Jeff Petry accepte un contrat de quatre ans du Canadien

Canadien

Jeff Petry accepte un contrat de quatre ans du Canadien

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Mine de rien, le dynamisme du directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, sur le marché des transactions ces dernières semaines commence à porter ses fruits. C’est ce qui a convaincu le défenseur Jeff Petry de poursuivre l’aventure avec le Bleu-blanc-rouge jusqu’en 2025.

Petry a ratifié une prolongation de contrat de quatre saisons d’une valeur annuelle moyenne de 6,25 millions $US avec le Canadien, vendredi.

«Mon agent m’a appelé il y a un peu plus de deux semaines pour me dire que «Berg» (Bergevin) voulait discuter d’une prolongation de contrat, a raconté Petry en visioconférence. J’ai dit que j’étais intéressé, et avec tout ce qui se passe présentement dans le monde, je savais que ça aurait un impact sur mes plans. Nous avons eu quelques bonnes discussions et j’ai ressenti que c’était une bonne occasion pour moi de demeurer avec l’équipe.»

Petry a ajouté que Bergevin lui avait demandé son opinion lors des rencontres de fin de saison afin de savoir ce qui pourrait améliorer le Tricolore en vue de la saison 2021-22. Et il n’a pas caché qu’il lui avait dit que «l’arrivée d’un bon auxiliaire à «Pricer» (Carey Price) en vue d’un calendrier condensé, en plus de renforcer la brigade défensive en misant sur des joueurs plus imposants» devaient faire partie des priorités de l’organisation.

Et Bergevin a répondu en faisant l’acquisition du gardien Jake Allen et du colosse Joel Edmundson à la ligne bleue - le d.g. a convaincu l’ex-joueur des Blues de St. Louis de signer une entente avec le CH après son arrivée en lui vendant l’idée qu’il jouerait avec Petry.

Ainsi, l’Américain a indiqué que ces arrivées, de même que d’autres facteurs personnels, avaient joué un rôle dans sa décision d’opter pour le statu quo, plutôt que de tester le marché des joueurs autonomes à l’issue de la prochaine campagne.

«Ça change ma façon de jouer. J’ai tendance à mieux jouer avec un défenseur à caractère défensif (comme Edmundson), a évoqué Petry. Ça me permet de me porter davantage en attaque, d’être plus impliqué dans cette phase de jeu.»

Le vétéran âgé de 32 ans a mentionné qu’il était optimiste pour l’avenir de l’équipe, surtout avec l’éclosion la saison dernière de Jesperi Kotkaniemi et de Nick Suzuki, notamment. De plus, le rendement de l’équipe lors de la relance des activités de la LNH l’avait convaincu de rester avec le Canadien.

«Ç’a été un gros facteur dans ma décision. Évidemment, si ç’avait été une saison normale, nos chances de participer aux séries éliminatoires auraient été faibles - surtout à cause de nos deux séquences de huit défaites, a rappelé Petry. Mais nous avons très bien joué contre les Penguins, puis contre les Flyers... Notre équipe a bien joué de manière générale et je crois que l’expérience acquise par nos jeunes joueurs en séries éliminatoires sera bénéfique à long terme.»

Petry, qui a inscrit 11 buts et amassé 29 mentions d’aide en 71 rencontres la saison dernière avec le Tricolore, a ajouté qu’il espère que l’annonce de sa prolongation de contrat convaincra certains coéquipiers de suivre ses traces. Rappelons que les attaquants Brendan Gallagher, Phillip Danault, Tomas Tatar et Joel Armia pourraient tous devenir joueurs autonomes à la conclusion de la prochaine campagne.

«J’espère qu’ils feront la même chose que moi, mais cette décision appartient à chacun d’entre eux, a noté Petry. Mais tout au long du processus de négociation j’ai discuté avec «Gally» (Gallagher) et je crois qu’il est un élément clé de cette équipe, tout comme Phil (Danault). J’espère qu’ils feront toujours partie de notre noyau de joueurs en vue des prochaines saisons.»

Petry a atteint le plateau des 40 points pour une troisième saison consécutive en 2019-20 et il fut chaque fois le meilleur pointeur de la brigade défensive pendant cette période. Le défenseur droitier a également mené l’équipe avec 177 mises en échec cette saison, et dominé tous les défenseurs du club montréalais avec 30 revirements provoqués.

En 680 matchs de saison régulière dans la LNH, Petry a inscrit 69 buts et 184 passes avec le Canadien et les Oilers d’Edmonton. Il totalise aussi cinq buts et deux mentions d’assistance en 28 matchs éliminatoires en carrière.

Petry, qui est originaire d’Ann Arbor, au Michigan, a été un choix de deuxième tour, 45e au total, des Oilers lors du repêchage de la LNH en 2006. Le CH l’avait acquis des Oilers à la date limite des transactions en 2015, en retour d’un choix de deuxième tour et d’un choix conditionnel de cinquième tour.

Jake Evans accepte une prolongation de contrat de deux saisons du Canadien

Canadien

Jake Evans accepte une prolongation de contrat de deux saisons du Canadien

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Jake Evans est reconnaissant envers le Canadien d’avoir fait de lui un choix de septième tour au repêchage de la LNH en 2014. Il n’a pas hésité à apposer son nom au bas de l’offre de prolongation de contrat que Marc Bergevin lui a présentée, mercredi.

L’attaquant de 24 ans a accepté un pacte de deux saisons du Canadien. À deux volets, la première année lui rapportera 700 000 $ US à Montréal contre 225 000 $ à Laval, dans la Ligue américaine. La deuxième année est garantie à 800 000 $.

«J’apprécie beaucoup ma vie à Montréal et Laval. J’aime bien la direction qu’a pris l’organisation et je suis très content de ce contrat», a-t-il déclaré en vidéoconférence.

Il est également très reconnaissant envers le Canadien d’avoir cru en lui.

«(La journée du repêchage), ça a été des montagnes russes, a-t-il raconté. Je m’attendais à être repêché, mais rendu au septième tour, j’ai arrêté de regarder et j’ai quitté la maison. Quand j’ai reçu l’appel du Canadien, c’était une belle sensation. Je crois que c’est en partie pourquoi Montréal est si spéciale à mes yeux : c’est la seule équipe qui a vraiment cru en moi, qui a pris une chance avec moi. Ils ont transformé une journée difficile en une grande journée. Je m’en souviendrai toujours.»

Repêché tardivement

D’être repêché aussi tardivement (207e au total) a par contre eu un effet positif sur son développement, estime le patineur de six pieds et 185 livres.

«Ça s’est avéré une bénédiction. Ça m’a enlevé de la pression et ça m’a permis d’aller à mon propre rythme. D’aller à l’école et de me concentrer pour m’améliorer d’année en année. Même en signant mon premier contrat, c’est la mentalité que j’ai conservée. Les gens ne s’attendent pas à grand-chose d’un choix de septième tour; ça devient une surprise si vous faites bien. C’est ce que je voulais faire : prouver que les gens avaient tort», a-t-il évoqué.

Cette attitude lui a permis de gravir les échelons, un à un. Avant de disputer 13 rencontres avec le Tricolore cette saison (récoltant deux buts et une aide), le joueur de centre a évolué pendant deux saisons avec le Rocket. En 118 matchs dans la LAH, il a marqué 27 buts et ajouté 56 aides.

«J’ai toujours pensé que je pouvais jouer dans les deux sens de la patinoire. J’aime prendre ces mises en jeu importantes. Je veux bâtir sur mon expérience, continuer de bâtir mon jeu», a-t-il d’abord mentionné.

«(En jouant en séries), j’ai appris comment il est important de ne pas faire d’erreur à ce niveau. J’ai aussi vu quel était le niveau d’intensité dans ces rencontres. Je pense que l’équipe et moi avons fait d’importants pas en avant dans ces rencontres», a-t-il poursuivi.

Evans n’a pas lorgné du côté de l’Europe pour se trouver un poste en attendant la reprise des activités, que ce soit dans la LNH ou la LAH. Il profitera plutôt de la pause pour s’entraîner à Toronto, où il demeure. Il souhaite peaufiner son jeu, surtout sur les mises en jeu, lui qui adore cette phase de jeu.

«J’aime beaucoup jouer au centre. C’est une fierté pour moi de remporter une mise en jeu ou de faire un gros jeu en défense. (...) Je pense que les mises en jeu se gagnent avec une plus grande force. C’est un aspect que je tenterai d’améliorer», a-t-il conclu.

Edmundson agréablement surpris d'avoir été échangé au Canadien

Canadien

Edmundson agréablement surpris d'avoir été échangé au Canadien

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le défenseur Joel Edmundson a reconnu qu’il a été surpris d’apprendre qu’il avait été échangé au Canadien de Montréal, alors qu’il s’apprêtait à tester le marché des joueurs autonomes.

Le Canadien a acquis Edmundson des Hurricanes de la Caroline le week-end dernier, cédant en retour un choix de cinquième tour en 2020 (139e au total). Natif de Brandon, au Manitoba, Edmundson aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 9 octobre.

Mais l’intérêt que le Tricolore lui a porté l’a rapidement convaincu qu’il devait poursuivre sa carrière avec le Bleu-blanc-rouge.

«Oui, absolument (j’ai été très surpris de la transaction), a-t-il reconnu en conférence téléphonique jeudi. Mon objectif était de tester le marché des joueurs autonomes et de voir quels clubs seraient intéressés à mes services, mais après la transaction, j’ai réalisé qu’il (le Canadien) voulait m’avoir avec lui. J’ai pris une semaine pour y réfléchir, et je me suis dit ça m’enlèverait le stress de tester le marché. Je ne pourrais être plus heureux de me retrouver à Montréal.»

Edmundson, qui a gagné la coupe Stanley avec les Blues de St. Louis en 2018-19, n’a pas caché qu’il avait aimé comment le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, lui avait chanté la pomme lors de leur brève discussion après la transaction.

«Il (Bergevin) m’a dit que je pourrais jouer avec (Jeff) Petry, derrière la première paire formée de (Shea) Weber et (Ben) Chiarot. Si tout se déroule comme prévu, je ne pourrais être plus excité en vue de la prochaine saison», a-t-il évoqué, en précisant qu’il peut évoluer sur les deux flancs en défensive.

Il a donc accepté l’offre de contrat de quatre saisons d’une valeur annuelle moyenne de 3,5 millions $US de Bergevin. En plus de percevoir le même salaire que Chiarot - «un hasard», selon Edmundson -, le principal intéressé a rappelé qu’il avait des affinités avec le marché francophone.

«La famille du côté de mon père est francophone - vous savez, j’entends parfois ma grand-mère discuter en français au téléphone -, et j’ai passé neuf ans dans une école d’immersion française, a-t-il souligné. Ça fait longtemps que je n’ai pas pratiqué, mais c’est certain que je vais essayer d’enlever la rouille pour pouvoir discuter en français avec ma grand-mère», a-t-il dit, en précisant que sa famille habitait la communauté francophone de Saint-Lazare, au Manitoba.

Le défenseur âgé de 27 ans, qui se trouve présentement à Kelowna, en C.-B., retrouvera aussi plusieurs visages familiers chez le CH, dont Weber, Carey Price et, bien sûr, son ex-coéquipier des Blues de St. Louis Jake Allen - le nouveau gardien auxiliaire de Price.

«Je connais Weber, je connais ‘Pricer’, mon pote Jake Allen, donc c’est bien de connaître déjà certains visages dans le vestiaire. Certains d’entre eux m’ont déjà contacté pour me souhaiter la bienvenue. Je pourrai compter sur le meilleur gardien au monde derrière moi, et ce sont de petits détails comme ça qui font que je suis heureux de me joindre à cette équipe», a évoqué Edmundson, qui a disputé 68 rencontres la saison dernière avec les Hurricanes, inscrivant sept buts et 20 points.

Le Canadien ressemble-t-il aux Blues de 2018-19?

L’athlète de six pieds quatre et 216 livres, qui a purgé 72 minutes de punition cette saison, a précisé qu’il apprécie particulièrement la manière dont est bâti le CH, qui ressemble beaucoup aux Blues de 2018-19 selon lui.

«Nous jouions de manière très physique, tout en étant très rapides. Notre objectif était d’épuiser l’autre équipe, et c’est comme ça qu’on a connu du succès, a rappelé Edmundson à propos des Blues. C’est semblable chez le Canadien; c’est une équipe jeune, et très rapide, et si on additionne en défensive Shea (Weber), (Ben) Chiarot et (Jeff) Petry, qui sont imposants et mobiles, j’aime comment cette équipe est bâtie.»

De plus, Edmundson n’a pas caché que sa conquête de la coupe Stanley l’avait transformé, comme joueur. Et que ses nouveaux atouts pourront aider la cause du Canadien.

«Ça te donne plus de confiance, et quand l’euphorie finit par se dissiper, tu veux simplement retrouver ce genre de sensation, a expliqué le principal intéressé. Je veux tout donner et en gagner une autre (coupe Stanley). Cette sensation est tellement spéciale, et j’espère que je serai en mesure d’y parvenir à Montréal», a-t-il confié.

«Nous avons une bonne équipe, qui continuera de s’améliorer, donc j’espère qu’on pourra la ramener à Montréal, la 25e (coupe Stanley)», a conclu Edmundson, qui a amassé 72 points, dont 20 buts, en 337 rencontres de saison régulière en carrière avec les Blues et les Hurricanes. Il compte également 15 points (six buts, neuf aides) en 53 matchs de séries éliminatoires dans la LNH.

Le Canadien s'entend pour quatre saisons avec Joel Edmundson

Canadien

Le Canadien s'entend pour quatre saisons avec Joel Edmundson

La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal a consenti une prolongation de contrat de quatre saisons au défenseur Joel Edmundson, acquis ce week-end des Hurricanes de la Caroline.

Edmundson, qui aurait pu devenir joueur autonome sans compensation le 9 octobre, touchera un salaire moyen annuel de 3,5 millions $ US lors des quatre prochaines campagnes. Il écoulait un contrat d'une saison lui rapportant 3,1 millions $.

Gallagher estime que le Canadien est dans la bonne direction

Canadien

Gallagher estime que le Canadien est dans la bonne direction

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Fracture de la mâchoire ou pas, Brendan Gallagher envisageait revenir au jeu si le Canadien de Montréal était venu à bout des Flyers de Philadelphie au premier tour des séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey.

Gallagher a eu le temps d’assister à la défaite serrée des siens lors du sixième match avant de subir une intervention chirurgicale rendue nécessaire par le double échec au visage que lui a servi Matt Niskanen lors de la cinquième rencontre.

«Je serais revenu au jeu, a-t-il assuré au cours d’une téléconférence depuis sa résidence de Colombie-Britannique, lundi. Ça aurait pris un peu de temps après l’opération avant d’obtenir le feu vert. Mais ça s’est déjà vu auparavant et il ne s’agit que d’obtenir l’accord des médecins. Si nous avions éliminé les Flyers, je serais revenu quelque part dans l’autre série.»

Le Canadien s’est plutôt incliné 3-2 dans la dernière rencontre et les Flyers ont atteint le tour suivant. Pour Gallagher, c’est néanmoins un indice que le Tricolore s’en va dans la bonne direction.

«Je pense que ce sera immense pour nous dans l’avenir, pour nos jeunes joueurs - particulièrement nos deux jeunes centres, “Suzu” (Nick Suzuki) et “KK” (Jesperi Kotkaniemi) - qui ont fait d’énormes pas en avant.»

Un pas en avant qui a sûrement plu à Gallagher. Le fougueux attaquant de 28 ans, qui était aussi ennuyé par une blessure à la hanche face aux Flyers, disputera lors de la prochaine campagne - quand elle commencera - la dernière année inscrite à son contrat et il a indiqué par le passé qu’il souhaitait se trouver dans un environnement gagnant.

«L’argent est important, je ne vous dirai pas que ce ne l’est pas. Mais peu importe le montant qu’on me donnera, ce sera suffisant pour vivre une vie heureuse après ma carrière. Je veux avoir du plaisir, apprécier mon expérience et avoir l’occasion de gagner. Vous voulez qu’on se rappelle de vous parce que vous êtes un gagnant.

«On vous le dit souvent à quel point nous aimons jouer ensemble, mais si on veut que ça reste comme ça, il faudra qu’il y ait des résultats, a-t-il poursuivi. Chaque année que vous ne gagnez pas, les attentes sont plus grandes. Je pense qu’en amorçant la saison prochaine, ce sera encore le cas et nous devrons faire le boulot.»

Dans la bonne direction

Et Gallagher croit que le Canadien est en bonne voie de franchir ce pas qui lui manque pour être un aspirant chaque année.

«J’ai toujours cru que cette équipe pouvait gagner. Il nous fallait une expérience des séries pour le comprendre. Nous avons battu une très bonne équipe en Pittsburgh. Nous sommes passés très près de battre les Flyers ensuite. Nous avons encore du chemin à faire, mais la direction prend les mesures nécessaires pour apporter les changements afin qu’on se retrouve de nouveau dans cette situation, avec un résultat différent.

«Il y a tellement d’éléments positifs ici: notre gardien, nos jeunes centres, a-t-il ajouté plus tard au cours de l’appel. Suzuki a vraiment éclos. Il démontre des aptitudes dans son jeu qui ne s’enseignent pas. “KK” est tellement jeune, il disputera sa troisième saison à 20 ans et vous pouvez constater son développement. À 20 ans, j’arrivais chez les pros, lui il a deux saisons de la LNH derrière la cravate. (...) Nous voyons plein de signes positifs.»

Les discussions entre son agent et Marc Bergevin pour la signature d’un nouveau pacte ne sont pas officiellement entamées, mais le choix de cinquième tour du Tricolore en 2010 ne s’en inquiète pas.

«Ces conversations auront lieu. Je pense que les deux parties sont ouvertes (à signer un nouveau pacte). Mon travail est de jouer au meilleur de mes capacités et d’aider cette équipe à gagner l’an prochain, alors que j’ai toujours un contrat valide. Mon agent prendra soin de ça et l’équipe fera ce qui est le mieux pour elle.»

Le Canadien obtient le défenseur Joel Edmundson des Hurricanes de la Caroline

Canadien

Le Canadien obtient le défenseur Joel Edmundson des Hurricanes de la Caroline

La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a acquis le défenseur Joel Edmundson des Hurricanes de la Caroline, cédant en retour un choix de cinquième tour en 2020 (139e au total).

Natif de Brandon au Manitoba, Edmundson accédera à l’autonomie sans compensation au terme des séries éliminatoires.

Âgé de 27 ans, Edmundson a disputé 68 rencontres la saison dernière avec les Hurricanes, inscrivant sept buts et 20 points.

L’athlète de six pieds quatre et 216 livres a également purgé 72 minutes de punition.

En cinq saisons dans la LNH avec St. Louis et les Hurricanes, Edmundson a amassé 72 points dont 20 buts, en 337 rencontres de saison régulière.

Edmundson compte 15 points (six buts, neuf aides) en 53 matches de séries.

Il a aidé les Blues à remporter la coupe Stanley, au terme de la saison 2018-2019.

Plus tôt dans la journée, le CH a annoncé avoir prêté l’attaquant Hayden Verbeek au HC’05 de Banska Bystrica de l’Extraliga de Slovaquie pour le début de la saison 2020-2021.

Verbeek est attendu pour les camps d’entraînement de Montréal et de Laval pour la saison 2020-2021.

En six matchs avec le Rocket en 2019-2020, Verbeek n’a pas récolté de point. L’attaquant de cinq pieds dix, 183 livres a inscrit 19 points, dont cinq buts, en 21 rencontres avec Adirondack dans l’ECHL.

Âgé de 22 ans et originaire de Kingston, en Ontario, Verbeek a disputé 54 parties avec Laval depuis ses débuts dans la Ligue américaine en 2018-2019. Il a inscrit sept points (4-3).

Verbeek s’était entendu avec les Canadiens sur les modalités d’un contrat d’entrée de trois ans, le 24 mars 2018.

Le Canadien acquiert le gardien Jake Allen

LNH

Le Canadien acquiert le gardien Jake Allen

La Presse Canadienne
Contrairement à plusieurs athlètes qui doivent se familiariser avec un environnement et un rôle complètement différents à la suite d’une transaction, le gardien de but Jake Allen ne devrait pas être trop perdu lorsqu’il se présentera au prochain camp d’entraînement du Canadien de Montréal. Il a vécu deux ans dans la ville - il y a plus de dix ans de cela il est vrai - et depuis 2019, il est devenu familier avec le boulot qu’on veut lui confier.

Le directeur général Marc Bergevin a peut-être déniché la perle rare qui permettra à Carey Price de souffler un peu la saison prochaine grâce à l’acquisition d’Allen, annoncée mercredi.

Dans ce troc, Bergevin a aussi obtenu le choix de septième tour des Blues de St. Louis en 2022. En retour, il leur a cédé ses choix de troisième et septième rondes cet automne.

Les choix échangés aux Blues avaient précédemment été acquis dans la transaction envoyant Ilya Kovalchuk aux Capitals de Washington et dans celle expédiant Andrew Shaw aux Blackhawks de Chicago.

Besoin criant

L’arrivée d’Allen vient combler un besoin criant que Bergevin avait identifié lors de son récent bilan de fin de saison; trouver un gardien auxiliaire qui soit fiable et puisse épauler Price.

Allen a présenté une fiche de 12-6-3 avec une moyenne de buts alloués de 2,15 et un taux d’arrêts de ,927, en plus de récolter deux jeux blancs en 24 matchs la saison dernière avec les Blues.

Le gardien âgé de 30 ans, qui est originaire de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, a également affiché un dossier de 2-1-1 avec une moyenne de buts alloués de 1,89 ainsi qu’un taux d’arrêts de ,935 en cinq matchs éliminatoires cet été.

«Mon rôle, bien évidemment, sera d’épauler l’un des meilleurs gardiens du but au monde, une force dominante dans la ligue, et d’apporter un peu plus d’assurance à l’équipe. Je considère avoir occupé ce rôle avec succès derrière (Jordan) Binnington, et je pense avoir connu une solide saison», a analysé Allen lors d’une conférence téléphonique avec les médias montréalais mercredi après-midi.

«Ça fait plusieurs saisons que je joue dans la ligue et j’ai vécu des expériences dans différentes situations, a-t-il ajouté. Dans ce rôle, je pense que je peux donner à Carey les pauses dont il a besoin, et bien jouer pour l’équipe. C’est un défi et une opportunité que j’ai hâte d’entamer.»

À son crédit, Allen est parvenu à s’adapter à un rôle modifié chez les Blues à la suite de l’émergence de Binnington en 2019. Arrivé de nulle part, ce dernier s’est imposé au point de les mener à la première conquête de la coupe Stanley de leur histoire.

«Mon rôle a été changé et j’avais le choix de l’accepter et d’y exceller, ou non. L’an dernier est un exemple parfait; c’est de faire ce dont l’équipe a besoin, de faire passer l’équipe avant vous-même. C’est d’être un vrai joueur d’équipe et positif tous les jours à la patinoire. Et lorsque des opportunités se présentent, c’est de les exploiter au maximum. Vous devez connaître votre rôle et votre position», a-t-il expliqué.

Boucler une boucle

Cet échange avec le Canadien ramène Allen dans un patelin qui ne lui est pas inconnu, puisqu’il a porté les couleurs des Juniors de Montréal, dans la LHJMQ, en 2008 et 2009.

Pendant sa première saison avec les Juniors, Dominique Ducharme et Joël Bouchard campaient les rôles d’adjoints à Pascal Vincent. La saison suivante, il a passé du temps en compagnie du défenseur Xavier Ouellet.

«C’est drôle comment j’ai l’impression d’avoir bouclé la boucle, en ayant joué avec les Juniors de Montréal à Verdun, puis dans la LNH contre le Canadien et au Centre Bell. J’ai eu quelques expériences dans cet édifice, j’ai vécu dans la ville pendant une couple d’années. Il existe une certaine familiarité, et il y a encore des gens avec lesquels j’ai gardé contact dans la ville. C’est un endroit qui m’est plus familier que la plupart des autres dans la ligue.»

Allen pense que c’est un élément qui va faciliter son adaptation.

«Lorsque vous arrivez dans une nouvelle équipe, une nouvelle organisation, un peu de familiarité rend les choses un peu plus confortables. J’ai vécu à Notre-Dame-de-Grâce, j’ai joué contre le Canadien, j’ai passé du temps dans la ville pendant l’entre-saison.»

«Un nouveau marché et un nouvel environnement sont des éléments que vous devez approcher avec optimisme, a-t-il aussi noté. Ça va être intéressant, ça va être amusant, ça va être un défi. Il y aura de bonnes journées et de mauvaises journées. Ce qui importe, c’est de chérir cette opportunité qui m’est offerte et d’aller de l’avant.»

Par contre, Allen admet qu’il ne connaît absolument pas Price. Ce qui ne l’empêche pas de l’avoir en très haute estime.

«Ce que j’admire (chez Price) à titre de gardien de but, c’est le fait qu’il évolue depuis si longtemps dans la ligue et qu’il n’a pas vraiment changé son style de jeu. Je pense que ça démontre à quel point il est bon.»

Allen, qui a été repêché en deuxième ronde, 34e au total, par les Blues lors du repêchage de la LNH en 2008, conservera de précieux souvenirs de ses saisons passées à St. Louis, sur les plans personnel et professionnel.

«St. Louis représente une partie importante de ma vie. Mes enfants sont nés là-bas, j’ai gagné la coupe Stanley, j’ai eu plusieurs belles années et je me suis fait beaucoup de bons amis. St. Louis m’a apporté beaucoup. J’en suis reconnaissant et maintenant, j’ai une nouvelle opportunité devant moi.»

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Baseball

Jean-Christophe Masson pourra participer aux séries avec les Diamants

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Il y aura encore un geai bleu dans l’uniforme des Diamants de Québec! L’espoir des Blue Jays de Toronto Jean-Christophe Masson pourra continuer de s’aligner avec son équipe de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) pour les séries de fin de saison qui s’enclenchent jeudi soir. Le président du circuit, Rodger Brulotte, a utilisé mercredi son pouvoir discrétionnaire pour autoriser l’ajout du voltigeur qui vient de fêter ses 18 ans.

Ce n’est pas la première fois que la LBJEQ accorde la permission à un joueur professionnel de participer aux séries. Elle l’avait fait en 2005 en laissant le lanceur Mathieu De Montigny, un espoir des Padres de San Diego décédé en 2009, porter l’uniforme des Aigles junior de Trois-Rivières. Les Trifluviens avaient d’ailleurs remporté le championnat cette année-là.

Dans le cas de Masson, il avait obtenu en juillet la permission de disputer seulement le calendrier régulier, une particularité qui n’était toutefois arrivée à ses oreilles et à celles de son gérant Dominik Walsh qu’à la toute fin de la saison en raison d’un problème de communication interne de l’équipe.

«L’organisation de Québec m’a demandé si elle pouvait faire un plaidoyer et j’ai dit oui, puisque mes pouvoirs de président me permettent de statuer sur l’admissibilité d’un joueur», explique Rodger Brulotte en entrevue avec le Soleil

«Je ne suis pas du même avis que la direction des Diamants sur certains points, notamment les arguments voulant que ne pas permettre à Jean-Christophe de jouer les séries aurait nui à son développement ou à l’image de la ligue. Cependant, j’ai consulté les dirigeants des autres équipes et ceux-ci sont solidaires pour que Masson ait le droit de jouer en séries», enchaîne-t-il.

«Bref, il n’y a aucune équipe qui soit contre le fait que Jean-Christophe joue. Même les équipes qui affronteront les Diamants étaient d’accord pour qu’il joue. Avec ça en poche, je me suis basé sur l’objectif premier qu’on s’était donné en cette période de pandémie, soit d’éviter que des jeunes ne puissent pas jouer au baseball», a expliqué le président.

Masson heureux

On sentait le bonheur dans la voix du principal intéressé quelques minutes après avoir appris la nouvelle mercredi midi. «Bien sûr que je suis content de pouvoir jouer. J’essayais de me concentrer sur mes matchs et de ne pas trop penser à tout ça, mais c’est certain que ça me rendait triste de ne pas avoir le droit de participer aux séries. J’avais l’impression de lâcher mes coéquipiers», expliquait Masson en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Même si son gérant ne lui donnait pas tous les détails de ses démarches auprès de la Ligue, Masson se doutait bien qu’il se passait quelque chose. «Je voyais souvent Dominik au téléphone depuis une semaine. Quand on m’a dit que je ne pourrais pas jouer, je suis passé à autre chose et j’ai appelé mon entraîneur privé pour commencer mon programme d’entraînement de la saison morte, mais Dominik m’a dit que ce n’était pas encore sûr, d’attendre un peu, en ajoutant qu’il m’appellerait aujourd’hui. Il s’est vraiment battu pour moi et je l’apprécie.»

Une arme de plus

La décision réjouissait évidemment Walsh, qui pourra encore compter sur le Lévisien qui a frappé dans une moyenne de .324 avec sept doubles et 15 points produits en 68 présences au bâton réparties sur 21 matchs cette saison. 

«C’est certain que sa puissance amène un autre genre de frappeur dans notre alignement. Je crois que c’est une situation gagnante pour le joueur, gagnante pour l’équipe et même pour nos adversaires qui aiment avoir l’occasion d’affronter les meilleurs», a-t-il déclaré, heureux de dire que ses rivaux de la première ronde, les Alouettes de Charlesbourg, de même que les Aigles junior de Trois-Rivières, avaient «endossé totalement» la permission accordée à Masson.

«Je crois que certaines équipes avaient émis des réserves quant au statut de joueur professionnel de Jean-Christophe, mais elles se sont rendu compte que ce n’était pas vraiment pertinent en cette période de COVID. On est tous d’accord que Jean-Christophe est bon, mais il n’est pas trop fort pour la ligue. Il a juste 18 ans, n’a pas encore joué pro, a des hauts et des bas. Il a un talent brut, mais il a encore à apprendre et le baseball junior offre le calibre de jeu pour ça.»

Bon début

Masson dressait d’ailleurs un portrait très positif de sa première campagne avec les Diamants après s’être aligné avec l’équipe de l’Académie de baseball du Canada au cours des dernières saisons. «Le plus gros «challenge», c’était mentalement. Je savais qu’il y avait des attentes envers moi, mais j’étais plus «relax» au bâton au cours des derniers matchs.»

Le frappeur de puissance en lui avoue cependant qu’il s’en veut un peu de ne pas avoir encore réussi à frapper la longue balle avec les Diamants. «Je sais, je n’ai pas de circuit. Certains de mes coéquipiers qui en ont un me le rappellent constamment en disant qu’ils ont plus de circuits que moi!», laisse-t-il tomber avec humour. «Mais les séries, ce serait le meilleur moment pour frapper mon premier, n’est-ce-pas?», ajoute-t-il.

Scalabrini en accord

Par ailleurs, même si les Diamants pourront finalement miser sur un joueur de grande qualité pour la série qui opposera son équipe à ceux-ci, le gérant des Alouettes Patrick Scalabrini se réjouissait que Masson puisse participer à la grande danse de l’automne.

«Il s’agit d’une bonne décision pour le "kid" et le baseball junior. Les Diamants s’améliorent, parce que ça ajoute une grosse présence derrière leur meilleur joueur Mathieu Sirois, mais il faut surtout regarder le tableau dans son ensemble. J.-C. Masson est encore un jeune joueur et pour son développement, il vaut mieux qu’il vive l’expérience des séries au lieu de regarder les matchs des gradins», disait l’entraîneur-chef des Alouettes, qui était l’un de ceux qui plaidaient en faveur de Masson.

Série Diamants-Alouettes

Amis dans la vie de tous les jours, Scalabrini et Walsh n’allaient pas commencer à se narguer à l’approche du premier match de la série 3 de 5, jeudi, au Stade Canac, «bien qu’il soit un peu arrogant…», rigolait Scalabrini.

«Dominik est l’un de ceux qui m’ont convaincu de prendre la direction des Alouettes, au milieu de l’été. On l’a fait pour les jeunes, on sentait leur désarroi après un début de saison difficile et la possibilité de finir leur stage junior d’une façon merdique. Je pense qu’on a réussi à redresser la barque, à changer la philosophie qui ne s’évalue pas seulement en nombre de victoires et de défaites. Je suis satisfait de ce qu’on a fait, nous sommes à des kilomètres d’où nous étions en début de saison», admettait Scalabrini à propos de sa troupe qui a bouclé la saison avec une fiche de 5-16, au quatrième rang de la division Financière Sun Life, mais qui a joué pour .500 (5-5) dans ses 10 derniers matchs. Sous sa direction, les Alouettes ont conservé un dossier de 5-7.

À quel genre de série s’attend-il face aux champions de la division, auteurs d’un dossier global de 14-7 ?

«Globalement, ils ont plus de profondeur que nous, mais si on arrive et qu’on frappe, on pourrait les surprendre. Les gars ont hâte et ils y croient, l’esprit d’équipe a changé depuis un mois. Nos joueurs ont découvert leurs rôles, on sait qui on veut voir dans certaines situations. Nous sommes les négligés, mais depuis quelques semaines, nos fiches se ressemblent et les matchs l’un contre l’autre ont été serrés, même qu’on a eu unpeu l’avantage à la fin, mais tout est relatif», ajoutait-il.

Bien sûr, son opposant du week-end s’attendait à ce que son partenaire de jeu au hockey utilise cette tactique.

«Je sais bien qu’ils vont jouer la carte de l’équipe qui n’a pas de pression, c’est trop facile de faire cela. En début de saison, les Alouettes disaient qu’ils rivaliseraient pour le championnat de division, mais un mois et demi plus tard, ils se disent négligés. Je suis convaincu que s’ils n’avaient pas connu un début de saison catastrophique, ils n’auraient pas fini au dernier rang. Je sais aussi que sur papier, ils ne forment pas la pire équipe. Et l’arrivée de Patrick a clairement changé leur image», notait Walsh.

L’entraîneur-chef des Diamants s’attend à une série chaudement disputée. Et les programmes doubles pour les matchs 2-3 et 4-5 sont des éléments inconnus pour tout le monde.

«Nous n’avons pas de Vincent Ruel qui lancera les matchs 1-4-7… J’ai hâte de voir, on espère encore le retour de quelques lanceurs qui étaient blessés, cette saison. Ceux qui devaient former le top-4 de notre rotation n’ont pas lancé 25 manches, mais on a quand même fini premier», analysait celui dont la troupe avait remporté le championnat des séries de la LBJEQ en 2019.

Pour le premier match, Thomas Couture (Québec) et Marc-Antoine Pépin (Charlesbourg) s’affronteront. Les deux ont lancé des matchs d’un seul coup sûr, dernièrement, profitant de la fiabilité et des dimensions du terrain synthétique pour s’imposer. En saison, les Diamants l’ont emporté cinq fois en huit matchs contre les Alouettes, qui ont gagné trois des quatre derniers avec Scalabrini à la barre.  Avec la collaboration de Carl Tardif

Claude Julien va bien et assure qu'il sera de retour

Canadien

Claude Julien va bien et assure qu'il sera de retour

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Ce n’est pas un malaise cardiaque qui va empêcher Claude Julien de poursuivre sa carrière derrière le banc du Canadien de Montréal.

L’entraîneur-chef originaire d’Orléans a tenu à rassurer tout le monde mercredi alors qu’il a tenu une conférence téléphonique pour offrir un bilan de sa santé – ainsi que de la saison de son club – moins de deux semaines après qu’il ait dû quitter la «bulle» de Toronto pour subir des tests ayant révélé qu’il avait besoin d’une endoprothèse pour aider le sang à passer dans une de ses artères.

« Je vais extrêmement bien. J’ai bien récupéré au point où si on avait gagné vendredi dernier (le sixième match face aux Flyers), j’aurais été en route pour revenir à Toronto samedi, et même être disponible au besoin pour la série suivante. J’ai repris des forces et je suis à 100 %, prêt à revenir à mon poste», a-t-il déclaré d’entrée de jeu, au cours d’un entretien de près d’une heure avec les journalistes montréalais.

« On ne s’attend jamais à vivre une situation comme celle-là, a-t-il poursuivi. J’ai eu un malaise et j’ai contacté notre soigneur au milieu de la nuit, on a décidé de m’amener à l’hôpital. On m’a posé un stent et je suis sorti le lendemain, c’est quelque chose qui arrive assez souvent me dit-on. Je ne suis pas le premier entraîneur de la LNH à vivre ça, et je ne serai pas le dernier ! »

Le Canadien s’étant incliné lors du sixième match contre Philadelphie vendredi dernier, sa saison 2019-2020 a pris fin du même coup. Julien, qui est âgé de 60 ans, n’a aucun doute qu’il sera à son poste lors de la prochaine saison, qui devrait commencer en décembre. L’incident dont il a été victime ne l’a pas amené à remettre en question son désir de continuer à travailler, malgré le stress qui accompagne celui-ci.

Danault ne veut pas être limité à un rôle défensif 

Canadien

Danault ne veut pas être limité à un rôle défensif 

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
MONTRÉAL — Phillip Danault ne veut pas faire un pas arrière dans sa progression dans la LNH.

Après s’être établi comme le centre numéro un du Canadien de Montréal et avoir piloté l’un des meilleurs trios du circuit Bettman à cinq contre cinq, il n’est pas question pour l’attaquant québécois de se faire confier uniquement une mission défensive. Et son utilisation la saison prochaine affectera son désir de rester ou non à long terme au sein de l’organisation.

«J’adore produire offensivement et j’ai adoré mon rôle au cours des deux dernières années, a dit Danault en conférence téléphonique, mardi. Je sais que je peux atteindre un autre niveau. Je ne sais pas si je veux être limité à un rôle juste défensif.

«Je veux m’améliorer chaque année. Je ne pense pas que c’est en jouant seulement défensivement que je vais m’améliorer», a-t-il renchéri.

Alors que son contrat arrivera à échéance au terme de la prochaine campagne, Danault a été questionné pour savoir si son rôle au sein de l’équipe aura une influence dans sa décision de s’engager à long terme avec le Canadien ou non.

«Oui», a-t-il simplement répondu.

Danault a eu du succès au cours des deux dernières saisons au centre de Tomas Tatar et Brendan Gallagher, composant l’une des meilleures unités de la LNH à cinq contre cinq. Il a connu des campagnes de 53 points en 81 matchs et 47 points en 71 rencontres.

Il a toutefois été muté au centre d’un trio plus défensif au cours de la récente série de qualification face aux Penguins de Pittsburgh, jouant avec Artturi Lehkonen et Paul Byron, et il a récolté seulement un but dans un filet désert et deux aides en 10 parties éliminatoires.

L’émergence de Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi pendant les séries a aussi donné le luxe aux entraîneurs du Canadien de confier une mission défensive à Danault.

Les surprises et les déceptions des séries chez le Canadien

Canadien

Les surprises et les déceptions des séries chez le Canadien

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, a affirmé pendant son bilan de fin de saison que les 10 rencontres disputées par sa troupe lors du tournoi de relance de la LNH l’aideront à prendre des décisions au cours de la saison morte.

Certains ont profité de cette aventure pour confirmer leur potentiel ou rebondir après des moments difficiles en saison régulière. D’autres ont au contraire démontré qu’ils ne devraient peut-être pas faire partie des plans à long terme de l’équipe.

Voici cinq joueurs dont la perception a possiblement changé pendant le parcours du Canadien en séries éliminatoires.

Nick Suzuki

Nick Suzuki a gravi de nombreux échelons au cours de sa première campagne dans le hockey professionnel. Il s’est taillé un poste avec le Canadien au cours du camp en septembre dernier, puis a terminé les séries en tant que meilleur attaquant de l’équipe. On savait que Suzuki était voué à un bel avenir, mais il semble déjà prêt à servir de locomotive de l’attaque du Tricolore.

L’Ontarien âgé de 21 ans a amassé quatre buts et trois aides et a livré la marchandise dans des moments importants, un peu comme à sa dernière saison au niveau junior, quand il a été champion marqueur des séries de l’OHL et aidé son équipe à remporter le championnat.

Également fiable dans son territoire, Suzuki pourrait donc être le centre no 1 du Canadien dès le début de la prochaine campagne, ou du moins partager les responsabilités principales avec Phillip Danault.

Jesperi Kotkaniemi

Le Canadien a vécu «une expérience qui n'a pas de prix», croit Bergevin

Canadien

Le Canadien a vécu «une expérience qui n'a pas de prix», croit Bergevin

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Les joueurs du Canadien de Montréal ont démontré pendant le tournoi de relance de la LNH ce que le directeur général Marc Bergevin répétait depuis quelques semaines déjà: cette aventure inattendue aura un impact positif dans la progression de l'équipe.

Au lendemain de l'élimination du Canadien en six matchs aux mains des Flyers de Philadelphie en quart de finale de l'Association de l'Est, Bergevin a affirmé que sa troupe a vécu «une expérience qui n'a pas de prix» au cours du dernier mois.

Les centres Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi ont confirmé leur potentiel, tandis que Carey Price a rappelé à tous pourquoi il est encore considéré comme l'un des meilleurs gardiens du circuit.

Bergevin a admis que son bilan de fin de saison aurait été bien différent si les activités de la LNH n'avaient pas été interrompues le 12 mars en raison de la pandémie de la COVID-19. Le Tricolore occupait le 24e rang du classement général. Il se dirigeait vers une exclusion des séries pour une troisième saison d'affilée pour seulement la troisième fois de son histoire dans la LNH.

Finalement dernière équipe invitée dans la bulle de Toronto pour la relance, le Canadien a causé une surprise de taille en éliminant les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification. Il a aussi donné du fil à retordre aux Flyers avant de rendre les armes.

«On voit aujourd'hui une équipe qui va dans la bonne direction, dont les partisans peuvent être fiers, a affirmé Bergevin. Nous avons deux jeunes centres (Suzuki et Kotkaniemi) qui ont un avenir de 10-15 ans dans l'organisation et qui vont permettre de bâtir autour d'eux.»

Le Canadien perd le sixième match 3-2 et est éliminé par les Flyers

Canadien

Le Canadien perd le sixième match 3-2 et est éliminé par les Flyers

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
TORONTO — Les membres du Canadien qui se sont présentés au podium du Scotiabank Arena après l'élimination de la formation montréalaise n'avaient pas la mine basse. Au contraire, ils croient que le Tricolore a démontré qu'il est prêt à rivaliser avec les meilleures formations de la LNH. 

Les Flyers de Philadelphie ont mis fin à l'aventure du Canadien dans la bulle de la LNH à Toronto, vendredi. Ils ont achevé leurs rivaux en remportant le sixième match de leur série quart de finale de l'Association de l'Est par le pointage de 3-2.

Le Canadien, qui a surpris les Penguins de Pittsburgh en ronde de qualification, quittera donc l'hôtel Fairmount Royal York samedi, 27 jours après son arrivée.

«Les gars ont travaillé fort pour chaque but, pour tenter de gagner chaque match. Ce fut un effort de groupe, a affirmé l'entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller. Nos jeunes ont progressé et nos vétérans ont démontré à quel point ils aiment le groupe et veulent l'aider. Je suis fier de notre groupe.»

Les Flyers, qui ont gagné une première série depuis 2012, affronteront les Islanders de New York lors des demi-finales de l'Est.

Ivan Provorov et Kevin Hayes ont permis aux Flyers de prendre le contrôle de la rencontre décisive en marquant sur des déviations favorables de la rondelle sur des joueurs du Canadien tôt dans le match. Michael Raffl a aussi été crédité d'un but, tandis que Carter Hart a repoussé 31 lancers.

«Ce n'était pas une série facile d'une certaine manière parce que nous étions largement favoris, personne ne donnait des chances au Canadien, a souligné l'entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault. C'était un défi mental. Nous l'avons surmonté, nous avons appris à gagner, à jouer de la bonne manière et nous l'avons fait en équipe.»

Nick Suzuki a sonné la charge pour le Canadien avec deux buts, chaque fois sur des aides de Joel Armia et Jonathan Drouin. Carey Price a effectué 14 arrêts.

«Au cours des deux rondes, je pense que nous avons démontré que nous pouvions rivaliser avec les équipes de pointe, a insisté Muller. Nous comptons sur plusieurs bons éléments. C'est incroyable à quelle vitesse tout peut tomber en place. Autant nous sommes déçus ce soir, autant nous sommes optimistes pour la suite.»

Pour ce duel sans lendemain, le Canadien était privé d'un de ses meneurs: Brendan Gallagher. Ce dernier a subi une fracture de la mâchoire quand il a encaissé un double-échec de Matt Niskanen lors du match no 5, mercredi. Niskanen a été suspendu pour un match pour son geste.

En l'absence de Gallagher, Alex Belzile était de retour dans la formation du Canadien. Du côté des Flyers, Shayne Gostisbehere remplaçait Niskanen à la ligne bleue, tandis que l'attaquant James van Riemsdyk était de retour en uniforme à la place de Connor Bunnaman.

Un dernier souffle

Le Canadien aurait difficilement pu imaginer pire scénario en début de rencontre, alors que les Flyers ont marqué deux fois sur leurs trois premiers tirs, chaque fois lors d'une déviation sur des joueurs du Tricolore.

Provorov a ouvert la marque après 28 secondes de jeu, quand son lancer a dévié sur le bâton de Shea Weber. Hayes a creusé l'écart à 5:23, quand sa remise vers le devant du filet a touché le bâton d'Artturi Lehkonen avant de glisser entre les jambières de Price.

Le Canadien a répliqué à 10:03, en avantage numérique. Suzuki a marqué du revers en récupérant une rondelle libre devant le filet de Hart.

Price a été vigilant par la suite, aidant les siens à écouler deux punitions avant la fin du premier tiers. Il a notamment frustré van Riemsdyk à bout portant. Il a aussi joué de chance tôt en deuxième période, quand Travis Konecny a raté la cible en échappée.

Le gardien du Tricolore a toutefois été impuissant à 4:26, quand un lancer de Travis Sanheim sur une attaque en surnombre a dévié sur Raffl, a atteint le poteau, puis a rebondi sur lui avant de franchir la ligne des buts.

Encore une fois, Suzuki est revenu à la charge, réduisant l'écart 1:39 plus tard. Il a profité d'une remise parfaite de Drouin pour déjouer Hart d'un angle difficile.

Les Flyers ont connu leurs meilleurs moments à cinq contre cinq de la rencontre tôt en troisième période, retardant le dernier assaut du Tricolore le plus longtemps possible.

Le Canadien est passé le plus près de créer l'égalité avec 6:49 à écouler, quand un tir de Tomas Tatar a atteint le manche du bâton de Hart avant de sortir des limites du jeu.

Échos de vestiaire

Shea Weber croit que le Canadien a prouvé qu'il était meilleur que plusieurs le pensaient:

«Tout le monde doutait de nos capacités, mais nous nous sommes présentés ici après un court été avec un objectif en tête. Nous avons démontré que nous sommes plus près (d'être prétendants aux grands honneurs) que les gens le pensent. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli.»

Nick Suzuki était content de l'effort déployé par le Canadien vendredi, mais pas du résultat:

«La chance a joué contre nous, mais nous avons joué avec intensité pendant 60 minutes. Nous avons généré des occasions. La victoire aurait pu aller d'un côté ou de l'autre.»

Jonathan Drouin a reconnu qu'il a eu du plaisir à vivre dans la bulle de la LNH:

«Ce n'est pas facile de jouer au hockey pendant une pandémie. C'était différent, mais nous avons eu du plaisir tous ensemble dans les salons. Il y avait 10 gars dans une chambre et 10 dans l'autre. C'était "cool". Nous n'oublierons jamais ça.»

Bergevin déçu des propos de Vigneault au sujet de Brendan Gallagher

Canadien

Bergevin déçu des propos de Vigneault au sujet de Brendan Gallagher

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, s'est dit déçu des propos d'Alain Vigneault, qui s'était moqué de l'état de santé de l'attaquant Brendan Gallagher, mais l'entraîneur-chef des Flyers de Philadelphie a préféré persister et signer 24 heures plus tard, plutôt que se rétracter.

Gallagher a subi une fracture de la mâchoire en encaissant un double-échec du défenseur des Flyers Matt Niskanen lors du cinquième match de la série entre les deux équipes, mercredi. En visioconférence jeudi midi, Vigneault avait affirmé que «Gallagher semblait être correct» après avoir encaissé le coup, même s'il semblait avoir perdu une dent et avait la bouche ensanglantée.

«Il parlait aux arbitres. Il a passé le reste du match à parler à nos joueurs pendant qu'il était au banc», avait ajouté Vigneault.

Il avait ensuite éclaté de rire quand un journaliste l'avait informé que le Canadien considérait Gallagher comme un cas incertain pour le sixième match de la série.

Le Canadien a finalement révélé en début de soirée jeudi la gravité de la blessure. Gallagher ratera une période de temps indéterminée et devait être opéré à Toronto, possiblement vendredi.

«Je suis déçu. Je m'attendais à beaucoup plus d'un homme d'expérience comme Alain Vigneault, a dit Bergevin, vendredi matin. Il aurait dû attendre de connaître le diagnostic.

«Brendan va devoir se nourrir avec une paille et je ne souhaite ça à personne, incluant les joueurs des Flyers.»

Même en sachant la gravité de la blessure à Gallagher, Vigneault ne s'est pas rétracté vendredi midi, répétant plutôt ses déclarations de la veille.

«Dans notre domaine, personne ne veut voir un joueur être blessé, mais je ne peux que commenter ce que j'ai vu et c'est un joueur qui s'est relevé et qui a parlé pendant cinq minutes aux officiels et aux joueurs sur notre banc», a-t-il dit.

Vigneault a même ajouté un peu d'huile sur le feu.

«Si le personnel médical du Canadien de Montréal avait pensé que c'était sérieux, il l'aurait amené dans le vestiaire. Il ne l'a pas fait, a-t-il enchaîné. Je ne sais pas s'il a aggravé sa blessure en parlant aux joueurs et aux officiels.»

Gallagher avait tenu des propos similaires à ceux de Vigneault lors des séries de 2014 au sujet de Derek Stepan, quand Vigneault dirigeait les Rangers de New York et que Stepan avait également subi une blessure à la mâchoire. Vigneault a vite détourné le sujet quand il a été questionné pour savoir s'il avait volontairement calqué les paroles de Gallagher.

Pas de nouvelle, bonne nouvelle

Gallagher est le deuxième membre de l'équipe à quitter la bulle torontoise de la LNH.

L'entraîneur-chef Claude Julien a fait la même chose la semaine dernière, quand on a dû lui poser une endoprothèse dans une artère coronaire pour le soulager de douleur à la poitrine. Julien est ensuite rentré chez lui dans la région de Montréal pour reprendre des forces entouré de sa famille.

L'entraîneur-chef par intérim Kirk Muller a indiqué plus tôt cette semaine que Julien avait recommencé à prendre des marches. Pour sa part, Bergevin a mentionné qu'il était en contact quotidiennement avec Julien.

«Nous parlons de sa santé. Jusqu'à maintenant, tout va bien, a dit Bergevin. J'espère que ça va continuer dans le même sens pour lui.

«Comme on dit : pas de nouvelle, bonne nouvelle.»

Expérience positive

Bergevin a répété depuis la relance que l'expérience serait bénéfique pour les jeunes joueurs de l'équipe et qu'il n'était pas déçu de perdre une chance de gagner le premier choix au prochain repêchage et de reculer dans l'ordre de sélection.

Les centres Jesperi Kotkaniemi et Nick Suzuki ont démontré l'étendue de leur talent au cours des séries, ce qui semble donner raison à Bergevin d'avoir tenu ces propos.

«Ce n'est pas parce que Marc Bergevin l'a rencontré ou Claude Julien ou Joël Bouchard qui a agité sa baguette magique, c'est "KK" qui s'est pris en main, a dit Bergevin au sujet de Kotkaniemi. Il faut lui donner crédit. Il voulait s'améliorer.

«Je n'aime pas seulement la façon qu'il joue, mais le moment de la saison, a ajouté Bergevin au sujet de Suzuki. Nous sommes en séries. Ce sont des matchs difficiles et il a élevé son niveau de jeu. […] Il est un joueur de caractère. Chapeau à Nick Suzuki. Il devient le jeune joueur prometteur que nous voyions en lui.».

Gallagher souffre d'une fracture de la mâchoire; Niskanen suspendu pour un match

Canadien

Gallagher souffre d'une fracture de la mâchoire; Niskanen suspendu pour un match

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
L'attaquant du Canadien de Montréal Brendan Gallagher a subi une fracture de la mâchoire quand il a été atteint au visage par un double-échec du défenseur Matt Niskanen mercredi et il ratera le reste de la série face aux Flyers de Philadelphie puisqu'il devra être opéré.

De son côté, Niskanen a été suspendu pour une rencontre par le département de la sécurité des joueurs de la LNH.

Le Canadien a confirmé la gravité de la blessure de Gallagher en début de soirée jeudi, avant de connaître le verdict contre Niskanen. L'équipe a ajouté que Gallagher quittera la bulle de la LNH à Toronto puisqu'il devra passer sous le bistouri.

Selon le protocole de la LNH, un membre d'une équipe voulant réintégrer la bulle après l'avoir quittée doit fournir quatre résultats négatifs consécutifs à des tests de dépistage de la COVID-19 effectués sur une période de quatre jours. Il est aussi possible que la personne doive se soumettre à une quarantaine pouvant aller jusqu'à 14 jours.

Gallagher aurait également perdu au moins une dent quand il a encaissé le violent coup de Niskanen en troisième période du cinquième match de la série quart de finale de l'Association de l'Est entre le Canadien et les Flyers. Le Canadien a gagné la rencontre 5-3 pour éviter l'élimination. Les Flyers mènent la série 3-2 et le sixième match sera présenté vendredi, à 19 h.

Dans sa vidéo explicative au sujet de la suspension de Niskanen, le département de la sécurité des joueurs de la LNH souligne que le défenseur des Flyers avait l'intention de donner un coup de bâton violent au haut du corps de Gallagher et que ce coup a causé une blessure. Niskanen avait aussi un antécédent, lui qui avait déjà été mis à l'amende une fois au cours de sa carrière.

Cependant, on mentionne aussi que Niskanen s'est défendu en disant qu'il ne visait pas la tête de Gallagher. La LNH a également noté que le mouvement brusque de Gallagher avant l'impact, alors qu'il a pivoté sur lui-même, expliquait en partie pourquoi il a été atteint à la tête.

L'entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller, avait indiqué en visioconférence jeudi avant-midi que l'équipe avait envoyé la séquence vidéo du geste de Niskanen à la LNH pour qu'il soit révisé.

«Je pense que la vidéo explique tout. Nous allons laisser la ligue gérer le dossier», avait affirmé Muller, souhaitant visiblement que Niskanen soit sanctionné pour le coup.

Niskanen n'a pas été puni sur la séquence et Gallagher a terminé la rencontre même s'il avait la bouche ensanglantée.

L'entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault, s'était porté à la défense de Niskanen en visioconférence avant l'annonce du Tricolore au sujet de la blessure de Gallagher et la suspension de son défenseur.

«Gallagher semblait être correct. Il parlait aux arbitres. Il a passé le reste du match à parler à nos joueurs pendant qu'il était au banc», avait souligné Vigneault.

«Gallagher est un joueur très compétitif qui travaille fort, mais ce n'est pas la faute à Niskanen si (Gallagher) n'est pas le plus grand. Je pense que c'était un jeu de hockey dans le feu de l'action et il a subi une légère coupure», avait-il ajouté.

Gallagher a été la bougie d'allumage du Canadien lors du cinquième match, un jour après avoir été limité à quatre présences sur la patinoire en troisième période lors de la quatrième rencontre, quand Muller a préféré employer d'autres options.

«Il est le joueur qui a eu le plus gros impact lors du dernier match, a rappelé Muller. Dès la première séquence, il a démontré son caractère. Il travaille fort, il est le coeur et l'âme de cette équipe.»

Si Vigneault a qualifié le geste de Niskanen de «jeu de hockey», Muller a utilisé le même terme en parlant de la mise en échec qui a mené à l'expulsion du centre du Canadien Jesperi Kotkaniemi. Ce dernier a écopé une punition majeure et une inconduite de partie tôt en deuxième période mercredi pour avoir donné de la bande au défenseur Travis Sanheim.

«C'est sujet à débat et nous allons laisser la ligue prendre une décision. À nos yeux, c'était un jeu de routine. 'KK' voulait terminer sa mise en échec. Il a été puni lors du match», a souligné Muller.

Kotkaniemi ne recevra pas de pénalités supplémentaires de la part du département de la sécurité des joueurs de la LNH.

Source de motivation

Au cours de la rencontre de mercredi, l'attaquant du Canadien Nick Suzuki a aussi posé un geste antisportif en donnant une petite tape à la tête du gardien des Flyers Carter Hart après qu'il eut accordé un but sur un tir d'un angle restreint à Joel Armia en deuxième période.

Suzuki avait reconnu ses torts après le match, affirmant qu'il avait agi sans réfléchir et qu'il n'aurait pas dû commettre ce geste. Cela n'a pas empêché l'attaquant des Flyers Kevin Hayes de s'en prendre verbalement à Suzuki jeudi.

«C'était un geste immature. Je ne sais pas à quoi il a pensé», a dit Hayes.

Questionné à savoir si cet incident pouvait servir de motivation aux Flyers, Vigneault s'est contenté de dire que c'était «très intéressant».

Le Canadien évite l’élimination

Canadien

Le Canadien évite l’élimination

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Piqué au vif lors du dernier match, Brendan Gallagher a été le chef de file du Canadien mercredi soir et la formation montréalaise a prolongé son séjour dans la bulle torontoise de la LNH.

Nick Suzuki a touché la cible seulement 22 secondes après que les Flyers de Philadelphie eurent créé l’égalité à mi-chemin en troisième période et le Tricolore a évité l’élimination en remportant le cinquième match de sa série quart de finale de l’Association de l’Est par la marque de 5-3, mercredi soir au Scotiabank Arena.

Les Flyers mènent la série 3-2. Le match no 6 sera présenté vendredi à 19h.

Suzuki a profité d’une remise de Jonathan Drouin à partir de l’arrière du filet et a été patient devant le gardien Carter Hart, qui s’est compromis. Suzuki a finalement pu tirer dans un filet ouvert.

Carey Price s’est occupé du reste, lui qui a réalisé 26 arrêts. Phillip Danault a ajouté un but dans un filet désert avec 17,7 secondes à écouler.

Joel Armia a réussi un doublé et Gallagher a marqué son premier but de la relance pour le Tricolore. Drouin et Brett Kulak ont récolté chacun deux aides.

«Nous n’avons pas laissé les Flyers prendre leur élan, a affirmé l’entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller. Nous avons bien répondu chaque fois que nous étions en difficulté.»

Gallagher perd une dent

Le Canadien subit un autre jeu blanc et fera face à l’élimination

Canadien

Le Canadien subit un autre jeu blanc et fera face à l’élimination

Michel Lamarche
La Presse Canadienne
C’est à se demander si la récolte de cinq buts du Canadien de Montréal vendredi contre les Flyers de Philadelphie n’était, en fait, qu’un mirage. Comme ceux que l’on peut voir au loin sur une route par une chaude et ensoleillée journée estivale.

Pour une deuxième sortie d’affilée, le Canadien a subi une défaite par blanchissage, cette fois par le score de 2-0 lors du quatrième match de sa série de premier tour de l’Association Est, mardi après-midi au Scotiabank Arena de Toronto.

Après avoir été rossés lors du deuxième match, Carter Hart et les Flyers dominent la série avec trois victoires contre une.

Hart a bloqué les 29 tirs auxquels il a fait face et il a maintenant blanchi le Canadien pendant un peu plus de 122 minutes, soit depuis le but de Joel Armia vers la fin de la deuxième période vendredi dernier.

Le dernier but du Tricolore a été celui de Jesperi Kotkaniemi contre Brian Elliott, en milieu de troisième période vendredi.

«Nous savions, lors des deux dernières rencontres, que nous allions affronter une équipe qui ferme le jeu et qui est très à l’aise de jouer un match à bas score. Nous devons être à l’aise avec cette même attitude», a noté l’entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller.

«Lors du dernier match, nous avons frappé quelques poteaux. Aujourd’hui, c’était un autre match serré, mais il y a eu quelques moments, tôt dans la rencontre, où nous n’avions aucun élan. Nous voulions générer plus de vitesse en zone neutre et tirer plus souvent au filet, et c’est pour cette raison que j’ai tenté diverses combinaisons pour voir s’il y avait de la chimie parmi différents joueurs.»

Michael Raffl, en première période, et Philippe Myers, tard en deuxième période, ont déjoué Carey Price, qui a fait face à 22 rondelles.

Les Flyers auront l’occasion d’éliminer le Canadien dès mercredi soir.

«Ce match est fini et nous allons nous réveiller demain et nous préparer afin de trouver une façon de gagner un match de hockey demain soir. Nous avons de bons professionnels ici, ils sont fiers et je m’attends à les voir prêts à jouer et livrer une vraie bonne bataille demain», a mentionné Muller.

Changements de part et d’autre

Autant Muller que son rival Alain Vigneault avaient apporté des changements à leur formation. Pendant que James van Riemsdyk et Nicolas Aubé-Kubel étaient inactifs du côté des Flyers, Muller a joué dans ses trios en ramenant, notamment, Phillip Danault au centre de Tomas Tatar et de Brendan Gallagher.

L’initiative a failli porter fruit dès la première minute de jeu quand Tatar a servi une belle passe à Danault, dans l’enclave, sauf que le tir du joueur de centre du Canadien a raté l’objectif.

Le Tricolore a eu une autre véritable chance de marquer avec environ six minutes à jouer à l’engagement quand Paul Byron a tenté de profiter d’un retour de lancer de Jeff Petry pour pousser le disque dans un filet grand ouvert. Toutefois, le défenseur Ivan Provorov est intervenu avec son bâton et fait dévier la rondelle par-dessus le filet de Hart.

Entre ces deux séquences, les Flyers ont exploité leur meilleure chance de marquer. Après un revirement à la ligne bleue du Canadien, Sean Couturier a laissé la rondelle derrière lui à Raffl, qui a battu Price en haut du bouclier, grâce à un tir des poignets de qualité à 6:32.

Le Canadien a mieux joué en deuxième période, tout particulièrement pendant la première moitié de l’engagement. Il s’est vu offrir un premier avantage numérique dans le match lorsque Scott Laughton a fait tomber Artturi Lehkonen à la suite d’une mise en jeu dans le territoire du Canadien avec neuf minutes à jouer. Le Tricolore n’a rien généré.

«Coup de chance»

Quelque quatre minutes après la fin de cette supériorité numérique, le Canadien s’est retrouvé devant un déficit de deux buts quand un tir inoffensif, en apparence, de Myers a frappé l’intérieur du bâton de Price avant de passer sous le bras du gardien du Tricolore et aboutir dans le filet.

«C’est le coup de chance dont nous aurions eu besoin, mais vous devez créer vos coups de chance», a déclaré Muller.

«(Carey Price) a été solide jusqu’à maintenant, mais vous devez marquer des buts pour gagner des matchs de hockey. C’est un but difficile à concéder. Mais comme je l’ai dit, vous devez créer ces coups de chance vous-mêmes.»

C’était la première fois depuis le début de la série que les Flyers se donnaient une avance de deux buts, et la côte s’est avérée trop abrupte à remonter pour le Canadien malgré une douzaine de tirs au troisième vingt.

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ÉCHOS DE VESTIAIRE

Brendan Gallagher, au sujet du fait qu’il a passé plusieurs minutes sur le banc en troisième période:

«Vous jouez pour une raison : vos coéquipiers. Je dois trouver un moyen. Chaque fois que vous allez sur la glace, il faut en tirer avantage. Si l’entraîneur croit que d’autres joueurs feront le boulot mieux que vous, c’est son travail. Ça ne veut pas dire que je vais m’asseoir et l’accepter. Mais mon travail est de jouer et lorsque l’on m’envoie sur la glace, c’est d’essayer d’aider.»

Phillip Danault, sur la façon de se relever après les deux dernières défaites:

«Pas de buts dans les deux derniers matchs, il faut être plus affamé autour du filet. Ce n’est pas compliqué, il faut aller dans la zone bleue, il faut payer le prix. C’est ce qu’on n’a pas fait lors des deux derniers matchs.»

Shea Weber, quand invité à expliquer ce qui a changé chez le Canadien depuis le deuxième match:

«Si je pouvais vous le dire, nous arrangerions le problème et je pense que les résultats seraient très différents.»

Le Canadien devra relancer son attaque pour appuyer Price

Canadien

Le Canadien devra relancer son attaque pour appuyer Price

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Le gardien Carter Hart des Flyers de Philadelphie a certes reçu l'aide de ses poteaux lors du troisième match contre le Canadien de Montréal. Mais les hommes de l'entraîneur-chef par intérim Kirk Muller devront en faire davantage s'ils veulent sortir vainqueurs de cette série au meilleur de sept matchs.

Après le feu d'artifice de vendredi dernier, au cours duquel le Tricolore a inscrit cinq buts et chassé Hart du match, les Montréalais ont été écartés de la feuille de pointage pour la première fois depuis leur entrée officielle dans la bulle torontoise, dimanche, lors d'un revers de 1-0.

Hart et les Flyers blanchissent le Canadien 1-0

Canadien

Hart et les Flyers blanchissent le Canadien 1-0

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Humiliés deux jours plus tôt par le Canadien, les Flyers de Philadelphie se sont serré les coudes et ont étouffé l’attaque montréalaise en route vers une victoire de 1-0, dimanche, lors du troisième match de leur série quart de finale de l’Association de l’Est.

Les Flyers mènent la série 2-1. Le match n4 sera présenté mardi, à 15h.

Le gardien Carter Hart avait été chassé de son filet après avoir accordé quatre buts en un peu moins de deux périodes lors du revers de 5-0 des Flyers vendredi. Il n’avait pas été pointé du doigt par son entraîneur-chef Alain Vigneault, qui avait plutôt souligné la contre-performance des 18 joueurs devant lui.

Cinq poteaux

Cette fois, Hart a été intraitable en stoppant les 23 tirs dirigés vers lui et il a également bénéficié d’un meilleur effort de ses coéquipiers. Hart a aussi joué de chance à quelques reprises, alors que le Canadien a atteint cinq fois les poteaux derrière lui.

Jakub Voracek a inscrit l’unique but du match, tôt en première période.

«Parfois, les joueurs travaillent fort pour ne rien donner à l’adversaire et il faut se battre pour chaque pouce disponible sur la patinoire, a souligné Vigneault. Nous avons marqué tôt. Carter a réussi de gros arrêts et nous avons été en mesure de l’emporter.»

Carey Price, qui célébrait son 33e anniversaire de naissance, a effectué 19 arrêts.

Le Tricolore n’a pas été capable de jouer avec la même énergie que vendredi, quand il en était à sa première sortie en l’absence de son entraîneur-chef Claude Julien. Ce dernier se repose chez lui à Montréal, après qu’on lui ait installé une endoprothèse dans une artère coronaire jeudi.

«Nous n’avions pas autant de vitesse au centre que lors du match précédent. Nous étions plus souvent coincés le long de la rampe», a analysé l’entraîneur-chef par intérim du Canadien, Kirk Muller.

«L’effort était là. C’était un match de séries. Les deux gardiens ont été bons et les deux équipes n’ont pas concédé grand-chose, a-t-il ajouté. Personne n’a abandonné. Si un tir qui a atteint le poteau était rentré dans le filet, le résultat aurait pu être différent.»

Du côté des Flyers, l’attaquant Michael Raffl et le défenseur Robert Hagg avaient été insérés dans la formation à la place de Joel Farabee et Shayne Gostisbehere.

Moins d’espace

Les Flyers ont profité d’une de leurs premières occasions de marquer, ouvrant le pointage après 5:21 de jeu. Voracek a habilement fait dévier un tir de Claude Giroux par-dessus l’épaule gauche de Price et dans l’objectif.

De son côté, le Canadien a trompé la vigilance de Hart deux fois sur la même séquence en première période, mais le disque a atteint chaque fois les poteaux sans traverser la ligne des buts sur des tirs de Jesperi Kotkaniemi et Brett Kulak.

Les Flyers ont vécu la même frustration pendant un avantage numérique. Travis Konecny a atteint la barre transversale, alors que Price avait la vue voilée par Voracek.

Le Canadien a obtenu trois avantages numériques en deuxième période, mais Hart a fermé la porte sur les deux seuls bons tirs du Tricolore, de la part de Brendan Gallagher et Nick Suzuki.

Hart a encore joué de chance avec un peu plus de six minutes à faire au deuxième vingt, quand Suzuki a atteint le poteau sur une attaque à deux contre un en infériorité numérique.

Le gardien des Flyers a été plus alerte aux dépens de Jonathan Drouin avec moins de quatre minutes à faire à l’engagement. Il a étiré la jambière droite pour faire l’arrêt, quelques instants après que Drouin eut intercepté une passe de Scott Laughton à la ligne bleue des Flyers.

Le Canadien n’avait décoché que 13 tirs au but après 40 minutes de jeu grâce à du meilleur travail des Flyers en échec-avant et en transition.

Après que Kotkaniemi eut atteint le poteau pour une deuxième fois dans la rencontre tôt en troisième période, le Canadien n’a pas été en mesure de s’installer en zone offensive pour de longs moments et appliquer de la pression sur la défensive des Flyers.

Price a été remplacé par un attaquant supplémentaire avec environ deux minutes à écouler. Hart a posé la touche finale à son blanchissage en frustrant Kotkaniemi à bout portant.

+

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Phillip Danault croit que la victoire aurait pu appartenir au Canadien:

«(Les Flyers) ont bien joué défensivement, mais notre équipe a un autre niveau. C’est sûr qu’ils nous ont donné moins d’espace, mais ç’aurait pu aller d’un bord ou l’autre. Nous avons aussi obtenu des chances de marquer.»

Carey Price a donné crédit à Carter Hart:

«Leur gardien a bien joué. Je lève mon chapeau. Je pense que nous avons fait toutes les bonnes choses pour gagner un match de hockey.»

Brendan Gallagher a reconnu être frustré, lui qui n’a pas marqué en sept sorties depuis le début de la relance:

«C’est frustrant parce que les gars travaillent fort et je veux aussi contribuer. On me place dans une position où je dois produire. Ça fait partie de mon rôle. Je peux dire toutes les bonnes choses et me placer aux bons endroits, mais je veux des résultats concrets.»

Les Flyers ont aussi une source d'inspiration, à la suite du retour de Lindblom

Canadien

Les Flyers ont aussi une source d'inspiration, à la suite du retour de Lindblom

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Les Flyers de Philadelphie ont à leur tour une raison d'offrir une performance riche en émotions, alors que l'attaquant Oskar Lindblom, qui a vaincu une forme rare du cancer des os, était de retour à l'entraînement avec ses coéquipiers dimanche matin.

Le Canadien de Montréal a égalé sa série quart de finale de l'Association de l'Est 1-1 en écrasant les Flyers 5-0, vendredi, en l'absence de l'entraîneur-chef Claude Julien. Ce dernier se repose chez lui à Montréal, après qu'on lui a installé une endoprothèse dans une artère coronaire jeudi.

Déjà que le Tricolore devait s'attendre à voir les Flyers vouloir se racheter pour leur contre-performance de vendredi, la troupe d'Alain Vigneault a vécu un moment touchant à l'entraînement dimanche matin, à quelques heures du match no 3, devant commencer à 20 h. «Oskar a mené les étirements à la fin de l'entraînement. Il y avait beaucoup d'enthousiasme chez les joueurs. Les entraîneurs, nous avions pratiquement les larmes aux yeux, a raconté Vigneault en visioconférence. Nous savons à travers quoi il est passé et nous avons été avec lui à toutes les étapes. C'était touchant de le revoir patiner avec nous, même si ce n'était qu'un entraînement matinal un jour de match.»

Lindblom, finaliste au trophée Bill-Masterton, a été diagnostiqué en décembre d'un sarcome d'Ewing, une tumeur cancéreuse qui croît dans les os ou dans les tissus autour des os. Les Flyers ont publié une vidéo le 2 juillet dans laquelle Lindblom sonne la cloche de l'Abramson Cancer Center du Pennsylvania Hospital, ce qui signifiait qu'il avait complété ses traitements.

L'attaquant âgé de 24 ans est rentré en Suède pour voir sa famille et ses amis après avoir complété ses traitements. Il est arrivé dans la bulle torontoise de la LNH la semaine dernière et a pu reprendre l'entraînement dimanche après avoir complété une semaine de quarantaine.

«J'ai été en contact avec l'équipe pendant tout le processus qui a commencé il y a plus de six mois, a souligné Lindblom. Mes coéquipiers m'ont donné beaucoup d'énergie. C'est la plus belle chose au monde d'être de retour, de pouvoir m'entraîner et patiner comme avant avec les gars.»

Lindblom a inscrit 11 buts et 18 points en 30 matchs cette saison. Il n'y a pas d'échéanciers en place pour son retour au jeu.

Du côté du Canadien, dimanche est aussi un jour de réjouissance alors que le gardien Carey Price a célébré ses 33 ans.

Le gardien du Tricolore connaît des séries exceptionnelles jusqu'ici. En six rencontres, Price a maintenu une moyenne de 1,46 et un taux d'efficacité de ,954.

«Nous lui avons offert nos souhaits de bonne fête, mais je crois qu'il se concentre plutôt sur le match, s'est exclamé l'entraîneur-chef par intérim Kirk Muller. Il croit en notre groupe, en ce qui se passe. Il est excité. Il se concentre sur lui-même, sur sa préparation. Quand vous agissez ainsi, vous allez probablement obtenir de bons résultats. Il est vraiment dans sa bulle présentement.

«Les joueurs se nourrissent de son calme et de la confiance qu'il affiche», a ajouté Muller.

Vigneault n'a pas voulu confirmer s'il allait effectuer des changements à la formation de Flyers. Muller est prêt à toute éventualité.

«Nous savons qu'ils vont apporter des ajustements, mais nous nous concentrons sur notre groupe. Les joueurs connaissent notre plan de match. Tout le monde devra être prêt à mettre la main à la pâte dès la mise en jeu initiale», a conclu Muller.

Note aux lecteurs:  Version corrigée. Lindblom est âgé de 24 ans et non 23 ans.

En l’absence de Claude Julien, le Canadien renverse les Flyers 5-0

Canadien

En l’absence de Claude Julien, le Canadien renverse les Flyers 5-0

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Toujours aussi émotif que pendant sa carrière de joueur, Kirk Muller avait un message pour Claude Julien après la retentissante victoire de 5-0 du Canadien de Montréal face aux Flyers de Philadelphie, vendredi.

«Claude, cette victoire est pour toi et ta famille», a dit Muller, qui a hérité de manière intérimaire des responsabilités d’entraîneur-chef du Tricolore.

Julien devait rentrer chez lui à Montréal vendredi, un jour après qu’on lui ait installé une endoprothèse dans une artère coronaire pour le soulager de douleur à la poitrine. Il devait avoir un large sourire en regardant sa troupe en action.

«J’ai pu regarder mon téléphone après le match et (Julien) était l’un des premiers à avoir laissé un message pour nous féliciter pour cette victoire», a raconté Muller.

Le Canadien a été impérial et a égalé sa série quart de finale de l’Association de l’Est face aux Flyers à une victoire de chaque côté. Le match no 3 sera présenté dimanche, à 20 h.

Tomas Tatar a donné le ton au match en marquant le premier de ses deux buts de la rencontre après un peu plus d’une minute de jeu. Jesperi Kotkaniemi a également réussi un doublé, tandis que Joel Armia a aussi marqué un but. Max Domi a amassé trois aides et Victor Mete, deux.

Les Flyers n’ont jamais été en mesure de freiner l’élan du Canadien. Et quand ils ont cogné à la porte, Carey Price s’est assuré de ne pas les laisser l’entrouvrir.

Price a été intraitable, effectuant 30 arrêts pour réussir son deuxième blanchissage depuis le début du tournoi de relance de la LNH.

À l’autre bout de la patinoire, Carter Hart a permis quatre buts sur 26 tirs, avant de céder sa place à Brian Elliott tard en deuxième période. Elliott a accordé un but sur six lancers.

«Nous nous sommes fait botter le derrière à tous les niveaux du jeu aujourd’hui», a reconnu l’entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault.

Jake Evans était de retour dans la formation du Canadien, lui qui était absent depuis qu’il avait encaissé une dure mise en échec de la part de Brandon Tanev lors du troisième match de la série de qualification face aux Penguins de Pittsburgh. Dale Weise a été laissé de côté par Muller.

Domi a joué à l’aile droite en compagnie de Kotkaniemi et Jonathan Drouin, tandis qu’Armia évoluait sur la quatrième unité avec Evans et Alex Belzile.

Muller a admis en affichant une certaine gêne que c’était lui qui avait pris ces décisions tout juste avant le début du match, en suivant son instinct.

Après la rencontre, le défenseur du Canadien Shea Weber a récupéré la rondelle auprès d’un arbitre. Les joueurs rendus disponibles aux médias ne semblaient pas être au courant du geste de leur capitaine. Questionné à savoir s’il avait reçu la rondelle, Muller, pour qui il s’agissait d’une première victoire en séries éliminatoires comme entraîneur-chef dans la LNH, a fait preuve d’humilité.

«Après la rencontre, je laisse le vestiaire aux joueurs. Je ne les ai pas encore vus. Mais je suis certain que la rondelle est pour Claude», a-t-il insisté.

Travis Konecny n’a pas terminé la rencontre pour les Flyers, blessé à une jambe en troisième période après avoir été atteint par un lancer de Ben Chiarot.

Tempête tricolore

Le Canadien est sorti des blocs en force et a profité d’une de ses premières occasions pour ouvrir le pointage après 62 secondes de jeu. Tatar a profité d’un retour dans l’enclave pour tirer dans l’ouverture.

Alors que les Flyers n’avaient toujours pas de tir au but au compteur, le Canadien a creusé l’écart à 12:36. Kotkaniemi a à son tour profité d’un retour devant le filet pour déjouer Hart.

Les Flyers ont enfin été crédités d’un premier tir au but après 16:24 de jeu. Quelques instants plus tard, Price a été brillant devant Sean Couturier, stoppant son tir sur réception à partir de l’enclave.

Bénéficiant d’un avantage numérique au retour du premier entracte, le Canadien a ajouté un troisième but. Tatar y est allé d’un tir des poignets précis, qui a dévié sur le poteau à la gauche de Hart avant de franchir la ligne des buts.

Les Flyers n’auraient pas pu espérer meilleure occasion pour revenir dans le match que lorsqu’ils ont obtenu 1:38 de jeu en avantage numérique de deux hommes. Price a toutefois repoussé les quatre tirs au but des Flyers pendant la séquence.

Le Canadien a mis fin à la journée de travail de Hart avec 2:03 à faire. La remise d’Armia vers le devant du filet a dévié sur le patin droit de Shayne Gostisbehere avant de terminer son chemin dans l’objectif.

Les Flyers n’ont pas vraiment tenté d’y aller d’une dernière poussée en troisième période. Le Canadien en a profité pour ajouter un deuxième but en avantage numérique, gracieuseté de Kotkaniemi à 10:35.

Échos de vestiaire

Le défenseur Ben Chiarot a rendu hommage à Claude Julien:

«Chaque fois qu’un membre d’une équipe est absent, à l’hôpital, en raison d’un problème de santé, vous pensez à lui. Claude gouverne le navire. Il nous guide dans notre travail. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et nous voulions jouer le mieux possible pour lui.»

Jonathan Drouin croit que la vitesse du Canadien a déstabilisé les Flyers:

«Quand nous sommes sur la rondelle ou autour de la rondelle, nous causons des problèmes à l’adversaire. Les défenseurs n’aiment pas ça être autant sous pression. Nous provoquons des revirements. Si nous pouvons continuer à jouer de cette manière pendant la série, nous allons être en bonne position.»

Tomas Tatar était heureux d’enfin marquer un premier but depuis la relance:

«Je me sentais de plus en plus tendu un match après l’autre. Je suis content d’avoir trouvé le fond du filet. Toute l’équipe a joué avec intensité dès le début et la victoire est vraiment un résultat de l’effort collectif.»

Julien s’est fait poser une endoprothèse dans une artère coronaire

Canadien

Julien s’est fait poser une endoprothèse dans une artère coronaire

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, devait rentrer à Montréal vendredi pour se reposer chez lui, à la suite de l’installation d’une endoprothèse dans une artère coronaire la veille.

Mais celui qui a hérité des responsabilités de Julien derrière le banc du Tricolore ne s’attendait pas à ce que la situation l’empêche de continuer à avoir son mot à dire dans le jeu de sa troupe.

«Je ne serais pas surpris de recevoir un message texte ou un appel de sa part entre deux périodes», a dit à la blague l’entraîneur associé Kirk Muller, maintenant entraîneur-chef par intérim du Canadien.

«Je suis certain que s’il est physiquement capable de le faire, il va suivre le match à la télévision», a ajouté Muller vendredi matin, à quelques heures du deuxième match de la série quart de finale de l’Association de l’Est entre le Canadien et les Flyers de Philadelphie.

Julien a été transporté à l’hôpital St. Michael’s de Toronto dans la nuit de mercredi à jeudi puisqu’il ressentait des douleurs à la poitrine. Le malaise est survenu quelques heures après la défaite de 2-1 du Canadien face aux Flyers, dans le premier match de leur série.

Selon le site icardio.ca, une endoprothèse est une tige spiralée de métal aux allures d’un ressort. L’Institut de cardiologie de Montréal précise qu’une endoprothèse est mise en place pour garder l’artère ouverte et diminuer son risque de reblocage.

«Claude tient à remercier très sincèrement tout le personnel de l’hôpital St.Michael’s pour les soins reçus. Il tient également à remercier chaleureusement tous ceux et celles qui lui ont envoyé des témoignages de prompt rétablissement», a indiqué le Canadien dans une déclaration.

Les médecins s’attendent à un rétablissement complet.

«Je lui ai parlé [jeudi soir] et je pouvais ressentir un soulagement dans sa voix et qu’il se portait bien, a affirmé Muller. Il a vite arrêté de parler de lui pour plutôt parler de l’équipe. Je pense que c’est un bon signe.»

La même formule

Muller sera épaulé derrière le banc pour le reste de la série face aux Flyers par les entraîneurs adjoints Luke Richardson et Dominique Ducharme.

«Nous voulons continuer à travailler de la même manière pour ne pas imposer trop de changements aux joueurs, a expliqué Muller. Luke va continuer de gérer les défenseurs et l’infériorité numérique. Je vais prendre les décisions à cinq contre cinq et discuter avec Dom des différents scénarios. Il va me donner des informations sur les mises en jeu. Nous ne ferons rien de très différent que si Claude était là.»

Muller a connu une longue carrière comme joueur dans la LNH et a remporté la coupe Stanley avec le Tricolore en 1993. Il en est à son deuxième séjour au sein du personnel d’entraîneurs du Canadien et a également été l’entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline.

Puisque le travail de préparation pour la série face aux Flyers était déjà fait, il n’a pas l’intention de tout changer les plans de l’équipe. Il aura quand même son mot à dire au moment de faire des ajustements dans le feu de l’action.

«Les gars sont bien préparés. Ils n’ont qu’à aller sur la glace et jouer. Le hockey est un jeu simple, un jeu d’émotions. Il faut avoir du plaisir», a rappelé Muller.

«J’espère utiliser mon expérience comme joueur et entraîneur pour aider les joueurs. C’est leur tour de s’amuser et de profiter du moment», a-t-il poursuivi.

Puisque Julien a quitté la bulle de la LNH à Toronto, il devra suivre le protocole du circuit s’il souhaite la réintégrer.

Selon le protocole, un membre d’une équipe voulant réintégrer la bulle après l’avoir quittée doit fournir quatre résultats négatifs consécutifs à des tests de dépistage de la COVID-19 effectués sur une période de quatre jours. Il est aussi possible que la personne doive se soumettre à une quarantaine pouvant aller jusqu’à 14 jours.

Claude Julien a subi un malaise à la poitrine

Canadien

Claude Julien a subi un malaise à la poitrine

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal a perdu les services d’un de ses hommes de confiance. L’entraîneur-chef Claude Julien a ressenti de la douleur à la poitrine dans la nuit après le match de mercredi face aux Flyers de Philadelphie et a été transporté dans un hôpital de la région de Toronto.

Le directeur général Marc Bergevin a annoncé la nouvelle en visioconférence, jeudi.

«Il a subi des tests afin de déterminer exactement la nature de sa condition. Cette situation n’a rien à voir avec la COVID-19», a insisté Bergevin.

Julien ne devrait pas être de retour derrière le banc du Tricolore avant la fin de la série face aux Flyers. En conséquence, l’entraîneur-adjoint Kirk Muller sera appelé à occuper le rôle d’entraîneur-chef de manière intérimaire.

«Nous comprenons que Kirk ne parle pas français, mais il s’agit de circonstances exceptionnelles et nous vous demandons votre compréhension», a mentionné Bergevin en abordant un sujet délicat pour plusieurs Québécois.

Le médecin en chef du Canadien, le docteur David S. Mulder, suit également l’évolution de l’état de santé de Julien. Bergevin a indiqué avoir reçu de bonnes nouvelles de sa part en début d’après-midi et a insisté pour dire que Julien était entre bonnes mains.

La famille de Julien a aussi été informée de la situation, mais Bergevin a admis ne pas savoir si l’épouse de Julien allait le rejoindre à l’hôpital à Toronto, alors que le contexte de pandémie complique les visites.

Le capitaine du Tricolore, Shea Weber, a appris la nouvelle au déjeuner, puis Bergevin a informé le reste des joueurs à leur arrivée au centre d’entraînement.

«Vous êtes un peu sous le choc quand vous apprenez quelque chose comme ça, a mentionné Weber. Vous vous inquiétez d’abord pour la santé de la personne. Nous étions déjà motivés. Nous le serons encore plus.»

Le deuxième match de la série quart de finale de l’Association de l’Est entre le Canadien et les Flyers sera présenté à 15 h, vendredi. Les Flyers ont gagné le premier match 2-1.

Julien, qui est âgé de 60 ans, en est à sa quatrième saison à la barre du Canadien depuis son retour à la tête de l’équipe le 14 février 2017. Il a aussi dirigé le Tricolore de 2003 à 2006.

Au cours de sa carrière dans la LNH, Julien a également été entraîneur-chef des Devils du New Jersey et des Bruins de Boston. Il a guidé ces derniers vers la conquête de la coupe Stanley en 2011.

«Dans tous les domaines, il y a du stress, a rappelé l’entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault, qui connaît Julien depuis une quarantaine d’années. Nous ne savons pas exactement ce qui est arrivé. Le métier d’entraîneur est un métier qui a son degré de difficulté, nous apprenons tous à le gérer.

«Il n’y a aucun doute que tout le monde du hockey espère qu’il ira bien.»

Muller a été entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline de 2011 à 2014, en plus d’être entraîneur adjoint ou associé chez le Canadien de 2006 à 2011 et depuis 2016. Il sera appuyé derrière le banc par Dominique Ducharme et Luke Richardson.

«Dans le feu de l’action pendant les matchs, Kirk aura carte blanche à 100 pour cent pour prendre des décisions qu’il croit nécessaires pour aider l’équipe à gagner», a dit Bergevin.

«J’ai rencontré les entraîneurs ce matin et j’ai confiance en eux. Ce sont les joueurs qui ont battu les Penguins de Pittsburgh, pas les entraîneurs. Nous comptons toujours sur le même groupe», a-t-il ajouté.

Si jamais le Canadien devait prolonger son aventure en éliminant les Flyers, il est possible que Julien revienne derrière le banc de l’équipe au tour suivant, a indiqué Bergevin. Julien devra toutefois respecter le protocole de la LNH avant de réintégrer la bulle du circuit à Toronto.

Selon le protocole, un membre d’une équipe voulant réintégrer la bulle après l’avoir quitté doit fournir quatre résultats négatifs consécutifs à des tests de dépistage de la COVID-19 effectués sur une période de quatre jours. Il est aussi possible que la personne doive se soumettre à une quarantaine pouvant aller jusqu’à 14 jours.

Flyers 2/Canadien 1: Carter a le meilleur sur Carey

Canadien

Flyers 2/Canadien 1: Carter a le meilleur sur Carey

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
La marge de manoeuvre est toujours mince dans le sport, et c’est encore plus vrai en séries éliminatoires.

Joel Farabee a touché la cible 16 secondes après que le Canadien eut créé l’égalité en deuxième période et les Flyers de Philadelphie ont remporté le premier match de leur série quart de finale de l’Association de l’Est contre la formation montréalaise par la marque de 2-1, mercredi au Scotiabank Arena.

Les deux équipes ont provoqué de nombreuses occasions de marquer, mais les deux gardiens ont été les étoiles de la soirée.

Carter Hart a réalisé 27 arrêts devant le filet des Flyers, dont un difficile devant Phillip Danault avec la jambière droite en fin de rencontre. À l’autre bout de la patinoire, Carey Price a repoussé 29 lancers.

«Honnêtement, nous avons atteint le poteau à la fin. Si nous marquons, nous allons en prolongation, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Si vous regardez les tirs et les occasions de marquer... En première période, nous cherchions nos repères, mais quand nous avons commencé à jouer, c’est un peu de chance ici et là qui a fait la différence. Ils ont réussi à marquer un but de plus que nous.»

Les Flyers ont été les plus opportunistes. Ivan Provorov a également fait bouger les cordages en première période.

Shea Weber a donné la riposte du Canadien, qui a joué avec fougue, particulièrement à partir de la deuxième période.

«En deuxième période, le Canadien a utilisé sa vitesse et nous a fait mal paraître à plusieurs occasions, a admis l’entraîneur-chef des Flyers, Alain Vigneault. Nous avons été en mesure de revenir rapidement après leur but et de reprendre l’avance.

«Je pense que c’était le type de match à quoi tout le monde s’attendait. Ç’a été un match chaudement disputé des deux côtés.»

Les deux équipes ont marqué un premier but en avantage numérique depuis le début de la relance de la LNH. Les Flyers avaient été blanchis en 11 occasions en trois rencontres et le Canadien, en 12 occasions réparties sur quatre matchs.

Dans le camp du Canadien, Joel Armia n’a pas effectué de présence sur la patinoire lors de la deuxième moitié du dernier tiers.

Le match no 2 sera présenté vendredi, à 15h.

La persévérance récompensée

Les Flyers ont décoché huit des neuf premiers tirs au but de la rencontre et en ont profité pour prendre les devants après 8:54 de jeu, en avantage numérique.

Provorov a déjoué Price sur un tir sur réception, qui a dévié sur le bâton de Paul Byron avant de tromper sa vigilance.

Le jeu s’est véritablement animé après le premier entracte et le Tricolore a connu de bons moments.

Artturi Lehkonen a cogné à la porte à quelques reprises, mais s’est buté à Hart. Lehkonen a aussi causé son propre malheur, perdant l’équilibre lors d’une attaque à deux contre le gardien.

À l’autre bout de la patinoire, Price a joué de chance quand Claude Giroux a atteint le poteau.

Arrêt spectaculaire

Price a également réussi un des arrêts les plus spectaculaires de sa carrière en étirant son bâton pour frustrer Scott Laughton, qui croyait pouvoir tirer dans un filet ouvert. Sur la séquence, Price a aussi sauvé la peau de Suzuki, qui s’était lancé devant le filet dans l’espoir de venir à la rescousse de son gardien.

Le Canadien a enfin converti ses bonnes intentions en but après 14:38 de jeu, en avantage numérique. Hart n’a pas été en mesure de maîtriser un tir sur réception de Weber. La rondelle est ensuite revenue vers le capitaine du Tricolore, qui a pu tirer vers une cage béante.

Les Flyers ont toutefois répliqué 16 secondes plus tard. Farabee a dévié un tir de Travis Sanheim et a profité du retour pour redonner les devants aux Flyers.

Price a gardé les siens dans le coup tôt en troisième période, quand les Flyers se sont retrouvés en avantage numérique - dont 1:15 à quatre contre trois.

Les Flyers ont ensuite réussi à étouffer l’offensive du Canadien, qui a été limité à six lancers en troisième période. Nick Suzuki a aussi vu sa tentative atteindre la barre horizontale avec moins de 30 secondes à écouler.

+

ÉCHOS DE VESTIAIRE

Shea Weber a noté que le Canadien n’a pas connu le meilleur des débuts de rencontre:

«Peut-être que nous étions un peu rouillés parce que nous n’avions pas joué depuis quelques jours. Mais nous nous sommes améliorés au fur et à mesure que le match progressait. Nous avons démontré que nous pouvons rivaliser avec eux. C’est une série de sept matchs. Ç’a été serré ce soir. Ça devrait être une bonne série.»

Nick Suzuki était heureux que Carey Price réussisse l’arrêt miraculeux devant Scott Laughton en deuxième période:

«Je n’étais pas certain de ce que la rondelle avait frappé parce que j’ai tourné la tête au dernier moment. J’espérais bloquer le tir, mais Carey a été incroyable. Il a sauvé ma tête, ça ne fait pas de doute.»

Phillip Danault croit que le Canadien devra puiser encore plus creux dans ses réserves pour vaincre les Flyers:

«Ils ont quatre trios dangereux. Nous devons aussi exploiter notre profondeur. Tout le monde devra lever son niveau de jeu. Nous aurons besoin de l’énergie de tous.»

Julien est prêt à toute éventualité lors du premier match

Canadien

Julien est prêt à toute éventualité lors du premier match

Alexis Bélanger-Champagne
La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal commencera ce soir sa série de l'Association de l'Est face aux Flyers de Philadelphie et l'entraîneur-chef Claude Julien est prêt à toute éventualité si jamais le match devait être reporté en raison du retard dans l'horaire du jour.

Mardi, la rencontre prévue entre les Bruins de Boston et les Hurricanes de la Caroline a été remise au lendemain matin puisque le duel entre le Lightning de Tampa Bay et les Blue Jackets de Columbus s'est terminé à mi-chemin de la cinquième période supplémentaire.

Le match entre les Bruins et les Hurricanes a donc finalement commencé à 11 h, mercredi. Les Islanders de New York et les Capitals de Washington ont rendez-vous à compter de 15 h. Le duel entre le Canadien et les Flyers est prévu pour 20 h. «Depuis que nous sommes ici [à Toronto], nous devons nous ajuster à toutes sortes de choses, a rappelé Julien mercredi. Il n'y a rien qui garantit que nous allons jouer ce soir parce qu'il y a deux autres matchs. Si les deux vont en prolongation, il est possible que nous ne jouions pas. Nous allons nous ajuster en conséquence. La clé, c'est que si vous êtes bien préparés, que le match soit ce soir ou demain matin, ça ne changera pas grand-chose.»

Julien s'attend à une série difficile face aux Flyers. Il répète depuis quelques jours que les Flyers constituent l'équipe qui l'impressionne le plus depuis le début de la relance.

Les Flyers ont gagné leurs trois rencontres de classement, remportant la première tête de série dans l'Est. De son côté, le Canadien a éliminé les Penguins de Pittsburgh en quatre parties en série de qualification.

«Nous sommes confiants depuis le début, a insisté Julien. Nous pensions être capables de patiner avec les Penguins. Nous les respections, sans avoir peur de perdre. C'est la même chose avec les Flyers.

«Ce sera un autre gros défi pour nous.»

Du côté des Flyers, l'entraîneur-chef Alain Vigneault a rappelé que le Canadien n'était pas à prendre à la légère même si son équipe peut sembler avoir l'avantage sur papier.

«Les Penguins avaient [Sidney] Crosby et [Evgeni] Malkin et n'ont pas été en mesure d'établir un avantage, a-t-il noté. L'expérience, les gardiens, la défensive, la ligne de centres […] en bout de ligne, les joueurs doivent se présenter sur la patinoire et jouer.»

«Ce sera une vraie bataille. Le hockey des séries, c'est du hockey dur, serré et compétitif.»

Vigneault n'a pas confirmé si l'attaquant Jakub Voracek et le défenseur Shayne Gostisbehere seront en uniforme. Gostisbehere a participé seulement au dernier match de la ronde de classement et Vigneault lui a préféré Robert Hagg lors des deux premières rencontres. Voracek a raté la troisième partie en raison d'un problème dont la nature n'a pas été dévoilée.

Le deuxième match de la série au meilleur de sept rencontres aura lieu vendredi, à 15 h.

Les Flyers parmi les favoris pour la coupe Stanley, selon Voracek

LNH

Les Flyers parmi les favoris pour la coupe Stanley, selon Voracek

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Jakub Voracek n’est pas passé par quatre chemins : à ses yeux, les Flyers de Philadelphie doivent faire partie des favoris pour remporter la coupe Stanley.

«Il faut être honnête : je crois qu’il s’agit de la meilleure édition des Flyers depuis que je suis arrivé à Philadelphie, en 2011, a-t-il déclaré au cours d’une vidéoconférence organisée de la bulle torontoise de la Ligue nationale de hockey. Nous avons déjà eu de bonnes formations, mais nous comptons sur beaucoup de profondeur cette saison.

«Nous avons prouvé avant la pause et au cours des quatre dernières rencontres que nous sommes capables de battre n’importe quelle équipe, que nous patinons bien et que nous jouons bien en défense. Honnêtement, je pense que nous sommes l’une des équipes favorites à l’aube de ces séries.»

Évidemment, il n’est pas allé jusqu’à négliger l’opposition que pourra lui donner le Canadien de Montréal au cours de cette huitième de finale au meilleur de sept rencontres qui s’amorcera mercredi.

«Nous savons tous que Carey Price est l’un des meilleurs gardiens au monde et nous devrons nous appliquer à le battre, a souligné Voracek. [Le Canadien] compte sur quatre trios équilibrés, ce que nous faisons aussi. On s’attend à des matchs serrés : ce sont les séries. Mais si le Canadien n’avait pas joué du bon hockey, il ne serait pas ici.»

Même style

Les Flyers sont l’équipe qui accorde en moyenne le moins de lancers par matchs. Le Tricolore vient au deuxième rang des clubs qui décochent le plus souvent. Les Flyers devront-ils changer leur style pour contrer le CH?

«Nous les connaissons bien, a dit Alain Vigneault. Nous connaissons leurs forces, leur vitesse, leur volonté de diriger des rondelles au filet et de créer du trafic dans l’enclave. Il n’y a pas de doute que nous allons subir un bon test. Le Canadien n’a pas battu les Penguins de chance; ils ont mérité cette victoire. Ils seront prêts pour nous.

«Je ne sais pas s’ils étaient heureux que nous battions le Lightning de Tampa Bay au dernier match du tournoi à la ronde : ils ont subi quatre revers contre lui et ont joué de bons matchs contre nous, a ajouté Vigneault au sujet de la fiche de 1-0-2 du Canadien contre ses Flyers. Ils affrontent maintenant une équipe contre laquelle ils ont mieux fait cette saison. Ils doivent en être plutôt heureux.»

«Ce ne sera pas facile, a noté Sean Couturier. Ils ont une équipe équilibrée, qui utilise ses quatre trios. Nous devrons être prêts et aussi utiliser notre profondeur.

«Je pense que notre structure et notre discipline sont très bonnes. Le Canadien est une équipe qui mise sur beaucoup de vitesse et travaille extrêmement fort. Nous devrons donc être prêts à jouer de la bonne façon, sans tricher. Nous devrons travailler fort, car s’il y a une chose qu’ils font bien, c’est de travailler très fort. Il faudra donc travailler plus fort qu’eux.»

Les premières réponses seront connues à compter de 20 heures, mercredi.

Le Canadien vit bien avec l’étiquette de négligé 

Canadien

Le Canadien vit bien avec l’étiquette de négligé 

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Comme lors de son affrontement contre les Penguins de Pittsburgh, le Canadien de Montréal se retrouve dans le rôle de négligé face aux Flyers de Philadelphie. Il ne s’y sent pas mal à l’aise du tout.

«Je crois que nous ne sommes pas une équipe qui se soucie des prédictions, a fait valoir l’attaquant Jonathan Drouin en vidéoconférence de la bulle torontoise de la LNH. La façon d’aborder cette série est simple : les 20 joueurs qui seront sur la glace voudront l’emporter. Nous n’allons pas regarder ce qui se passe aux alentours.

«Si tu n’as pas l’impression que tu peux gagner cette série-là, tu n’es pas au bon endroit, a-t-il ajouté. Il faut avoir la confiance de pouvoir gagner une série, de bien jouer contre une équipe comme les Flyers. C’est certain qu’on est négligés, mais on l’était en qualifications. Les choses ne changent pas pour nous. Il s’agit de jouer notre style de hockey et nous serons corrects.»

Encore une fois, le Tricolore devra se surpasser s’il espère passer au deuxième tour éliminatoire. Il en est bien conscient.

«C’est simple, on peut disséquer la série comme on veut, mais au bout du compte, tout le monde devra être bon, a analysé l’entraîneur-chef Claude Julien. De ce que j’ai vu des Flyers ici à Toronto et avant que la saison ne soit suspendue, c’est l’une des bonnes équipes de la ligue. Ils sont très stables, très bons dans tous les aspects du jeu. Il faudra en être conscients et respecter cela. Il faudra la contribution de tout le monde, ne pas se fier seulement sur notre gardien ou trois défenseurs.»

La confiance acquise face aux Penguins pourrait servir le CH face aux Flyers

Canadien

La confiance acquise face aux Penguins pourrait servir le CH face aux Flyers

Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
Le Canadien est conscient du défi qu'il devra relever face aux Flyers de Philadelphie. Mais la formation montréalaise aborde ce premier tour éliminatoire avec confiance.

La victoire en quatre matchs en ronde de qualification face aux Penguins de Pittsburgh n'est pas étrangère à cette dose de confiance, comme l'ont expliqué Phillip Danault et Dale Weise en vidéoconférence de la bulle torontoise, lundi.

«De gagner le premier match a été immense pour nous, a souligné Danault. Le succès en séries se bâtit avec du rythme. On veut gagner et avoir du plaisir en abordant les matchs un à la fois.

«La constance affichée par notre équipe est ce que j'ai le plus aimé contre Pittsburgh. On s'est donné une vraie chance à chaque rencontre. Il faudra être affamés comme ça à tous les matchs contre les Flyers.»

«Nous étions les négligés contre les Penguins et nous le serons dans chaque série que nous disputerons cette saison, a ajouté Weise quelques minutes plus tard. Personne ne nous favorise, mais nous avons immensément confiance en nos habiletés.»

Les deux attaquants du Tricolore n'ont pas manqué de souligner la profondeur des Flyers d'Alain Vigneault et Michel Therrien, qui comptent sur quatre bons trios capables de produire offensivement.

Il a été question de la confrontation entre Danault et Sean Couturier, deux des meilleurs centres défensifs du circuit Bettman. Danault a toutefois rappelé que compte tenu de la formation que le Canadien affrontera, cette série ne reposera pas que sur cette confrontation.

«Mais de la façon dont [Claude Julien] a organisé nos trios, ça va nous aider», a noté Weise.

D'ailleurs, considérée comme la faiblesse du club depuis de nombreuses années, la ligne de centre du Canadien est maintenant l'un de ses atouts, a estimé Weise, qui a notamment louangé le travail de Jesperi Kotkaniemi et de Nick Suzuki face aux Penguins.

«Ils ont été très bons pour nous dans la première série et l'expérience acquise leur sera très bénéfique. Nous avons pleine confiance en eux.»

Intensité avantageuse?

Même s'ils sont largement favoris, personne chez les Flyers n'est tombé dans le piège de prendre le Tricolore à la légère ou de laisser entendre que l'avantage se trouve nettement de leur côté, à commencer par l'entraîneur-chef Vigneault.

«Ils viennent de battre un club qui avait remporté un match de moins que nous cette saison. Ça va être difficile, a-t-il déclaré, très diplomate. C'est un club bien dirigé, avec un très bon gardien et qui mise sur beaucoup de vitesse.»

Plusieurs journalistes ont d'ailleurs questionné les Flyers au sujet de l'intensité des rencontres disputées par le Canadien, dont l'issue de la série contre les Penguins pouvait sembler plus importante que le tournoi à la ronde auquel les Flyers ont participé pour se hisser au premier rang dans l'Est.

«C'est certain que leurs rencontres étaient un peu plus importantes que les nôtres, a admis Kevin Hayes. Mais nous étions classés quatrièmes au début de ce tournoi à la ronde et nous avons grimpé jusqu'au premier rang. Je pense qu'on peut dire que nous avons pris ces rencontres très au sérieux. […] Je ne crois pas que [de trouver leur niveau d'intensité] sera un problème pour notre groupe.»

D'ailleurs, Hayes est convaincu que les Flyers sont encore capables de hausser leur niveau de jeu d'un cran, même s'ils ont dominé le tournoi à la ronde.

«Il y a eu quelques moments au cours de ces trois matchs du tournoi à la ronde où nous avons été embouteillés dans notre zone. Une fois que nous avons pu identifier le problème, nous avons revu notre jeu défensif, a-t-il expliqué. Toute l'équipe a alors su resserrer son jeu et il faut souhaiter que nous allons progresser pour le prochain tour.»

La série Canadien-Flyers, au meilleur de sept rencontres, se mettra en branle mercredi. Le premier match sera disputé à 20h.

Le CH devra réussir un autre tour de force s'il veut poursuivre sa route

Canadien

Le CH devra réussir un autre tour de force s'il veut poursuivre sa route

Simon Servant
La Presse Canadienne
Le Canadien de Montréal a fait taire plusieurs détracteurs en disposant des Penguins de Pittsburgh lors de la ronde de qualification de la LNH, mais il devra réaliser un autre tour de force pour poursuivre son chemin.

Après une pause de plus de quatre mois en raison de la pandémie de COVID-19, le Tricolore a relancé ses activités en tant que dernière équipe au chapitre des points sur les 24 invitées par la LNH. Son style défensif tenace, son travail acharné en attaque et le brio du gardien Carey Price l'ont toutefois guidé vers une victoire en quatre matchs face aux Penguins.

L'affaire de Price, oui, mais aussi du reste de l’équipe

Canadien

L'affaire de Price, oui, mais aussi du reste de l’équipe

La Presse Canadienne
Tous les facteurs pointaient en faveur des Penguins de Pittsburgh dans leur série de qualification face au Canadien de Montréal. Tous, sauf la confrontation devant les filets.

Finalement, ce sont bien plus que les arrêts de Carey Price qui ont contribué au triomphe du Canadien en quatre parties.

Price a été brillant, oui, mais les centres du Canadien n’ont pas été déclassés par Sidney Crosby et Evgeni Malkin. La défensive du Tricolore a aussi offert du jeu de bien meilleure qualité que celle des Penguins.

«Nous avions besoin de nos quatre trios pour jouer avec énergie. Nous avions besoin de la contribution de tous», a souligné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, après la victoire décisive de 2-0, vendredi.

«Honnêtement, si nous n’avions pas eu cette contribution, je ne suis pas certain que je serais ici présentement en train de commenter notre victoire dans la série, a ajouté Julien au sujet du travail des jeunes éléments de l’équipe. Oui, notre gardien a été excellent, nos trois défenseurs principaux aussi, mais tout comme le reste de l’équipe.»

Crosby a récolté deux buts et une aide pour les Penguins, tandis que Malkin a été limité à une aide. Du côté du Canadien, Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Phillip Danault ont amassé chacun deux points.

«Même Max Domi, il a joué à peine 10 minutes (vendredi), mais ce sont 10 minutes importantes, a ajouté Julien en faisant l’éloge de son quatrième trio. Dale Weise, il applique de la pression et prend de bonnes décisions pour sortir la rondelle. Alex Belzile en était à son premier match dans la LNH et il s’est bien comporté.»