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Repêchage: le Canadien fait le plein de défenseurs

VANCOUVER — Pendant que Marc Bergevin recherche une solution à court terme sur le flanc gauche de sa brigade défensive, son adjoint Trevor Timmins a fait le plein d’espoir à cette position lors de la deuxième journée du repêchage de la LNH.

Après avoir sélectionné l’attaquant Cole Caufield au premier tour la veille, le Canadien de Montréal a utilisé cinq choix pour ajouter des défenseurs gauchers à sa banque d’espoirs.

«Ce n’est pas une coïncidence, a reconnu Timmins au sujet des nombreux défenseurs gauchers repêchés par l’équipe. Nous voulions ajouter des défenseurs. Nous attribuons une valeur importante à cette position.»

Les deux plus intéressants semblent être l’Américain Jayden Struble, choisi en deuxième ronde au 46e rang, et le Suédois Mattias Norlinder, sélectionné au troisième tour au 64e rang.

Struble s’est décrit comme étant un défenseur à caractère offensif doté d’un bon gabarit. Il s’est notamment illustré comme joueur de baseball en participant à la Série mondiale des petites ligues, alors qu’il était joueur de premier but. Côté hockey, il a pris part au tournoi international pee-wee de Québec.

«Si vous pouvez jouer devant autant de personnes à l’âge de 12 ans, vous pouvez le faire maintenant, a dit Struble. Je ne suis pas quelqu’un de nerveux. J’aime avoir un défi devant moi.»

Struble a aussi joué à la crosse et au basketball pendant son enfance.

«Il est un athlète naturel. Un vrai joueur de hockey, un gars intense, a mentionné Timmins à son sujet. Pour vous donner une idée, il est dans le même moule qu’un Charlie McAvoy avec les Bruins de Boston. Il s’implique dans les matchs. Il est fort et patine bien. Shane Churla (le responsable du recrutement amateur chez le Canadien) le qualifie de mâle alpha.»

Struble évoluait pour l’école secondaire St. Sebastian’s dans le Massachusetts la saison dernière. Il a admis que son joueur préféré était Patrice Bergeron et qu’il était un partisan des Bruins.

«C’est un peu malaisant, a-t-il dit en riant. Le Canadien est ma nouvelle équipe préférée!»

Timmins s’attend à ce que Struble poursuive son développement dans la NCAA à l’Université Northeastern la saison prochaine.

De son côté, Norlinder a été présenté par Timmins comme un défenseur de la nouvelle LNH. Un joueur qui patine bien et bouge bien la rondelle.

«L’équipe de MODO dans l’Allsvenskan (la deuxième division suédoise) ne s’attendait pas à ce qu’il soit un joueur régulier, mais il a été rappelé pendant l’automne et a démontré son savoir-faire, a raconté Timmins. Il a joué dans leur top-4 cette saison et nous nous attendons à de grandes choses de sa part.»

En troisième ronde, le Tricolore a aussi mis la main sur le défenseur des Silvertips d’Everett, dans la WHL, Gianni Fairbrother au 77e échelon.

Le Canadien a fait trois autres choix lors du cinquième tour. Il a ajouté le défenseur Jacob LeGuerrier, des Greyhounds du Sault-Sainte-Marie, dans l’OHL, au 126e rang. Il a opté pour l’attaquant Rhett Pitlick, qui jouait à l’école secondaire au Minnesota, au 131e rang. Le Tricolore a ensuite choisi le gardien danois Frederik Nissen Dichow au 138e rang.

Du champ gauche

Timmins y est allé de quelques surprises lors des dernières rondes, un signe que la cuvée 2019 n’était peut-être pas la meilleure.

«Je pense que c’était effectivement le cas. Nous ne le saurons pas vraiment avant quatre ou cinq ans, mais les choix sont rapidement devenus moins intéressants», a reconnu Timmins.

Le gardien Dichow est l’une de ces surprises, alors qu’il n’était pas sur le radar de bien des gens. Il devrait évoluer en Suède à Malmö la saison prochaine.

Au sixième tour, le Canadien a repêché l’attaquant russe âgé de 21 ans Arsen Khisamutdinov avec le 170e choix.

«Notre recruteur en Russie l’aimait beaucoup, a indiqué Timmins. Il a joué un peu dans la KHL, un peu au niveau inférieur. Il lui reste une année à son contrat, mais nous voulons l’amener dans le giron de l’équipe l’année suivante.»

En septième ronde, le Tricolore a réclamé l’attaquant des Saguenéens de Chicoutimi Rafaël Harvey-Pinard au 201e échelon. Au 206e rang, la formation montréalaise a ajouté le défenseur Kieran Ruscheinski, qui a évolué principalement au niveau Midget AAA à Calgary.

«Il mesure six pieds six pouces, mais il est un excellent athlète, a dit Timmins au sujet de Ruscheinski. Il patine très bien.»

Fairbrother, LeGuerrier, Harver-Pinard et Ruscheinski font partie des joueurs que le Canadien avait invités à Montréal pour approfondir leurs recherches.

Un moment fort pour Harvey-Pinard

Harvey-Pinard en était à sa troisième année d’admissibilité. Il a vécu de fortes émotions.

«J’étais dans le salon avec ma famille et on suivait le repêchage, a affirmé Harvey-Pinard au Réseau des sports. On s’est levé et on s’est mis à pleurer ensemble. J’ai encore des frissons, tellement c’est un gros moment pour moi.

«La majorité des joueurs repêchés ont 17 ou 18 ans alors que moi, j’ai joué à mes 19 ans cette saison. Je ne me faisais pas d’attentes pour ne pas être déçu.»

Un peu comme dans le cas de Khisamutdinov, le Canadien a décidé d’utiliser un choix pour Harvey-Pinard afin d’obtenir ses droits avant qu’il puisse bénéficier de l’autonomie.

Il a aidé les Huskies de Rouyn-Noranda à gagner la Coupe Memorial le mois dernier avant d’être échangé aux Saguenéens il y a deux semaines.

«J’aime son intensité, son sens du hockey, qu’il n’abandonne jamais», a dit Timmins au sujet de Harvey-Pinard.

Huit des 10 joueurs repêchés par le Canadien auront l’occasion de faire bonne première impression cette semaine lors du camp de développement. Norlinder, qui s’est fracturé une main à l’entraînement, et Khisamutdinov seront les deux absents.

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Le Canadien entame son calendrier sur la route le 3 octobre contre les Canes

MONTRÉAL - Le Canadien a dévoilé une partie de son calendrier vendredi après-midi, quelques heures avant la séance de repêchage de la LNH.

Il entamera sa saison 2019-20 sur la route, en rendant visite aux finalistes dans l'Association Est, les Hurricanes de la Caroline, le 3 octobre.

Le Tricolore présentera ensuite son match d'ouverture local au Centre Bell le 10 octobre, contre les Red Wings de Detroit.

Le CH a terminé la dernière saison au neuvième rang de l'Est, en vertu d'une fiche de 44-30-8, et n'a donc pas participé aux séries éliminatoires de la LNH.

Les champions en titre de la Coupe Stanley, les Blues de St. Louis, croiseront le fer avec les Capitals de Washington le 2 octobre.

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Repêchant 15e, le Canadien ignore quels joueurs seront alors disponibles

VANCOUVER — L’an dernier, le Canadien avait invité à souper Jesperi Kotkaniemi et un autre espoir avant le repêchage de la LNH. Cette fois, si la formation montréalaise avait voulu répéter l’exercice avec tous les espoirs sur lesquels elle a dû faire ses devoirs, la facture aurait été beaucoup plus élevée.

Contrairement à juin dernier, quand le Tricolore détenait le troisième choix du repêchage, Trevor Timmins et son équipe ont dû ratisser beaucoup plus large dans leur préparation puisque le Canadien détient le 15e choix. Il est donc beaucoup plus difficile de savoir quels joueurs seront encore disponibles quand viendra leur tour de prendre la parole.

«Nous avons fait un travail approfondi sur au moins 20 espoirs pour le 15e choix, a indiqué Timmins, qui supervise le recrutement amateur dans son rôle de directeur général adjoint. Nous recherchons des joueurs qui sont très compétitifs, confiants et motivés.»

Il a été difficile d’en obtenir plus de la bouche de Timmins à la veille de la présentation de la première ronde du repêchage, à Vancouver. Attaquant ou défenseur? De quelle origine? Le Canadien pigera-t-il dans la LHJMQ?

«J’ai dit par le passé que nous accordons beaucoup de valeur aux défenseurs offensifs et aux centres, a reconnu Timmins. Un centre peut toujours jouer à l’aile. Un ailier marqueur a aussi une valeur importante.»

En raison des lacunes du Canadien sur le flanc gauche de sa brigade défensive, il est peut-être facile de s’imaginer voir le directeur du recrutement amateur Shane Churla nommer Cam York ou Thomas Harley lorsqu’il se rendra sur le podium du Rogers Arena. Encore là, la direction du Tricolore est consciente qu’il serait étonnant que le joueur choisi vendredi se taille un poste avec le grand club dès septembre.

Appelé à commenter l’état plus général de son équipe, Marc Bergevin a joué la carte de la prudence.

«Je regarde toujours pour ajouter, mais je dois être responsable, a dit le directeur général du Tricolore. Le plafond salarial n’augmentera pas autant que nous le pensions. Et nous avons des jeunes qui devront éventuellement signer de nouveaux contrats - Jesperi Kotkaniemi, Max Domi et même un Ryan Poehling.

«Je ne voudrais pas avoir à échanger un jeune dans trois ans parce que j’ai donné un contrat à un joueur autonome dans une semaine et qu’il n’est pas échangeable.»

Bergevin l’a souvent répété depuis son arrivée chez le Canadien en 2012, la journée de l’ouverture du marché des joueurs autonomes, le 1er juillet, représente souvent la journée où le plus de mauvais contrats sont donnés dans le monde du hockey.

Puisque le Canadien a raté les séries par seulement deux points le printemps dernier et puisque le succès en saison régulière ne garantit pas un long parcours en séries - parlez-en au Lightning de Tampa Bay -, Bergevin ne tient pas nécessairement à accélérer la progression de sa troupe.

«J’aime la direction vers laquelle l’équipe s’en va, a dit Bergevin. Nous avons fait un gros pas vers l’avant. Nous avons misé sur la vitesse et la jeunesse. La progression de l’équipe a surpris beaucoup de monde la saison dernière. Nous arrivons ici avec la même direction - jeunesse et rapidité.»

En plus du 15e choix au total, le Canadien possède neuf autres choix au repêchage cette année: deux en deuxième ronde (46e et 50e), un en troisième (77e), un en quatrième (108e), trois en cinquième (131e, 136e et 138e), un en sixième (170e) et un en septième et dernière ronde (206e).

«Je dis toujours qu’on ne peut pas analyser un repêchage avant qu’il ait lieu. Vous devez attendre quatre, cinq ou six ans, a insisté Timmins. Il y a toutefois de bons espoirs en première ronde et même tôt en deuxième.»

York? Harley? L’attaquant Raphaël Lavoie? On saura enfin vendredi soir quel joueur a séduit le Canadien comme Kotkaniemi l’a fait l’an dernier.

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Montréal accueillera le repêchage de la LNH en 2020 [VIDÉO]

Montréal accueillera le repêchage de la Ligue nationale de hockey l'année prochaine. L'événement se tiendra au Centre Bell, les 26 et 27 juin 2020.

La métropole québécoise présentera l'événement pour la 27e fois. Le repêchage a été tenu à l'extérieur de Montréal pour la première fois en 1985, soit au Palais des congrès du Toronto métropolitain. Montréal a été le théâtre du repêchage pour la dernière fois en 2009, l'année du centenaire du Canadien de Montréal. Les Islanders de New York avaient alors fait de John Tavares le premier choix. Le Canadien avait pour sa part opté pour Louis Leblanc au 18e rang.

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Le CH aura connu des hauts et des bas sous le régime de Geoff Molson

À peine dix jours après l'annonce de la vente du Canadien à la famille Molson, la formation montréalaise subissait une transformation comme rarement vue auparavant. Le 30 juin 2009, l'équipe obtenait l'attaquant Scott Gomez des Rangers de New York.

Le lendemain, le directeur général Bob Gainey s'entendait notamment avec les joueurs autonomes Brian Gionta et Mike Cammalleri, après avoir décidé de laisser partir les populaires Saku Koivu et Alex Kovalev sur le marché.

Canadien

Max Domi inspire de jeunes diabétiques

Max Domi a parlé de hockey mardi matin, dans un environnement plutôt inhabituel. Il a touché à des thèmes typiques du sport national canadien, comme le courage, la persévérance, la force de caractère. Mais il l’a fait dans un contexte de lutte de tous les instants contre un ennemi bien plus coriace et inlassable que n’importe quel adversaire du Canadien de Montréal : le diabète de type-1.

Charmant et charmeur à la fois, Domi a consacré environ trois quarts d’heure à 13 jeunes - un nombre qui n’a rien à voir avec le hasard quand on sait quel numéro il porte avec le Tricolore - qui, comme lui, sont aux prises avec une maladie qui requiert une attention de tous les instants.

Un après l’autre, ces filles et garçons, dont l’âge pouvait varier entre 7 et 17 ans, ont pu questionner Domi sur sa propre bataille avec le diabète de type-1, une maladie dont il a reçu le diagnostic à l’âge de 12 ans.

Détendu, souriant et parfois blagueur, Domi a répondu avec générosité aux questions de ces jeunes qui s’abreuvaient de chacune de ses paroles. C’était notamment le cas de Laurie Lépine, une adolescente de 17 ans qui aspire à devenir une vétérinaire et qui vit avec le diabète de type-1 depuis six ans maintenant.

La jeune dame avoue qu’elle était déjà une fan de Domi, même si elle ne l’avait jamais vu en personne avant mardi matin. Après coup, son admiration pour Domi semblait avoir décuplé, surtout qu’elle disait en avoir appris sur sa vie au quotidien avec la maladie, notamment sur la prise en charge du taux de sucre.

«Tout ce qu’il dit, c’est juste l’espoir. C’est tellement beau comment il donne son énergie à tout le monde, comment il propage son message. C’est sincèrement incroyable. Juste le fait qu’il vienne ici aujourd’hui avec un horaire sûrement très complet, ça montre à quel point il est une bonne personne», a-t-elle témoigné après l’événement.

Choc culturel

Laurie et les 12 autres jeunes ont entendu Domi parler du moment où il a appris la nouvelle, «un choc culturel qui vient vous secouer», a-t-il illustré, de sa vie au quotidien depuis ce jour, du rôle que ses parents ont joué, de l’importance de la période de 24 heures qui précède chaque match auquel il doit participer, de l’influence de Bobby Clarke, une ancienne légende des Flyers de Philadelphie durant les années 70 qui, comme Domi, a joué dans la LNH malgré ce même handicap.

Surtout, ils l’ont entendu dire qu’il n’y a aucune raison de se laisser abattre et de ne pas réaliser ses rêves, peu importe lequel.

«Il y a peu de choses que vous ne pouvez pas faire à cause du diabète de type-1. J’en suis la preuve vivante», a déclaré Domi, qui prenait part à une activité visant à promouvoir la Marche pour la guérison du diabète de la Fondation de la recherche sur le diabète juvénile (FRDJ), à laquelle il participera le 9 juin prochain à Laval.

«Vous pouvez accomplir tout ce que vous désirez. Il s’agit de vous fixer des buts, car c’est l’un des outils les plus importants dans la vie, en général, et de prendre les choses une journée à la fois, étape par étape. Si vous y mettez la volonté, le temps et l’effort et que vous persévérez, vous allez réussir à atteindre vos buts», a ajouté Domi, qui a rédigé un livre sur sa bataille avec le diabète de type-1, livre qui doit paraître au mois d’octobre.

Selon Domi, Clarke est celui qui lui a fait réaliser que son rêve de jouer dans la Ligue nationale n’était pas inatteignable.

«M. Clarke a consacré 30 secondes de l’une de ses journées pour nous saluer, moi et mes coéquipiers quand je jouais à Whitby (en Ontario) et que j’avais 13 ans. Ç’a changé ma vie», a raconté Domi lors d’une mêlée de presse.

«À partir de ce jour, sachant qu’il y était arrivé, je savais que j’allais y arriver. J’allais réaliser mon rêve de jouer dans la LNH. Il a de l’avance sur moi, car il a gagné la coupe Stanley, et c’est l’objectif. Il a mis la barre haute et ce sont de grandes chaussures à remplir. Et comme il l’a fait pour moi, je veux donner aux jeunes, même si ça ne représente qu’une infime fraction de ce qu’il a fait pour moi.»

Tout au long de sa rencontre avec les 13 jeunes, Domi s’est ouvert comme s’il s’était trouvé entre amis intimes. Mais ce qui semblait être une seconde nature mardi ne l’a pas toujours été.

«Lorsque j’étais vraiment jeune, je voulais être normal et j’ai gardé tout ça en dedans. Ça m’a causé plus de stress, plus d’émoi. J’ai décidé de m’ouvrir et j’ai réalisé que plus les gens en savaient à ce sujet, plus ils étaient informés, plus ça rendait ma vie facile. Je viens de finir un livre qui relate mon aventure et il y a eu beaucoup d’apprentissage. Mais vous savez quoi, les choses arrivent pour une raison et je suis chanceux de pouvoir partager mon histoire et essayer de faire une différence dans la communauté.»

Canadien

Le Canadien accorde un contrat de trois saisons au défenseur Brett Kulak

MONTRÉAL — Brett Kulak a saisi sa chance avec le Canadien l’hiver dernier et l’équipe a récompensé le défenseur en lui accordant samedi une prolongation de contrat de trois saisons d’une valeur moyenne annuelle de 1,85 million $ US.

Choix de quatrième tour des Flames de Calgary en 2012, 105e au total, Kulak avait de la difficulté à s’imposer avec les Flames et il était le joueur en trop au sein de la brigade de l’équipe d’Alberta quand le Tricolore l’a obtenu l’automne dernier contre les défenseurs Matt Taormina et Rinat Valiev.

Kulak a été rappelé du Rocket de Laval le 22 novembre et a rapidement gagné la confiance des entraîneurs du Canadien.

«Les deux dernières saisons avaient été difficiles et je n’ai jamais obtenu la chance que j’ai eue à Montréal cette saison, a dit Kulak lors d’un entretien téléphonique avec La Presse canadienne, samedi. J’ai été employé en moyenne pendant plus de 17 minutes et demie par match, ce qui vous permet d’avoir un impact sur le match.

«Pendant mon séjour à Laval, j’ai aussi obtenu beaucoup de temps de jeu et j’ai été employé à toutes les sauces, ce qui était différent des deux saisons précédentes (à Calgary). J’ai retrouvé ma touche et quand j’ai été rappelé, la transition s’est bien déroulée.»

Après son rappel, Kulak a été exclu de la formation du Tricolore à seulement trois reprises, disputant donc 57 des 60 derniers matchs de l’équipe. Il en a profité pour établir des sommets personnels au niveau des buts (6), des mentions d’aide (11), des points (17) et du différentiel (plus-12).

«Je crois avoir progressé pendant la saison. J’ai appris les choses que je pouvais me permettre de tenter ou non, a raconté Kulak, qui est âgé de 25 ans. J’ai souvent été employé contre les meilleurs joueurs adverses et j’ai aussi appris certaines de leurs tendances. Il y a quelques fois où je me faisais battre au début, puis plus tard dans la saison j’étais en mesure de les neutraliser.

«Cette occasion m’a permis de développer énormément mon jeu. J’ai gagné en confiance et ma compréhension du jeu a aussi évolué.»

Kulak a terminé la saison à la gauche de Jeff Petry au sein de la deuxième paire en défensive. Il a aussi été souvent utilisé en compagnie de Shea Weber et de Jordie Benn. Échangé pour une première fois dans sa vie, il s’est vite intégré au sein du groupe et n’a pas hésité à s’engager à long terme avec le Canadien.

Il est aussi conscient que le monde du hockey peut changer rapidement et il ne tient rien pour acquis.

«Geoff Molson m’a envoyé un message texte (samedi matin) et c’est quelque chose que j’ai apprécié, a dit Kulak. Ça démontre l’engagement de l’équipe envers moi et que c’est réciproque. Ça me donne envie de travailler encore plus fort aider l’équipe à gagner.

«Je parlais avec mes parents et ils me rappelaient que rien ne changeait même si j’étais sous contrat pour trois saisons, a-t-il ajouté. Je dois continuer à travailler et les contrats vont suivre. Il n’est pas question de lever le pied. Je veux plutôt peser encore plus fort sur l’accélérateur pour aider l’équipe à gagner une coupe Stanley au cours des trois prochaines années.»

En 158 rencontres dans la LNH avec les Flames et le Canadien, Kulak totalise huit buts et 20 aides.

Sports

Le miracle de la famille Beauchamp

Ancien vice-président du Canadien, Donald Beauchamp, on le sait, a habité Granby une bonne partie de sa jeunesse. Et quand les dirigeants de la Classique de hockey scolaire du Québec ont entendu parler de ce qui était arrivé à son fils Émile, un joueur des Sabres M-17 mineur du Collège Notre-Dame de Montréal, il leur a semblé tout naturel de faire un clin d’œil au garçon et à sa famille.

Mercredi soir, lors de la première soirée du tournoi, Émile a effectué la mise au jeu officielle du match opposant les Sabres M-18 aux Titans du Verbe Divin. Et en voyant l’ado de 15 ans souriant et droit comme un chêne au centre de la glace, il était difficile de croire qu’il a vécu ce qu’il a vécu il y a moins de deux mois.

Canadien

Jordan Weal signe un contrat de deux ans avec le Canadien

MONTRÉAL — Après Nate Thompson la veille, le Canadien de Montréal s'est assuré les services du joueur de centre Jordan Weal. Le directeur général Marc Bergevin lui a consenti une entente à un volet de deux saisons d'une valeur annuelle moyenne de 1,4 millions $.

Acquis fin février des Coyotes de l'Arizona en retour de Michael Chaput, Weal a pris part à 63 rencontres avec le Canadien, les Flyers de Philadelphie et les Coyotes de l'Arizona pendant la saison 2018-2019. Il a égalé un sommet personnel en carrière avec un total de huit buts, dont deux en avantage numérique, et 13 aides pour 21 points.

L'attaquant de cinq pieds 10 et 179 livres a amassé 10 points (4 buts, 6 aides) en 16 matchs avec le Canadien. Il a également maintenu un taux de succès de 55,1 % au cercle des mises en jeu à Montréal, jouant en moyenne 15:35 par match.

En 169 rencontres en carrière en saison régulière dans la LNH, Weal a récolté 54 points (24 buts, 30 passes).

Weal a été un choix de troisième tour des Kings de Los Angeles (70e choix au total) lors du repêchage de la LNH en 2010.