Canadien

Le Canadien ajoute six joueurs de centre à son organisation, dont Samuel Houde

DALLAS — Le Canadien de Montréal a fait le plein de joueurs de centre lors de la séance de sélection de la Ligue nationale de hockey tenue au cours du week-end au American Airlines Center.

Avec une banque de 10 choix modifiée en cours de route par diverses transactions, dont certaines pour des sélections l'année prochaine, le Tricolore a repêché six joueurs de centre samedi, dont le Québécois Samuel Houde en cinquième ronde, au 133e rang.

Le porte-couleurs des Saguenéens de Chicoutimi, qui n'avait pas fait le voyage à Dallas, est le premier joueur du Québec choisi par le Canadien depuis le défenseur Simon Bourque en sixième ronde du repêchage de 2015.

Originaire de Blainville, Houde a marqué 16 buts et récolté 16 mentions d'aide en 54 matchs l'an dernier.

Houde était tellement heureux de la tournure des événements qu'il s'est fait photographier avec un chandail du Canadien alors qu'il se trouvait à Lachenaie.

«J'étais sans mots. Je viens de Montréal, c'est l'équipe de ma jeunesse, que je regardais quand j'étais jeune. C'est la plus grande organisation de l'histoire de la Ligue nationale de hockey», a raconté Houde en entrevue téléphonique avec La Presse canadienne.

Les autres joueurs de centre choisis par le Canadien sont le Suédois Jacob Olofsson, en deuxième ronde, Cameron Hillis, un produit du Storm de Guelph, en troisième ronde, Allan McShane, des Generals d'Oshawa, en quatrième ronde, Cole Fonstad, des Raiders de Prince Albert, en cinquième ronde, et Brett Stapley, de la Ligue junior de la Colombie-Britannique, en septième ronde.

Ces six centres s'ajoutent à Jesperi Kotkaniemi, un attaquant de six pieds, deux pouces et 181 livres choisi au troisième rang vendredi soir.

«C'est une priorité, a déclaré Trevor Timmins, responsable du recrutement chez le Canadien, à l'issue des sept rondes du repêchage.

«Vous regardez ce qui se passe à travers la ligue et les joueurs de centre ont une grande importance. Non seulement ça, mais un joueur de centre peut être déplacé à l'aile. Certains des joueurs de centre que nous avons repêché ont également joué à l'aile. C'est plus facile de déplacer un centre à l'aile que d'essayer de transformer un ailier en joueur de centre à cet âge.»

Par ailleurs, le Canadien a employé le 71e choix, acquis quelques instants plus tôt des Oilers d'Edmonton, pour sélectionner Jordan Harris, un défenseur gaucher de cinq pieds, 10 pouces et 179 livres, originaire du Massachusetts.

En quatrième ronde, le Canadien a ajouté Jack Gorniak, un ailier gauche de cinq pieds, 11 pouces et 177 livres qui provient du Wisconsin.

À l'issue du repêchage, le Canadien a annoncé qu'il avait acquis le choix de cinquième tour des Oilers d'Edmonton en 2019, en retour des droits du gardien Hayden Hawkey.

Un autre Finlandais

En début de journée samedi, le Tricolore avait ajouté deux Européens à sa banque d'espoirs en sélectionnant le Finlandais Jesse Ylonen et le défenseur russe Alexander Romanov avec ses deux premiers choix de la deuxième ronde.

Réclamé au 35e rang, Ylonen est un ailier droit de six pieds et 167 livres qui a récolté 14 buts et 13 mentions d'assistance en 48 matchs à Espoo. Il était classé au 28e échelon parmi les patineurs internationaux selon la Centrale de recrutement de la LNH.

«C'est un jeune joueur doté d'une vitesse phénoménale. Il joue à un rythme très rapide. C'est un jeune que nous aimons beaucoup», a déclaré Timmins.

Visiblement plus timide et moins volubile que Kotkaniemi, Ylonen s'est dit excité de se joindre au Canadien et de se retrouver dans la même organisation que son compatriote.

«Je pense qu'ils aiment mon coup de patin et mes habiletés, a déclaré Ylonen au sujet des dirigeants du Tricolore, qu'il a rencontrés au cours des derniers jours à Dallas.

«D'ici deux ou trois ans, j'espère jouer un rôle offensif avec l'équipe.»

Romanov, choisi au 38e rang, est un défenseur gaucher de cinq pieds, 11 pouces et 185 livres qui a récolté sept buts et sept mentions d'aide en 37 matchs avec le CSKA 2 l'an dernier.

Au Championnat mondial des moins de 18 ans, il a obtenu un but et deux mentions d'aide en cinq rencontres.

Selon Timmins, c'est un joueur auquel le Canadien tenait absolument.

«Tout le monde était excité à notre table, a-t-il raconté. Il est l'un des joueurs que nous avons invités à notre camp d'évaluation en Suède. Il va vous rappeler un peu [Alexei] Emelin, mais un Emelin avec une tonne d'énergie. Attendez de le voir. Il joue déjà comme un professionnel. Il joue avec vitesse et déplace la rondelle rapidement. Je doute qu'il aurait encore été disponible lors de notre choix suivant [56e]. Nous tenions à le repêcher.»

Le choix de Romanov peut surprendre un peu, compte tenu du fait qu'il occupait le 115e rang parmi les patineurs internationaux et qu'il avait glissé de sept échelons depuis la publication du rapport de mi-saison. C'est le dernier des soucis de Timmins.

«La Centrale, c'est la 32e équipe. Il y a 31 autres équipes sur le plancher et chacune a sa liste. C'est la raison pour laquelle nous avons du personnel, pourquoi nous faisons le travail. Nous consacrons beaucoup d'effort, de temps, et nous dépensons beaucoup d'argent pour faire nos devoirs et organiser notre propre camp d'évaluation pour les joueurs qui ne sont pas invités», a répondu Timmins.

Canadien

Selon Bergevin, le Canadien a fait le choix idéal avec Kotkaniemi

DALLAS - Le Canadien de Montréal n’a posé aucun geste spectaculaire lors de la première ronde du repêchage de la Ligue nationale de hockey vendredi soir à Dallas. L’équipe n’a échangé personne et n’a effectué qu’un seul choix, un choix que Marc Bergevin a qualifié d’idéal.

Après plusieurs semaines de spéculations, le Tricolore a finalement sélectionné le joueur de centre finlandais Jesperi Kotkaniemi avec le troisième choix du repêchage de la LNH, vendredi soir.

Outre Kotkaniemi, l’ailier tchèque Filip Zadina et l’attaquant américain Brady Tkachuk avaient tous fait l’objet de discussions plutôt soutenues chez les observateurs. Le premier a été repêché au 6e rang par les Red Wings de Detroit tandis que Tkachuk a été choisi aussitôt après Kotkaniemi, par les Sénateurs d’Ottawa.

«[Ce qui nous a convaincus], c’est de la façon qu’il a performé cette année, surtout en deuxième moitié. Il a vraiment monté son niveau de jeu et on voit que son potentiel pousse de plus en plus. Pour nous, c’était le choix idéal, a déclaré le directeur général du Canadien pour motiver son choix de Kotkaniemi.

«C’est un joueur qui va être efficace sur toute la surface de jeu, c’est un centre naturel et son potentiel à long terme est vraiment élevé, a renchéri Bergevin. (Zadina et Tkachuk) sont de bons joueurs de hockey aussi. On aurait aimé avoir trois choix dans les cinq premiers, mais ce n’était pas le cas.»

La première ronde aura finalement été marquée que par très peu de mouvements de personnels. Jeudi soir, Bergevin avait fait état de la possibilité de céder l’un de ses quatre choix de deuxième ronde, samedi matin, pour espérer obtenir une autre sélection de premier tour. Rien ne s’est matérialisé.

«Il y avait des appels, un peu, mais comme je dis souvent, si tu veux transiger, ça prend quelqu’un qui veut transiger avec toi. Ça n’a pas été le cas. On a regardé pour monter (en première ronde), mais les possibilités n’étaient pas là», a aussi mentionné Bergevin.

Outre ses quatre choix au deuxième tour, le Canadien possède un choix en troisième ronde, trois au quatrième tour et un en cinquième ronde.

Un jeune homme heureux

Kotkaniemi, qui célébrera son 18e anniversaire de naissance le 6 juillet, rayonnait de bonheur lorsqu’il s’est présenté au podium dans la salle d’entrevues.

«Je suis heureux en ce moment!», a-t-il lancé dans un anglais relativement bon.

«C’est une grande sensation, a-t-il ajouté quelques instants plus tard. La chose la plus importante, c’est qu’il s’agit d’une grande équipe. Je suis excité d’aller là-bas.»

Kotkaniemi n’a pas discuté avec les dirigeants du Canadien au cours des derniers jours. Sa dernière rencontre avec le Tricolore remontait au camp d’évaluation à Buffalo.

«J’ai été un peu surpris. J’avais entendu dire qu’ils se cherchaient un centre et j’espérais qu’ils me choisissent, a raconté Kotkaniemi. Au cours des derniers jours, j’étais un peu nerveux en pensant à ce jour. Mais je pense que vais plutôt bien en ce moment!»

Kotkaniemi, qui a grimpé dans les classements au cours des dernières semaines, a disputé la dernière saison avec l’Assat de Pori, dans la ligue élite de Finlande.

Mesurant six pieds deux pouces et pesant 181 livres, Kotkaniemi a récolté 10 buts et 29 points en 57 matchs. Il a ajouté une aide en sept rencontres éliminatoires, alors que son équipe s’est inclinée en quarts de finale.

«Je suis surtout un fabricant de jeu, a-t-il déclaré lorsqu’il a été invité à se décrire. J’ai aussi un bon tir, mais j’ai besoin de l’utiliser plus souvent. J’ai un bon physique. J’aime aller dans les coins et travailler avec ardeur.»

Kotkaniemi a notamment retenu l’attention lors du Championnat mondial des moins de 18 ans, inscrivant trois buts et neuf points en sept parties pour aider la Finlande à remporter la médaille d’or.

«L’équipe a bien joué et quand une équipe joue bien, les joueurs sont meilleurs», a-t-il répondu, sans vouloir se donner plus de crédit que nécessaire.

Kotkaniemi est sous contrat pendant encore deux saisons avec son équipe en Finlande, dont l’entraîneur-chef est son père.

Alors qu’il parlait de la relation avec son paternel, Kotkaniemi a montré un beau sens de l’humour.

«Parfois, on a de beaux moments, a-t-il déclaré en riant. On s’entend bien.»

La plupart des observateurs estiment que Kotkaniemi ne se joindra pas au Canadien avant au moins deux ans. Le principal intéressé ne semblait pas vouloir trop se mettre trop de pression.

«Ça se pourrait, a-t-il reconnu. Je vais y aller une journée à la fois.»

Il était évidemment impossible de parler à Kotkaniemi sans lui mentionner le nom de Saku Koivu, que le Canadien avait réclamé au 21e rang au Colisée de Québec en 1993. Il sait ce que Koivu représente pour le Tricolore.

«Je sais qui il est. Je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai vu quelques-uns de ses matchs. J’étais pas mal jeune, a-t-il rappelé. J’espère que je pourrai avoir le même impact sur l’équipe qu’il a eu et que je serai aussi bon que lui. C’est ma mission.»

Canadien

Repêchage: Kotkaniemi séduit le Canadien

DALLAS — Après plusieurs semaines de spéculations, le Canadien de Montréal a finalement sélectionné le joueur de centre finlandais Jesperi Kotkaniemi avec le troisième choix du repêchage de la LNH, vendredi soir.

Outre Kotkaniemi, l’ailier tchèque Filip Zadina et l’attaquant américain Brady Tkachuk avaient tous fait l’objet de discussions plutôt soutenues chez les observateurs.

Kotkaniemi, qui célébrera son 18e anniversaire de naissance le 6 juillet, rayonnait de bonheur lorsqu’il s’est présenté au podium dans la salle d’entrevues.

«Je suis heureux en ce moment!», a-t-il lancé dans un anglais relativement bon.

«C’est une grande sensation, a-t-il ajouté quelques instants plus tard. La chose la plus importante, c’est qu’il s’agit d’une grande équipe. Je suis excité d’aller là-bas.»

Kotkaniemi n’a pas discuté avec les dirigeants du Canadien au cours des derniers jours. Sa dernière rencontre avec le Tricolore remontait au camp d’évaluation à Buffalo.

«J’ai été un peu surpris. J’avais entendu dire qu’ils se cherchaient un centre et j’espérais qu’ils me choisissent, a raconté Kotkaniemi. Au cours des derniers jours, j’étais un peu nerveux en pensant à ce jour. Mais je pense que vais plutôt bien en ce moment!»

Kotkaniemi, qui a grimpé dans les classements au cours des dernières semaines, a disputé la dernière saison avec l’Assat de Pori, dans la ligue élite de Finlande.

Mesurant six pieds deux pouces et pesant 181 livres, Kotkaniemi a récolté 10 buts et 29 points en 57 matchs. Il a ajouté une aide en sept rencontres éliminatoires, alors que son équipe s’est inclinée en quarts de finale.

«Je suis surtout un fabricant de jeu, a-t-il déclaré lorsqu’il a été invité à se décrire. J’ai aussi un bon tir, mais j’ai besoin de l’utiliser plus souvent. J’ai un bon physique. J’aime aller dans les coins et travailler avec ardeur.»

Kotkaniemi a notamment retenu l’attention lors du Championnat mondial des moins de 18 ans, inscrivant trois buts et neuf points en sept parties pour aider la Finlande à remporter la médaille d’or.

«L’équipe a bien joué et quand une équipe joue bien, les joueurs sont meilleurs», a-t-il répondu, sans vouloir se donner plus de crédit que nécessaire.

Le CH, pas avant deux ans?

Kotkaniemi est sous contrat pendant encore deux saisons avec son équipe en Finlande, dont l’entraîneur-chef est son père.

Alors qu’il parlait de la relation avec son paternel, Kotkaniemi a montré un beau sens de l’humour.

«Parfois, on a de beaux moments, a-t-il déclaré en riant. On s’entend bien.»

La plupart des observateurs estiment que Kotkaniemi ne se joindra pas au Canadien avant au moins deux ans. Le principal intéressé ne semblait pas vouloir trop se mettre trop de pression.

«Ça se pourrait, a-t-il reconnu. Je vais y aller une journée à la fois.»

Il était évidemment impossible de parler à Kotkaniemi sans lui mentionner le nom de Saku Koivu, que le Canadien avait réclamé au 21e rang au Colisée de Québec en 1993. Il sait ce que Koivu représente pour le Tricolore.

«Je sais qui il est. Je ne l’ai jamais rencontré, mais j’ai vu quelques-uns de ses matchs. J’étais pas mal jeune, a-t-il rappelé. J’espère que je pourrai avoir le même impact sur l’équipe qu’il a eu et que je serai aussi bon que lui. C’est ma mission.»

Le Canadien s’était avancé jusqu’au troisième échelon en gagnant une des trois loteries ayant eu lieu en avril. La formation montréalaise a terminé en 14e position de l’Association Est et au 28e rang de la LNH en vertu d’une fiche de 29-40-13, pour un total de 71 points.

Canadien

Bergevin ne prévoit pas échanger son 3e choix

DALLAS — Marc Bergevin ne semble pas destiné à se départir de sa sélection de troisième rang lors de l’encan annuel de la LNH, cette fin de semaine à Dallas. En fait, si un de ses homologues est prêt à dialoguer, il tentera d’obtenir vendredi au moins un autre choix de première ronde.

«Au moment où l’on se parle aujourd’hui, je penche plus vers la patience que faire un changement à court terme. La possibilité que l’on échange le choix numéro 3 est très, très, très mince», a fait savoir Bergevin à la sortie d’une réunion des directeurs généraux de la LNH, jeudi.

«Dans le passé, des joueurs-clé ont été choisis tôt au repêchage», a ajouté Bergevin quelques minutes plus tard. «Alors, on envisage aller chercher un bon joueur-clé, et ça va être important pour l’avenir de l’organisation.»

Dans l’éventualité où Bergevin maintient cette ligne directrice, trois noms sont particulièrement mentionnés du côté du Canadien avec le troisième choix. Il s’agit de l’ailier droit tchèque Filip Zadina (Mooseheads d’Halifax), de l’ailier gauche américain Brady Tkachuk (Boston University) et du  centre finlandais Jesperi Kotkaniemi (Assat de Pori). Les deux premiers ont 18 ans, tandis que Kotkaniemi célébrera son 18e anniversaire de naissance le 6 juillet.

Chacun à leur façon, Zadina, Tkachuk et Kotkaniemi répondent à des besoins importants chez le Tricolore. Zadina est reconnu comme un marqueur de qualité, et plusieurs le croient capable d’aider une équipe de la LNH dès la saison prochaine. Il en va de même de Tkachuk, un joueur doté d’une charpente imposante et reconnu pour son leadership.

Quant à Kotkaniemi, il a gagné trois rangs au classement des patineurs internationaux de la Centrale de recrutement de la LNH entre la mi-chemin de l’année et la fin de la saison, passant de la neuvième à la sixième place. Par contre, aussi alléchant soit-il, surtout pour une formation désespérément à la recherche d’un éventuel centre numéro un comme le Canadien, Kotkaniemi devra probablement patienter un an ou deux avant de faire son arrivée dans la LNH.

En fin de compte, a déclaré Bergevin, l’important est d’évaluer le joueur en fonction de ce qu’il apportera d’ici quatre ou cinq ans, peu importe son niveau actuel et sa position. «C’est certain que le talent est très important, mais la position aussi. On sait qu’il y a des positions qui sont plus difficiles à combler. Chez toutes les organisations, le but d’un repêchage, c’est d’évaluer le joueur à long terme et ce qu’il va devenir.»

Beaucoup d’appels

Par ailleurs, l’imposante banque de quatre choix de deuxième ronde ouvre la porte à une transaction qui pourrait permettre au Tricolore de sélectionner un autre espoir au premier tour. Bien sûr, Bergevin devra trouver un partenaire pour mettre pareil projet à exécution.

«C’est une bonne possibilité», a-t-il reconnu. «Je vais écouter. À cause des quatre choix de deuxième ronde, on va avoir beaucoup d’appels. En bout de ligne, on verra ce qui est disponible, si un joueur glisse et qu’on pense qu’on devrait le chercher. C’est certain qu’on va être très occupé demain, et surtout samedi.»

En ce qui concerne l’autre grand dossier dans la cour du Canadien, celui entourant l’avenir du capitaine Max Pacioretty, Bergevin a été bref. Tellement qu’il n’a pas voulu dire s’il avait reçu des appels à son sujet. «Il est avec le Canadien de Montréal, et on va de l’avant», a-t-il déclaré.

Détendu et de bonne humeur, Bergevin aborde le repêchage avec optimisme. «Avec le troisième choix et les quatre choix de deuxième ronde, pour nous et pour les partisans, c’est une période excitante.»

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TREVOR TIMMINS ET LE «SECRET» ZADINA

Trevor Timmins s’était résenté devant les journalistes avec la ferme intention de garder aussi secrètes que possible les intentions du Canadien, qui possède le troisième choix de la première ronde du repêchage de la LNH, vendredi. C’est ce qu’il a fait. Toutefois, il a quand même pris quelques instants pour faire l’éloge de Filip Zadina. Le grand patron du recruement du Canadien s’est notamment lancé dans un bref exercice comparatif avec le repêchage de 2005. «Je vais retourner au jour où nous avons choisi Carey Price au cinquième rang. Il s’agissait d’une importante décision, car, à l’époque, nous avions une assez bonne profondeur dans les buts. En Carey Price, nous avons sélectionné quelqu’un qui nous pensions allait devenir un joueur de concession», a-t-il tout d’abord déclaré . «Aujourd’hui, je regarde le troisième choix, et c’est une position assez difficile parce qu’il y a beaucoup de bons joueurs à des positions différentes, des joueurs différents. Et Zadina fait partie du groupe. Il est l’un de ces joueurs», a-t-il aussitôt ajouté. «Il est tout un joueur de hockey. Il est un marqueur. Il peut marquer des buts aussi bien que n’importe qui. J’aime le joueur de hockey et j’aime la personne», a lancé Timmins en souriant, à une autre question au sujet de Zadina (6’, 197 lb), qui s’est mis en évidence avec les Mooseheads de Halifax avec 44 buts et 38 aides en 57 matchs. Si le CH le réclame, il sera le premier joueur issu de le LHJMQ à être sélectionné par le Tricolore depuis Simon Bourque (6e ronde) en 2015. «Nous accordons toujours beaucoup d’importance aux joueurs de la LHJMQ», s’est défendu Timmins, qui se dit conscient de l’expertise de Dominique Ducharme et de Joël Bouchard, deux nouveaux venus dans l’organisation du CH.

Canadien

Contrat de deux saisons pour Domi avec le CH

MONTRÉAL — Le Canadien a annoncé une entente de deux saison avec l'attaquant Max Domi, samedi.

Le contrat est d'une valeur annuelle moyenne de 3,15 millions $ pour l'attaquant de 23 ans, acquis des Coyotes de l'Arizona, en retour de l'attaquant Alex Galchenyuk.

Domi a été choisi 12e au total en 2013, par le club du désert. La saison dernière, il a amassé neuf buts et 45 points, prenant part à tous les matches des Coyotes.

En 222 matchs dans la LNH, tous avec les Coyotes, Domi a inscrit 36 buts et récolté 135 points.

Galchenyuk en est à 108 filets en 418 matches, dont des saisons consécutives de 20 et 30 buts, à compter de 2014-15. La saison dernière, il a inscrit 19 buts et 51 points, en 82 matches.

Canadien

Le Tricolore échange Galchenyuk

MONTRÉAL — Autre été, autre échange majeur pour le directeur général Marc Bergevin, alors que le Canadien de Montréal a fait l’acquisition de l’attaquant Max Domi des Coyotes de l’Arizona, vendredi soir, en retour d’Alex Galchenyuk.

Deux ans après avoir expédié le défenseur P.K. Subban aux Predators de Nashville en retour du défenseur Shea Weber, et un an jour pour jour après avoir acquis l’attaquant Jonathan Drouin du Lightning de Tampa Bay contre le défenseur Mikhail Sergachev, Bergevin a décidé de brasser les cartes une autre fois.

Domi est âgé de 23 ans et avait été choisi par les Coyotes au 12e rang de l’encan de 2013. Il a disputé 222 parties dans la LNH et a inscrit 36 buts et 99 aides.

La saison dernière, Domi a marqué neuf buts et 36 aides en 82 matchs. L’ailier de cinq pieds 10 pouces et 195 livres écoulait la dernière campagne à son contrat de recrue et il pourrait devenir joueur autonome avec compensation le 1er juillet.

«Parfois dans cette ligue, il faut donner quelque chose pour obtenir quelque chose, a dit le directeur général des Coyotes, John Chayka, lors d’une téléconférence. Max est un jeune joueur très talentueux et nous espérons que les deux équipes seront satisfaites.»

Sur la scène internationale, Domi a remporté l’or au Championnat mondial junior de 2015 avec le Canada. Il a également mis la main sur la médaille d’argent en 2016 à ce même tournoi.

Il est le fils de l’ancien dur à cuire Tie Domi.

Domi doit participer à une téléconférence samedi à 13h. Bergevin prendra la parole une heure plus tôt, au Centre Bell.

De son côté, Galchenyuk avait été sélectionné au troisième rang du repêchage de 2012 par le Tricolore. En 418 rencontres avec le Canadien, il a accumulé 108 buts et 147 aides. Il a ajouté quatre buts et neuf aides en 28 matchs de séries éliminatoires.

Âgé de 24 ans, Galchenyuk a connu ses meilleurs moments en 2015-16, quand il a inscrit 30 buts et 56 points en 82 matchs.

Galchenyuk avait signé un contrat de trois saisons et 14,7 millions $ US avec le Canadien l’été dernier, alors qu’il était joueur autonome avec compensation.

Le Canadien avait repêché Galchenyuk dans l’espoir qu’il devienne un centre de premier trio. Pour faciliter son intégration dans la LNH à son arrivée à 18 ans, l’entraîneur-chef de l’époque Michel Therrien avait préféré le faire jouer comme ailier. Son retour au centre a tardé et après quelques expériences en 2015-16 et 2016-17, il est retourné jouer à l’aile la saison dernière sous les ordres de Claude Julien.

«Il a connu du succès comme centre [...] et je ne pense pas que nous aurions fait cet échange si nous ne pensions pas qu’il avait les habiletés pour jouer au centre», a affirmé Chayka.

C’est Drouin qui a hérité de la chaise de Galchenyuk la saison dernière, avec des résultats mitigés.

Pour sa part, Domi a été employé comme centre par moments la saison dernière chez les Coyotes, après avoir été limité au rôle d’ailier lors de ses deux premières saisons dans la LNH.

LNH

L’espoir du Canadien Joni Ikonen à l’écart du jeu pour six mois

MONTRÉAL - Le Canadien de Montréal et le club de hockey Kalpa Kuopio de la Ligue élite de la Finlande ont conjointement annoncé que l’attaquant Joni Ikonen a subi une intervention chirurgicale au genou droit.

Dans un communiqué, les deux organisations ont précisé que la période de guérison prévue est de six mois.

Selon le communiqué, l’opération a été effectué le lundi 11 juin par le docteur Hannu Miettinen à l’Hôpital universitaire de Kuopio.

L’attaquant de 19 ans a subi cette blessure le 28 mai lors d’une séance d’entraînement sur glace avec des coéquipiers de son équipe finlandaise à Kuopio.

Choix de deuxième tour du Canadien - 58e au total en 2017 - Ikonen a inscrit 14 points, dont quatre buts, en 52 matchs avec le Kalpa Kuopio en 2017-2018.

Ikonen sera à Montréal à la fin du mois de juin afin de poursuivre une partie de sa période de remise en forme.

Cantons-de-l’est

Société d’histoire de Sherbrooke : d’histoires en découvertes…

Installée dans un ancien bureau de poste ouvert en 1885, la Société d’histoire de Sherbrooke (SHS) a pour mandat de conserver et d’étudier le patrimoine historique régional. Tout au long de l’année, la SHS offre une multitude d’activités de diffusion à un large public.

On dit souvent qu’une image vaut mille mots. Au cours des prochains mois, la SHS propose deux expositions regroupant plus de 200 clichés de Sherbrookois et de Sherbrookoises à travers le temps. Pour Visages sherbrookois, ce ne sont pas moins de 650 personnes, 450 chapeaux, 2 chaloupes et une dizaine d’animaux qui joignent leur voix pour raconter une panoplie de grandes et de petites histoires. De son côté, Histoire d’apprendre illustre bien que l’école, au-delà des savoirs, est aussi, de la petite à la grande, un milieu de vie à part entière. Cette exposition a été réalisée en collaboration avec le Cégep de Sherbrooke qui célèbre ses 50 ans cette année. 

Mais, l’été, c’est aussi fait pour profiter du soleil ! Pour une troisième année, la SHS propose une programmation estivale extérieure tout en couleurs. Sous le chapeau Histoire à ciel ouvert, ce sont différents secteurs du centre-ville qui révèlent, entre le 3 juillet et le 19 août, leurs secrets grâce à la verve de guides dynamiques. Pour clôturer la belle saison, l’Histoire fait son marché s’installe au marché de la Gare, les 18 et 19 août. Animations théâtralisées, musique et prix d’antan seront au rendez-vous pour recréer l’ambiance des marchés publics de jadis.

Canadien

Les champions de 1993 n’oublieront jamais la contribution de Jacques Demers

MONTRÉAL — On ne commémore pas en grandes pompes, chaque année, une conquête passée de la coupe Stanley, mais il y a des étapes charnières qui méritent des retrouvailles. Comme le 25e anniversaire, presque jour pour jour.

Il y a eu place à pareil moment vendredi soir au 2e étage du luxueux Ritz-Carlton, en plein cœur de Montréal et des festivités entourant le passage du cirque de la Formule 1.

Il y avait bien quelques absents de marque, mais on pouvait y retrouver plusieurs des personnalités les plus notoires de l’historique triomphe du Canadien de Montréal, le 9 juin 1993 sur la glace du légendaire Forum.

Serge Savard, le bâtisseur, y était. Guy Carbonneau, le capitaine, aussi, ainsi que ses acolytes Vincent Damphousse et Kirk Muller. André Racicot, le gardien auxiliaire, et des réservistes comme Jesse Bélanger ont tenu à être présents. Tout comme des hommes qui n’étaient pas sous les feux de la rampe, mais qui, à titre de membres du personnel de soutien, s’avéraient indispensables.

Surtout, ce rassemblement a été marqué par la présence de Jacques Demers, l’homme qui, de l’avis de tous, a joué le rôle de chef d’orchestre de cet improbable championnat, marqué par dix victoires consécutives en prolongation.

«Il te faisait sentir comme un humain. Il te parlait de ta famille, de tes parents, il te posait des questions sur autre chose que le hockey. Quand c’était le temps de parler hockey, il te faisait comprendre que tu étais important, que tu pouvais en donner plus. Et il a fait ça toute la saison», a décrit Damphousse.

Pendant environ 90 minutes, le dernier entraîneur-chef à avoir mené une équipe canadienne à l’honneur suprême dans la LNH a renoué avec ses anciens soldats. Demers ne pouvait verbaliser toutes les émotions qu’il ressentait, pour les raisons que l’on connaît. Mais ses yeux brillants et son chaleureux sourire traduisaient bien tout son bonheur de les revoir et de leur prendre l’avant-bras ou la main de sa main gauche.

Du premier au dernier, tous ont rendu hommage à l’homme qui leur a servi d’inspiration, et dont ils ont bu les paroles dès les premiers contacts officiels après son embauche, en juin 1992.

«Ça reste un moment magique, a affirmé Patrice Brisebois, le plus jeune membre de l’édition 1992-93 du Tricolore et l’un des organisateurs de cette soirée.

«J’aime utiliser ce mot parce que si on s’en souvient bien, Jacques, au premier jour du camp d’entraînement, avait dit "We’re gonna shock the hockey world". Et c’est ce qui est arrivé. On y a cru à cause de la façon qu’il nous a livré ce message. On a vu à quel point il était sérieux, à quel point il voulait gagner. Ça s’est transmis aux joueurs par la suite.»

Savoureuses anecdotes

Ces retrouvailles étaient l’occasion de ressasser de savoureuses anecdotes. Comme la fameuse carte d’inspiration que Demers avait exigé de ses joueurs de toujours garder dans leur poche, à défaut de quoi ils seraient mis à l’amende.

Ou le succès Nothing’s Gonna Stop us Now, du groupe américain Starship, que le gérant d’équipement Robert Boulanger faisait jouer toujours au même instant, quelques minutes avant que les joueurs ne sautent sur la glace.

Mais surtout, c’était le moment idéal pour rappeler que Demers était un adepte du dialogue qui, toutefois, ne lançait pas de paroles en l’air.

«Il croyait à son discours, ce n’était pas du bla-bla. Ce n’était jamais dénudé de sens. C’était toujours avec un plan», a raconté Boulanger.

L’ancien attaquant Stephan Lebeau est bien placé pour corroborer les dires de Boulanger.

«Dès notre première rencontre, on s’est assis dans son bureau et il m’a dit à quel point il croyait en moi, à quel point il avait confiance en moi. Il voyait en moi un joueur qui allait jouer un rôle plus important, a-t-il raconté.

«C’étaient de belles paroles à entendre, mais ensuite il est passé à l’action, a ajouté Lebeau. Il m’a donné plus de temps de glace, plus de responsabilités. Ce n’est pas pour rien que j’ai connu ma meilleure saison en carrière. Ce fut le cas de huit ou neuf joueurs cette saison-là.»

À la fois fier et nostalgique, Gaétan Lefebvre qui était le thérapeute du Canadien depuis le milieu des années 70, s’est souvenu à quel point la passion de Demers a mené à la formation d’un groupe homogène, où tous sentaient qu’ils allaient contribuer à la réussite de l’équipe.

«Il avait une façon de nous faire croire que rien n’était impossible. Il allait chercher le maximum de tous ceux qui étaient impliqués dans l’équipe. On était comme un collier de perles avec un fil central qui passait à travers chacun de nous, a-t-il illustré.

«La preuve de cela, c’est dans le vestiaire après qu’on eut gagné la coupe. Tout le monde était là, les joueurs, la famille, Céline Dion, René Angelil. À un moment donné, le capitaine s’est levé et il a fait sortir tout le monde sauf l’équipe. C’étaient juste les boys. On aurait entendu une mouche voler. Pendant quelques minutes, on était juste entre nous, on se regardait. Il y en a qui pleuraient. Je ne pourrai jamais revivre ça. C’était extraordinaire.»

LNH

Les Capitals contre le Canadien à Québec

Champions de la Coupe Stanley ou finalistes déçus, les Capitals de Washington joueront à Québec le 20 septembre. Un match hors concours contre le Canadien de Montréal, qui se produit dans la capitale en présaison depuis maintenant 10 ans.

Après avoir tenu deux rencontres préparatoires au Centre Vidéotron en septembre 2017, le CH revient donc  au rythme des années précédentes, c’est-à-dire une seule partie du camp dans son ancienne ville ennemie devenue amie. Coïncidence? Le duel Canadien-Bruins de l’an dernier avait été le premier de la série à Québec à attirer moins de 10 000 spectateurs (9248), tandis que quelques jours plus tard, un Canadien-Maple Leafs avait quand même réuni 14 452 amateurs dans les gradins de l’amphithéâtre du quartier Limoilou.

La venue des Capitals s’avère en soi une première depuis le départ des Nordiques en 1995. La bande d’Alexander Ovechkin, dont on est loin d’assurer la présence à Québec, soulèvera néanmoins un intérêt supplémentaire à la suite de son parcours éliminatoire de ce printemps. Elle est actuellement au coude-à-coude 1-1 avec Las Vegas en finale de la Coupe Stanley.

Bruins de Boston (2009, 2016 et 2017), Islanders de New York (2010), Lightning de Tampa Bay (2011), Hurricanes de la Caroline (2013), Avalanche du Colorado (2014), Penguins de Pittsburgh (2015) et Maple Leafs de Toronto (2017) y sont tous passés jusqu’ici. Le rendez-vous annuel n’avait pas eu lieu en 2012 à cause du lock-out qui prévalait alors dans la LNH.

Les billets pour le match préparatoire du 20 septembre à Québec seront en vente ce samedi, à compter de 10 h, à la billetterie du Centre Vidéotron ou par evenko.