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Canadien

L’Avalanche gâche les débuts de Cayden Primeau dans la LNH avec un gain de 3 à 2

MONTRÉAL — Cayden Primeau a eu besoin d’un peu de temps pour chasser la nervosité et l’Avalanche du Colorado en a profité pour prendre les commandes de la rencontre et filer vers une victoire de 3-2 face au Canadien de Montréal, jeudi, au Centre Bell.

Primeau a cédé deux fois en première période à sa première sortie dans la LNH et le Canadien ne s’en est jamais remis.

«C’était excitant et un peu stressant. J’ai maintenant un premier match en banque. C’est très motivant. C’est bien de voir le niveau de jeu en saison régulière. Il y a beaucoup de choses à retenir de ce premier match.»

Primeau, qui est âgé de 20 ans, a semblé nerveux en début de rencontre. Il s’est racheté avec quelques bons arrêts en deuxième et troisième périodes et a conclu la partie avec 32 arrêts à sa fiche. Il a trouvé l’expérience de son premier match dans la LNH enrichissante :

«Il aimerait probablement revoir les deux buts en première période, a noté Julien. Il y en a un sur une rondelle qu’il n’a pas immobilisée à temps. En même temps, nous aurions dû mieux couvrir le joueur qui a poussé le disque. Sur le deuxième but, l’angle était mince.

«Ensuite, il a réussi de beaux arrêts. Plus le match avançait, plus il semblait à l’aise. Il nous a donné une chance de revenir dans la partie avec de gros arrêts.»

Une classe supérieure

Même si le Tricolore n’a pas retrouvé ses mauvais plis de sa séquence de huit revers, l’Avalanche était simplement dans une classe supérieure.

«C’est dommage que ça nous ait pris deux périodes avant de vraiment nous mettre en marche, a dit l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. J’ai trouvé que l’Avalanche patinait extrêmement bien. Leurs joueurs sont gros et forts. Ils étaient sur la rondelle.»

Matt Calvert a récolté un but et une aide, tandis que Ryan Graves et Gabriel Landeskog ont aussi touché la cible pour l’Avalanche (18 8-2), qui a gagné un cinquième match de suite. Pavel Francouz a stoppé 38 lancers.

Brendan Gallagher et Nick Cousins ont répliqué pour le Canadien (12-11-6), qui a perdu neuf de ses 10 dernières rencontres.

Le défenseur du Canadien Otto Leskinen en était aussi à une première sortie dans la LNH. Il a été limité à 7 : 37 de jeu.

L’élan des deux équipes a vite été interrompu après environ 1 : 30 de jeu quand Jesperi Kotkaniemi est demeuré étendu sur la patinoire après avoir encaissé une mise en échec de Nikita Zadorov. Kotkaniemi n’est pas revenu au jeu et l’équipe a simplement indiqué qu’il avait subi une blessure au haut du corps.

«Ce n’est pas un croc-en-jambe comme nous en voyons parfois, mais [Zadorov] lève sa jambe et utilise son haut du corps pour le renverser, a mentionné Julien. À mes yeux, c’est un jeu salaud. Nous verrons ce que la ligue en pense, mais de notre côté, nous croyons que c’est un geste qui mérite une suspension.»

L’Avalanche a ensuite pris le contrôle de la rencontre. Primeau a été incapable de maîtriser une faible remise de Cale Makar dans sa direction et Graves en a profité pour ouvrir le pointage à 6 : 13 du premier vingt.

Landeskog a augmenté son avance un peu plus de six minutes plus tard. Il a marqué d’un tir du côté éloigné après avoir contourné le défenseur Jeff Petry.

Phillip Danault a reconnu que le début de rencontre avait fait mal au Canadien :

« [L’Avalanche] est sorti très fort même s’il avait joué hier [mercredi]. Les joueurs ont joué avec beaucoup de vitesse. Ils ont joué un gros match. Nous nous sommes bien battus, mais nous sommes arrivés un peu à court à la fin.»

Le Canadien a obtenu une belle occasion de réduire l’écart avant de retraiter au vestiaire. Nate Thompson a habilement contourné le défenseur Ian Cole en glissant le disque entre ses jambes, mais il s’est ensuite buté à Francouz.

L’Avalanche a porté un dur coup au Canadien après 8:06 de jeu en deuxième période. Évoluant en infériorité numérique, l’Avalanche a exploité un revirement de Petry pour lancer une attaque à deux contre un. Calvert a profité d’une passe de J.T. Compher pour faire bouger les cordages.

Les visiteurs ont ensuite obtenu un avantage numérique, mais Primeau s’est signalé avec quelques bons arrêts.

Gallagher relance le Canadien

Gallagher a finalement relancé le Canadien avec 2 : 18 à faire au deuxième engagement. Il a profité d’un retour pour marquer son 12e but de la saison.

Le Tricolore a ensuite bénéficié d’un avantage numérique au retour du vestiaire. Cousins a mis fin à une disette de 16 matchs en déjouant Francouz à l’aide d’un bon tir des poignets, à 1 : 23 de la période.

Si le score est demeuré échangé pendant de longues minutes par la suite, c’est en partie en raison du travail des deux gardiens.

Primeau a volé un but à Mikko Rantanen, tandis que Francouz y est allé d’un arrêt spectaculaire avec le manche de son bâton à l’endroit d’Artturi Lehkonen.

Le Tricolore a augmenté la pression en fin de rencontre, mais Francouz a eu le dernier mot.

Malgré le brio du Canadien, qui était revenu dans le match, Brendan Gallagher avait encore la récente longue série de défaites en tête :

«Je l’ai dit récemment. Nous ne pouvons pas nous contenter de victoires morales. Il faut gagner. Nous avons perdu. Nous devons mieux jouer.»

Le Canadien jouera à nouveau vendredi, quand il rendra visite aux Rangers de New York. Kotkaniemi ne sera pas du voyage.

Canadien

Le Canadien freine sa descente aux enfers contre les Islanders

Les joueurs du Canadien peuvent enfin sourire.

Dix-huit jours après sa dernière victoire, la formation montréalaise a réussi un match presque sans faute et a mis un terme à une séquence de huit revers en s’imposant 4-2 face aux Islanders de New York, mardi au Centre Bell.

Il s’agissait de la pire série de défaites du Tricolore depuis une séquence de neuf revers lors de la campagne 1939-40.

Le Tricolore a évité de prolonger sa descente aux enfers lors des célébrations de son 110e anniversaire. Onze des 12 capitaines retraités toujours des nôtres de la riche histoire de l’équipe ont été honorés avant la rencontre. Le seul absent était Henri Richard, en raison de son état de santé fragile.

Après deux performances encourageantes qui s’étaient malgré tout soldées par des défaites, le Canadien a réussi à enfin tout mettre en place pour s’imposer. Il y est parvenu en étouffant les assauts des Islanders pendant la majorité de la rencontre.

«Nous avons bien joué défensivement, mais c’est aussi une équipe contre qui il est difficile de marquer, a mentionné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Il était important de garder la rondelle active, de bouger, parce qu’ils sont très bons dans leur couverture homme à homme.

«Depuis trois matchs, nous retrouvions nos repères en zone défensive. Il faut continuer à s’améliorer dans l’espoir de gagner plus de matchs.»

Phillip Danault, Brendan Gallagher et Shea Weber ont inscrit chacun un but et une aide. Jeff Petry a été l’autre buteur du Canadien (12-10-6). Carey Price a effectué 21 arrêts.

Scott Mayfield et Mathew Barzal ont été les buteurs des Islanders (18-6-2), qui ont encaissé un premier revers en neuf sorties contre les formations de la section Atlantique cette saison. Thomas Greiss a repoussé 36 lancers.

Un but très tardif pour prendre son élan

Le Canadien a été incapable de profiter de trois attaques à deux contre un lors du premier engagement, mais Danault a finalement ouvert la marque avec 0,7 seconde à écouler au cadran. Danault a profité de son retour après que son tir initial eut été bloqué par Mayfield pour inscrire un premier but depuis le 15 novembre.

Le Tricolore avait vaincu les Capitals de Washington 5-2 ce soir-là, sa dernière victoire avant sa traversée du désert de huit rencontres.

Le trio de Danault, Gallagher et Tomas Tatar a continué à être le plus dangereux en deuxième période. Gallagher a cogné à la porte après une belle montée de Ben Chiarot.

Matthew Peca, rappelé lundi du Rocket de Laval, a aussi obtenu une belle occasion de marquer à la suite d’une belle passe transversale de Nate Thompson, mais Greiss a réussi l’arrêt.

Gallagher a finalement porté la marque à 2-0 à 13:30 du deuxième vingt. Gallagher a fait dévier un tir sur réception de Weber avant de pousser le disque dans l’objectif sur le retour.

Greiss a mal paru sur le troisième but du Tricolore, après 2:12 de jeu en troisième période. Petry a tiré de la ligne bleue après que Nick Suzuki eut remporté une mise en jeu en zone offensive. Il a ensuite décoché un tir des poignets et Greiss n’a jamais réagi, alors que le disque aboutissait dans le fond du filet.

Mayfield a riposté 41 secondes plus tard, profitant d’une rondelle libre dans l’enclave après une montée de Jordan Eberle. Barzal a ensuite rendu les choses intéressantes en déviant un tir de Nick Leddy dans l’objectif avec 2:29 à faire.

Weber a toutefois confirmé la victoire du Tricolore en marquant dans un filet désert avec 27 secondes à écouler au cadran.

Le Canadien jouera son prochain match jeudi, quand il accueillera l’Avalanche du Colorado. Il rendra ensuite visite aux Rangers de New York, vendredi.

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ÉCHOS DE VESTIAIRE

Phillip Danault a louangé le travail des défenseurs Shea Weber et Ben Chiarot, qui ont obtenu respectivement 29:49 et 30:47 de temps de jeu.

«Ils ont été solides, comme c’est le cas depuis le début de la saison. (Carey) Price a aussi fait du bon travail. Weber et Chiarot sont deux gros morceaux de l’équipe. Ils bloquent des tirs, ils contribuent offensivement. Ils font tout.»

Carey Price a apprécié la cérémonie d’avant-match avec les anciens capitaines:

«C’est toujours inspirant de voir tous ces meneurs sur la patinoire. Ils ont beaucoup d’expérience. Ils ont disputé beaucoup de matchs difficiles à gagner.»

Nick Suzuki continue à progresser et a épaté la galerie avec quelques manœuvres spectaculaires en troisième période.

«J’ai maintenant pleine confiance en mes moyens. Je pense qu’au début de la saison, j’étais peut-être ébloui par les autres joueurs. Je passais trop de temps à regarder les autres aller. Maintenant, j’essaie d’être impliqué, d’attaquer le filet, de me faire un chemin jusqu’au filet. Le personnel d’entraîneurs m’aide beaucoup à ce niveau.»

Canadien

Kinkaid au ballottage

Marc Bergevin croyait avoir déniché le gardien idéal en Keith Kinkaid pour alléger la charge de travail de Carey Price cette saison. Deux mois après le début de la campagne, le directeur général du Canadien de Montréal est de retour à la case départ.

Le Tricolore a soumis le nom de Kinkaid au ballottage, lundi, avant de rappeler le jeune gardien Cayden Primeau de son club-école, le Rocket de Laval, ainsi que l’attaquant Matthew Peca.

En six sorties cette saison, dont cinq départs, Kinkaid a compilé un dossier de 1-1-3 avec une moyenne de 4,24 et un taux d’efficacité de ,875. Il avait signé un contrat d’une saison et 1,75 million $US, le 1er juillet dernier, en tant que joueur autonome.

«S’il n’est pas réclamé au ballottage, il aura l’occasion de jouer plus souvent à Laval, a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Il doit retrouver son synchronisme, son jeu. Ce que nous avons vu de lui, c’était bon, mais pas assez bon pour l’instant. Nous avons besoin d’un gardien à point. Ce n’était pas le cas présentement.

«Nous allons lui offrir la chance de jouer plus souvent pour voir s’il peut retrouver sa confiance.»

Primeau, qui est âgé de 20 ans, en est à sa première campagne dans le hockey professionnel. En 12 matchs avec le Rocket, le choix de septième tour, 199e au total, en 2017 affiche un dossier de 7-4-1 avec une moyenne de 2,58 et un taux d’efficacité de ,910.

D’une certaine manière, Kinkaid a payé pour les insuccès de l’ensemble de l’équipe, qui a perdu ses huit derniers matchs. Kinkaid avait pourtant récolté deux des trois points du Tricolore au cours de cette séquence.

«Depuis que je suis ici, quand nous ne répondons pas aux attentes, il se produit un changement, a noté l’attaquant Brendan Gallagher. C’est la réalité de la LNH et du marché de Montréal. Si les joueurs veulent rester ensemble, conserver le même groupe, c’est à eux d’obtenir les résultats.

«[Kinkaid], c’est un bon coéquipier. J’espère que nous allons le revoir ici. Mais c’est la réalité du hockey.»

Mete sur la touche deux semaines

Le Canadien a aussi annoncé que le défenseur Victor Mete s’absentera pour une période d’au moins deux semaines en raison d’une blessure à une cheville.

En ce qui concerne Mete, il s’est blessé pendant la deuxième période du match de samedi, face aux Flyers de Philadelphie. Il rejoint les attaquants Jonathan Drouin et Paul Byron à l’infirmerie.

En 26 rencontres cette saison, Mete a récolté trois buts et cinq aides.

«Les blessures font partie du hockey, a rappelé le défenseur Jeff Petry. Nous faisions face à de l’adversité avec nos attaquants; maintenant, c’est avec un défenseur.»

Par ailleurs, le centre Phillip Danault n’a pas participé à l’entraînement sur glace, lundi, profitant plutôt d’une journée de traitements. Julien a toutefois confirmé que Danault sera de la formation mardi, face aux Islanders de New York.

Quant à Peca, il totalise quatre buts et 12 points en 18 rencontres avec Laval cette saison. En 39 rencontres avec le Tricolore l’an dernier, Peca marqué trois buts et récolté 10 points.

Âgé de 26 ans, il a amassé six buts et 17 points en 59 matchs en carrière dans la LNH, avec le Lightning de Tampa Bay et Montréal.

Canadien

Le Canadien encaisse une huitième défaite de suite

BOSTON — David Pastrnak a sonné la charge en troisième période et les Bruins de Boston ont infligé un huitième revers de suite au Canadien de Montréal en l’emportant 3-1, dimanche soir, au TD Garden.

Le Canadien (11-10-6) s’est bien battu pendant la rencontre, mais les Montréalais n’ont pas pu venger leur cuisant revers de 8-1 subi aux mains des Bruins, mardi soir, au Centre Bell. Ils n’ont pas gagné depuis leur impressionnant gain de 5-2 face aux Capitals de Washington, le 15 novembre.

«Nous avons eu quelques bonnes occasions d’accentuer notre avance en troisième période, mais nous n’avons pas été capables d’en profiter, a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Il faut garder notre concentration et ne pas se laisser abattre parce que sinon, nous n’allons pas nous en sortir. En continuant à travailler fort, les chances vont basculer de notre côté.»

Alors que son équipe tirait de l’arrière 1-0 en troisième période, Pastrnak a redonné vie aux partisans en marquant son 25e but de la saison. David Backes et Jake DeBrusk ont suivi l’élan en ajoutant un but, permettant aux Bruins (19-3-5) de signer une septième victoire consécutive.

«C’est une équipe opportuniste avec beaucoup de talent. Ils ont eu une belle occasion, ils ont créé l’égalité et ils ont ensuite marqué en avantage numérique, a mentionné le capitaine Shea Weber. Nous devons trouver une façon de gagner. Nous n’en faisons pas assez.»

Tuukka Rask, qui a connu sa part de déboires en carrière contre le Tricolore, a bloqué 28 rondelles devant la cage des Bruins, qui n’ont toujours pas perdu en temps réglementaire à domicile cette saison (11-0-4).

Joel Armia a trouvé le fond du filet pour une troisième partie de suite, mais ce fut les seuls moments de réjouissance de la formation montréalaise.

Carey Price a bien tenté de garder le fort pour son équipe, lui qui montre une fiche de 0-5-1 durant la séquence d’insuccès du Canadien, mais il a cédé trois fois en 34 lancers.

«J’ai trouvé que nous avons bien joué en défensive ce soir, a analysé Price. Si nous continuons à jouer de la sorte, nous obtiendrons la victoire dans la majorité de nos matchs.»

Le Bleu-blanc-rouge reprendra l’action mardi soir à son domicile, lorsque les Islanders de New York seront en visite.

Lors de sa séquence de sept revers, le Canadien avait tout de même inscrit le premier but à quatre occasions et il a refait le coup une fois de plus, dimanche.

La veille, contre les Flyers de Philadelphie, Armia n’avait mis que 19 secondes pour enfiler l’aiguille. L’attaquant finlandais a donné le ton en moins de deux minutes contre les Bruins, soutirant la rondelle au défenseur Zdeno Chara avant de décocher un tir du revers qui a touché le patin de Charlie McAvoy avant de changer de direction.

Resserrement en défensive

Dans un deuxième match en un peu plus de 24 heures, le Tricolore s’est bien débrouillé contre la deuxième meilleure attaque de la LNH et c’est en grande partie grâce à son resserrement en défensive. Et quand l’équipe locale avait de bonnes occasions de marquer, Price était en mesure de fermer la porte.

Le gardien du Canadien a toutefois joué de chance tard en deuxième période. Matt Grzelcyk s’est amené dans le territoire adverse et il a décoché un tir des poignets qui a échappé à Price. Grzelcyk a pu prendre son retour, mais la rondelle a flirté avec la ligne rouge sans toutefois pénétrer dans le filet.

Ce n’était que partie remise pour les Bruins, qui ont utilisé le lancer dévastateur de quelqu’un qui est habitué à envoyer le disque dans le filet. Pastrnak s’est blotti derrière le défenseur Gustav Olofsson et il a décoché un puissant lancer frappé qui n’a donné aucune chance à Price.

Indiscipline de Cousins

L’indiscipline de Nick Cousins a ensuite ouvert la porte aux hommes de Bruce Cassidy. L’attaquant du Bleu-blanc-rouge était bien installé au banc des pénalités pour voir Backes accepter la passe de David Krejci avant de faire bouger les cordages. Il s’agissait de son premier but de la campagne.

«Je crois que cette pénalité a fait la différence. Le défenseur des Bruins est pris avec son propre coéquipier et l’arbitre est mal placé. C’est décevant parce que nous avions besoin d’une victoire et nous n’avions pas besoin que quelque chose comme ça joue contre nous. Ils ont marqué et les données ont changé», a exprimé Julien.

DeBrusk a planté le dernier clou dans le cercueil des visiteurs quand il s’est moqué de la couverture défensive de Cousins pour loger la rondelle à la gauche de Price.

Par ailleurs, Brett Kulak a remplacé Victor Mete au sein de la brigade défensive montréalaise. Mete a été victime d’une blessure au bas du corps contre les Flyers.

Canadien

Flyers 4/Canadien 3: la séquence de défaites se poursuit

MONTRÉAL — Après trois contre-performances, le Canadien a fait un petit pas vers l’avant, samedi après-midi. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour que la formation montréalaise freine sa glissade.

Ivan Provorov a tranché après 31 secondes de jeu en prolongation et les Flyers de Philadelphie l’ont emporté 4-3, au Centre Bell.

Provorov a habilement contourné Max Domi avant de couper au filet et de déjouer le gardien Keith Kinkaid du côté éloigné.

Le Tricolore a commis moins de revirements que lors de ses trois dernières sorties et n’a pas vu le train dérailler. Il a néanmoins encaissé un septième revers d’affilée (0-4-3) pour une première fois depuis octobre 2017.

«Défensivement, nous avons fait du bien meilleur travail», a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien.

«Nous avons limité leurs chances de marquer et surtout la qualité de leurs chances. À ce niveau-là, c’est un pas vers l’avant. Un point, c’est mieux que lors des derniers matchs. Il y a des choses sur lesquelles nous pouvons bâtir.»

Tomas Tatar a marqué deux buts, tandis que Joel Armia a aussi touché la cible pour le Canadien (11-9-6). Kinkaid a repoussé 25 lancers.

Oskar Lindblom, Kevin Hayes et Travis Konecny ont également fait bouger les cordages pour les Flyers (15-7-5). Brian Elliott a effectué 39 arrêts.

Armia a permis au Canadien de vite s’offrir un coussin d’un but, profitant de la générosité d’Elliott pour ouvrir la marque après seulement 19 secondes de jeu.

Les deux équipes ont été relativement prudentes lors du reste de la première période. Phillip Danault s’est échappé pour le Canadien, mais a été ennuyé par le défenseur Philippe Myers et n’a pas pu y aller d’une manoeuvre bien convaincante.

À l’autre bout, Morgan Frost a profité d’une décision douteuse de Victor Mete en zone neutre pour se présenter seul devant Kinkaid, qui a réussi l’arrêt.

Le jeu s’est animé en deuxième période, alors que trois buts ont été inscrits dans un intervalle de 1:12. Lindblom a d’abord dévié un tir peu menaçant de Justin Braun derrière Kinkaid. Tatar a redonné les devants au Canadien 27 secondes plus tard, mais Hayes a de nouveau créé l’égalité à 8:59, profitant de beaucoup d’espace avant de déjouer Kinkaid de l’enclave.

Danault a amassé une 100e aide en carrière avec le Canadien sur le but de Tatar.

Elliott s’est racheté pour le mauvais but accordé en début de rencontre en frustrant deux fois Jordan Weal lors d’un avantage numérique tard en deuxième période.

Les Flyers l’ont récompensé en prenant les devants pour la première fois du match après 1:34 de jeu en troisième période. Konecny a complété une belle attaque à trois contre deux avec Claude Giroux et Michael Raffl.

Le Tricolore s’est toutefois retrouvé une autre fois en avantage numérique et a ramené tout le monde à la case départ 1:42 plus tard. Tatar a profité d’une passe transversale de Nick Suzuki pour inscrire son deuxième but de la soirée.

Provorov a finalement joué les héros en prolongation.

Le Canadien a perdu les services de Mete en deuxième période. Il n’est pas revenu au jeu, en vertu d’une blessure au bas du corps.

Rappelé la veille du Rocket de Laval, le défenseur Gustav Olofsson disputait un premier match dans la LNH depuis le 29 mars 2018, quand il portait les couleurs du Wild du Minnesota.

Le Canadien sera de retour en action dès dimanche soir, quand il rendra visite aux Bruins de Boston. Mete n’accompagnera pas l’équipe lors de ce voyage.

Échos de vestiaire

Keith Kinkaid s’en voulait d’avoir cédé devant Ivan Provorov en prolongation:

«Je dois faire l’arrêt en prolongation. J’ai triché un peu du côté rapproché parce que je croyais qu’il allait viser le coin supérieur de ce côté. Les gars ont très bien joué devant moi. Ils ont bombardé (Brian) Elliott, mais il a réussi de gros arrêts. Nous aurions probablement dû l’emporter en temps réglementaire.»

Nick Suzuki croit aussi que le Canadien a offert une meilleure performance:

«Notre unité d’infériorité numérique a été très bonne. À cinq contre cinq, nous avons aussi connu un bon match. Nous n’avons pas accordé beaucoup d’occasions de marquer. Mais nous devons trouver une façon de gagner.»

Tomas Tatar a louangé le travail de Nick Suzuki sur son but en troisième période:

«Nous avions discuté de ce jeu tout juste avant. Nous savions que c’était une option et je suis content que ça ait fonctionné. (Suzuki) a été patient. Je pense qu’il est plus un passeur qu’un franc-tireur. Il est très bon pour fabriquer des jeux et réussir des passes de la sorte. Je voulais simplement trouver l’endroit pour être dans la ligne de passe.»

Canadien

Jonathan Drouin déçu de ne pas pouvoir aider le Canadien

BROSSARD — Il n’y a pas de bons moments pour se blesser, mais la blessure au poignet gauche subie par Jonathan Drouin le 15 novembre est probablement survenue au pire moment.

Drouin a passé l’été à ronger son frein après une fin de campagne désastreuse le printemps dernier. Ses performances lors du camp, en septembre, n’avaient rien fait pour rassurer les partisans du Canadien. Mais une fois la saison lancée, Drouin a été l’un des meilleurs attaquants de la formation montréalaise, amassant 15 points lors des 19 premiers matchs.

Le Québécois âgé de 24 ans a indiqué qu’il s’était blessé lors de sa première présence sur la patinoire en troisième période de l’éventuelle victoire de 5-2 du Tricolore face aux Capitals de Washington, il y a deux semaines. Il est alors tombé maladroitement sur son poignet gauche. Comme le Tricolore l’a répété plusieurs fois ces dernières semaines, Drouin a rappelé que sa blessure n’avait rien à voir avec la percutante mise en échec d’Alex Ovechkin qu’il avait encaissée en deuxième période.

«Il n’y a rien de cassé. Ce sont des petites choses, mais ça va prendre du temps, a-t-il dit vendredi. C’est une blessure qui arrive souvent au hockey, un tendon qui se déchire ou qui se débarque un peu de sa position. Je ne suis pas inquiet, ça va revenir à la normale avec le temps. Il faut juste être patient.»

Drouin portait toujours un plâtre à l’avant-bras droit vendredi, mais il a indiqué qu’il devait bientôt le faire retirer et simplement porter une attelle. La période de convalescence a été estimée à huit semaines, ce qui signifie que Drouin vise un retour au jeu à la mi-janvier.

Il espérera bien sûr reprendre là où il a laissé.

«C’est décevant, mais ça fait partie du hockey. Je ne suis pas le premier à me blesser et je ne serai pas le dernier, a-t-il philosophé. Pour moi, c’est d’avoir un bon état d’esprit, une bonne attitude et continuer à ne pas me perdre mentalement dans tout ça.

«Chaque match, je me sentais plus en confiance, je bâtissais sur quelque chose que j’amenais à un autre niveau aussi, a-t-il ajouté en revenant sur son début de campagne. C’est sûr que c’est décevant de se blesser comme ça à ce point-là de la saison, quand l’équipe allait bien et à un moment où j’étais aussi en confiance. J’espère que ça va revenir.»

Il est vrai que le Canadien connaissait de bons moments avant que Drouin et Paul Byron tombent au combat lors du duel face aux Capitals. Par hasard ou non, l’équipe n’a pas gagné en six sorties en leur absence.

Cette situation rend le temps loin de la patinoire encore plus éprouvant pour Drouin.

«Chaque athlète va le dire : quand vous ne pouvez pas faire une différence et que vous pouvez seulement attendre et regarder ce qui se passe, c’est dur. En ce moment, je suis frustré de voir ce qui se passe sur la glace et les résultats que nous obtenons. C’est décevant et c’est dommage, mais j’essaie d’être positif autour de la patinoire. Nous allons nous sortir de ça tous ensemble», a-t-il insisté.

Canadien

Frustration généralisée chez le Canadien

BROSSARD — Carey Price a connu la pire séquence de trois matchs de sa carrière et même le gardien reconnu pour son calme a finalement dû évacuer sa frustration jeudi soir, fracassant son bâton après avoir accordé un cinquième but aux Devils de New Jersey.

Price a accordé 16 des 20 buts alloués par le Tricolore lors des trois dernières rencontres. Il a vite quitté le Centre Bell après le sixième revers d’affilée du Canadien, jeudi, et s’est tenu loin des microphones des membres des médias, vendredi matin.

«Je dirais qu’il est aussi frustré que tout le monde, a dit l’entraîneur-chef Claude Julien quand il a été questionné sur l’état d’âme de son gardien. Carey Price n’est pas différent du restant de l’équipe ou des entraîneurs. C’est frustrant de perdre six matchs d’affilée.

«Quand nous regardons ce qui se passe, ça peut aussi être frustrant pour lui. Nous avons vu des buts que Carey Price peut arrêter, mais nous avons aussi vu de gros arrêts de Carey Price. Ce qui est frustrant, c’est qu’il faut être capable de l’aider un peu. Hier [jeudi], quand vous regardez le nombre de surnombres, nous ne l’aidons clairement pas. Ça revient à la même chose. C’est un aspect d’équipe, nous allons nous en sortir ensemble. C’est à tout le monde de faire le travail de la bonne façon.»

La traversée du désert du Canadien est d’autant plus frustrante qu’elle survient lors de son plus long séjour à domicile de la saison.

C’est d’ailleurs la première fois depuis au moins ses débuts dans la LNH en 1917 que le Canadien perd quatre matchs de suite lors du même séjour à domicile. C’est aussi la première fois depuis octobre 1985 que l’équipe concède au moins six buts lors de trois parties consécutives.

«Nous regardons ce que nous faisons de mal, nous sommes conscients que nous devons beaucoup mieux jouer, a dit Julien. Ça revient à ce que je dis. Avec la rondelle, nous faisons de bonnes choses, nous avons des chances de marquer. Nous avons marqué encore quatre buts [jeudi]. Le problème, c’est sans la rondelle, nous ne jouons pas bien. Nous devons mieux défendre. Nous voyons qu’il y a des joueurs qui veulent en faire trop. Parfois, en faire un peu moins, c’est mieux.»

À ce niveau, Brendan Gallagher avait affirmé après le revers face aux Devils que les joueurs ne pouvaient pas jouer en ayant peur de commettre une erreur.

«C’est un sport rapide. Les choses se déroulent rapidement et quand ça va mal, ce n’est pas une excuse, mais on dirait que tout ce qui pourrait aller mal se produit, a renchéri Max Domi, vendredi. C’est comme ça. Nous devons travailler pour passer à travers. Nous sommes tous dans le même bateau. Nous allons passer à travers ensemble. C’est ce qui rend une équipe meilleure, quand vous trouvez le moyen de passer à travers pendant les moments difficiles.»

Kinkaid devant le filet

Julien a confirmé qu’il prévoyait envoyer Keith Kindaid devant le filet pour l’un des deux matchs du week-end, soit samedi après-midi contre les Flyers de Philadelphie au Centre Bell, soit dimanche soir face aux Bruins à Boston.

Kinkaid a été jeté dans la fosse aux lions mardi, en relève à Price alors que les Bruins menaient déjà 5-1. Il n’a rien fait pour aider le Tricolore, accordant trois autres buts.

Le vétéran âgé de 30 ans a aussi déjà connu les hauts et les bas de la LNH, s’établissant brièvement comme gardien numéro un chez les Devils au printemps 2018 avant de connaître des ennuis l’hiver suivant.

«Tous les gardiens ressentent de la frustration quand tout n’est pas à point, a mentionné Kinkaid en revenant sur le moment où Price a fracassé son bâton jeudi soir. Je pense qu’il voulait réussir un arrêt important pour nous garder dans le match. Il ne veut jamais donner de but.

«Je ne suis pas inquiet. Nous comptons sur une bonne équipe, une équipe qui a du caractère et une attaque équilibrée. Nous devons simplement resserrer le jeu dans l’enclave et en zone défensive.»

Julien avait décidé de garder ses troupiers loin de la patinoire vendredi matin, préférant les envoyer évacuer leur frustration au gymnase. Seulement Charles Hudon, Mike Reilly, Cale Fleury et Kinkaid ont foulé la glace du Complexe sportif Bell.

«Le secret pour renverser la vapeur est assez simple. Nous devons simplement accomplir notre boulot. Il ne faut pas chercher à faire le travail de l’autre, mais plutôt le sien. Parfois quand vous voulez trop, ça ne marche pas.»

Canadien

New Jersey 6/Montréal 4: la descente aux enfers se poursuit

MONTRÉAL — Même scénario, même résultat.

Quelques erreurs coûteuses ont coulé le Canadien, jeudi soir au Centre Bell, et la formation montréalaise a encaissé un sixième revers d’affilée, baissant pavillon par la marque de 6-4 face aux Devils du New Jersey.

C’est la première fois depuis février 2018 que le Tricolore connaît une séquence de six défaites.

Encore une fois, ce n’est pas un manque d’effort qui a mené aux malheurs du Canadien, mais plutôt un déséquilibre dans l’opportunisme des deux équipes. Les Devils ont trouvé le moyen de marquer sur quatre attaques en surnombre, tandis que les joueurs locaux ont dû travailler fort et multiplier les assauts pour trouver le fond du filet.

«Quand vous regardez ça, le nombre de lancers, le nombre de buts marqués, nous savons que le problème n’est pas à l’attaque. Le problème est en défensive, au niveau des décisions que nous prenons, a mentionné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. C’est frustrant de voir ça.

«Nous regardons les décisions prises, ce ne sont pas ce que nous enseignons, ce que nous voulons voir. Est-ce que c’est la frustration qui prend le dessus et qui nous fait perdre notre concentration? Des fois, quand on veut trop en faire, ça empire les choses.»

Shea Weber a noté que les erreurs commises par les défenseurs étaient simples :

«Vous ne pouvez pas avoir trois attaquants dans le fond de la zone adverse et si vous voyez ça, en tant que défenseur, vous ne pouvez pas vous avancer pour forcer le jeu. Vous apprenez ça quand vous êtes jeunes, mais pour une raison quelconque, nous ne prenions pas les bonnes décisions ce soir et ça nous a fait mal.»

Blake Coleman a amassé deux buts et deux aides pour les Devils (9-11-4) et Travis Zajac, un but et deux aides. Miles Wood, Jesper Boqvist et Damon Severson ont aussi fait mouche, tandis que Mackenzie Blackwood a effectué 44 arrêts.

Jesperi Kotkaniemi a inscrit un premier but depuis le 9 octobre en plus de récolter une aide pour le Canadien (11-9-5). Brendan Gallagher, Joel Armia et Artturi Lehkonen ont aussi fait bouger les cordages. Carey Price a accordé cinq buts sur 34 lancers.

Coleman brise la glace

Coleman a été le premier à toucher la cible, à 7:19 du premier vingt, mais Gallagher a répliqué 22 secondes plus tard.

Le Canadien n’a toutefois jamais été en mesure de se donner un élan. Chaque fois qu’il a créé l’égalité pendant les deux premières périodes, les Devils ont repris les devants en moins de 150 secondes.

Zajac a marqué 36 secondes après Gallagher, Wood a touché la cible 1:36 après Kotkaniemi et Boqvist a donné les devants 4-3 aux Devils à mi-chemin de la deuxième période 2:26 après qu’Armia eut relancé le Canadien.

Les buts de Coleman et Zajac ont été inscrits au terme d’attaques à deux contre un, tandis que Wood a déjoué Price en échappée. Boqvist a marqué sur un retour après un lancer violent de Nico Hischier.

«Comme d’habitude, nous avons connu un bon départ en première période, mais nous finissons par donner un surnombre, puis deux buts sont inscrits, a raconté Julien. Nous sortons en deuxième période, encore-là, la rondelle est transportée dans le fond du territoire et nos deux défenseurs pensent pouvoir faire un changement. Mais un revirement est commis et ça donne une échappée.

«En bout de ligne, ce sont les surnombres et les décisions prises qui nous coûtent des matchs. Tout est relié à notre jeu sans la rondelle.»

Alors qu’il était la cible de quelques applaudissements sarcastiques des spectateurs, Price est enfin venu à la rescousse de ses coéquipiers avec moins de 10 secondes à faire au deuxième vingt. Il a étiré le bras pour capter un tir de Kyle Palmieri avec sa mitaine.

Le défenseur des Devils P.K. Subban avait de bons mots à dire au sujet de son ancien coéquipier Carey Price :

«Je ne me sens pas mal pour Carey Price parce qu’il est le meilleur gardien au monde. Il va s’en remettre, je peux vous le garantir. Il est leur meilleur joueur soir après soir, mais il ne peut pas non plus être le meilleur gardien au monde tous les soirs.»

Price a aussi été solide devant Taylor Hall tôt en troisième période. Il a cependant été impuissant à 8:21, quand Severson l’a battu lors d’une autre attaque à deux contre un. Frustré, Price a frappé la barre transversale avec son bâton à quelques reprises avant de le briser en deux avec son genou.

Mais encore une fois, le Canadien n’a pas baissé les bras et Lehkonen a réduit l’écart à 5-4 seulement 16 secondes plus tard. Ses efforts sont toutefois arrivés à court.

Coleman a porté le coup de grâce en marquant dans un filet désert avec 1:16 à écouler au cadran.

Kulak en uniforme

Le défenseur Brett Kulak avait été inséré dans la formation du Tricolore à la place de Cale Fleury. Ce dernier avait participé aux 16 derniers matchs des siens, tandis que Kulak avait été laissé de côté lors des deux dernières rencontres.

Brendan Gallagher espère voir les joueurs passer de la parole aux actes : «Personne n’a du plaisir présentement. Je l’ai dit après le dernier match, nous n’avons qu’une seule option et c’est de continuer à travailler. Nous en avons parlé, mais nous ne pouvons pas seulement répéter les mêmes choses. Il faut réagir. Présentement, nous avons une bonne énergie sur la glace, mais nous commettons des erreurs et la rondelle termine dans le fond de notre filet.»

Le Canadien jouera son prochain match samedi après-midi, quand les Flyers de Philadelphie seront les visiteurs au Centre Bell. Le Tricolore prendra ensuite la direction de Boston, pour affronter les Bruins, dimanche.

Canadien

Une confiance inébranlable envers Price

Carey Price connaissait une séquence de 112 matchs sans avoir été chassé de son filet quand il a finalement connu ce sort mardi, après avoir accordé cinq buts sur 11 lancers en 21:10 de jeu face aux Bruins de Boston.

Price n’avait pas vécu cette situation odieuse depuis le 9 décembre 2017, face aux Oilers d’Edmonton.

Canadien

Le Canadien humilié 8-1 par les Bruins

Le Canadien a atteint le fond du baril mardi soir. Du moins, il doit espérer que le baril n’est pas plus creux.

Trois jours après avoir gaspillé une avance de quatre buts, la formation montréalaise a été humiliée par les Bruins de Boston, qui l’ont emporté 8-1 au Centre Bell.

Le Canadien avait tenu tête aux Bruins dans une victoire de 5-4, il y a trois semaines. Cette fois-ci, le Tricolore n’a jamais été dans le coup et il a encaissé un cinquième revers d’affilée.

Jake DeBrusk a ouvert la marque en avantage numérique après 8:03 de jeu, puis David Pastrnak a réussi un tour du chapeau. Brad Marchand a ajouté un but et deux aides, franchissant le plateau de 600 points dans la LNH en cours de route.

Price chassé

Carey Price a accordé cinq buts sur 11 lancers en 21:10 de jeu. Il a été chassé de son filet pour une première fois depuis le 9 décembre 2017, dans un revers de 6-2 contre les Oilers d’Edmonton.

Si l’on inclut le match de samedi, quand le Canadien a échappé une avance de quatre buts avant de s’incliner 6-5 face aux Rangers de New York, Price a accordé 11 buts sur 45 tirs lors de ses deux derniers départs.

«(Price) fait partie de l’équipe et l’équipe n’a pas été assez bonne ce soir, a affirmé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous connaissons tous Carey. Il est capable d’être meilleur. Ça ne veut pas dire que c’est sa faute, mais je ne peux pas dire qu’il a été excellent non plus.»

Anders Bjork, Charlie Coyle et Danton Heinen ont aussi touché la cible pour les Bruins (16-3-5). Jaroslav Halak a repoussé 36 tirs et a porté sa fiche en carrière à 6-0 quand il affronte Price.

Shea Weber a été l’unique buteur du Canadien (11-8-5). En relève à Price, Keith Kinkaid a stoppé 10 des 13 lancers dirigés vers lui.

Les talons d’Achille du Canadien ont refait surface en première période. Les Bruins ont touché la cible lors de leurs deux avantages numériques et ont ajouté un filet avec 37 secondes à faire à l’engagement.

L’unité de désavantage numérique du Tricolore occupait le 27e rang de la LNH avant les matchs de mardi avec une efficacité de 73,6 %. En ce qui concerne les buts accordés dans la dernière minute d’une période, il s’agissait d’un 12e concédé par le Canadien dans pareil contexte cette saison.

À l’autre bout de la patinoire, le Canadien ne connaissait pas un mauvais match jusque-là. Weber avait donné la réplique à DeBrusk à mi-chemin du premier vingt, au terme d’une attaque à quatre contre trois.

Cependant, les Bruins ont vite assommé le Canadien au retour du premier entracte.

Pastrnak a marqué son deuxième but de la soirée après huit secondes de jeu, coupant devant Weber avant de surprendre Price à l’aide d’un tir à contre-courant du côté du bouclier pour porter le score à 4-1.

Bjork a ensuite mis fin à la soirée de Price 62 secondes plus tard. Sean Kuraly a bloqué un dégagement de Jeff Petry pendant que l’on effectuait des changements au banc du Canadien, ce qui a permis à Bjork de s’échapper. Bjork y est allé d’une hésitation, puis a surpris Price du côté de la mitaine.

«En première période, nous avons donné trois chances de marquer et (les Bruins) ont marqué chaque fois, a noté Julien. Nous n’étions pas affreux, mais ce que nous avons donné a été coûteux. Puis nous avons commencé la deuxième en donnant un but. J’ai trouvé qu’à partir de là, nous nous sommes effondrés. Mentalement, nous n’avons pas été assez forts pour rebondir.»

Julien a demandé un temps d’arrêt et Kinkaid a remplacé Price devant le filet de l’équipe locale. Pastrnak a toutefois vite étouffé tout espoir de remontée en complétant son tour du chapeau à 9:06. Laissé seul devant Kinkaid, Pastrnak a alors marqué en déviant un tir de la pointe de Brandon Carlo.

Coyle et Heinen ont tourné le fer dans la plaie en ajoutant deux autres buts en troisième période.

Le Canadien jouera son prochain match jeudi, quand les Devils du New Jersey seront de passage au Centre Bell.

Canadien

Le Canadien doit retrouver sa concentration rapidement, croit Gallagher

La frustration est palpable chez le Canadien depuis quelques matchs. Et Brendan Gallagher, qui a connu un match difficile en compagnie de Philip Danault et Tomas Tatar samedi, n'a pas caché que la situation actuelle commençait à l'agacer.

La défaite crève-cœur de 6-5 aux mains des Rangers de New York semblait encore difficile à digérer, deux jours après les faits. Ainsi, lorsqu'il a été questionné à savoir si la meilleure chose qui pouvait arriver aux joueurs du Tricolore était d'affronter les puissants Bruins de Boston mardi, au Centre Bell, sa réponse n'a pas tardé.

Canadien

Canadien: une myriade d’erreurs en défensive

Après trois revers au cours desquels l’attaque a été montrée du doigt par l’entraîneur-chef Claude Julien, c’est le jeu défensif du Canadien qui a fait défaut lors de la déconfiture de samedi.

Julien a affirmé que le contexte était différent lors du revers de 6-5 face aux Rangers de New York, quand la formation montréalaise a gaspillé des avances de 4-0 et 5-3.

Malgré le déficit, les Rangers ne jouaient pas du mauvais hockey. Puis, les erreurs commises par le Canadien ont été nombreuses sur les séquences qui ont permis aux Rangers de gagner après avoir accusé un retard d’au moins quatre buts pour une quatrième fois dans leur histoire.

De son côté, le Tricolore a perdu un match après avoir mené par quatre buts pour une première fois depuis le 7 décembre 1995, selon le réseau Sportsnet.

«[Les Rangers] ont constamment attaqué à trois contre deux ou à quatre contre trois, a noté Julien après la rencontre. Nous ne pouvons pas rester coincés dans le fond de la zone à regarder l’autre équipe partir en relance.

«Je pense que la clé a été notre jeu sans la rondelle, c’est ce qui nous a fait mal.»

Julien a cité en exemple le but vainqueur des Rangers pour démontrer le genre d’erreurs effectuées par sa troupe, insistant toutefois pour dire qu’il ne visait pas seulement Jesperi Kotkaniemi dans sa critique.

«Nous avons un jeune joueur, qui n’est âgé que de 19 ans, qui force un jeu, ce qui provoque un dégagement refusé. Il perd ensuite la mise au jeu et la rondelle se retrouve dans le fond du filet, a noté Julien. Ce sont des erreurs coûteuses. Vous devez retenir la leçon, peu importe que vous soyez âgés de 19 ou 30 ans. Vous devez comprendre que ce sont des erreurs que vous ne pouvez pas commettre.»

Canadien

Le Canadien gaspille une avance de quatre buts face aux Rangers, défaite de 6-5

MONTRÉAL — Le Canadien a gaspillé une avance dans un quatrième match de suite et cette fois, le résultat a été inacceptable aux yeux des joueurs et de l’entraîneur, alors que la formation montréalaise n’a pas tiré profit d’un avantage de quatre buts et a finalement perdu 6-5 face aux Rangers de New York, samedi, au Centre Bell.

Le Tricolore menait 4-0 après 2:51 de jeu en deuxième période, mais le vent a ensuite tourné.

Les Rangers ont finalement créé l’égalité 5-5 à 8:40 du troisième tiers, en infériorité numérique, quand Brendan Lemieux a inscrit son deuxième but de la soirée.

Puis, Jacob Trouba a joué les héros 3:30 plus tard, quand son tir a dévié devant Carey Price avant d’aboutir dans l’objectif.

Le Canadien a donc encaissé un quatrième revers de suite (0-2-2).

«Nous n’arrivions pas à profiter de nos chances lors des trois derniers matchs, mais nous avions beaucoup d’occasions et nous étions probablement la meilleure équipe, a rappelé l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Ce soir, c’est différent. Nous menions 4-0, nous marquions enfin des buts, mais notre jeu n’était pas à point.

«J’ai dit aux gars après la première que nous menions 3-0 pour une seule raison: nous avions profité de nos chances, mais eux, non. Nous n’avions pas dominé le jeu. (Les Rangers) sont venus pour jouer ce soir. Même en retard 3-0, ils n’ont pas lâché. Puis à 4-0, nous avons baissé la garde. Notre réaction défensive n’était pas bonne. Nous ressentions une urgence de marquer, mais pas une urgence de défendre. Nous devons nous améliorer.»

Filip Chytil, Pavel Buchnevich et Artemi Panarin ont aussi fait mouche pour les Rangers (10-9-2). Alexandar Georgiev a accordé cinq buts sur 43 tirs.

Max Domi a bénéficié de ce festival offensif pour mettre fin à une disette de neuf matchs sans toucher la cible. De retour au centre après une expérience peu concluante de trois rencontres à l’aile gauche, Domi a marqué ses cinquième et sixième buts de la campagne en première période.

Artturi Lehkonen a aussi réussi un doublé, son septième en carrière, en plus d’amasser une aide et Shea Weber a été l’autre buteur du Canadien (11-7-5). Nick Suzuki et Ben Chiarot ont récolté chacun deux aides.

Carey Price a effectué 28 arrêts.

«Nous ne sommes pas assez durs, nous ne faisons pas les jeux, notre repli défensif n’était pas bon du tout ce soir, a analysé Julien. Nous affrontions une équipe affamée même si elle avait joué la veille. C’est aussi inacceptable parce qu’après trois défaites de suite, nous aurions dû être suffisamment affamés pour ne pas laisser ces choses-là arriver.»

Domi a vite retrouvé le sourire, battant Georgiev après 2:03 de jeu, grâce à une remise de Suzuki à l’embouchure du filet.

Lehkonen et Domi sont revenus à la charge avant la fin du premier vingt. Chaque fois, Georgiev a été surpris par un tir qui est passé tout près de Trouba.

Weber a creusé l’écart à 4-0 après 2:51 de jeu en deuxième période, pendant une punition à retardement. Le lancer frappé du défenseur format géant s’est faufilé à travers l’équipement de Georgiev.

Les Rangers ont relancé le débat grâce à trois buts dans un intervalle de 3:20. Ils ont ensuite obtenu 33 secondes de jeu à cinq contre trois, mais n’ont pas été en mesure d’en profiter.

Lehkonen a redonné un coussin de deux buts au Tricolore à 5:20 du troisième tiers, battant Georgiev d’un tir des poignets à bout portant du côté du bouclier. Cependant, Panarin a donné la réplique 31 secondes plus tard, complétant un beau jeu de passes amorcé par Ryan Strome et Chris Kreider.

Lemieux et Trouba ont ensuite complété le travail pour les Rangers.

Le Canadien a obtenu un avantage numérique avec un peu plus de six minutes à jouer. Jesperi Kotkaniemi a obtenu la plus belle occasion, mais il s’est buté à Georgiev.

Le Canadien sera de retour en action mardi, quand les Bruins de Boston seront les visiteurs au Centre Bell.

Échos de vestiaire

Brendan Gallagher s’est inclus dans les joueurs qui ont offert une contre-performance:

«Trop de joueurs, et je m’inclus là-dedans, n’ont pas été assez bons. Il y avait trop de passagers ce soir. Il y a quelques gars qui ont bien joué, mais il y en a trop qui, pour une raison quelconque, n’étaient pas assez bons.»

Max Domi a rappelé que lorsque l’équipe mène, elle doit achever son adversaire:

«Il faut jouer pendant 60 minutes dans cette ligue si vous voulez gagner. Nous affrontions une bonne équipe et elle n’a pas baissé les bras. Nous savions qu’ils n’allaient pas baisser les bras. Quand vous avez l’adversaire dans les câbles, vous devez réussir le K.-O. Nous ne l’avons pas fait ce soir. Nous devons être meilleurs et nous allons être meilleurs.»

Carey Price a indiqué que l’équipe avait encore confiance après deux périodes:

«Nous avions encore l’avance. Je pense que nous avons amorcé la troisième avec confiance. Nous voulions garder la pédale au plancher. Mais (les Rangers) aussi étaient motivés. C’est une défaite difficile à accepter.»

Canadien

Max Domi: une expérience peu concluante à l'aile

BROSSARD — L’expérience à l’aile gauche de Max Domi n’a pas été très concluante et l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, n’a pas perdu temps pour réagir.

Nick Suzuki et Domi vont se partager les responsabilités comme joueur de centre du deuxième trio de la formation montréalaise, un peu comme Domi le faisait quand il jouait avec Andrew Shaw la saison dernière.

«Le droitier peut prendre les mises en jeu du côté droit et je vais prendre les mises en jeu de mon côté. De plus, le premier joueur en repli peut appuyer les défenseurs dans le fond de la zone, a expliqué Domi. Ça permet de développer une belle complicité entre deux joueurs qui peuvent jouer à l’aile ou au centre.»

Domi a admis que ça avait été un gros changement d’être placé à l’aile gauche pour une première fois depuis son arrivée avec le Canadien, samedi dernier, face aux Devils du New Jersey. Après trois rencontres, trois défaites, Julien a reconnu que Domi avait avantage à jouer au centre.

«Il a joué la majorité de sa carrière à l’aile, il y avait zéro frustration de ce côté-là, a insisté Julien. C’est nous qui, en regardant ça, avons réalisé qu’il n’est pas capable d’exploiter la vitesse que, dans le passé, il nous donnait.

«De ce que j’ai vu, il est meilleur au centre qu’à l’aile. Nous le mettons dans une position pour avoir du succès. Nick Suzuki a aussi connu du succès à l’aile. Ça ne veut pas dire qu’on ne le reverra pas au centre.»

Même avant d’être muté à l’aile, Domi connaissait déjà des moments plus difficiles. Il avait été limité à un but et une aide en neuf parties, puis a récolté seulement une aide en trois rencontres à l’aile.

«Il n’y a pas de doute que je peux en faire plus. C’est mon but, a admis Domi. Je ne produirai pas à tous les matchs. Je sais qu’il y aura des périodes plus sombres, des léthargies. Ça fait partie du hockey. Je dois trouver des façons pour m’en sortir.»

Artturi Lehkonen complétait le trio de Domi et Suzuki à l’entraînement, vendredi matin.

L’unité de Phillip Danault est demeurée inchangée, alors qu’il se retrouvait au centre de Tomas Tatar et Brendan Gallagher. Jesperi Kotkaniemi était entouré de Charles Hudon et Joel Armia, tandis que Jordan Weal a été relégué au sein du quatrième trio, à la droite de Nick Cousins et Nate Thompson.

Hudon sur l’avantage numérique

Hudon s’est aussi retrouvé au sein de l’avantage numérique. Il n’a pas touché la cible en trois parties avec le Canadien cette saison, mais avait inscrit neuf buts en 17 rencontres avec le Rocket de Laval au cours des dernières semaines.

«Même si Charles a commencé la saison à Laval, nous avons toujours su qu’il est un franc-tireur, qu’il est capable de marquer des buts, a mentionné Julien. C’est dans ces situations-là, qu’il est à son meilleur. Donc nous l’avons mis dans une situation pour qu’il ait du succès.»

Hudon, qui avait eu de la difficulté à accepter sa rétrogradation dans la Ligue américaine au terme du camp, n’est pas encore prêt à crier victoire. Il est très bien placé pour savoir à quel point la situation d’un joueur peut changer rapidement dans le monde du hockey.

L’attaquant natif d’Alma avait bien fait en 2017-18 avec une récolte de 10 buts et 20 aides en 72 matchs. Il a ensuite perdu la faveur de son entraîneur l’hiver dernier et a finalement été laissé de côté lors des 22 derniers matchs.

«Comme on dit, pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Donc si Claude ne me parle pas, ça va bien», a dit Hudon, quand il a été questionné à savoir s’il sentait avoir gagné la confiance de son entraîneur.

Le défenseur Mike Reilly va remplacer Brett Kulak à la gauche de Cale Fleury, samedi, face aux Rangers de New York. Alors que l’entraîneur du Tricolore souhaite relancer son offensive, Julien a noté que Reilly avait de meilleures aptitudes que Kulak pour appuyer l’attaque.

Julien espère donc avoir apporté les ajustements nécessaires pour aider le Canadien à mettre un terme à sa première série de revers de trois rencontres cette saison.

«Notre message aux joueurs est qu’il ne faut pas se décourager, a affirmé Julien. Il ne faut pas dramatiser la situation, mais il faut réagir.

«Nous avons perdu trois matchs de suite et le match de demain [samedi] est important. Mais il ne faut pas commencer à paniquer, parce que nous ne jouons pas du si mauvais hockey que ça», a résumé Julien.

Canadien

Un air de déjà vu pour le CH

BROSSARD — Les années se suivent et se ressemblent pour le Canadien.

À pareille date l’an dernier, la formation montréalaise avait 26 points au compteur après 22 matchs, comparativement à 27 cette saison après le même nombre de rencontres. Le Tricolore traversait aussi sa première séquence difficile de la campagne.

Le Canadien avait connu une séquence de cinq défaites entre les 19 et 27 novembre (0-3-2). Cette fois, la troupe de Claude Julien a perdu trois matchs d’affilée depuis le 16 novembre (0-1-2).

La différence, c’est que l’an dernier Carey Price connaissait un début de saison difficile. Il avait retrouvé ses repères en décembre, aidant le Canadien à rester dans la course jusqu’à l’avant-dernière rencontre de la campagne.

Cette fois, le travail du gardien le mieux payé au monde n’inquiète pas vraiment. La production offensive a été ciblée par Julien comme point à améliorer dans les prochains jours. De plus, l’unité d’infériorité numérique occupait le 29e rang du circuit avec une efficacité de 72,5 % avant les matchs de jeudi.

Le Tricolore se retrouvait même au 31e et dernier rang de la LNH en infériorité numérique avant d’écouler avec succès trois punitions dans un revers en prolongation de 2-1 face aux Sénateurs d’Ottawa, mercredi.

«C’est parfois un travail un peu désagréable, mais c’est un élément important dans les succès d’une équipe, a insisté le défenseur Ben Chiarot. Vous ne pouvez pas être au 31e rang du circuit en désavantage numérique et espérer être une bonne équipe.

«Il faut jouer avec l’énergie du désespoir, que ce soit en bloquant un tir ou en encaissant un coup pour dégager le disque jusqu’à l’autre bout de la patinoire», a-t-il ajouté. 

Il est aussi important de bien appuyer Price. «Il faut lui permettre de voir la rondelle. S’il la voit, il va l’arrêter, a dit Chiarot. Il faut également limiter les occasions autour du filet. Un gardien ne peut pas tout faire seul, y compris Carey.»

Les situations que le Canadien essaie de prévenir en territoire défensif sont celles qu’il cherche à reproduire pour obtenir du succès en zone offensive.

Lors des deux derniers matchs, le Tricolore a généré plusieurs occasions de marquer, mais a été limité à trois buts. «Il faut foncer un peu plus au filet et compliquer le travail du gardien adverse, a noté l’attaquant Nick Cousins. Si nous faisons ça, les buts vont venir.»

Cette petite baisse de régime à l’attaque coïncide avec l’absence de Jonathan Drouin et de Paul Byron, qui rateront respectivement huit et quatre semaines après être passés sous le bistouri. Si Byron ne connaissait pas un début de campagne particulièrement éclatant, Drouin parvenait à dicter le jeu quand il était sur la patinoire. L’attaquant québécois avait récolté 15 points en 19 parties.

En l’absence de Drouin, Nick Suzuki a été promu au sein du top-6 offensif. Il se retrouve au centre de Max Domi et de Joel Armia, et ils ont obtenu leur part de chances de marquer face aux Sénateurs.

«Ça prend toujours quelques matchs et quelques entraînements pour apprendre les tendances d’un nouveau compagnon de trio, a admis Armia, qui jouait avec Domi depuis un certain temps déjà. J’ai hâte de voir ce que ça va donner lors du prochain match.

«[Suzuki] est très agile et très bon en échec-avant. J’ai du plaisir à jouer avec lui», a ajouté le Finlandais âgé de 26 ans, qui a mis fin à une disette de neuf matchs sans but en touchant la cible face aux Blue Jackets de Columbus, mardi.

Hudon de retour

Les joueurs du Canadien profitaient d’un congé d’entraînement sur glace jeudi. Seuls les réservistes Mike Reilly, Christian Folin et Keith Kinkaid ont foulé la patinoire du Complexe sportif Bell.

Le match de mercredi face aux Sénateurs était le premier d’une séquence de cinq d’affilée à domicile pour le Tricolore. Les Rangers de New York seront les prochains visiteurs, samedi.

«Nous voulons nous racheter dès samedi. Les points sont aussi importants à ce temps-ci de la saison qu’à la fin», a conclu le défenseur Victor Mete.

Par ailleurs, en fin de journée, le Canadien a annoncé le rappel de l’attaquant Charles Hudon, qu’il avait cédé au Rocket de Laval après le match de mercredi.

Canadien

Ottawa 2/Montréal 1: l’attaque au neutre

L’offensive du Canadien connaît ses premiers moments difficiles de la saison.

Pour une deuxième fois en autant de soirs, la formation montréalaise a manqué d’opportunisme et a éventuellement baissé pavillon. Cette fois, Brady Tkachuk a fait bouger les cordages après 38 secondes de jeu en période supplémentaire et les Sénateurs d’Ottawa se sont imposés 2-1, mercredi, au Centre Bell.

Chris Tierney et Tkachuk ont orchestré l’attaque finale et Tkachuk a battu de vitesse Tomas Tatar pour se présenter seul devant Carey Price. Tkachuk a ensuite marqué en glissant le disque entre les jambières du gardien.

«Notre jeu n’est pas mauvais, mais nous laissons l’adversaire s’accrocher et éventuellement, il réussit à créer l’égalité, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. De la paresse de la part de nos attaquants en prolongation nous a ensuite coûté un autre point.»

Un peu comme la veille, quand le Canadien a perdu 5-2 face aux Blue Jackets de Columbus, la formation montréalaise n’a pas connu une mauvaise soirée. Le Tricolore a eu l’avantage pendant de longs moments.

Manque de cohésion

Mais à part vendredi dernier, lors d’une éclatante victoire de 5-2 face aux Capitals de Washington, l’offensive du Tricolore semble manquer de cohésion depuis quelques rencontres. Julien avait d’ailleurs admis son inquiétude à ce chapitre pour la première fois la semaine dernière.

«C’est frustrant. C’est dommage, a-t-il ajouté mercredi soir. Nous ne jouons pas du mauvais hockey. Nos chances sont là. Mais il semble que nous ayons frappé un mur dans notre production offensive. C’est ce qui nous fait mal.»

Nick Suzuki a touché la cible pour le Canadien (11-6-5). Price a effectué 22 arrêts.

Price a disputé un deuxième match en autant de soirs pour une première fois cette saison. Julien a expliqué sa décision en notant que Price n’avait pas joué samedi dernier et que l’équipe ne rejouait pas avant samedi.

Jean-Gabriel Pageau a aussi marqué pour les Sénateurs (10-11-1). Craig Anderson a repoussé 35 lancers.

Le Canadien a dicté l’allure du match en première période, dirigeant 12 tirs au but contre trois par les Sénateurs. Il a toutefois bousillé plusieurs chances en étant incapable de pousser le disque dans l’objectif lors de mêlées autour du filet d’Anderson.

Charles Hudon a aussi vu un de ses tirs dévier sur la barre transversale avant d’aboutir dans le filet protecteur.

Suzuki a finalement ouvert le pointage après 44 secondes de jeu en deuxième période, en avantage numérique. Il a tiré dans un filet ouvert à la suite d’une autre mêlée devant le filet des Sénateurs.

Duclair menaçant

Les visiteurs ont tranquillement renversé la vapeur au cours du deuxième vingt. Price a tenu le fort pendant un certain temps, mais il a finalement été battu par Pageau à 9:55, quand le Gatinois a dévié un tir de Tyler Ennis.

Anthony Duclair a orchestré quelques attaques menaçantes pour les Sénateurs, sans toutefois être capable de compléter le travail.

Ennis a aussi obtenu une belle chance de marquer, s’échappant avec environ 30 secondes à faire au deuxième vingt, mais Price a réussi l’arrêt.

Dans l’eau chaude

Le Canadien s’est retrouvé dans l’eau chaude à mi-chemin du dernier tiers, quand Brett Kulak est allé au banc des punitions après avoir dégagé son territoire en envoyant le disque dans la foule. Cependant, les Sénateurs ont continué de ne rien casser en avantage numérique.

Tkachuk a finalement tranché en prolongation.

Après la rencontre, le Canadien a annoncé que Hudon avait été cédé au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine de hockey.

Le Canadien jouera son prochain match samedi, quand les Rangers de New York seront les visiteurs.

Canadien

Pierre-Luc Dubois s'amuse face au Canadien

COLUMBUS — Pierre-Luc Dubois a récolté trois points et les Blue Jackets de Columbus ont vaincu le Canadien Montréal 5-2, mardi soir, au Nationwide Arena.

Dubois a trouvé le fond du filet deux fois et il a préparé l’éventuel but vainqueur d’Emil Bemstrom, aidant les Blue Jackets (8-8-4) à marquer trois buts en troisième période. La troupe de l’Ohio a signé une deuxième victoire de suite.

Le Canadien (11-6-4) n’avait pas si mal joué lors des 40 premières minutes de l’affrontement, mais il s’est effondré au troisième engagement à la suite d’un but bizarre. Le Bleu-blanc-rouge a subi un deuxième revers de suite et il a perdu pour une sixième fois en sept visites à Columbus depuis la saison 2015-16.

«Je trouve que nous avons eu beaucoup d’occasions de marquer. Il y a eu des échappées de Brendan Gallagher, Nick Suzuki et Joel Armia, mais la différence c’est que nous n’avons pas réussi à concrétiser nos chances», a analysé l’entraîneur-chef des Montréalais, Claude Julien.

Bemstrom a enfilé l’aiguille à 6:54 du troisième vingt pour procurer une avance de 3-2 à son équipe. Seul devant Carey Price, l’attaquant des Blue Jackets a décoché un tir du revers qui a raté le filet, mais la rondelle est revenue devant pour atteindre le gardien du Tricolore et traverser la ligne rouge.

Eric Robinson et Boone Jenner ont aussi fait bouger les cordages pour les Blue Jackets, qui ont vu le gardien Joonas Korpisalo bloquer 30 rondelles dans la victoire.

Réplique

Artturi Lehkonen et Joel Armia ont répliqué pour le Canadien. Price a conclu la rencontre avec 21 arrêts en 26 lancers. En raison des blessures à Jonathan Drouin et Paul Byron, Suzuki a joué en compagnie de Max Domi et Armia.

«Le trio semblait plus à l’aise. Il faut aussi leur donner le temps de se bâtir une petite chimie. Ça fait seulement deux matchs, a mentionné Julien. Je ne suis pas déçu de ce trio. Il faut être patient avec eux.»

Les hommes de Claude Julien pourront rapidement oublier cette défaite alors qu’ils reviendront à Montréal pour y accueillir les Sénateurs d’Ottawa, mercredi soir.

«Nous pouvons chercher toutes les raisons que nous voulons pour expliquer la défaite, je crois que nous avions connu deux bonnes périodes à l’étranger et le pointage était égal 2-2, a insisté le capitaine Shea Weber. Nous avons eu l’occasion de l’emporter, mais nous n’avons pas été bons en troisième période.»

Peut-être le pointage aurait pu être différent si nous avions marqué sur nos occasions, mais il y a eu des moments où notre gardien a fait en sorte que le pointage

Les Blue Jackets ont ouvert le pointage tôt en début match, mais pas sans avoir laissé le Canadien obtenir une magnifique occasion de marquer dès les premières secondes.

Revirement

Gallagher a profité d’un revirement pour se faufiler derrière la défensive adverse, mais l’attaquant du Tricolore s’est buté à Korpisalo. Un peu plus d’une minute plus tard, Robinson a accepté une passe de David Savard pour tromper la vigilance de Price grâce à un tir sur réception. Il y a exactement une semaine, Robinson avait réussi son premier but en carrière dans la LNH, au Centre Bell.

La formation montréalaise a cogné à la porte à quelques reprises lors de l’engagement et elle a dû attendre les dernières minutes avant de niveler la marque. Le défenseur Brett Kulak a repéré Phillip Danault dans le coin de la patinoire et ce dernier a effectué une superbe passe transversale à Lehkonen, qui a inscrit son troisième but de la campagne.

Le Canadien a connu un lent début de deuxième période, mais il a malgré tout pris les devants à 4:29. Ben Chiarot a cherché à se défaire de Bemstrom le long de la bande et après un demi-tour, le défenseur a envoyé la rondelle au filet. Armia, bien placé devant Korpisalo, a fait dévier le disque pour mettre fin à sa disette de neuf parties sans but.

L’équipe locale a cependant profité d’un cafouillage défensif pour créer l’égalité avant de rentrer au vestiaire. Tomas Tatar et Chiarot ont manqué de communication derrière la ligne des buts et Bemstrom a appliqué une belle pression pour pousser la rondelle dans l’enclave. Dubois a décoché un tir vif qui a trompé la vigilance de Price du côté du bloqueur.

Canadien

Charles Hudon tient sa chance

Charles Hudon était souriant dans le vestiaire du Canadien de Montréal, samedi, mais le retour à la maison avait été un peu plus difficile, après avoir été renvoyé au Rocket de Laval dans les minutes après la rencontre face aux Devils du New Jersey.

Hudon avait été informé de la nouvelle après avoir rencontré les membres des médias, dont plusieurs ont aussi été surpris d’apprendre sa rétrogradation. Après tout, le Tricolore se retrouvait avec seulement 11 attaquants en santé dans sa formation, puisque Jonathan Drouin et Paul Byron sont sur la touche.

Canadien

Drouin et Byron opérés

Les attaquants Jonathan Drouin et Paul Byron, du Canadien de Montréal, rateront plusieurs semaines d’activités après avoir subi des opérations respectivement à un poignet et à un genou.

Drouin est passé sous le bistouri lundi, tandis que Byron sera opéré mardi.

«Les deux seront absents pour une certaine durée. Nous en saurons plus après les opérations», a indiqué l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, avant d’admettre qu’on parlait de semaines et non de jours.

L’agent de Drouin a révélé sur les réseaux sociaux, en après-midi, que son client s’absenterait pendant environ huit semaines.

Drouin, qui est âgé de 24 ans, connaissait un bon début de saison avec une récolte de sept buts et huit aides en 19 rencontres. Il se serait blessé pendant la troisième période du match de vendredi dernier, quand le Canadien a vaincu les Capitals de Washington 5-2.

«Honnêtement, il est l’un de nos meilleurs joueurs, a rappelé l’attaquant Max Domi. Il va nous manquer. C’est une pilule difficile à avaler, mais ça ouvre la porte à d’autres joueurs.

«Nous avons de la profondeur au sein de l’équipe et des joueurs peuvent en profiter pour démontrer des choses. Ce n’est pas la situation idéale, mais ce n’est pas la fin du monde non plus. Ça fait partie du hockey.»

Byron s’est aussi blessé face aux Capitals. L’attaquant âgé de 30 ans a amassé un but et trois aides en 19 matchs cette saison.

En leur absence, samedi contre les Devils du New Jersey, Jesperi Kotkaniemi, enfin remis d’une blessure à l’aine, et Charles Hudon, rappelé du Rocket de Laval, ont été insérés dans la formation. Julien a donc remanié ses trios.

Domi à l’aile 

Nick Suzuki s’est notamment retrouvé au centre du deuxième trio, avec Domi et Joel Armia comme ailiers. C’était la première fois que Domi jouait à l’aile depuis son acquisition par le Tricolore au cours de l’été 2018.

Après avoir amassé 10 points en autant de matchs en début de campagne, Domi a été limité à un but et deux aides lors des 10 rencontres suivantes. Son efficacité de 43,9 % dans le cercle des mises en jeu explique peut-être aussi la décision de Julien, même si Suzuki ne fait pas tellement mieux avec une efficacité de 45,1 %.

«Suzuki est droitier, Armia est droitier, Domi est gaucher. Domi a joué la majorité de son hockey à l’aile. Ce n’est pas nouveau pour lui, a rappelé Julien. Si nous voulons mettre les bons joueurs ensemble, c’était ce que nous devions faire.»

De son côté, Domi a été succinct dans ses commentaires.

«C’est un changement. C’est comme ça. Je vais jouer à l’aile. Je dois m’ajuster», a-t-il simplement affirmé.

Une autre promotion pour Suzuki

L’arrivée de Suzuki au centre du deuxième trio représente toutefois un autre vote de confiance de Julien envers l’attaquant âgé de 20 ans.

«Il progresse et nous lui donnons l’occasion de le faire, a dit Julien. Mais personne ne nous garantit qu’il va être capable de bien gérer ces nouvelles responsabilités, ce temps de glace ou d’affronter de meilleurs éléments.

«Nous y allons toujours de semaine en semaine. Un jeune joueur va connaître des hauts et des bas pendant une saison. C’est bien de garder l’œil ouvert et d’être prêt à s’ajuster en conséquence.»

Canadien

Devils 4/Canadien 3: l'indiscipline coule le CH

MONTRÉAL — Des erreurs de concentration et l’indiscipline ont coulé le Canadien, samedi, alors que la formation montréalaise a perdu 4-3 en prolongation face aux Devils du New Jersey.

Le Tricolore a accordé ses 10e et 11e buts dans la dernière minute d’un engagement cette saison. Il a aussi été la cible de cinq des neuf punitions distribuées par les arbitres lors de la troisième période.

Wayne Simmonds a créé l’égalité en avantage numérique avec 4:48 à faire en temps réglementaire, puis Kyle Palmieri a marqué le filet vainqueur après 1:30 de jeu en période supplémentaire, lui aussi en avantage numérique.

«Quand vous jouez un deuxième match en autant de soirs, vous devez être mentalement alertes pour avoir des chances de gagner, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Ça peut compenser pour la fatigue.

«Ce soir, ce qui nous a tués, c’est que nous n’avons pas pris de bonnes décisions.»

Max Domi a accepté une part de responsabilité pour le résultat, lui qui a écopé ses trois premières punitions de la campagne pendant le dernier tiers. Il restait six secondes à écouler à une punition pour conduite antisportive quand Simmonds a créé l’égalité.

«Il a accepté la responsabilité pour ses actions et il doit le faire, a dit Julien au sujet de Domi. Quand vous poussez le bâton d’un joueur, c’est une punition. Je n’ai pas vu ensuite ce qui s’est produit pour qu’il écope d’une punition pour conduite antisportive. S’il accepte la responsabilité pour ses gestes, tant mieux. Il faut aussi passer de la parole aux actes. J’espère qu’il va le faire.»

Les joueurs du Canadien ont également mal digéré la décision des arbitres d’annuler un but de Phillip Danault avec 47,3 secondes à écouler au troisième tiers. Après une consultation vidéo, ils ont déclaré que Danault avait volontairement poussé le disque derrière la ligne des buts avec sa hanche ou sa cuisse.

Danault soutenait pour sa part que l’attaquant des Devils Nico Hischier avait posé la main sur la rondelle dans la surface réservée au gardien sur la séquence, ce qui aurait dû permettre au Tricolore d’obtenir un tir de punition.

Le centre québécois s’est ensuite retrouvé au cachot en prolongation, ce qui a mis la table pour le but vainqueur de Palmieri.

Brendan Gallagher, Nick Suzuki et Cale Fleury, avec son premier but dans la LNH, ont touché la cible pour le Canadien (11-5-4), qui avait battu les Capitals de Washington vendredi. Keith Kinkaid a stoppé 39 lancers contre son ancienne formation.

Nikita Gusev et Hischier ont marqué les autres buts des Devils (7-8-4). Mackenzie Blackwood a repoussé 31 lancers.

Après un début de match assez tranquille, le Canadien a ouvert le pointage avec 1:19 à faire au premier vingt. Gallagher a profité d’une remise parfaite de Jeff Petry pour dévier la rondelle dans l’objectif.

Les Devils ont répliqué 60 secondes plus tard, quand Gusev a été oublié à la droite de Kinkaid.

Fleury a redonné les devants au Tricolore après 7:43 de jeu en deuxième période. Il a profité de beaucoup d’espace pour s’avancer dans l’enclave et a surpris Blackwood du revers.

Suzuki a creusé l’écart avec 1:18 à faire au deuxième vingt, pendant un avantage numérique de deux hommes. Mais encore une fois, les Devils ont trouvé le moyen de marquer pendant la dernière minute de jeu de l’engagement, même s’ils étaient toujours en infériorité numérique.

Quelques instants après avoir été frustré par Kinkaid en échappée, Hischier s’est racheté en le battant d’un tir bas, au terme d’une attaque à deux contre un avec Pavel Zacha. Il restait alors 1,1 seconde à écouler au cadran.

Le rythme du match a ensuite complètement changé en troisième période, en raison des nombreuses punitions.

Avant la rencontre, le Canadien a annoncé que le nom de Jonathan Drouin avait été inscrit sur la liste des blessés en raison d’une blessure au haut du corps. Julien a insisté pour dire que la blessure n’était pas liée au solide coup d’épaule d’Alex Ovechkin encaissé par Drouin vendredi face aux Capitals.

Paul Byron était aussi absent face aux Devils, en raison d’une blessure mineure. Jesperi Kotkaniemi, rétabli d’une blessure à l’aine qui l’a contraint à rater sept matchs, et Charles Hudon, rappelé du Rocket de Laval plus tôt dans la journée, ont remplacé Drouin et Byron dans la formation du Tricolore.

Hudon a été renvoyé au Rocket après la rencontre.

Le Canadien jouera son prochain match mardi, quand il rendra visite aux Blue Jackets de Columbus. Le Tricolore sera de retour au Centre Bell mercredi, quand les Sénateurs d’Ottawa seront les visiteurs.

Échos de vestiaire

Max Domi était repentant après la rencontre:

«Je ne peux pas faire des choses comme ça. Ça ne se produira plus.»

Phillip Danault avait encore du mal à comprendre les explications des arbitres sur le but refusé:

«Sur la vidéo, on voit clairement qu’il (Hischier) met la main sur la rondelle. Un joueur ne peut pas faire ça. C’est un tir de punition. Et ils disent que j’ai fait une motion pour pousser la rondelle dans le but alors que j’ai été renversé dans le filet...»

Keith Kinkaid était déçu de ne pas avoir vaincu son ancienne formation:

«J’avais vraiment envie de les battre. Je me sentais bien. C’est dommage de ne pas avoir obtenu les deux points.»

Canadien

Charles Hudon rappelé, Drouin sur la liste des blessés

MONTRÉAL — Le Canadien a inscrit le nom de l’attaquant Jonathan Drouin sur la liste des blessés en raison d’une blessure au haut du corps, samedi, et rappelé du même coup Charles Hudon.

L’équipe a indiqué que Drouin s’était blessé en troisième période du match de vendredi soir contre les Capitals à Washington. C’est toutefois la percutante mise en échec d’Alexander Ovechkin à ses dépens un peu plus tôt dans la rencontre qui a retenu l’attention.

Canadien

Canadien 5/Capitals 2: quatre buts en 2e période

WASHINGTON — Phillip Danault a marqué le premier de quatre buts des siens dans un intervalle de 8:20 en deuxième période et le Canadien de Montréal a connu l'une de ses meilleures performances de la saison, vendredi, s'imposant 5-2 face aux Capitals de Washington.

Le Canadien avait marqué seulement 15 buts en deuxième période lors de ses 18 premiers matchs. Cette fois, il a pris son envol dans les instants qui ont suivi une sévère mise en échec d’Alex Ovechkin à l’endroit de Jonathan Drouin.

«Nous avons gardé notre concentration, a mentionné l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Sur le coup, nous n’étions pas certains si c’était une mise en échec légale ou non. Si vous n’êtes pas certains, vous n’allez pas nécessairement tenter de vous venger. Nous avons géré la situation de la meilleure façon possible.»

Drouin est retourné au vestiaire, mais était de retour à son poste pour le début de la troisième période. «Ce n’était pas une mise en échec à la tête, ça c’est clair, a insisté Julien. C’était peut-être un assaut. Je n’ai pas aimé le fait que les pieds [d’Ovechkin] quittent la patinoire.»

Danault a récolté un but et deux aides, tandis que Shea Weber, Jordan Weal et Nick Suzuki ont aussi fait bouger les cordages lors de la poussée du Canadien (11-5-3) en deuxième période. Tomas Tatar a marqué dans un filet désert en fin de rencontre et a accumulé trois aides.

Ben Chiarot a été crédité de deux aides, tandis que Weber a aussi connu une soirée de deux points. Carey Price a effectué 25 arrêts.

«Carey nous a donné quelques gros arrêts, surtout dans les 10 premières minutes du match, a noté Julien. Il était important pour nous de conclure la première période dans une bonne situation. C’était le cas à 0-0. Après, nous avons tranquillement pris le contrôle. Nous avons marqué des buts en deuxième période, mais nous avons été solides tout au long du match.»

Ovechkin et Evgeny Kuznetsov ont marqué en troisième période pour les Capitals (14-3-4). Ilya Samsonov a accordé quatre buts sur 39 lancers. Les Capitals ont connu un départ canon, alors que Price a brillé en frustrant deux fois Ovechkin pendant la première minute de jeu.

La chance

Price a aussi joué de chance quand Kuznetsov a atteint le poteau.

Le Canadien a ensuite repris le dessus, obtenant quelques occasions avant la fin du premier vingt sans toutefois en profiter.

Le vent a tourné après que Drouin est rentré au vestiaire après environ quatre minutes et demie en deuxième période.

Les deux équipes se sont échangé des chances de marquer lors d’une même séquence, puis Danault a finalement ouvert la marque à 6:22, battant Samsonov du revers après avoir été oublié devant le filet.

Weber est revenu à la charge 2:54 plus tard, grâce à un puissant tir sur réception, puis Weal a porté le score à 3-0 un peu moins de deux minutes et demie plus tard.

Suzuki a couronné la poussée de quatre buts du Canadien quelques secondes après la fin d’un avantage numérique. Le défenseur des Capitals Jonas Siegenthaler a dévié la passe de Suzuki vers Brendan Gallagher dans son propre filet.

Ovechkin a touché la cible en avantage numérique après 5:34 de jeu en troisième période. Il a marqué son 14e but de la saison grâce à un tir sur réception de son poste habituel dans le cercle des mises en jeu à la droite du gardien. Kuznetsov a ensuite réduit l’écart à 4-2 avec 4:22 à faire, mais Tatar a stoppé l’élan des Capitals en tirant dans un filet désert avec 2:31 à écouler au cadran.

Le Canadien sera de retour au Centre Bell samedi soir, pour un duel avec les Devils du New Jersey.

Canadien

Chiarot et Weber contre Ovi

BROSSARD — Ben Chiarot et Shea Weber devraient être réunis au sein de la même paire à forces égales pour une troisième fois cette saison. Après avoir réussi à contrer les unités de Patrice Bergeron et Anze Kopitar, ils auront comme mission de neutraliser Alex Ovechkin.

Le duo Chiarot-Weber, appuyé par le trio de Phillip Danault, a aidé le Canadien à vaincre les Bruins de Boston et les Kings de Los Angeles la semaine dernière au Centre Bell.

La tâche pourrait être plus difficile vendredi, quand la formation montréalaise rendra visite aux Capitals de Washington, puisque le Canadien n’aura pas le dernier changement. Tout porte à croire que l’entraîneur-chef Claude Julien réunira de nouveau les deux colosses.

«C’est simple, Ovechkin est gros et fort. Il est l’un de leurs meilleurs attaquants. Nous essayons de faire la même chose de notre côté pour le contrer, en réunissant nos gars qui sont gros et forts», a expliqué Julien.

Avant les matchs de jeudi, les Capitals représentaient la meilleure offensive du circuit avec

77 buts en 20 matchs. Leur avantage numérique avait une efficacité de 22,9 %.

Contrairement aux Bruins et aux Kings, chez qui l’attaque est générée principalement par la première unité, les Capitals ont de la profondeur en offensive. Jakub Vrana, Evgeny Kuznetsov, T.J. Oshie et Tom Wilson peuvent tous bien appuyer Ovechkin et Nicklas Backstrom.

Julien ne crois toutefois pas que de réunir Chiarot et Weber signifie qu’il met tous ses œufs dans le même panier.

«Quand nous l’avons fait, les autres paires n’en ont pas souffert», a-t-il noté.

Le défenseur des Capitals John Carlson connaît aussi un début de campagne fulgurant, avec 30 points (lire texte en page 43). Il se retrouve au cinquième rang des marqueurs du circuit, toutes positions confondues.

«Tout commence en zone offensive, pendant l’échec avant, a noté l’attaquant du Canadien Tomas Tatar en parlant des moyens pour contrer Carlson. Si nous pouvons le bousculer, il ne pourra pas appuyer l’attaque.»

Price ou Kinkaid samedi?

Carey Price aura la tâche de stopper les tirs des Capitals vendredi. Julien n’a pas voulu confirmer si Keith Kinkaid allait ensuite avoir l’occasion d’affronter son ancienne équipe, samedi, quand les Devils du New Jersey seront les visiteurs au Centre Bell.

Le Canadien en sera toutefois à sa quatrième situation de deux matchs en autant de soirs cette saison. Kinkaid a chaque fois disputé le deuxième match.

«Nous allons voir la charge de travail de Price, a insisté Julien. S’il fait face à seulement 10 lancers, ce qui serait étonnant, tout en considérant qu’il était en congé [mercredi], est-ce que nous allons le ramener [samedi]? Nous allons y penser.

«Ce n’est pas pour cacher quelque chose. La décision finale sera prise à un moment précis. J’ai une idée en tête présentement, mais ce n’est pas certain à 100 % que c’est ce qui va se produire.»

Price a disputé jusqu’ici 15 des 18 premiers matchs du Tricolore. Si la tendance se maintient, il jouerait 68 matchs cette saison. La direction de l’équipe souhaitait pourtant réduire sa charge de travail cette saison avec l’appui de Kinkaid, comme le mentionnait le directeur général Marc Bergevin mercredi.

«La saison est longue et il y a beaucoup de variables — le calendrier, les blessures. Nous suivons ça de semaine en semaine», a rappelé Price.

Par ailleurs, Julien n’avait pas encore discuté avec les médecins de l’équipe avant de rencontrer les journalistes jeudi midi. Il ne savait pas si Jesperi Kotkaniemi, qui a raté les six derniers matchs en raison d’une blessure à l’aine, avait reçu le feu vert pour effectuer un retour au jeu.

Julien a toutefois précisé que si Kotkaniemi peut jouer ce week-end, il participera à une seule des deux parties. Il souhaite ainsi jouer de prudence avec le Finlandais âgé de 19 ans, en raison de la nature de sa récente blessure.

Canadien

Guy Carbonneau: quand le plaisir mène au temple

MONTRÉAL — Pour Guy Carbonneau, le but du hockey a toujours été d’avoir du plaisir. Il n’a jamais rêvé d’être un jour intronisé au Temple de la renommée du hockey.

C’est toutefois ce qui l’attend lundi prochain, quand il sera immortalisé parmi les légendes de son sport, à Toronto.

«J’ai joué avec le Canadien, il y a plusieurs joueurs qui ont été intronisés et nous disons tous la même chose, a récemment raconté Carbonneau lors d’un entretien avec La Presse canadienne. Tout le monde a rêvé de jouer dans la Ligue nationale, de marquer des buts, de gagner la coupe Stanley. Mais personne n’a rêvé d’être intronisé au Temple de la renommée. C’est quelque chose d’assez spécial, mais personne ne sait comment réagir.»

Carbonneau était avec son épouse dans leurs écuries à prendre soin de leurs chevaux, le 25 juin dernier, quand il a reçu un appel. À l’autre bout, Lanny McDonald et John Davidson lui ont appris la grande nouvelle.

«À chaque année, j’avais un petit pincement au cœur la journée où les élus étaient annoncés, a admis Carbonneau. Mais je ne dis pas que vous arrêtez de vivre. Une fois la journée passée, vous arrêtez d’y penser.

«Il n’y a pas de façon de savoir si vous êtes proches ou loin d’être choisis. Ç’a été une belle surprise.»

Carbonneau sera intronisé en même temps que Sergei Zubov, Vlaclav Nedomansky, Hayley Wickenheiser, ainsi que Jim Rutherford et Jerry York comme bâtisseurs.

L’amour du hockey

Né le 18 mars 1960 à Sept-Îles, Carbonneau a vite développé une affinité pour le hockey.

«Les hivers étaient longs. Dans une ville comme Sept-Îles, vous êtes un peu isolés de beaucoup de choses, a raconté Carbonneau. J’ai toujours eu la chance de vivre dans des quartiers avec beaucoup de jeunes qui aimaient le sport. Nous étions chanceux parce qu’il y avait beaucoup de parents qui faisaient des glaces à l’extérieur. Les écoles avaient aussi des patinoires.

«L’été, c’était le baseball et d’autres sports, mais l’hiver, c’était le hockey. J’avais toujours plus de plaisir à jouer au hockey qu’aux autres sports.»

Carbonneau a vite attiré les regards des recruteurs. Son équipe a gagné un championnat provincial à sa première année au niveau midget et il attribue ce succès à son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec chez les Saguenéens de Chicoutimi en 1976.

«C’était gros parce que c’était la première fois que je partais de chez moi, a admis Carbonneau. Mais ce n’était pas si pire parce que ce n’était pas comme si j’étais parti à 15 ans pour l’Ouest canadien ou les États-Unis. C’était Chicoutimi, ce qui se faisait bien en auto. La transition s’est bien faite.

«Le fait d’être en groupe, d’être avec un paquet de gars qui voulaient juste jouer au hockey, c’est tout ce dont j’avais besoin.»

Carbonneau a ensuite été repêché par le Canadien en troisième ronde, 44e au total, en 1979, au terme d’une saison au cours de laquelle il a récolté 141 points en 72 parties avec les Saguenéens. Il a fait encore mieux la saison suivante avec 182 points en 72 rencontres.

La décision de Lemaire, l’influence de Gainey

Après deux saisons avec le club-école des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, Carbonneau a fait sa place chez le Canadien en 1982-83. Vers la fin de la saison suivante, l’entraîneur Bob Berry est remplacé par Jacques Lemaire.

Si le séjour de Lemaire à la barre du Canadien a été de courte durée, devenant adjoint au directeur général au terme de la saison 1984-85, il a tout de même pris une décision qui a défini le reste de la carrière de Carbonneau.

«Sa vision d’une équipe de hockey, c’était d’avoir un trio capable de bien jouer contre les meilleurs trios adverses, a noté Carbonneau. Nous avions un trio capable de bien jouer défensivement, deux trios offensifs et un trio capable de frapper et de se battre. C’était comme ça que l’on bâtissait une équipe à l’époque.»

Carbonneau est vite devenu le dauphin de Bob Gainey, le prototype parfait du joueur de centre défensif.

Gainey a remporté le trophée Selke lors des quatre premières saisons après sa création pour honorer l’attaquant défensif par excellence du circuit. Carbonneau l’a éventuellement remporté à trois reprises, en 1988, 1989 et 1992.

«Dans le hockey junior et dans la Ligue américaine, j’étais plus productif offensivement, mais j’ai toujours voulu être le joueur le plus complet possible, a mentionné Carbonneau.

«Le fait d’avoir commencé ma carrière avec le Canadien et de côtoyer un gars comme Bob Gainey, qui est la raison pour laquelle le trophée Selke a été créé, c’était naturel pour moi de suivre dans sa lignée. Si j’avais commencé ma carrière ailleurs, quelque part où il n’y avait pas de joueurs comme lui, est-ce que je serais devenu ce genre de joueurs là? Je ne le sais pas», a ajouté Carbonneau.

Les hauts et les bas de la LNH

Au cours de sa carrière de 18 saisons dans la LNH, Carbonneau a accumulé 260 buts et 403 aides en 1318 matchs. Il a aidé le Canadien à remporter la coupe Stanley en 1986 et en 1993, la deuxième fois en tant que capitaine. Il a aussi remporté les grands honneurs en 1999, avec les Stars de Dallas.

«Pour un kid du Québec, c’était extraordinaire d’être repêché par le Canadien dans ce temps-là aussi, a dit Carbonneau. Mais le but ultime, c’est de gagner la coupe Stanley. Les trois coupes Stanley ont des places importantes dans le cheminement de ma carrière. Surtout la première.

«Dans les secondes et les minutes quand le match est terminé, les souvenirs reviennent. Vous pensez à quand vous étiez jeunes et que vous rêviez de gagner la coupe Stanley. Nous surmontons tous des obstacles, des blessures. Il y a ceux qui n’ont pas cru en vous. Tout ça vous revient et vous vous dites : “Enfin! Tout le travail a fini par payer”.»

Il a reconnu que son départ du Canadien, quand il a été échangé aux Blues de St. Louis en retour de Jim Montgomery le 19 août 1994, avait été difficile. Cette transaction a eu lieu quelques mois après qu’il eut servi un doigt d’honneur à un photographe d’un quotidien montréalais sur un terrain de golf.

Carbonneau a toutefois noté qu’avec le recul, il réalise que cela lui a permis de vivre de belles expériences, comme son triomphe en finale de la Coupe Stanley avec les Stars.

Les dernières saisons ont toutefois été plus éprouvantes.

«Lors des quatre, cinq, six dernières années, je n’étais pas toujours au sommet de ma forme, a reconnu Carbonneau. C’est certain que vous commencez parfois à douter. Est-ce que je suis trop vieux? Est-ce que je suis encore assez bon?»

Carbonneau a finalement accroché ses patins à l’âge de 40 ans, après une défaite en finale face aux Devils du New Jersey en juin 2000.

Canadien

Le Canadien combatif, mais inconstant

Le directeur général du Canadien de Montréal, Marc Bergevin, se dit particulièrement encouragé par la combativité de son équipe.

Lors d’un bilan à l’approche du quart de la campagne, Bergevin a dit être généralement satisfait par les performances de sa troupe, qui occupait le deuxième rang de la section Atlantique avec un dossier de 10-5-3, avant les matchs de mercredi.

«En ce moment, je crois que nous sommes la troisième équipe dans la LNH pour les buts marqués en troisième période. Ça démontre que nous sommes une équipe dans une bonne condition physique. Nous avons aussi une mentalité que nous pouvons toujours revenir dans le match, même si nous sommes en retard», a noté Bergevin.

Bergevin a néanmoins rappelé que la parité à travers la LNH signifie que rien n’est assuré à long terme, malgré ce bon départ.

Le Canadien est bien placé pour le savoir, alors que seulement quelques séquences plus difficiles la saison dernière l’ont relégué hors du portrait des séries malgré une récolte de 96 points.

«C’est la leçon que nous retenons de la dernière saison, a rappelé l’attaquant Tomas Tatar. Chaque point, chaque match est important dans cette ligue.»

Pour ce qui est des choses à améliorer, Bergevin a mentionné qu’il fallait éviter les performances en dents de scie.

«Nous allons devoir devenir encore plus constants de match en match, de période en période, de présence en présence, a-t-il dit. Je peux donner l’exemple du match à Philadelphie [perdu 3-2 en prolongation le 7 novembre]. Nous avions bien joué pendant les 10 premières minutes pour ensuite connaître des problèmes lors des 30 minutes suivantes. Nous avons finalement connu une bonne troisième période. Nous devons éviter les hauts et les bas dans un match.»

Questionné sur le rendement du gardien réserviste Keith Kinkaid, Bergevin a aussi admis qu’il espérait le voir élever son niveau de jeu.

Kinkaid a été acquis sur le marché des joueurs autonomes au cours de l’été dans l’espoir de pouvoir alléger la charge de travail de Carey Price.

«Carey est parti pour jouer 66 ou 67 matchs. Ce n’est pas le nombre idéal. Nous allons travailler là-dessus pour réduire son nombre de départs», a reconnu Bergevin.

Kotkaniemi de retour ce week-end?

Après la victoire face aux Blue Jackets de Columbus, le Canadien a cédé l’attaquant Ryan Poehling au Rocket de Laval, dans la Ligue américaine. La table est donc mise pour que Jesperi Kotkaniemi réintègre la formation du Tricolore après avoir soigné une blessure à l’aine.

Kotkaniemi n’a pas encore reçu le feu vert des médecins, mais il a espoir d’effectuer un retour au jeu vendredi, face aux Capitals de Washington, ou samedi, contre les Devils du New Jersey.

«J’ai eu une petite pause. J’en ai profité pour me reposer, a mentionné le Finlandais âgé de 19 ans. Je me sens bien. Je devrai être prêt à revenir.»

Kotkaniemi a raté les six derniers matchs du Canadien. Avant de se retrouver sur la touche, il avait été limité à deux buts et une aide en 12 rencontres.

«Il a connu un début de saison un peu plus difficile que ce à quoi tout le monde s’attendait probablement, a admis Bergevin. Il ne s’est pas blessé pendant le camp, mais c’est plus une faiblesse au niveau de son corps. Il avait de la difficulté à pousser. Ça explique probablement ses hauts et ses bas en ce début de saison. Nous restons plus prudents avec lui et nous croyons qu’à son retour, qui devrait être bientôt, il pourra atteindre le niveau que nous nous attendons de lui.»

Bergevin a ajouté que l’équipe n’avait pas l’intention de le céder au Rocket, du moins pour l’instant.

Canadien

Blue Jackets 2/Canadien 3: Drouin joue les héros en fusillade

Les Blue Jackets de Columbus ont donné du fil à retordre au Canadien pendant toute la soirée, mais la formation montréalaise a réussi à faire le nécessaire pour les renverser et s’imposer 3-2 en fusillade, mardi, au Centre Bell.

Tomas Tatar a créé l’égalité avec 40,3 secondes à faire en troisième période, puis Jonathan Drouin a joué les héros en fusillade en glissant du revers la rondelle entre les jambières du gardien Elvis Merzlikins.

Carey Price a ensuite fermé la porte devant Gustav Nyquist et Oliver Bjorkstrand.

Avant les éclats du Tricolore tard en troisième période, les spectateurs n’avaient pas eu grand-chose à se mettre sous la dent.

«Les Blue Jackets patinaient bien ce soir, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Ils ne nous ont pas donné beaucoup d’espace. Je sais que c’est le plan de match de beaucoup d’équipes qui nous affrontent - de ne pas nous donner d’espace parce que nous patinons bien.

«Ce genre de match-là est difficile à gagner. Il fallait trouver un moyen de gagner. En troisième période, il fallait gagner plus de bagarres, être plus souvent le premier sur la rondelle et créer des chances de marquer. Ça s’est produit en troisième période, mais c’était un match serré qui aurait pu aller d’un côté comme de l’autre.»

Brendan Gallagher a également marqué en troisième période pour le Canadien (10-5-3). Carey Price a repoussé 33 tirs lors des 65 minutes de jeu.

Eric Robinson, avec son premier dans la LNH, et Zach Werenski ont donné la réplique des Blue Jackets (6-8-4). Elvis Merzlikins a effectué 30 arrêts avant la fusillade. Il est toujours en quête d’une première victoire après quatre départs dans la LNH (0-1-3).

Les Blue Jackets ont obtenu l’avantage en début de rencontre, gracieuseté de Shea Weber qui s’est retrouvé au cachot deux fois dans les huit premières minutes de jeu. Weber était en uniforme même s’il était ennuyé par un virus.

Les visiteurs ont finalement ouvert la marque à forces égales, avec 3:40 à faire au premier vingt. Price a accordé un retour sur un lancer de Werenski, puis Emil Bemstrom a remis devant à Robinson, qui a tiré entre les jambes du gardien local.

Après une deuxième période somnifère, le Canadien a enfin retrouvé un peu son synchronisme.

Max Domi a frappé une rondelle au vol dans le filet tôt dans l’engagement, mais il savait très bien qu’il l’avait touchée plus haut que la hauteur permise.

Gallagher a finalement créé l’égalité à 3:27, surprenant Merzlikins entre les jambières en entrée de zone. Le gardien letton n’a pas très bien paru sur la séquence.

Price s’est signalé avec 6:21 à faire en temps réglementaire, frustrant Alexander Wennberg avec la jambière gauche. Il a rejoué le coup au Suédois un peu moins de trois minutes plus tard, lors d’une attaque à trois contre deux des visiteurs.

Werenski a placé les Blue Jackets en avance avec 1:51 à faire, surprenant Price d’un angle difficile. Riley Nash était posté devant le gardien, nuisant à son travail.

Superbe passe

Nick Suzuki y est allé toutefois d’une superbe passe transversale à Tatar un peu plus d’une minute plus tard, alors que Price avait été remplacé par un attaquant supplémentaire. Tatar a ainsi pu créer à nouveau l’impasse avec un tir sur réception dans un filet ouvert avec 40,3 secondes à écouler au troisième tiers.

En prolongation, Price a sorti la mitaine devant Seth Jones pendant que Victor Mete était au banc des punitions. Drouin et lui se sont occupés du reste en tirs de barrage.

Après la rencontre, le Tricolore a annoncé que l’attaquant Ryan Poehling avait été cédé à son club-école dans la Ligue américaine de hockey, le Rocket de Laval.

Le Canadien disputera son prochain match vendredi, quand il rendra visite aux Capitals de Washington. Il sera de retour au Centre Bell samedi, quand les Devils du New Jersey seront les visiteurs.

Échos de vestiaire

Jonathan Drouin a dû s’ajuster en attaquant Elvis Merzlikins en fusillade:

«Je suis allé à droite et j’ai presque touché la bande comme d’habitude. Je ne l’avais jamais affronté et je regardais pour tenter un tir bas du côté du bouclier. (...) Il avait le bouclier presque contre la glace et j’ai donc fait une petite feinte.»

Nick Suzuki avait travaillé sur un jeu de passes avec Phillip Danault en situation d’avantage numérique. Ils ont exécuté ce jeu sur le but égalisateur:

«Phil fait du bon travail en recevant la rondelle au centre pour me la renvoyer. Ç’a ouvert la ligne de passes, puis Tatar a réussi un bon tir pour trouver l’ouverture.»

Tomas Tatar a donné crédit aux Blue Jackets pour les ennuis du Canadien:

«Je crois qu’ils ont joué un excellent match, qu’ils ont réussi à jouer dur contre nous. Nous sommes très heureux d’avoir gagné, particulièrement de cette façon.»

Canadien

Domi: Cherry «sera toujours une figure marquante»

Le coloré commentateur sportif Don Cherry ne laissait personne indifférent et cela inclut la génération actuelle de hockeyeurs professionnels.

Au lendemain de son congédiement par le réseau Sportsnet, le centre Max Domi du Canadien de Montréal semblait encore sous le choc, tandis que son coéquipier Nick Cousins a admis avoir été surpris lorsqu’il a appris la nouvelle.

«J’adore Don, depuis toujours et à jamais, a dit Domi. Il est une raison importante pourquoi plusieurs d’entre nous jouons au hockey.»

Domi et Cousins ont grandi dans la région de Toronto, mais avaient des relations différentes avec Cherry. Cousins a noté qu’il était plus fasciné par les vestons colorés et extravagants de Cherry dans sa jeunesse lorsqu’il regardait le segment Coach’s Corner les samedis soir pendant le reportage de Hockey Night in Canada. Domi avait toutefois une relation plus intime avec Cherry.

«Je le connais personnellement et il est une très bonne personne, a raconté Domi, dont le père Tie a joué pendant longtemps pour les Maple Leafs de Toronto. Son petit-fils était l’un de mes meilleurs amis quand j’étais jeune et je passais donc beaucoup de temps chez la fille de Don, Cindy.

«C’est malheureux de voir comment tout ça s’est produit. À 85 ans, il a connu toute une carrière. Il sera toujours l’une des figures marquantes de ce sport.»

Cousins n’a jamais croisé Cherry dans son parcours dans le hockey mineur et junior. Même s’il était surpris d’apprendre la nouvelle, il a rappelé que Cherry n’en était pas à sa première controverse.

Sujets sensibles

«Par le passé, on dirait que même s’il disait quelque chose de controversé, on tournait la page et il était de retour en ondes le week-end suivant, a mentionné Cousins. Il a finalement dépassé les bornes suffisamment de fois pour en subir les conséquences.

«Ce sera certainement différent de regarder Hockey Night in Canada sans sa présence.»

Au fil des ans, il est arrivé à Cherry d’émettre des propos sur les joueurs européens, les francophones et sur la politique — entre autres sujets — qui l’ont souvent placé dans l’embarras.

Il appuyait toutefois certaines initiatives pour améliorer la sécurité des joueurs sur la patinoire. Il rappelait souvent de ne pas frapper un joueur par-derrière contre la bande ou encourageait les joueurs à porter des pièces protectrices autour de leur cou et sur leurs patins.

«J’étais aussi de son côté quand il encourageait les parents à faire pratiquer plus d’un sport à leurs enfants, a ajouté Cousins. Je pense aussi que c’est important. Quand j’étais jeune, je jouais au soccer, au hockey-balle et au golf. Il y a plein de choses que vous pouvez apprendre dans ces sports et qui vont faire de vous un meilleur hockeyeur.

«Il y a toutefois beaucoup de sujets sur lesquels il dépassait les bornes.»

Comme Cherry, Claude Julien a dirigé les Bruins de Boston. L’entraîneur-chef du Canadien était toutefois déjà âgé de 20 ans quand Cherry a fait la transition vers un rôle à la télévision en 1980.

Julien a raconté avoir croisé Cherry une fois lors du match des espoirs de la Ligue canadienne de hockey, mais a tenu à vite se distancer des propos xénophobes qui ont mené au congédiement de Cherry.

«Je suis un gars qui appuie nos vétérans et les gens qui sont allés à la guerre pour nous. Je suis aussi une personne qui dit que le hockey est pour tous. Nous incluons des gens dans notre milieu et je pense que c’est la meilleure façon d’agir dans le monde d’aujourd’hui», a conclu Julien.

Canadien

Les efforts de Jonathan Drouin récompensés

Jonathan Drouin voulait être plus engagé dans toutes les phases du jeu cette saison. Voilà que ses efforts ont mené à une belle récompense, alors qu’il se retrouve au sein du premier trio du Canadien.

L’attaquant québécois jouait aux côtés de Phillip Danault et Brendan Gallagher samedi dernier quand la formation montréalaise a vaincu les Kings de Los Angeles 3-2. Jusqu’à récemment, il aurait été difficile d’imaginer Drouin se retrouver au sein d’un trio ayant la responsabilité de neutraliser les meilleurs éléments adverses.

«Il s’est beaucoup amélioré dans ce département-là, a noté l’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. Nous le voyons revenir. Par le passé, il prenait parfois son temps à revenir dans notre territoire.

«Il fait du bon travail en général. Il est probablement plus souvent dans la bonne position que non.»

Il a déjà été maintes fois mentionné que Drouin souhaitait être plus impliqué dans le jeu cette saison, qu’il voulait jouer avec une intensité plus constante afin d’éviter une traversée du désert comme celle qu’il a connue dans le dernier droit l’hiver dernier. Quant à savoir si c’est ce qui explique qu’il se retrouve avec ces nouvelles responsabilités, il n’était pas certain de pouvoir l’affirmer avec pleine conviction.

«Je ne sais pas si c’est la raison, mais j’aime mon début de saison, a admis Drouin. Je pense que les entraîneurs l’aiment aussi.

«Que ce soit en zone neutre ou peu importe, tout le long du match, c’est important d’être sur la rondelle ou autour de la rondelle, a-t-il ajouté. À ce moment-là, je vais avoir la rondelle plus souvent sur la lame de mon bâton. Je vais avoir plus de chances de créer des jeux. À date, ça va bien, mais il faut que ça continue. Ça allait bien l’an dernier au même moment de la saison. Je dois continuer à progresser.»

Drouin, Danault et Gallagher ont eu l’avantage sur le trio d’Anze Kopitar, samedi, appuyés par Ben Chiarot et Shea Weber en défensive. Drouin a ajouté deux aides, sur des buts de Weber en avantage numérique.

«Je ne veux pas changer ma façon de jouer, qui m’a permis d’avoir du succès depuis le début de la saison, a dit Drouin. Phil a ce talent-là de jouer contre les meilleurs centres de l’autre côté. C’est un défi. Mais c’est amusant pour moi d’aller à l’aréna quand je vais jouer contre un gros trio.»

De son côté, Danault a noté certaines différences dans le jeu de Drouin par rapport aux dernières saisons.

«Il bataille plus. Nous voyons que ça lui tente, il est là, il va au filet. Il fait les bons jeux, de bonnes passes. C’est le Jonathan que l’on connaît», a dit Danault, avec son franc-parler habituel.

Kotkaniemi toujours sur la touche

Jesperi Kotkaniemi a de nouveau patiné avec ses coéquipiers lundi matin, mais Julien a confirmé qu’il n’affronterait pas les Blue Jackets de Columbus.

Kotkaniemi a raté les cinq derniers matchs en raison d’une blessure à l’aine. Il a repris l’entraînement avec ses coéquipiers mardi dernier.

Julien prône toutefois la patience et la prudence dans son cas.

«Il se rétablit bien, mais c’est une blessure où il faut le ramener à un niveau où nous serons confiants que ça ne se reproduise pas, a expliqué Julien. Nous l’évaluons chaque jour au niveau de l’endurance, de la charge de travail qu’il peut prendre.»

Par ailleurs, Weber a raté l’entraînement du Tricolore, ennuyé par un virus. Julien a toutefois indiqué qu’il serait très surpris qu’il rate le duel face aux Blue Jackets.

Canadien

CH: surtout, éviter les longues séries de revers

MONTRÉAL — On dit des bonnes équipes qu’elles évitent les séquences de défaites. Le Canadien essaie de prouver sa valeur dans cette catégorie cette saison.

L’entraîneur-chef Claude Julien avait noté que la formation montréalaise avait été ordinaire à ses trois sorties précédentes. Sans être particulièrement dominant samedi, le Tricolore a retrouvé un certain aplomb pour venir à bout des Kings de Los Angeles par le score de 3-2.

La proie n’était pas particulièrement coriace. L’hiver — et les quelques prochains — risque d’être particulièrement long chez les Kings. Le Canadien a aussi manqué d’instinct du tueur, laissant les Kings rendre les choses intéressantes en troisième période.

Il a néanmoins trouvé un moyen de redresser la barre après une contre-performance face aux Flyers de Philadelphie, jeudi, dans un revers en prolongation de 3-2.

«Vous ne pouvez pas perdre plusieurs matchs de suite. Deux, c’est déjà trop, a affirmé l’attaquant Jonathan Drouin après le match face aux Kings. Nous avons commencé à comprendre qu’il faut rebondir après chaque défaite, sinon, nous allons reculer au classement.»

Dossier de 6-2-0

Le Canadien présente un dossier de 6-2-0 après une défaite cette saison. Il a connu seulement deux séquences de deux revers.

«L’hiver dernier, nous nous sommes retrouvés dans une situation où il n’y avait plus d’espace de manœuvre, a rappelé Drouin. En novembre comme en avril, les matchs valent deux points. Tant mieux si nous pouvons nous placer dans une position plus confortable.»

Pour relancer sa troupe, Julien avait remanié ses trios. Drouin s’est retrouvé à la gauche de Phillip Danault et Brendan Gallagher, Paul Byron a été placé à la gauche de Max Domi et Joel Armia, Nick Suzuki était au centre de Tomas Tatar et Artturi Lehkonen, tandis que Nate Thompson évoluait avec Ryan Poehling et Nick Cousins.

À cinq contre cinq

Deux des trois buts face aux Kings ont été marqués en avantage numérique, gracieuseté de Shea Weber. Le Canadien s’est quand même bien tiré d’affaire à cinq contre cinq.

«Nous n’étions pas très bons depuis un certain temps, a reconnu Weber. Que ce soit en changeant les trios ou en faisant autre chose. Il faut se regarder dans le miroir, admettre qu’il faut être meilleur.

«Nous avons connu un bon départ (face aux Kings). Un bon départ signifie que vous allez jouer avec l’avance. Même si le vent aurait pu tourner, vous vous placez en meilleure position pour avoir du succès quand vous connaissez un bon début de match.»

Le Canadien devra tirer parti d’un calendrier favorable d’ici la fin du mois de novembre. Six de ses neuf matchs à l’horaire seront contre des équipes qui se retrouvaient hors du portrait des séries avant les matchs de dimanche.

C’est à cette période-ci de la saison que le Canadien avait connu un premier déraillement l’hiver dernier, encaissant cinq défaites consécutives entre le 19 et le 27 novembre.

Canadien

Weber mène le Canadien à une victoire de 3-2 contre les Kings

MONTRÉAL — Les Kings de Los Angeles ont fait la grave erreur de laisser de l'espace à Shea Weber pour décocher de puissants tirs en avantage numérique et le capitaine du Canadien leur a fait payer, marquant deux fois pour propulser la formation montréalaise vers une victoire de 3-2, samedi.

Weber est devenu le 12e défenseur de l'histoire de la LNH à atteindre le plateau des 100 buts en avantage numérique. Il a ensuite devancé Mathieu Schneider au 11e rang en en ajoutant un 101e.

Il a obtenu quelques occasions de réussir un deuxième tour du chapeau en carrière, en vain.

«Je pense que surtout en première période, et pas juste en raison des buts, nous étions alertes dans l'exécution et le choix des jeux», a dit l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, au sujet du travail en avantage numérique.

Nate Thompson, avec son premier cette saison, a aussi touché la cible pour le Canadien (9-5-3), qui a été 2-en-6 en avantage numérique. Jonathan Drouin a amassé deux aides et Carey Price a repoussé 31 lancers.

Blake Lizotte a récolté un but et une aide, tandis qu'Anze Kopitar a aussi fait bouger les cordages pour les Kings (5-11-1). Jonathan Quick a effectué 34 arrêts.

Julien avait décidé de passer ses trios dans le mélangeur après la contre-performance à Philadelphie jeudi, dans un revers de 3-2 en prolongation.

Il avait aussi réuni pour une deuxième fois cette semaine Weber et Ben Chiarot. Ils ont réussi à neutraliser le trio de Kopitar à cinq contre cinq.

«Je dirais que c'est un de nos meilleurs dans les quatre derniers matchs, a dit Julien. Même si c'est 3-2, nous n'avons pas donné beaucoup d'occasions de marquer.»

Weber a lancé le bal à mi-chemin du premier vingt, grâce à un lancer frappé au moment où la rondelle touchait à la glace, après que le défenseur des Kings Matt Roy eu bloqué sa première tentative.

Artturi Lehkonen a ensuite mis la table pour Thompson, qui creusait l'écart seulement 15 secondes plus tard.

Weber est revenu à la charge avec 2:12 à faire au premier engagement, surprenant Quick du côté du bouclier sur un lancer sur réception.

Les Kings ont profité d'un avantage numérique pour s'inscrire au pointage à 2:41 du deuxième vingt. Kopitar a déjoué Price à l'aide d'un tir sur réception du haut de l'enclave.

Lizotte a réduit l'écart à un seul but avec 7:16 à faire, quand il a touché le disque au vol après qu'un tir d'Austin Wagner eut dévié sur le défenseur Cale Fleury.

Quick a réussi l'arrêt du match quelques instants plus tard aux dépens de Tomas Tatar en étirant la jambière droite. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour permettre aux Kings de réussir la remontée.

Brett Kulak était de retour dans la formation du Canadien après avoir été laissé de côté lors des six dernières parties. Il a remplacé Mike Reilly à la ligne bleue, à la gauche de Fleury.

Le Canadien jouera son prochain match mardi, quand les Blue Jackets de Columbus seront les visiteurs au Centre Bell.

Échos de vestiaire

Shea Weber ne se rappelait pas avoir déjà marqué un but semblable à son premier de la soirée:

«C'était un peu étrange. J'ai attendu que la rondelle revienne à la hauteur de la glace. J'ai été chanceux d'avoir le bon synchronisme.»

Jonathan Drouin a noté qu'il était rare que Weber profite autant d'espace en avantage numérique:

«Ce n'est pas tous les soirs que nous pouvons lui permettre d'essayer un tir sur réception. Il faut en profiter quand la ligne de passe est ouverture. Ce soir, ç'a porté fruit.»

Tomas Tatar préfère avoir Weber dans son camp, plutôt que de l'affronter:

«Vous ne voulez pas vous retrouver devant son tir. Il est tellement puissant. Même quand il n'y a pas d'écran devant le gardien, il est capable de marquer. Il possède l'un des tirs les plus puissants du circuit, sinon le plus puissant. C'est un bon outil à avoir en avantage numérique.»

Carey Price a rendu hommage à rival Jonathan Quick, qui a gardé les Kings dans le match avec quelques beaux arrêts:

«Quand une équipe accuse un retard au pointage, elle va appliquer de la pression. Je crois que leur gardien a aussi connu un bon match. Nous avons obtenu des occasions de confirmer la victoire, mais Quick a vraiment bien joué.»