Canadien

Byron opéré à l'épaule, absent six mois

MONTRÉAL – Le Canadien de Montréal a annoncé que l'attaquant Paul Byron avait subi mercredi une intervention chirurgicale à l'épaule droite, et que sa période de rééducation sera de six mois.

L'intervention a été effectuée par le Dr William Levine, à New York, a-t-on précisé dans le communiqué.

Byron, qui est âgé de 28 ans, a marqué 20 buts et amassé 15 mentions d'aide en 82 matchs avec le Tricolore cette saison. Il a ainsi atteint le plateau des 20 buts pour une deuxième fois en carrière, et pour une deuxième saison consécutive.

Le joueur originaire d'Ottawa a été repêché par les Sabres de Buffalo au sixième tour, 179e au total, en 2007, et il a été réclamé au ballottage des Flames de Calgary au début de la saison 2015-2016.

Canadien

Sylvain Lefebvre perd son poste à Laval

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a annoncé que l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, Sylvain Lefebvre, a été relevé de ses fonctions, mardi.

Le statut des entraîneurs adjoints Donald Dufresne, Nick Carrière et Marco Marciano sera déterminé une fois le processus de sélection du nouvel entraîneur-chef complété.

«Je tiens à remercier sincèrement Sylvain pour sa loyauté, son travail et sa contribution au sein de l’organisation lors des six dernières saisons. [...] La décision de relever Sylvain de ses fonctions a été très difficile, car j’ai beaucoup de respect pour lui, et je le considère comme un très bon entraîneur. J’ai pris soin de discuter de la situation avec Larry Carrière également, et je considère que le temps est venu pour notre club-école d’avoir une nouvelle direction au poste d’entraîneur-chef», a déclaré le directeur général du Tricolore Marc Bergevin par voie de communiqué.

Âgé de 50 ans, Lefebvre a été nommé entraîneur-chef des Bulldogs, le club-école du Canadien dans la Ligue américaine de hockey, le 13 juin 2012. Il a dirigé l’équipe dans l’AHL pendant six saisons, soit de 2012 à 2018, à Hamilton, St. John’s, et à Laval. Lefebvre a dirigé un total de 456 matchs en saison régulière dans l’AHL.

Comme joueur, Lefebvre a passé six saisons dans l’organisation du Canadien, dont trois à Montréal de 1989 à 1992.

Canadien

«Le statu quo n’est pas acceptable», lance Geoff Molson

BROSSARD — Un problème d’attitude et une surévaluation de l’équipe par la direction ont miné le Canadien de Montréal cette saison, selon le président Geoff Molson et le directeur général Marc Bergevin.

Le mot «attitude» a probablement été celui qui a été répété le plus souvent lors d’une conférence de presse de plus de 75 minutes dans le cadre du bilan de fin de saison du Canadien, lundi, au Complexe sportif Bell.

«Ce qui a été le plus décevant pour moi, et pour nos partisans, c’est que la saison n’a jamais été amusante, a dit Bergevin. Nous n’avons jamais joué en équipe, nous n’avons pas été compétitifs chaque soir. Nous avons été compétitifs par moments. [...] Nous n’avons jamais été sur la même longueur d’onde et je crois qu’un changement d’attitude pourrait changer beaucoup de choses.

«Si nous ajoutons de meilleurs joueurs, mais que l’attitude ne change pas, nous allons rester dans la même situation.»

Pour cette raison, Molson a affirmé d’entrée de jeu que «le statu quo n’est pas acceptable».

«Nous sommes le club avec la plus riche histoire et pour nos partisans, nous nous devons de ramener le Canadien aux normes d’excellence qui nous ont toujours définis, a ajouté Molson. Nous devons ramener la culture de la victoire que nous n’avons pas vu cette saison.»

Comment y arriver? C’est là où l’aigle à deux têtes du Tricolore est resté plus vague.

Une évaluation complète du personnel de l’équipe aura lieu au cours des prochaines semaines, mais rien de concret n’a été annoncé. Bergevin s’est porté à la défense de son personnel de recruteurs professionnels et amateurs. Il a aussi donné un vote de confiance à l’entraîneur-chef Claude Julien.

Canadien

Pacioretty ne se voit pas ailleurs qu'à Montréal

BROSSARD — De son propre aveu, il a fallu un certain temps à Max Pacioretty à saisir les subtilités et les différences de la vie à Montréal. Il a fini par les comprendre au point où il se voit y passer le reste de ses jours avec sa famille. Si seulement il avait la certitude que son cheminement professionnel ne le mènera pas dans une autre ville de la Ligue nationale de hockey.

Pendant une mêlée de presse qui a duré quelque 22 minutes, Pacioretty a maintes fois répété qu’il aimait tout de Montréal, de son équipe de hockey, de ses exigeantes tâches de capitaine et des partisans qui, affirme-t-il, lui professent leur amour sur une base quotidienne.

«Je l’ai dit tellement souvent; j’aime jouer à Montréal. Je retire beaucoup de fierté à jouer à Montréal, j’ai connu beaucoup de succès en jouant à Montréal et j’en suis très fier», a déclaré Pacioretty en prenant le soin d’ajouter qu’il y vit à longueur d’année et qu’il s’y est investi.

«Dans un monde idéal, je veux être un Canadien de Montréal pour le reste de ma vie. Mais nous savons que les choses ne sont pas idéales en ce moment. De toute évidence, les choses vont changer. Je ne pas ce qui va arriver et l’avenir nous le dira», a ajouté Pacioretty, lors de la journée réservée au bilan de fin de saison du Canadien, à Brossard.

Après avoir été mêlé à des rumeurs d’échange pendant tout le mois de février — des rumeurs qui l’ont dérangé, a-t-il de nouveau reconnu — Pacioretty n’a pas été en mesure d’affirmer qu’il avait reçu un engagement de la part des dirigeants de l’équipe quant à son avenir avec le Canadien.

«Je ne suis pas certain. Je ne sais pas quoi répondre à ça. Peut-être allez-vous devoir leur demander. Si je répondais à ça, ce serait de la spéculation.»

Si Pacioretty n’est pas certain du niveau d’engagement de la direction de l’équipe à son endroit, il est persuadé que la grande majorité des amateurs sont derrière lui.

«À l’extérieur de ce cercle, tout est positif et je suis vraiment sincère. Je suis dans la ville tous les jours, et si ce n’était pas positif, je ne serais pas dans la ville tous les jours. Je reçois tellement d’appuis de la part des amateurs. Ils me disent tous qu’ils m’aiment et en 10 ans, je n’ai jamais eu une seule rencontre désagréable», a-t-il déclaré.

Malgré tout son amour pour Montréal, il sait aussi que le rendement de l’équipe et le sien cette saison n’ont pas atteint les normes escomptées. Or, dans de telles circonstances, a-t-il noté, toutes les personnes impliquées doivent trouver des réponses afin d’expliquer ce qui s’est passé.

«Comme nous le savons tous, le hockey a été inférieur aux attentes, mon jeu aussi. Ce fut une année très difficile pour moi, et j’en prends l’entière responsabilité. J’ai connu une mauvaise saison. Une très mauvaise saison. Ça ne m’est jamais arrivé sur le plan des statistiques. Et je vais devoir vivre avec ça.»

Si jamais Pacioretty devait avoir disputé son dernier match dans l’uniforme du Canadien, il veut que les amateurs sachent que Montréal est devenue sa ville.

«Ce que je vous ai dit plus tôt, c’est quelque chose que j’avais en tête depuis longtemps. Je sais que les amateurs m’aiment parce que je l’entends des fans et non de quelqu’un qui me dit que les fans pensent ainsi. Et j’adore ça ici. D’une manière ou d’une autre, je vais probablement toujours vivre dans cette ville, que ce soit durant l’été ou à la fin de ma carrière. J’aime tout de cette ville et j’adore jouer au hockey ici. Nous sommes tellement à l’aise avec le mode de vie ici. Ça m’a pris un certain temps à m’y habituer. Je ne dirais pas que c’était un choc des cultures, mais c’est une ville avec un cachet davantage européen et je ne le réalisais pas au départ, car j’étais plus jeune et je venais des États-Unis. Mais nous sommes tombés en amour avec cette ville, et que je joue ici ou non, je vais probablement toujours dire que Montréal sera ma ville.»

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LENT DÉPART COÛTEUX

Canadien

McCarron, Rychel et Lernout sont cédés au Rocket

MONTRÉAL - Le Canadien a prêté trois joueurs au Rocket de Laval pour la fin de la saison dans la Ligue américaine, soit les attaquants Michael McCarron et Kerby Rychel, de même que le défenseur Brett Lernout.

L’équipe en a fait l’annonce dimanche, au lendemain de son dernier match de la saison contre les Maple Leafs à Toronto.

Les trois joueurs ont porté l’uniforme du Rocket au cours de la présente saison.

McCarron a obtenu son premier point cette saison avec le Canadien à son dernier match - son 18e de l’année avec le grand club - en obtenant une mention d’aide sur le premier but des siens, samedi, à Toronto.

Quant à Rychel, il a pris part aux quatre derniers matchs du Tricolore, récoltant un but et une mention d’aide.

Lernout a effectué deux séjours à Montréal au cours de la campagne, dont tous les matchs depuis son dernier rappel. Il a donc disputé 15 matchs d’affilée, amassant une mention d’aide au passage.

Les trois joueurs sont rentrés à Montréal après la rencontre de samedi soir et prendront part au prochain entraînement du club-école du CH.

Canadien

CH: saison complétée... dans la médiocrité

TORONTO — La saison de misère du Canadien a finalement pris fin avec une 40e défaite en temps réglementaire, un record d'équipe, alors que la formation montréalaise a baissé pavillon 4-2 face aux Maple Leafs de Toronto, samedi.

Après s'être sauvé la face avec une défaite en prolongation et une victoire plus tôt cette semaine, les joueurs du Tricolore ont vu l'édition 2017-18 s'ajouter dans le livre des records du Canadien aux côtés de celles de 1983-84 et de 2000-01, au chapitre des défaites à la régulière.

«Au début de la saison, on savait qu'on faisait des changements pour le futur, a mentionné l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. On s'attendait à faire face à des défis en cours de route, mais il y en a eu beaucoup plus que ce à quoi on s'attendait, à cause des blessures. [...] Mais on va se retrousser les manches et on espère que la malchance qui nous a suivis est maintenant chose du passé.»

Auston Matthews a amassé un but et une aide pour les Maple Leafs (49-26-7), tandis que Zach Hyman, Nazem Kadri et Patrick Marleau ont fait bouger les cordages en troisième période. Jake Gardiner a récolté deux aides et Frederik Andersen a repoussé 31 lancers.

Daniel Carr et Jeff Petry, en fin de rencontre en avantage numérique, ont répliqué pour le Canadien (29-40-13). Carey Price a cédé quatre fois contre 30 tirs.

Après avoir balayé sa série saisonnière face aux Maple Leafs lors de trois campagnes consécutives, le Canadien a subi la même médecine cette saison. La dernière fois que le Canadien avait été balayé par les Leafs, c'était en 1992-93 (0-2-0).

«Selon mon expérience personnelle, on apprend plus dans les moments difficiles que dans les moments faciles, a dit Julien. Et qu'on soit un joueur ou un entraîneur, on ne cesse jamais d'apprendre. On va retirer une leçon de cette saison et on va essayer d'en prendre avantage.»

Le Canadien termine la saison au 14e rang de l'Association de l'Est et ne sera pas des séries éliminatoires pour une deuxième fois en trois ans. Le propriétaire Geoff Molson a déjà mentionné que chaque aspect de l'équipe sera évalué et qu'il devrait y avoir des changements.

Pas de taille

Il a fallu attendre un premier avantage numérique pour voir une équipe véritablement cogner à la porte, et ce sont les Maple Leafs qui sont passés à l'action. Quelques instants après que Gardiner eut atteint la barre horizontale, Matthews a profité d'une remise parfaite de William Nylander pour ouvrir la marque après 18:05 de jeu.

Le Canadien a bousillé deux occasions en avantage numérique lors du deuxième vingt. Alex Galchenyuk a raté un filet ouvert, puis Brendan Gallagher a été frustré deux fois par Andersen.

Carr a finalement créé l'égalité avec 3:56 à faire à l'engagement. Il a frappé une rondelle au vol après que Michael McCarron eut fouetté avec peu d'aplomb un retour accordé par Andersen sur un puissant lancer sur réception de Kerby Rychel.

Price a permis au Tricolore de rentrer au vestiaire dans une impasse en sortant la mitaine aux dépens de James van Riemsdyk avec un peu plus de deux minutes à faire à la période.

Ce n'était que partie remise pour les locaux, puisque Hyman a redonné les devants aux Leafs après seulement 37 secondes de jeu en troisième période. Il a profité d'un retour à la suite d'un tir sur réception de Matthews.

Kadri a ajouté un but d'assurance, encore en avantage numérique, avec 2:50 à faire à la partie. Ce but s'est transformé en but vainqueur quand Petry a fait mouche, lui aussi en avantage numérique, avec 40 secondes à écouler. Marleau a finalement profité d'une bévue de Price devant son filet pour compléter la marque avec moins de 10 secondes à faire.

Canadien

Deslauriers marque deux fois, Montréal gagne 4-3

DETROIT — Nicolas Deslauriers pourrait avoir l'envie de demander une modification au calendrier de la saison régulière pour que le Canadien de Montréal joue plus souvent face aux Red Wings de Detroit.

Le coriace attaquant a marqué deux buts et il a été l'artisan d'une victoire de 4-3 jeudi soir au Little Caesars Arena.

Deslauriers a inscrit le premier but de la rencontre à 5:46 de la première période, lorsqu'il a fait dévier un tir du défenseur Noah Juulsen derrière le gardien Jared Coreau.

Il a complété son doublé avec un peu plus de cinq minutes à écouler au deuxième vingt, en marquant son 10e but de la saison sans aide.

Il s'agissait de son deuxième match de deux buts cette saison, alors qu’il avait également marqué deux fois le 19 décembre à Vancouver, face aux Canucks.

Deslauriers a amassé cinq points en quatre parties face aux Red Wings cette saison.

«Ç'a été une bonne saison pour Nicolas, a noté l'entraîneur-chef Claude Julien. C'est un gars qui ne joue pas nécessairement en avantage numérique. Ses buts viennent à cinq contre cinq. Ce sont des situations où on a besoin de marquer plus de buts et il fait son travail de ce côté-là. Je pense qu'il réalise aussi quel est son rôle et il le fait bien. Je suis content pour lui.»

Deslauriers a obtenu l'aide de Brendan Gallagher, auteur de son 31e but de la saison, et d'Artturi Lehkonen, qui a inscrit ce qui est devenu le filet victorieux à 2:23 du troisième vingt.

«Pour gagner des matchs, tu as besoin de buts à des moments opportuns, des moments importants dans le match et c'est ce que Lehkonen a fait», a noté Julien.

Pour Lehkonen, il s'agissait de son 12e de la saison et d'un septième à ses 14 dernières rencontres. Selon l'entraîneur-chef du Canadien, les statistiques de Lehkonen n'ont rien à voir avec la supposée guigne de la deuxième année.

«Il a manqué beaucoup de temps en début de saison, et ça lui a pris du temps à rattraper l'équipe et les autres équipes dans la ligue, a rappelé Julien. Ce n'est pas facile et on le voit avec [David] Schlemko aussi. Quand tu es absent au début de saison pendant un bon bout de temps, ça devient difficile à rattraper. C'est ce qu'on voit dans Lehkonen. Il semble qu'il a plus ou moins rattrapé et on commence peut-être à voir ce qu'on a vu chez lui l'an dernier.»

Balayage

La riposte des Red Wings est venue de Dylan Larkin (15e), Tyler Bertuzzi (7e) et Darren Helm (13e) aux dépens d'Antti Niemi, qui a fait face à 26 tirs, deux de moins que Coreau.

Le but de Helm est survenu seulement 46 secondes après celui de Lehkonen. Les Red Wings ont cependant été incapables d'ajouter le filet égalisateur.

Il s'agit d'une 11e victoire pour le Canadien à l'étranger, et d'une troisième seulement depuis le début du mois de mars.

Avec ce gain, le Canadien a balayé la série de quatre matchs face aux Red Wings.

Malgré cela, ces derniers conservent une avance d'un point sur les hommes de Claude Julien.

Détenteurs d'une fiche de 30-39-12, les Red Wings occupent le 26e rang du classement général avec 72 points, un devant le Canadien (29-39-13).

Toutefois, la formation montréalaise est assurée de glisser d'au moins un rang à la fin de la soirée puisque les deux clubs immédiatement derrière elle, les Canucks de Vancouver (70 points) et les Coyotes de l'Arizona (69 points), s'affrontent jeudi soir.

Les Red Wings compléteront leur calendrier régulier samedi en accueillant les Islanders de New York pendant que le Tricolore rendra visite aux Maple Leafs de Toronto au Centre Air Canada.

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LES CINQ MOMENTS DU MATCH

Voici cinq moments marquants du match disputé jeudi soir au Little Caesars Arena entre le Canadien de Montréal et les Red Wings de Detroit.

1) Deslauriers ouvre la marque

Enlisé dans une léthargie qui l'avait vu récolter un but et une aide en 28 matchs, Nicolas Deslauriers a inscrit son 9e but de la saison à 5:46 du premier vingt lorsqu'il a fait dévier un tir du défenseur Noah Juulsen derrière Jared Coreau. Le dernier filet de Deslauriers remontait au 15 mars contre les Penguins de Pittsburgh.

2) Larkin mystifie la défensive du Canadien

Les partisans des Red Wings ont peut-être été les témoins de l'un des plus beaux buts de la saison de la part de l'un des leurs. L'honneur est allé au jeune et talentueux Dylan Larkin alors qu'il restait 70 secondes à écouler au premier vingt. Larkin a d'abord bafoué le défenseur Karl Alzner avec une brillante feinte avant d'entrer en zone du Canadien, avant de se détacher de Logan Shaw et de Kerby Rychel. Une fois seul devant Antti Niemi, Larkin a déjoué le gardien du Tricolore à l'aide d'un tir du revers pour son 15e de la saison.

3) Les Red Wings brisent l'égalité

On ne sait trop si le but tardif de Dylan Larkin les a fouettés, mais toujours est-il que les Red Wings ont amorcé la deuxième période avec force et pris les devants pour la première fois du match. Après que le gardien Antti Niemi eut bloqué un tir du défenseur Niklas Kronwall, la rondelle s'est retrouvée dans le coin gauche de la patinoire, sur la lame du bâton de Henrik Zetterberg. Le vétéran suédois a habilement repéré Tyler Bertuzzi, qui s'était libéré de la surveillance de Karl Alzner, et ce dernier a battu le gardien du Canadien à l'aide d'un tir sur réception sur lequel Niemi n'a rien pu faire après à peine deux minutes de jeu.

4) De retour à la case départ

Non seulement Brendan Gallagher a-t-il atteint le cap des 30 buts en saison, plusieurs d'entre eux ont été inscrits à des moments cruciaux de matchs. Ce fut encore le cas jeudi soir, en milieu de deuxième période. Gallagher a d'abord bloqué, un peu par chance, une tentative de passe d'Anthony Mantha de la pointe gauche. Ce jeu a permis à Gallagher de s'échapper à deux contre zéro en compagnie de Jonathan Drouin. Une fois dans le territoire adverse, Gallagher a passé la rondelle à Drouin, à sa droite. Ce dernier a choisi le bon moment pour remettre le disque à Gallagher qui a logé la rondelle derrière Jared Coreau.

5) Et de deux pour Deslauriers!

Exactement trois minutes après le but de Brendan Gallagher, le Canadien a repris l'avance dans la rencontre. Comme ce fut le cas sur le but précédent, un revirement des Red Wings, celui-là par Frans Nielsen, en zone du Tricolore a été à l'origine du but. Nicolas Deslauriers a profité de la bourde de Nielsen pour s'emparer de la rondelle et se diriger vers la zone adverse sur le flanc droit. Patient, Deslauriers a vu une ouverture entre les jambières de Jared Coreau et a marqué son 10e but de la saison.

Canadien

Nikita Scherbak souffre d’une commotion cérébrale

BROSSARD — Le fléau des commotions cérébrales continue de frapper le Canadien de Montréal. Nikita Scherbak est devenu mercredi au moins le cinquième porte-couleurs du Tricolore à devoir prendre congé pour cette raison en 2017-2018.

L’équipe l’a annoncé via son compte Twitter au moment où les joueurs prenaient part à une dernière séance d’entraînement cette saison au Complexe sportif Bell.

Les circonstances entourant la blessure du jeune attaquant russe ne sont pas claires. Ce qui est sûr, c’est que Scherbak a joué jusqu’en milieu de troisième période face aux Jets de Winnipeg.

«On n’est pas au courant du moment où c’est arrivé. J’ai découvert la nouvelle après le match», a fait savoir Claude Julien.

Au passage, Julien a confirmé que Scherbak n’accompagnerait pas ses coéquipiers sur le vol en direction de Detroit.

«On en a eu plus peut-être qu’on aurait voulu, a reconnu Julien. Je crois que la Ligue nationale fait un bon effort pour minimiser ces choses-là. Ça décrit quand même notre saison. Ç’a n’a pas été facile. Je ne suis pas au courant du nombre de joueurs qui ont eu des commotions (cérébrales) cette année, mais il y en a eu plusieurs.»

Jusqu’à maintenant cette saison, la liste de joueurs du Canadien mis sur la touche à la suite de commotions cérébrales inclut Ales Hemsky, Al Montoya, Phillip Danault et Carey Price. Ensemble, ces quatre joueurs ont raté 124 parties, incluant 72 pour Hemsky.

De nombreux observateurs ont également cru qu’Andrew Shaw avait subi une commotion cérébrale après sa violente collision avec Greg Pateryn des Stars de Dallas, le 13 mars. Toutefois, le Canadien n’a jamais annoncé cette blessure comme une commotion cérébrale, bien que Shaw ait remisé son équipement pour de bon cette saison.

«Je ne suis pas totalement au courant de la façon dont ç’a été noté, a déclaré Julien au sujet de Shaw. Je sais que ç’a été un coup à la tête et je sais aussi que son genou a été amoché.»

Interrogé sur le phénomène, Charles Hudon a rappelé l’importance d’être aux aguets en tout temps.

«C’est difficile de voir tomber les joueurs comme ça. Je n’ai pas vu ce qui est arrivé. Maintenant, c’est devenu presque banal, les mises en échec qui peuvent provoquer une commotion. Il faut faire attention à notre santé, il faut faire attention à notre tête. C’est ça qui est le plus important.»

Selon Hudon, les changements qui ont touché le hockey au fil du temps sont l’une des raisons pouvant expliquer la recrudescence des commotions cérébrales.

«Les mises en échec arrivent de plus en plus vite et c’est difficile de ne pas avoir de commotion cérébrale. Ce n’est pas nous qui contrôlons ça.»

L’enjeu : la loterie

Le Canadien et les Red Wings croiseront le fer jeudi dans une rencontre sans signification, si l’on exclut le tirage au sort en vue de la «loterie Rasmus Dahlin».

Après avoir laissé filer une avance de 4-1 pour finalement perdre 5-4 en prolongation contre les Blue Jackets de Columbus mardi, les Red Wings occupent le 26e rang du classement général avec 72 points.

Quant au Canadien, il se classe au 29e échelon à égalité avec les Coyotes de l’Arizona, avec une récolte de 69 points. Techniquement, les Coyotes devancent le Tricolore en raison de leurs 27 victoires acquises en temps réglementaire ou en prolongation, excluant celles en tirs de barrage.

Le Canadien, qui compte 26 victoires avant la fusillade, ne peut pas terminer plus bas qu’au 30e rang puisque les Sabres de Buffalo, bons derniers dans la LNH, peuvent amasser un maximum de 68 points.

Avec 65 points et 79 parties au compteur, les Sénateurs d’Ottawa peuvent encore rattraper le Tricolore. Après leur visite à Buffalo mercredi, la troupe de Guy Boucher jouera à Pittsburgh vendredi et à Boston samedi.

Dans sa position actuelle, le Canadien a 11,5 % des chances de mettre la main sur le premier choix du repêchage. Les Sabres se situent à 18,5 % et les Sénateurs à 13,5 %.

Paul Byron, qui a pris congé d’entraînement mercredi pour se soumettre à des traitements, sera du match contre les Red Wings.

C’est moins certain dans le cas de Hudon. Blessé au bas du corps, il n’a pas affronté les Jets.

«Ce n’est pas moi qui prend la décision. Je pense que Claude sait que je veux toujours être dans l’alignement, que je veux toujours jouer. On verra. Les thérapeutes aussi prennent la décision pour me protéger», a noté Hudon.

Antti Niemi sera le gardien partant.

Les hommes de Claude Julien clôtureront leur saison à Toronto, samedi.

Lundi à Brossard, ce sera la journée réservée au bilan des joueurs. Aucune journée n’a encore été confirmée pour le post-mortem de la direction de l’équipe.

Canadien

Record pour Price dans la défaite

MONTRÉAL — C’était soir de reconnaissance mardi au Centre Bell, et le Canadien a failli offrir à ses fidèles partisans un scénario auquel ils n’ont pas goûté souvent cette saison : une remontée victorieuse.

Après avoir effacé des reculs de 0-3 et 3-4, le Canadien a subi un revers de 5-4 en prolongation face aux Jets de Winnipeg lors de son dernier match local du calendrier 2017-2018. Le but décisif a été l’œuvre de Kyle Connor, son 30e de la saison, après trois minutes de jeu à la période supplémentaire. 

En déposant la rondelle au centre de la glace entre Jacob De La Rose et Bryan Little après l’hymne national canadien, l’arbitre Graham Skilliter a du même coup confirmé le passage de Carey Price à la postérité dans l’histoire du Canadien, alors qu’il a devancé l’illustre Jacques Plante avec son 557e match en carrière avec l’équipe. L’exploit a été souligné par la présentation d’une vidéo lors de la première pause commerciale, accompagnée de messages de félicitations de Patrick Roy, en anglais, et de Ken Dryden, dans les deux langues, et une chaleureuse ovation du public.

Même les joueurs des Jets au banc des joueurs se sont levés et ont tapé du bâton sur la rampe pour souligner le fait d’armes. Le gardien de 30 ans a remercié la foule de sa main et a longé le banc des joueurs du Canadien pour recevoir les félicitations de ses coéquipiers.

La soirée a également été spéciale pour deux recrues, qui ont marqué leur premier but dans la LNH à 24 secondes d’intervalle. À son deuxième match dans la grande ligue, Kerby Rychel a d’abord permis au Canadien de niveler le pointage 3-3 en troisième période. Sami Niku, à son premier match dans la LNH, a toutefois bénéficié d’un rebond en sa faveur pour déjouer Price entre les jambes.

Price a bloqué 27 tirs, cédant également devant Patrik Laine — son 44e — Nikolaj Ehlers et Jack Roslovic. Artturi Lehkonen (11e), Paul Byron et Alex Galchenyuk (19e), tard en troisième période, ont aussi déjoué Steve Mason, qui a fait face à 39 rondelles.

20e but de Byron

Byron a atteint le plateau des 20 buts pour une deuxième saison d’affilée. Brendan Gallagher a récolté une passe sur le jeu. Avant le match, Claude Julien avait eu de bons mots pour les lauréats du trophée Jacques-Beauchamp-Molson et de la Coupe Molson.

«Ce sont deux joueurs qui ne sont pas à 100 %, mais par leur volonté, par leur désir, ils veulent faire partie de la solution. Ce ne sont pas des joueurs qui se sont cachés parce que les choses n’allaient pas bien. Au contraire. Ils se sont montrés de bons leaders et ils méritent certainement de tels honneurs.»

Vaincus par le Tricolore en prolongation au début de novembre, les Jets sont arrivés à Montréal après avoir battu les Sénateurs d’Ottawa lundi soir, et avec une formation solidement implantée en deuxième place de la puissante section Centrale. Avec de minces chances mathématiques de rattraper les Predators de Nashville, l’entraîneur-chef Paul Maurice a prôné la prudence.

Au passage, il a probablement déçu de nombreux adeptes de pools de hockey en laissant de côté le capitaine Blake Wheeler et le centre Mark Scheifele, ses deux attaquants les plus productifs. Il a aussi donné congé au gardien Connor Hellebuyck.

Le Tricolore mettra un terme à sa saison avec des matchs à Detroit et à Toronto, jeudi et samedi.

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CINQ MOMENTS MARQUANTS

Carey Price passe à l’histoire

En déposant la rondelle au centre de la glace entre Jacob de la Rose et Bryan Little après l’hymne national canadien, l’arbitre Graham Skilliter a du même coup confirmé le passage de Carey Price à la postérité dans l’histoire du Canadien alors qu’il a devancé l’illustre Jacques Plante avec son 557e match en carrière avec l’équipe. Pour Price, il s’agissait d’une 301e partie au Centre Bell où il présentait un dossier de 162-90-46 avec une moyenne de buts alloués de 2,29 et un taux d’efficacité de ,923 avant d’affronter les Jets. L’exploit a été souligné par la présentation d’une vidéo lors de la première pause commerciale, accompagnée de messages de félicitations de Patrick Roy, en anglais, et de Ken Dryden, dans les deux langues, et une chaleureuse ovation du public. Même les joueurs des Jets au banc des joueurs sont levés et ont tapé du bâton sur la rampe pour souligner le fait d’armes. Price a remercié la foule de sa main et a longé le banc des joueurs du Canadien pour recevoir les félicitations de ses coéquipiers.

Canadien

Des honneurs pour Byron et Gallagher

Paul Byron passe de moins en moins inaperçu dans la Ligue nationale de hockey, ce qui ne l’empêche pas d’accumuler les mentions visant à récompenser sa contribution parfois effacée avec le Canadien de Montréal.

Pour la deuxième fois en trois saisons, Byron a été choisi mardi à titre de lauréat du trophée Jacques-Beauchamp-Molson.

Par ailleurs, l’ailier Brendan Gallagher a remporté la Coupe Molson, qui honore le joueur de l’équipe ayant amassé le plus de points au classement des trois étoiles.

Byron a été élu lors d’un scrutin auprès des médias affectés à la couverture de l’équipe. Il a obtenu un total de 75 points et a devancé Nicolas Deslauriers (68 points) et Antti Niemi (62 points).

Créé en 1981 en l’honneur d’un ancien grand journaliste, le trophée Jacques-Beauchamp-Molson est remis au joueur ayant eu un rôle déterminant au sein de l’équipe pendant la saison régulière, sans toutefois en retirer d’honneur particulier. Phillip Danault avait reçu cet honneur la saison dernière. Byron l’avait précédé en 2015-2016.

À sa troisième saison complète avec le Canadien, Byron avait inscrit 19 buts et 15 aides en 78 matchs avant la rencontre entre le Tricolore et les Jets de Winnipeg, mardi soir. Originaire d’Ottawa, Byron a réussi son premier tour du chapeau en carrière le 2 décembre contre les Red Wings de Detroit.

«C’est un honneur, c’est sûr! C’est toujours une agréable sensation de recevoir une reconnaissance du genre. Il y a encore beaucoup de travail à faire, et j’espère que l’année prochaine sera meilleure et que nous allons participer aux séries éliminatoires», a déclaré Byron, en français.

Candidat du Canadien au trophée Bill-Masterton l’an dernier pour sa persévérance, Byron a l’impression de faire mentir tous ceux qui doutent de ses capacités. Il l’admet : il en retire une certaine satisfaction.

«Quand je suis arrivé ici, il n’y avait pas beaucoup de gens qui savaient quel genre de joueur j’étais. Beaucoup m’ont dit que je n’étais qu’un joueur de quatrième trio, un plombier. Je sais que je vaux plus que ça. Je suis capable de jouer sur n’importe quel trio. J’aime beaucoup mes années ici à Montréal et j’espère que la prochaine année sera aussi bonne que les deux dernières.»

Trophée rebaptisé!

Pour sa part, Gallagher a mis la main sur la Coupe Molson pour la première fois de sa carrière.

L’attaquant de 25 ans s’est adjugé la Coupe Molson grâce à 15 sélections parmi les trois étoiles d’un match. Il a accumulé 30 points au classement de la Coupe Molson. Il a devancé Jonathan Drouin (20) et Niemi (18).