland à titre d’entraîneur-adjoint.

Il a été entraîneur-chef des Senators de Binghamton, club-école des Sénateurs dans la Ligue américaine, de 2012-2013 à 2015-2016, compilant un dossier de 153-120-31 en 304 rencontres en saison régulière.

Pendant sa carrière de joueur, le défenseur, repêché au septième rang par les Maple Leafs de Toronto en 1987, a joué pendant 21 saisons dans la LNH, disputant 1417 matchs en carrière en saison régulière avec les Leafs, les Oilers d’Edmonton, les Flyers de Philadelphie, les Blue Jackets de Columbus, le Lightning de Tampa Bay et les Sénateurs.

«Luke est un homme de hockey très crédible, et un entraîneur avec un bagage de connaissances très solide. Nous avions convenu d’un plan pour le processus de sélection avec des critères précis, nous avons pris le temps de rencontrer un nombre de candidats, et nous sommes très heureux que Luke accepte de se joindre à notre groupe. Il a déjà été entendu que son rôle au sein de notre personnel d’entraîneurs sera de travailler avec les défenseurs de l’équipe», a mentionné Julien.

En plus de Richardson et Ducharme, Julien continuera d’être épaulé par Kirk Muller comme entraîneur associé. Stéphane Waite demeure l’entraîneur des gardiens.

Après avoir été exclu des séries éliminatoires pour la deuxième fois en trois ans le printemps dernier, le Canadien a décidé de mettre fin à son association avec les entraîneurs-adjoints Jean-Jacques Daigneault et Daniel Lacroix.

LNH

Le Canadien bloque le retour des Nordiques, croit Dave Pichette

«Il y a des gens qui sont plus ou moins intéressés à ce qu’on revienne dans la ligue, pas tellement loin d’ici.»

Dave Pichette croit que le Canadien de Montréal empêche le retour des Nordiques à Québec, ou du moins en est l’un des principaux freins.

Lui-même un ancien joueur des Nordiques de 1980 à 1984 aujourd’hui président de l’association des Anciens Nordiques, Pichette ne va pas chercher jusque dans les bureaux de la LNH à New York pour trouver le premier blocage à la venue d’une équipe de la LNH dans la capitale. On n’a qu’à chercher à tout juste 250 km d’ici, dit-il.

Le Canadien «a conquis le marché de Québec! C’est un marché pour eux, un marché de bière, un marché pour la téléphonie et toutes sortes de choses. C’est une grosse business», indique celui qui a disputé 322 matchs dans la LNH avec quatre équipes.

«Houston est un nouveau marché, Seattle est un nouveau marché, c’est plus intéressant pour la LNH. Québec n’est pas un nouveau marché, tu divises avec Montréal», constate Pichette. «Autrefois, quand on jouait, il y avait quelques irréductibles, mais aujourd’hui, c’est Canadien partout. Les Nordiques n’existent plus depuis 1995, alors c’est sûr que les jeunes n’ont plus les Nordiques à cœur comme les gens plus âgés.»

Canadien

Le défenseur Shea Weber absent pour une période prolongée

MONTRÉAL - Le défenseur du Canadien de Montréal Shea Weber pourrait être tenu à l’écart du jeu jusqu’à la mi-décembre en raison d’une arthroscopie visant à réparer une déchirure à un ménisque du genou droit.

La direction de l’équipe en a fait l’annonce dans un communiqué jeudi matin. Elle a précisé que l’intervention a été effectuée par le docteur Robert LaPrade, à Vail, au Colorado, et que la période de guérison prévue est de cinq à six mois.

Weber, qui célébrera son 33e anniversaire de naissance le 14 août, était déjà en mode de rééducation à la suite d’une intervention chirurgicale au pied gauche pratiquée le 13 mars 2018 et qui nécessitait une période de remise en condition de six mois.

Par ailleurs, Weber et le personnel médical du Tricolore avaient prévu une consultation avec le chirurgien orthopédique pour vérifier l’état de son genou. Cette rencontre a dû être repoussée à plus tard en raison de l’intervention chirurgicale au pied, a fait savoir le docteur David Mulder, médecin en chef du Canadien, qui rencontrera les journalistes cet après-midi à Brossard.

«Au terme des consultations effectuées auprès des docteurs Robert LaPrade et Robert Anderson, le chirurgien qui a procédé à l’intervention chirurgicale à son pied, il fut déterminé qu’une arthroscopie au genou était nécessaire. Cette intervention a été pratiquée le 19 juin», mentionne également le communiqué.

La procédure a permis de constater que les dommages étaient plus sérieux et qu’une intervention plus complète que prévu s’imposait afin de réparer une déchirure méniscale, souligne aussi le docteur Mulder.

«Il est important de mentionner que cette procédure n’aurait pu être pratiquée plus tôt en raison de la période de remise en condition à la suite de l’intervention au pied que Shea a subie», explique Mulder, tout en annonçant que le retour au jeu du défenseur «est prévu pour la mi-décembre».

La saison dernière, Weber a raté un match (9 novembre) en raison d’une blessure au genou. Il a été tenu à l’écart lors de 55 rencontres en raison d’une blessure au pied. Il a effectué sa dernière sortie lors du match en plein air contre les Sénateurs d’Ottawa, le 16 décembre.

Acquis des Predators de Nashville en échange de P.K. Subban le 29 juin 2016, Weber a finalement été limité à 26 matchs l’an dernier. Il a inscrit six buts et dix mentions d’aide, avec 14 minutes de punition et un ratio défensif de moins-8. La saison précédente, il avait obtenu 17 buts et 42 points en 78 rencontres.

En carrière, il totalise 189 buts et 501 points en 867 parties.

«Nous sommes très déçus de réaliser que cette blessure au genou va faire en sorte que Shea devra s’absenter pour une période prolongée», a déclaré le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, dans le communiqué officiel de l’équipe.

«Ce genre de situation est hors de notre contrôle, et nous devons nous en remettre pleinement aux instances médicales, a-t-il ajouté. Nous sommes confiants que la période de réhabilitation se déroulera comme prévu, afin d’anticiper un retour au jeu le plus rapidement possible dans le cas de Shea.»

Canadien

Plekanec rentre à Montréal, Ouellet et Peca le rejoignent

BROSSARD — Le Canadien de Montréal a amorcé la chasse aux joueurs autonomes sur les chapeaux de roues dimanche midi en accordant des contrats aux joueurs de centre Tomas Plekanec et Matthew Peca ainsi qu’au défenseur Xavier Ouellet.

Plekanec a accepté une entente d’une saison à un salaire de 2,25 M$. Des bonis de performance totalisant 1,25 M$ pourraient s’ajouter à son salaire.

L’embauche de Plekanec confirme des rumeurs qui circulaient depuis déjà quelques semaines, et qui s’étaient amplifiées tôt dimanche matin sur les réseaux sociaux.

De son côté, Ouellet a paraphé une entente d’un an à deux volets qui pourrait lui rapporter 700 000 $. Quant à Peca, il a signé un pacte de deux ans à une valeur moyenne annuelle de 1,3 million $.

Âgé de 24 ans, Ouellet a passé cinq saisons avec les Red Wings de Detroit et récolté cinq buts et 23 points en 141 matchs. Choix de 2e ronde en 2011, le défenseur de six pieds et 185 livres a été limité à sept mentions d’aide en 45 rencontres l’an dernier.

Peca, qui mesure cinq pieds, huit pouces et pèse 178 livres, n’a joué que 20 matchs dans la LNH, soit dix il y a deux ans et dix l’an dernier. Le centre âgé de 25 ans, un choix de 7e ronde en 2011, a marqué trois buts et ajouté quatre mentions d’aide.

Plus tard dimanche, le Canadien a accordé des contrats à deux volets à Michael Chaput, un centre de 26 ans, et à Kenny Agostino, un ailier gauche également âgé de 26 ans. L’an dernier, Chaput a joué neuf matchs avec les Canucks de Vancouver, tandis que Agostino a participé à cinq rencontres avec les Bruins de Boston

Un retour désiré

Plekanec rentre donc au bercail après l’échange qui l’a envoyé aux Maple Leafs de Toronto le 25 février dernier. Il renouera avec l’entraîneur Claude Julien, qui a toujours apprécié son comportement sur la patinoire.

Pendant ses 14 saisons avec le Canadien, Plekanec a marqué 232 buts et ajouté 373 mentions d’aide pour un total de 605 points, avec un ratio défensif de plus-57 et 537 minutes de punition.

Il a connu sa meilleure campagne en 2009-2010, alors qu’il a inscrit 25 buts et 45 aides en 82 rencontres. Deux ans plus tôt, il avait amassé 29 buts, un sommet personnel en carrière, et 69 points en 81 parties.

Après une récolte de 26 buts et 60 points en 2014-2015, les statistiques de Plekanec n’ont fait que chuter, passant à 54, 28 et 26 points lors des trois saisons qui ont suivi. Lors de ces trois saisons, il n’a totalisé que 30 buts. Son dernier filet en saison régulière remonte au 22 février, au Centre Bell, dans un gain de 3-1 contre les Rangers de New York.

En séries éliminatoires, il totalise 18 buts et 53 points en 94 matchs, avec un ratio défensif beaucoup moins étincelant qu’en saison régulière, à moins-21.

Si l’embauche de Plekanec peut faire grincer des dents certains partisans du Canadien, qui espéraient que l’équipe ait coupé les ponts une fois pour toutes avec le joueur de centre, elle correspond aux désirs qu’a maintes fois manifestés le Tchèque de 35 ans.

Très attaché à l’organisation qui l’a sélectionné en 3e ronde, 71e au total, en 2001, et à ce qui est devenu sa ville d’adoption, Plekanec aura aussi l’occasion d’atteindre un jalon significatif dans sa carrière en disputant 1000 parties avec le Tricolore.

Au moment de son départ vers la Ville Reine, Plekanec totalisait 981 matchs. S’il n’est pas blessé ni exclu de la formation, Plekanec atteindra cette prestigieuse étape le 15 novembre à Calgary, face aux Flames.

Il deviendrait alors seulement le sixième joueur dans l’histoire de l’équipe à jouer 1000 matchs avec le Canadien, après Henri Richard (1258), Larry Robinson (1202), Bob Gainey (1160), Jean Béliveau (1125) et Claude Provost (1005). Andrei Markov (990) est le seul autre ex-Tricolore à le devancer à ce chapitre.

En saison régulière avec les Maple Leafs, il avait été limité à deux mentions d’aide en 17 parties. Il a mieux fait lors des séries éliminatoires, récoltant deux buts et deux aides en sept parties contre les Bruins de Boston.

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BERGEVIN PARLE DE CHANGEMENT, MAIS PAS DE «RECONSTRUCTION»

Canadiens

Le CH cède Simon Bourque aux Jets

BROSSARD — La filière finlandaise chez le Canadien de Montréal a gagné un joueur, celle du Québec en compte un de moins. Elle a perdu un jeune défenseur gaucher qui, en plus, avait le logo du CH en haute estime depuis un tout jeune âge.

Dans une transaction annoncée samedi matin, la direction du Tricolore a cédé le Longueillois Simon Bourque aux Jets de Winnipeg en retour de l'attaquant finlandais Joel Armia, du vétéran gardien de but Steve Mason et de deux choix au repêchage.

Âgé de 25 ans et originaire de Pori, Armia a connu sa saison la plus productive dans la LNH en 2017-2018. En 79 parties, il a établi des sommets personnels avec des récoltes de 12 buts, 17 mentions d'aide et 29 points. Il a ajouté deux buts en 13 matchs des séries éliminatoires.

Choix de 1ère ronde des Sabres de Buffalo en 2011, Armia, un ailier droit, totalise 26 buts et 58 points en 180 matchs dans la LNH.

Le Tricolore obtient un choix de septième tour en 2019 et une sélection de quatrième ronde en 2020. L'équipe compte maintenant neuf choix en 2019 et huit sélections en 2020.

Quant à Mason, il n'aura fait que passer. Le Canadien a presque aussitôt soumis le nom de l'Ontarien de 30 ans au ballottage inconditionnel avec l'intention de racheter son contrat.

Si ce scénario se concrétise, le Canadien devra débourser la somme de 1 366 667 $ lors de chacune des deux prochaines saisons. Le contrat de Mason prévoyait qu'il allait toucher 4,1 millions $ en 2018-2019 avant de pouvoir réclamer l'autonomie l'an prochain.

Quant aux Jets, cet échange leur permet de libérer de la masse salariale en vue de l'ouverture du marché des joueurs autonomes, possiblement dans le but d'accorder un nouveau contrat au centre Paul Stastny.

Un choc

L'échange est survenu au moment où Bourque participait au camp de perfectionnement de l'équipe à Brossard.

«Je faisais mon échauffement avec les autres joueurs sur le terrain synthétique et je me suis fait sortir du groupe parce que Marc [Bergevin] voulait me rencontrer. Je suis allé rencontrer Marc, il m'a annoncé la nouvelle, il m'a souhaité bonne chance et ç'a été ça», a résumé Bourque lors d'une conversation téléphonique avec La Presse canadienne samedi midi.

Choix de sixième tour du Canadien en 2015 et muni d'un contrat de trois ans signé en mars 2017, Bourque n'a pas semblé voir venir la nouvelle. Malheureux de quitter une organisation avec laquelle il avait toujours rêvé d'être associé, il réalise quand même qu'une nouvelle chance s'offre à lui.

«Je veux être un joueur de hockey et je pense que les Jets de Winnipeg vont me donner cette chance de faire mes preuves. Mais c'est sûr que c'est un choc pour moi en tant que Québécois, Montréalais. J'aurais aimé ça faire partie du Canadien, c'est clair.»

Bourque n'aura finalement passé qu'une seule saison complète dans l'organisation du Canadien. Une saison qui, de son propre aveu, l'a déçu.

Avec le Rocket de Laval, une formation qui a connu toutes sortes d'ennuis, Bourque n'a participé qu'à 46 matchs et a été limité à trois mentions d'aide.

«Ç'a été une saison très difficile pour moi, mais comme je l'ai mentionné, un joueur de hockey attend seulement une opportunité. Et l'année passée, de voir que je n'ai pas nécessairement eu cette chance de montrer à toute la direction que j'étais capable de faire le job, de vraiment m'imposer, j'ai été extrêmement déçu, c'est évident.»

Malgré cette déception, Bourque s'est présenté au camp de perfectionnement rempli de bonnes intentions.

«J'avais faim. J'étais vraiment prêt à faire un pas en avant en tant que joueur de hockey. C'était ça, mon objectif. J'étais arrivé en grande forme, prêt mentalement à montrer ce que je suis capable de faire.»

Retrouvailles

À défaut de pouvoir porter l'uniforme de l'équipe qu'il est allé encourager maintes fois avec son père, Bourque semble destiné à renouer avec Éric Dubois, qui oeuvre à titre d'adjoint à Pascal Vincent derrière le banc du Moose du Manitoba dans la Ligue américaine. À moins, bien sûr, que Bourque ne brouille les cartes à un point tel que les Jets lui ouvrent leur porte.

Mais si ce scénario ne se réalise pas immédiatement, Bourque pourra de nouveau profiter des conseils d'un instructeur qu'il a en haute estime et qu'il a bien connu avec l'Océanic de Rimouski pendant trois saisons, entre 2013 et 2016.

«C'est un lien qui est assez fort. Quand tu as 16 ans et que tu arrives dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec, d'avoir un gars comme Éric qui m'a accueilli et qui m'a enseigné beaucoup de choses, ç'a été formidable», a déclaré le défenseur de six pieds un pouce et 195 livres.

«Il a apporté beaucoup de maturité à mon jeu et en tant que personne. Il a pris le temps de me connaître et à partir de là, il a vraiment su m'aider dans tous les aspects, comme le contrôle de mes émotions, mon jeu sur la glace, comment gérer un match et le temps qu'il reste au cadran. Il m'a appris beaucoup de choses.»

Canadien

Le Canadien ajoute six joueurs de centre à son organisation, dont Samuel Houde

DALLAS — Le Canadien de Montréal a fait le plein de joueurs de centre lors de la séance de sélection de la Ligue nationale de hockey tenue au cours du week-end au American Airlines Center.

Avec une banque de 10 choix modifiée en cours de route par diverses transactions, dont certaines pour des sélections l'année prochaine, le Tricolore a repêché six joueurs de centre samedi, dont le Québécois Samuel Houde en cinquième ronde, au 133e rang.

Le porte-couleurs des Saguenéens de Chicoutimi, qui n'avait pas fait le voyage à Dallas, est le premier joueur du Québec choisi par le Canadien depuis le défenseur Simon Bourque en sixième ronde du repêchage de 2015.

Originaire de Blainville, Houde a marqué 16 buts et récolté 16 mentions d'aide en 54 matchs l'an dernier.

Houde était tellement heureux de la tournure des événements qu'il s'est fait photographier avec un chandail du Canadien alors qu'il se trouvait à Lachenaie.

«J'étais sans mots. Je viens de Montréal, c'est l'équipe de ma jeunesse, que je regardais quand j'étais jeune. C'est la plus grande organisation de l'histoire de la Ligue nationale de hockey», a raconté Houde en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Les autres joueurs de centre choisis par le Canadien sont le Suédois Jacob Olofsson, en deuxième ronde, Cameron Hillis, un produit du Storm de Guelph, en troisième ronde, Allan McShane, des Generals d'Oshawa, en quatrième ronde, Cole Fonstad, des Raiders de Prince Albert, en cinquième ronde, et Brett Stapley, de la Ligue junior de la Colombie-Britannique, en septième ronde.

Ces six centres s'ajoutent à Jesperi Kotkaniemi, un attaquant de six pieds, deux pouces et 181 livres choisi au troisième rang vendredi soir.

«C'est une priorité, a déclaré Trevor Timmins, responsable du recrutement chez le Canadien, à l'issue des sept rondes du repêchage.

«Vous regardez ce qui se passe à travers la ligue et les joueurs de centre ont une grande importance. Non seulement ça, mais un joueur de centre peut être déplacé à l'aile. Certains des joueurs de centre que nous avons repêché ont également joué à l'aile. C'est plus facile de déplacer un centre à l'aile que d'essayer de transformer un ailier en joueur de centre à cet âge.»

Par ailleurs, le Canadien a employé le 71e choix, acquis quelques instants plus tôt des Oilers d'Edmonton, pour sélectionner Jordan Harris, un défenseur gaucher de cinq pieds, 10 pouces et 179 livres, originaire du Massachusetts.

En quatrième ronde, le Canadien a ajouté Jack Gorniak, un ailier gauche de cinq pieds, 11 pouces et 177 livres qui provient du Wisconsin.

À l'issue du repêchage, le Canadien a annoncé qu'il avait acquis le choix de cinquième tour des Oilers d'Edmonton en 2019, en retour des droits du gardien Hayden Hawkey.

Un autre Finlandais

En début de journée samedi, le Tricolore avait ajouté deux Européens à sa banque d'espoirs en sélectionnant le Finlandais Jesse Ylonen et le défenseur russe Alexander Romanov avec ses deux premiers choix de la deuxième ronde.

Réclamé au 35e rang, Ylonen est un ailier droit de six pieds et 167 livres qui a récolté 14 buts et 13 mentions d'assistance en 48 matchs à Espoo. Il était classé au 28e échelon parmi les patineurs internationaux selon la Centrale de recrutement de la LNH.

«C'est un jeune joueur doté d'une vitesse phénoménale. Il joue à un rythme très rapide. C'est un jeune que nous aimons beaucoup», a déclaré Timmins.

Visiblement plus timide et moins volubile que Kotkaniemi, Ylonen s'est dit excité de se joindre au Canadien et de se retrouver dans la même organisation que son compatriote.

«Je pense qu'ils aiment mon coup de patin et mes habiletés, a déclaré Ylonen au sujet des dirigeants du Tricolore, qu'il a rencontrés au cours des derniers jours à Dallas.

«D'ici deux ou trois ans, j'espère jouer un rôle offensif avec l'équipe.»

Romanov, choisi au 38e rang, est un défenseur gaucher de cinq pieds, 11 pouces et 185 livres qui a récolté sept buts et sept mentions d'aide en 37 matchs avec le CSKA 2 l'an dernier.

Au Championnat mondial des moins de 18 ans, il a obtenu un but et deux mentions d'aide en cinq rencontres.

Selon Timmins, c'est un joueur auquel le Canadien tenait absolument.

«Tout le monde était excité à notre table, a-t-il raconté. Il est l'un des joueurs que nous avons invités à notre camp d'évaluation en Suède. Il va vous rappeler un peu [Alexei] Emelin, mais un Emelin avec une tonne d'énergie. Attendez de le voir. Il joue déjà comme un professionnel. Il joue avec vitesse et déplace la rondelle rapidement. Je doute qu'il aurait encore été disponible lors de notre choix suivant [56e]. Nous tenions à le repêcher.»

Le choix de Romanov peut surprendre un peu, compte tenu du fait qu'il occupait le 115e rang parmi les patineurs internationaux et qu'il avait glissé de sept échelons depuis la publication du rapport de mi-saison. C'est le dernier des soucis de Timmins.

«La Centrale, c'est la 32e équipe. Il y a 31 autres équipes sur le plancher et chacune a sa liste. C'est la raison pour laquelle nous avons du personnel, pourquoi nous faisons le travail. Nous consacrons beaucoup d'effort, de temps, et nous dépensons beaucoup d'argent pour faire nos devoirs et organiser notre propre camp d'évaluation pour les joueurs qui ne sont pas invités», a répondu Timmins.