Canadien

Un but tardif de Gallagher fait gagner le Canadien 3-2

MONTRÉAL — Un but de Brendan Gallagher avec 9,7 secondes à écouler au temps réglementaire a procuré au Canadien de Montréal une victoire in extremis de 3-2 face aux Blues de St. Louis mercredi soir au Centre Bell.

C'est un revirement de Colton Parayko, profondément dans sa zone, qui a permis à Gallagher d'inscrire son quatrième but de la saison, aidé de Tomas Tatar.

Mike Reilly a mené l'attaque montréalaise avec son premier but dans l'uniforme tricolore, après avoir obtenu une mention d'aide sur celui de Max Domi, son premier également avec le Canadien marqué au tout début du match.

Le défenseur Vince Dunn, au deuxième vingt, et Brayden Schenn, avec un peu plus de trois minutes à jouer à la troisième période, ont déjoué Carey Price.

Les deux buts des Blues ont été inscrits avec l'avantage numérique.

À son retour après une absence de deux matchs, Price a bien fait les choses en bloquant 23 rondelles. Le Canadien a obtenu 23 tirs en direction de Jake Allen.

Du coup, le Canadien complète ce premier séjour à domicile avec un dossier de trois gains et un revers.

Les hommes de Claude Julien auront deux journées complètes pour se préparer pour leur duel contre les Sénateurs d'Ottawa samedi soir au Centre Canadian Tire.

À l'instar du Tricolore, les Sénateurs (3-2-1) connaissent un départ intéressant et arriveront frais et dispos puisqu'ils en seront à leur première sortie depuis leur victoire de 4-1 lundi soir contre les Stars de Dallas.

Toutefois, les partisans des deux équipes seront privés d'un autre rendez-vous entre Jesperi Kotkaniemi et Brady Tkachuk, ce dernier ayant subi une déchirure ligamentaire à une jambe. Tkachuk devrait être au rancart pendant environ un mois.

Départ canon

Contrairement à ce qui s'était produit jeudi dernier contre les Kings de Los Angeles, une formation du même style que les Blues, le Canadien a connu une solide première période.

Aidée par le premier but de Domi avec le Canadien, inscrit dès la 39e seconde de jeu, la troupe de Julien n'a laissé aucune marge de manoeuvre aux visiteurs, qui ont été limités à trois tirs vers Price pendant les 20 premières minutes de jeu.

Le Canadien n'a cependant pas été en mesure de bonifier son avance, notamment lors d'une pénalité mineure à Alexander Steen tard au premier vingt.

Artturi Lehkonen a profité d'une occasion en or à la suite d'une belle passe de Joel Armia, mais il a fendu l'air à son premier essai avant de voir Allen s'interposer à la deuxième tentative.

Ce manque d'opportunisme du Canadien est revenu le hanter lorsque Dunn a déjoué Price d'un puissant tir sur réception de la ligne bleue, pendant une pénalité pour obstruction à Charles Hudon tôt en deuxième période.

Hudon a cependant fait amende honorable quelque quatre minutes plus tard en obtenant une mention d'aide sur le but de Reilly, également inscrit pendant qu'un rival se trouvait au cachot. Non seulement a-t-il ajouté un point à sa fiche, il a créé un peu d'espace sur la patinoire pour permettre à Reilly de manoeuvrer plus à l'aise.

Après avoir tenu le coup pendant des punitions à Joel Armia et à Hudon en troisième, le Canadien a finalement flanché à sa troisième infériorité numérique quand Schenn a marqué son troisième de la saison.

Ça sentait la prolongation jusqu'au but décisif de Gallagher.

Canadien

Deslauriers ne changera rien à son style

Pendant environ deux heures mardi, Nicolas Deslauriers a eu l’impression de faire partie d’une équipe de la Ligue de hockey midget AAA. Le colosse attaquant du Canadien était heureux de reprendre l’entraînement avec ses coéquipiers, mais pour ce faire, il a dû porter un casque avec une grille, d’où la sensation de retour à l’adolescence.

Cette grille est un passage obligé pour Deslauriers depuis sa fracture au visage survenue lors de son violent combat contre Brandon Baddock (Devils), le 17 septembre. S’il le pouvait, il la remiserait sur-le-champ.

Canadien

Le Canadien signe une victoire facile de 7-3 contre les Wings

Le Canadien de Montréal a poursuivi son solide début de saison en dominant les Red Wings de Detroit par la marque de 7-3 lundi soir au Centre Bell.

Confrontés à l’équipe qui avait accordé le plus de buts par match jusqu’à maintenant cette saison (4,40), une équipe qui semble destinée à aboutir dans les bas-fonds du classement de la LNH, les hommes de Claude Julien ont connu leur soirée la plus productive depuis le 19 décembre dernier face aux Canucks de Vancouver.

Deux ailiers gauches en particulier se sont mis en évidence, à commencer par Tomas Tatar.

À son deuxième match en carrière contre son ancienne équipe, Tatar a connu une deuxième partie consécutive de trois points après avoir fait le coup aux Penguins de Pittsburgh samedi soir.

Tatar a d’abord inscrit un but assommoir alors qu’il restait moins de neuf secondes à jouer à la première période, permettant ainsi au Canadien de rentrer au vestiaire avec une avance de 3-1.

Drouin productif

Au deuxième vingt, il a ajouté des mentions d’aide sur les filets de Brendan Gallagher (3e) et de Jonathan Drouin (2e), ce dernier lors d’une supériorité numérique.

D’ailleurs, Drouin a été l’autre ailier gauche productif. Le talentueux attaquant de Sainte-Agathe a lancé la pétarade en déjouant Jimmy Howard sur un tir de pénalité à 7:13 de l’engagement initial.

De ce fait, il a réalisé un quatrième doublé en carrière, un premier dans l’uniforme du Canadien et un premier depuis le 27 mars 2017 contre les Blackhawks de Chicago.

Drouin n’a fait qu’ajouter à ses succès passés contre les Red Wings, la formation face à laquelle il a connu le plus de succès depuis le début de sa carrière avec maintenant cinq buts et neuf aides en 12 parties.

Outre Tatar et Drouin, Matthew Peca a fait sa part en obtenant deux mentions d’aide pour ses deux premiers points avec le Tricolore.

Peca a notamment récolté une aide sur le premier but de la saison de Tomas Plekanec, inscrit à son 1000match du calendrier régulier en carrière.

Charles Hudon (2e) et Paul Byron (3e) ont réussi les autres filets du Canadien, qui a obtenu 35 tirs contre Howard, victime des cinq premiers buts, et Jonathan Bernier.

Andreas Athanasiou a mené l’attaque des Red Wings avec ses deux premiers buts de la saison. Thomas Vanek, en avantage numérique, a complété pour son tout premier point de la campagne.

Une ombre au tableau

S’il y a une ombre au tableau à ce gain, c’est la troisième période. Les joueurs du Canadien ont levé le pied et permis aux visiteurs de marquer deux fois contre Antti Niemi, qui a fait face à 28 rondelles dont 12 lors de ce troisième vingt. De son côté, le Tricolore s’est contenté de cinq tirs pendant les 20 dernières minutes.

Le Canadien complétera son séjour de quatre matchs au Centre Bell mercredi soir en accueillant les Blues de St. Louis (1-2-2), une autre équipe qui connaît un départ laborieux.

Canadien

Danault fier d'avoir rebondi face aux Penguins

MONTRÉAL - Phillip Danault a maintes fois déclaré que son modèle était Patrice Bergeron, un joueur de centre reconnu pour ses qualités de leader et qui ne se contente jamais de demi-mesures.

Ces traits de caractère, il les a affichés samedi soir contre les Penguins de Pittsburgh.

Danault n’a pourtant pas été le héros de la superbe victoire de 4-3 du Canadien de Montréal, sa deuxième en autant de semaines contre la bande à Sidney Crosby.

Il n’a obtenu qu’un seul point, une aide sur premier but du Canadien au Centre Bell cette saison, celui de Tomas Tatar après seulement 11 secondes de jeu en deuxième période. Et il n’a pas été l’un de ceux à trouver le fond du filet lors des tirs de barrage.

Toutefois, il a affiché une belle force de caractère en offrant une solide performance deux jours après une difficile soirée face aux Kings de Los Angeles, tout particulièrement lors des mises en jeu.

Après n’en avoir gagné qu’une seule sur 13 jeudi soir, Danault a rebondi avec un taux de réussite de 60 pour cent (15-en-25) contre les Penguins.

«C’était vraiment important pour moi de trouver ma force mentalement pour essayer de gagner les mises en jeu, de garder mon calme dans ces situations. On sait que ça n’avait pas été facile le match précédent», a rappelé Danault dans le vestiaire du Canadien samedi soir.

Vendredi matin, Danault ne s’était pas défilé devant les journalistes et avait reconnu qu’il devait faire preuve de plus d’acharnement au cercle des mises en jeu. Son rendement contre les Kings semblait l’avoir sincèrement dérangé.

«J’y ai pensé pendant les deux derniers jours. Je suis très dur avec moi-même», a confié Danault à cet égard.

Claude Julien avait aussi de bonnes choses à dire au sujet de la prestation de Danault. Pas seulement lors des mises en jeu, mais dans toutes les facettes.

«J’ai trouvé qu’il a bien répondu ce soir (samedi). Surtout lors des mises en jeu. Il a été très bon. Je pense qu’il a perdu ses quatre premières et ensuite, il s’est ressaisi. Son jeu était beaucoup mieux et il a montré une bonne détermination. Quand un joueur n’offre pas une bonne performance, tu veux le voir rebondir. Tu ne contrôles pas le passé, mais tu peux contrôler le futur et c’est ce qu’il a fait», a souligné Julien.

Danault était également fier d’avoir contribué à l’explosion du Canadien en deuxième période. En recul 0-2 après les 20 premières minutes, le trio de Danault, Tatar et Brendan Gallagher a pris les choses en main en renversant la vapeur en quelque huit minutes.

«On a gardé notre calme, on a continué de croire en nos moyens, en notre système, personne n’a paniqué et ç’a créé des étincelles en deuxième et en troisième période, a décrit Danault.

«C’est une grosse victoire d’équipe et on passe à autre chose. Je suis très content de ma performance et de la performance de toute l’équipe.»

Canadien

Le Canadien défait les Penguins en fusillade

MONTRÉAL - Paul Byron et Jonathan Drouin ont trouvé le fond du filet en tirs de barrage, Antti Niemi a fermé la porte à Evgeni Malkin et Sidney Crosby et le Canadien de Montréal a arraché une spectaculaire victoire de 4-3 aux Penguins de Pittsburgh, samedi soir au Centre Bell.

Avant que les tirs de barrage ne tranchent le débat, Max Domi a vu son tir frapper le poteau alors qu’il restait moins de dix secondes à écouler à la période additionnelle. Sans compter que le Canadien n’avait pas réussi à profiter d’un avantage numérique pendant la prolongation après que les Penguins eurent été pris en défaut avec un joueur de trop.

Dans la victoire, Tomas Tatar a connu son meilleur match de la jeune saison en marquant ses deux premiers buts avec le Canadien et en obtenant une aide sur celui de Brendan Gallagher, tout ça en première moitié de deuxième période.

Gallagher a ajouté une aide, le défenseur Jeff Petry en a obtenu deux et Drouin a finalement récolté son premier point de la saison.

Chez les Penguins, Kristopher Letang et Phil Kessel ont obtenu un but et une aide chacun. Malkin a aussi contribué à l’attaque des Penguins avec deux aides.

Dominik Simon, en première période, a également déjoué Niemi, qui a fait face à 28 tirs, dont deux de qualité durant la dernière minute de la prolongation.

De son côté, le Canadien a amassé 40 tirs en direction de Casey DeSmith, dont 19 lors de la deuxième période.

Par ailleurs, et pour un deuxième match d’affilée, les hommes de Claude Julien se sont vu refuser un but pour obstruction à l’endroit du gardien adverse. Et comme lors du match contre les Kings de Los Angeles jeudi, le coupable a été Andrew Shaw, privant ainsi Victor Mete de son premier filet dans la LNH, à 7:43 de la troisième période.

Après une journée de congé dimanche, le Canadien reprendra le collier dès lundi à l’occasion de la visite des Red Wings de Detroit. Ce duel devrait marquer les retrouvailles de Tatar et de Xavier Ouellet avec la formation du Michigan. Il pourrait aussi s’agir du 1000e match de Tomas Plekanec dans la Ligue nationale de hockey.

D’inertes à irrésistibles

Une semaine après avoir offert une contre-performance contre le Canadien devant leurs partisans, les Penguins ont livré un effort de qualité pendant les 20 premières minutes de jeu.

Les hommes de Mike Sullivan ont réduit la marge de manoeuvre des joueurs du Canadien et ont profité de leurs rares chances de marquer pour se donner une avance de 2-0 grâce aux buts de Simon et Letang.

Mais après avoir joué une quatrième période de suite sans trouver le fond du filet au Centre Bell, la formation montréalaise a entamé le deuxième vingt avec la rage au coeur.

Surtout, elle a donné une tout autre allure à l’affrontement en marquant trois fois en un peu plus de huit minutes de jeu, dont ses deux derniers buts dans un intervalle de 73 secondes.

Tatar a été le chef de file de cette explosion avec son doublé, le premier après seulement 11 secondes d’écoulées à la période et le second, lors d’une supériorité numérique qui permettait alors au Canadien de prendre une avance de 3-2.

Durant ces quelque huit minutes, les Penguins ont à peine touché au disque accordant 14 tirs contre seulement deux.

Ils ont sauvé les meubles en deuxième grâce à leur avantage numérique, Kessel déjouant Niemi d’un bon tir des poignets de l’enclave à 11:14, pendant une punition à Jordie Benn.

Ensuite, les Penguins ont résisté à une longue infériorité numérique de deux hommes lors des deux dernières minutes de jeu de la période médiane, et à un autre avantage numérique du Canadien au milieu de la troisième période, quand DeSmith a frustré deux fois Artturi Lehkonen coup sur coup.

Canadien

Le retour réussi d’Andrew Shaw

Sans brûler les étapes ni se retremper dans le bain à pleine vapeur, Andrew Shaw estime avoir connu un retour au jeu satisfaisant après un intervalle d’environ sept mois entre son dernier match la saison dernière et l’ouverture du calendrier régulier mercredi dernier à Toronto.

Dans l’ensemble, Shaw croit avoir bien fait les choses lors de ses deux premières sorties de la saison, surtout face aux Maple Leafs contre lesquels il a marqué son premier but depuis le 2 janvier dernier.

«J’avais un surplus d’énergie et d’excitation lors du premier match. Lors du deuxième, j’ai ressenti un peu de fatigue mais la glace était un peu plus lente, ce qui nous a forcés à travailler un peu plus fort. Je dois améliorer un peu mon synchronisme mais à part cela, je rejoins les rondelles libres, je fonce au filet et j’essaie de créer autant d’occasions que possible pour mes coéquipiers de trio», a analysé Shaw dans le vestiaire du Complexe sportif Bell.

Shaw a repris sa place au sein de l’alignement du Canadien dès le début de la saison même s’il ne lui a pas été possible de participer à un seul match préparatoire.

Son entre-saison a été consacrée à se remettre d’une opération au genou gauche et à effacer les derniers symptômes liés à une commotion cérébrale, résultat d’un même choc avec Greg Pateryn, des Stars de Dallas, au Centre Bell le 13 mars.

Shaw a notamment raconté qu’il n’a pas été capable de marcher pendant deux mois et qu’il a gagné du poids pendant son inactivité.

À partir du moment où il a repris l’entraînement hors glace, a-t-il ajouté, il a perdu une bonne partie de cet excès de poids bien qu’il dit faire osciller l’aiguille du pèse-personne à environ 190 livres.

«J’aurais aimé jouer lors des matchs préparatoires, mais le calendrier ne s’y prêtait pas. J’ai eu besoin de jours additionnels avant de recevoir le feu vert des médecins, et j’avais aussi besoin de m’entraîner avec l’équipe. Tout s’est bien terminé et je remercie l’entraîneur pour son respect à mon endroit et d’avoir eu assez confiance en moi lorsque je lui ai dit que j’étais prêt pour me faire jouer dès le premier match.»

Julien n’a pas hésité

Malgré la longue inactivité de son fougueux ailier, Julien n’a pas semblé hésiter à lancer Shaw dans le feu de l’action mercredi dernier. Il l’a tout de même fait avec une certaine parcimonie en l’utilisant pendant une moyenne d’environ 13 minutes.

«L’entraîneur m’avait avisé que ça commencerait de cette façon et qu’il ne me ferait pas jouer pendant 15 ou 16 minutes immédiatement, a confié Shaw. C’est quelque chose qui va augmenter graduellement au cours des premières semaines de la saison. De cette façon, je suis confiant de pouvoir m’améliorer de match en match.»

Julien avoue qu’il ne savait pas trop à quoi s’attendre de Shaw en vue du match inaugural la semaine dernière. Toutefois, il sait que son attaquant peut aider le Canadien de plusieurs façons.

«Il a patiné beaucoup par lui-même. Par contre, il n’a participé qu’à deux entraînements avec nous. Il a beaucoup d’atouts dans son jeu et ce que j’avais vu lors des deux entraînements, c’est qu’il patinait quand même assez bien. À un moment donné, c’était une question de lui donner la chance de jouer, a expliqué Julien.

«Pour un gars absent depuis le mois de mars, je pense qu’il s’est bien débrouillé. Il n’a pas eu d’énormes responsabilités, mais des responsabilités quand même en désavantage numérique. Et son trio nous a donné de bonnes présences sur la glace.»

Canadien

Le CH renverse les Penguins 5-1

PITTSBURGH — Carey Price et le Canadien de Montréal avaient trois journées complètes pour se relever après une défaite crève-coeur aux mains des Maple Leafs de Toronto en lever de rideau de la saison régulière de la LNH. Ils l'ont fait avec panache contre un autre rival de taille samedi soir.

Paul Byron a marqué deux buts et ajouté une mention d'aide et il a permis au Canadien de vaincre les Penguins de Pittsburgh par la marque de 5-1 au PPG Paints Arena.

«Ce qui a fait la différence ce soir [samedi], c'est l'effort, le respect pour ce qu'on essaie de faire, a expliqué l'entraîneur-chef Claude Julien. On a respecté les joueurs de l'équipe de l'autre côté sachant qu'offensivement, ils sont très dangereux. On a bien joué défensivement, on a fait ce qu'on avait à faire pour créer des chances de marquer. La patience a porté fruit.»

Brendan Gallagher a inscrit son premier but cette saison tandis que Joel Armia a fait vibrer les cordages pour la première fois dans l'uniforme montréalais, en désavantage numérique. Charles Hudon a complété la marque à mi-chemin de la troisième période sur un jeu où le gardien Matt Murray n'a pas trop bien paru.

Artturi Lehkonen et Jeff Petry ont contribué à ce gain en récoltant deux mentions d'aide. Tomas Tatar a également inscrit un premier point avec le Canadien.

Même s'il n'a pas obtenu de points, Mike Reilly a livré une autre bonne performance à la ligne bleue du Tricolore.

«Il semble avoir beaucoup de confiance. Il est sûr de ses décisions. Ça paraît. Il n'a pas peur de transporter la rondelle. On a vu un peu de ça l'an passé, mais pas autant que ce qu'on voit cette année. Pour nous, c'est l'un de nos meilleurs défenseurs présentement», a loué Julien.

Le Canadien a marqué ses cinq buts à l'aide de 29 tirs.

Riley Sheahan a été l'unique buteur des Penguins, qui avaient lancé leur saison en battant les Capitals de Washington, les champions en titre de la coupe Stanley, 7-6 jeudi soir.

Kristopher Letang a mérité une mention d'aide qui lui a permis de devenir le défenseur le plus prolifique dans l'histoire des Penguins avec 441 points, un de plus que Paul Coffey.

«J'imagine que ce n'est pas la bonne partie pour me réjouir, a déclaré le Montréalais. J'ai passé toute ma carrière ici. J'ai joué avec de grands joueurs et de voir mon nom à côté de celui de Paul Coffey est pas mal cool», a ajouté Letang.

Ce triomphe permet aux hommes de Claude Julien de rentrer à Montréal avec trois points sur une possibilité de quatre à l'étranger face à deux des meilleures formations de son association.

Cette victoire a par ailleurs mis fin à quelques séquences significatives. D'abord pour le Tricolore, qui avait perdu ses cinq dernières sorties face aux Penguins (0-4-1) et qui n'avait pas gagné un match à Pittsburgh depuis le 13 octobre 2015 (0-2-2).

L'autre séquence qui s'est terminée samedi soir, c'est celle de Carey Price à l'extérieur du Centre Bell.

Le gardien du Canadien affichait un dossier de 0-11-2 à ses 13 dernières rencontres à l'étranger, une séquence qui s'était amorcée après un gain de 3-2 à Calgary face aux Flames le 22 décembre.

Sans avoir à faire des arrêts aussi spectaculaires que mercredi soir face aux Maple Leafs de Toronto, Price a fermé la porte lorsque ce fut nécessaire, bloquant 21 des 22 tirs des Penguins.

Le Tricolore reprendra l'entraînement lundi en prévision de son ouverture locale jeudi contre les Kings de Los Angeles. Deux soirs plus tard, le Canadien retrouvera les Penguins sur sa route, cette fois au Centre Bell.

Autre bon départ

Malgré une pénalité mineure à Jesperi Kotkaniemi après à peine deux minutes de jeu, la formation montréalaise a joué avec aplomb, fermant la porte aux Sidney Crosby, Evgeni Malkin et Phil Kessel pendant ce désavantage numérique.

Les hommes de Claude Julien ont continué de jouer de façon structurée.

«Ce qu'on veut faire et on en a souvent parlé, c'est d'avoir une identité, de jouer d'une façon et pas seulement commencer chaque match en pensant qu'il faut s'ajuster à l'autre équipe. On joue notre match, on respecte les forces, on espère exploiter les faiblesses, mais ça reste que notre plan de match ne change pas beaucoup», a précisé Julien.

Aussi, ils ont su profiter de leurs occasions de marquer et de bonds favorables, comme sur le premier but du match, celui de Gallagher.

Le meilleur marqueur du Tricolore l'an dernier a fait vibrer les cordages à mi-chemin de l'engagement initial après que le tir de Tatar eut donné sur le défenseur Olli Maatta.

Byron a inscrit le premier de ses trois points quelque quatre minutes plus tard lorsqu'il s'est frayé un chemin entre Maatta et Jack Johnson pour déjouer Murray à l'aide d'une belle feinte.

La deuxième période a été celle de Byron. Il a d'abord complété son doublé pendant la quatrième minute de jeu avant d'orchestrer le but d'Armia pendant une autre pénalité à Kotkaniemi.

Même si Sheahan est parvenu à déjouer Price avant la fin de la période médiane, le Canadien n'a jamais été vraiment inquiété pendant la troisième période limitant la puissante attaque des Penguins à trois tirs pendant les 20 dernières minutes de jeu.

«On a regardé le match de mercredi contre Toronto et les joueurs du Canadien avaient affiché de la rapidité, a déclaré Letang. On s'attendait à la même chose ce soir, mais on n'était pas préparé pour jouer ce style de jeu. C'est à ça que ça se résume.»

Canadien

Défaite du Canadien 3-2 en prolongation à Toronto

TORONTO — Le Canadien de Montréal a amorcé la saison 2018-2019 en réussissant à soutirer un point aux Maple Leafs de Toronto, qui l’ont emporté 3-2 en prolongation mercredi soir à l’Aréna Scotiabank.

Auston Matthews a mis fin au débat avec son deuxième but de la rencontre après 61 secondes de jeu lors de la période supplémentaire. Oublié à la droite de Carey Price, il n’a eu aucune difficulté à pousser la rondelle derrière le gardien du Canadien après avoir reçu une belle passe de Patrick Marleau.

Ce but de Matthews, son septième à ses quatre derniers matchs contre le Canadien, a mis fin à une séquence de quatre victoires du Tricolore en matchs d’ouverture. Les Maple Leafs avaient été la dernière équipe à battre le Canadien lors d’une rencontre inaugurale, en 2013.

«La déception, c’est qu’on veut gagner les matchs. On ne veut pas les perdre en prolongation, on ne veut pas les perdre en temps réglementaire. C’est décevant, mais je ne peux pas dire que l’équipe n’a pas connu un bon match, a déclaré l’entraîneur-chef Claude Julien après le revers.

«On a travaillé fort, on a fait beaucoup de bonnes choses, on s’est donné une chance de gagner. Il faut maintenant s’assurer de faire les ajustements nécessaires pour que les choses qui sont arrivées à la fin n’arrivent pas de nouveau», a-t-il enchaîné.

À son premier match avec les Maple Leafs, John Tavares a également déjoué Price, en deuxième période. Nazem Kadri, qui complète le «Big Three» de la formation torontoise au centre, a ajouté deux mentions d’aide.

La réplique du Canadien est venue d’Artturi Lehkonen, en première période, et d’Andrew Shaw, vers la fin du deuxième vingt. Max Domi a récolté deux passes et Jesperi Kotkaniemi a inscrit son premier point, alors qu’il a été crédité d’une aide sur le but de Shaw, inscrit en avantage numérique.

«Comme pour la majorité de l’équipe, il est venu pour jouer au hockey, a noté Julien au sujet du Finlandais de 18 ans. On voit un jeune joueur depuis le début du camp qui s’ajuste et qui s’améliore. Ce soir, c’était son premier vrai match dans la Ligue nationale. Je suis confiant qu’il va s’ajuster en cours de route et qu’on va voir un meilleur joueur. Ce soir, il a été bon. Je n’ai aucun problème avec son éthique de travail et de la façon dont il s’est comporté.»

Le Tricolore a livré une performance de haut niveau, à commencer par Price, malgré les trois buts accordés en 26 tirs. Trois buts sur lesquels il n’y pouvait absolument rien. Face à des rivaux que plusieurs observateurs voient gagner la Coupe Stanley, le Canadien n’a paru nullement intimidé alors qu’il a dirigé 36 rondelles vers Frederik Andersen.

Comme il y a une semaine

Exactement une semaine après avoir dominé à cinq contre cinq une formation presque complète des Maple Leafs lors d’un duel préparatoire au Centre Bell, le Canadien a refait le coup aux hommes de Mike Babcock.

La troupe montréalaise a amorcé le match avec énergie et récolté sept des huit premiers tirs du match. Elle a pris les devants quand Lehkonen a déjoué Andersen à l’aide d’un tir décoché de presque derrière le filet et qui a donné sur le gardien torontois à 9:34 de l’engagement initial.

Détenteurs d’un avantage numérique potentiellement dévastateur, les Maple Leafs l’ont prouvé quelque trois minutes après le but du Canadien. Matthews qui a déjoué Price à l’aide d’un sublime tir des poignets que l’Américain a laissé partir sans le moindre avertissement, du cercle de mise en jeu.

Les deux grands rivaux se sont échangé deux buts lors des deux dernières minutes de la période médiane durant laquelle Price a réalisé quelques arrêts de qualité.

Il n’a cependant eu aucune chance sur le but de Tavares, à 18:07, qui a effectué un bon tir des poignets de l’enclave.

Cette avance n’aura été que très brève, Shaw créant l’égalité avec 14 secondes à jouer à la période à l’aide d’un tir sur réception sur lequel Andersen n’a jamais eu le temps de réagir.

Deux vétérans dans les gradins

Pour ce premier match du calendrier, Claude Julien a causé une certaine surprise en laissant de côté deux vétérans, soit le centre Tomas Plekanec et le défenseur Karl Alzner, de même que l’attaquant Nikita Scherbak.

Pendant que Plekanec espérait jouer un 999e match en carrière, Alzner a vu sa séquence de parties consécutives s’arrêter à 622 parties, soit la quatrième plus longue parmi les joueurs actifs.

Ces décisions de Julien ont ouvert la porte au centre Matthew Peca et au défenseur Xavier Ouellet, qui se sont joints à Domi, Kotkaniemi, Joel Armia et Tomas Tatar à titre de nouvelles figures chez le Tricolore.

Un autre imposant défi attend le Canadien,  alors qu’il rendra visite aux Penguins de Pittsburgh samedi soir.

Canadien

Deux grosses pointures d'entrée de jeu pour le Tricolore

BROSSARD — Le début de saison du Canadien ne sera pas de tout repos avec des visites à Toronto et à Pittsburgh au cours des quatre premiers jours du calendrier régulier.

«Nous allons garder notre concentration sur Toronto demain [mercredi]. Et quand le match va commencer, nous allons garder notre concentration sur la première période. C’est d’y aller de période en période et de gérer le match de cette façon, autant nous, les entraîneurs, que les joueurs. C’est un processus», a indiqué l’entraîneur-chef Claude Julien, mardi matin, à quelques heures du départ de l’équipe vers Toronto.

Tout ça n’empêche pas Julien d’être conscient de l’ampleur de la tâche. «On joue contre une équipe qui est considérée comme l’une des favorites pour gagner la Coupe Stanley et une autre qui l’a gagnée deux fois ces trois dernières années. Je pense que c’est un bon défi pour nous. C’est vraiment un bon test. C’est d’y aller un petit pas à la fois.»

Pour tenir le coup contre deux formations aussi puissantes, le Canadien devra non seulement se montrer à son mieux en défensive, mais aussi obtenir la contribution des piliers offensifs de l’équipe. À cet égard, Julien se montre confiant.

«Quand on regarde l’an dernier, nous avons beaucoup de joueurs qui sont capables d’en donner plus du côté offensif, et ce n’est pas nécessairement de leur faute. Tu prends un joueur comme Lehkonen, qui a été blessé en début de saison. Ça lui a pris du temps à retrouver son synchronisme. Même chose pour Phil Danault, qui a lui aussi été blessé l’an dernier.

«Nous savons qu’il faut marquer plus pour gagner mais aussi, nous ne pouvons pas accorder autant de buts que nous en avons donné l’an passé. Nous espérons que les choses vont bien s’équilibrer et qu’elles vont s’équilibrer en notre faveur», a ajouté Julien.

Julien n’a pas caché une certaine hâte de briser la glace après un long été et un camp amorcé à la mi-septembre. «Nous sommes tous dans le même bateau, nous avons hâte que la vraie saison commence. On a aimé beaucoup de choses pendant le camp, mais on est aussi réaliste qu’il y a encore beaucoup de travail à faire. Nous allons continuer de travailler pour nous améliorer au fur et à mesure que la saison va avancer. Nous avons tous hâte que ça commence, et le processus se met en marche à partir de demain.»

Un voyage rassembleur?

Le Canadien s’est envolé vers Toronto, mardi après-midi, et ne rentrera à Montréal qu’après la partie de samedi contre les Penguins. Pour la direction et les joueurs interrogés, ce court périple est une bonne occasion de créer un esprit de groupe aussi rapidement que possible.

D’ailleurs, le nouveau capitaine Shea Weber sera de ce voyage même s’il est encore bien loin de disputer un premier match. «Nous avons une chance de passer un peu de temps ensemble sur ce voyage et c’est important d’avoir tout le monde pour commencer la saison sur une bonne note», a expliqué Julien.

«Cinq jours ensemble, c’est parfait pour commencer», a renchéri Danault. «Nous allons continuer d’être sur la même longueur d’ondes et de souder notre esprit d’équipe.»

Canadien

Shea Weber nommé capitaine du Canadien

BROSSARD — Même s’il n’évolue à Montréal que depuis deux saisons et qu’il ratera une bonne partie du calendrier régulier à la suite d’une opération au genou droit, le défenseur Shea Weber est devenu lundi le 30e capitaine de l’histoire du Canadien.

Il devient aussi le premier capitaine d’origine canadienne depuis Vincent Damphousse (1996 à 1999) et le premier défenseur depuis Chris Chelios, qui avait partagé cet honneur avec Guy Carbonneau en 1989-1990.

Weber n’en sera pas à ses premières armes à ce titre, puisqu’il a porté le «C» avec les Predators de Nashville de la saison 2010-2011 jusqu’en 2015-2016.

Contrairement à la nomination de Max Pacioretty le 18 septembre 2015, Weber a été le choix des dirigeants du Canadien de Montréal à ce poste, et non celui des joueurs. Et s’il n’en tient qu’à Brendan Gallagher et Paul Byron, qui seront les adjoints du vétéran défenseur, ce choix s’imposait compte tenu du pedigree du nouveau capitaine.

Le fait que Weber possède déjà une expérience appréciable comme capitaine justifiait la nomination de Weber, a d’ailleurs affirmé Gallagher.

«Il amène avec lui beaucoup d’expérience avec des formations ayant connu du succès, que ce soit à Nashville, ici, avec Hockey Canada. Il a côtoyé plusieurs bons leaders. Il est un modèle pour les jeunes. Les joueurs vont suivre sa voie.»

Après le départ de Pacioretty, échangé aux Golden Knights de Vegas à quelques heures du tournoi de golf du Canadien le 10 septembre, de nombreux observateurs considéraient Gallagher comme le favori pour lui succéder.

Maintes fois interrogé pendant le camp, Gallagher a toujours déclaré que ce n’est pas un honneur qu’il recherchait nécessairement. Logiquement, il ne s’est dit nullement déçu de la décision de ses patrons. En fait, il dit être honoré d’avoir été choisi comme adjoint.

«Je pense que vous pouvez vous questionner sur la personnalité d’un individu qui est déçu de ne pas s’être fait donner un titre. Personnellement, je suis très heureux d’être adjoint au capitaine. C’est un grand honneur.»

Selon Gallagher, le leadership est une notion qui n’a pas facile à définir. Toutefois, dans le cas de Weber, il voit des traits évidents.

«Ce qu’il fait mieux que bien d’autres joueurs, c’est de montrer la bonne attitude de façon constante jour après jour. Avec Weber, c’est l’éthique de travail et l’attitude qu’il affiche, peu importe la situation ou le moment. Et ce n’est pas quelque chose de forcé chez lui. Ça vient naturellement. Il ne tient rien pour acquis et fait toujours la bonne chose.»

«Choix facile»

Arrivé à Montréal un an avant Weber, Byron dit lui aussi avoir constaté de nombreux traits de caractère chez le vétéran défenseur que toute équipe recherche lorsque vient le temps d’identifier un capitaine.

«Il est le premier arrivé sur la glace, le dernier parti. Tous les soupers qu’il organise, comme à l’Action de grâce. Il est toujours prêt à venir à notre défense sur la glace. Il est un très bon joueur, fort et difficile à affronter. Chaque partie, il est l’un des meilleurs joueurs sur la patinoire. Il est toujours prêt à jouer, et il a toujours une attitude professionnelle. Je pense que le choix était facile», a énuméré Byron.

Pour ce dernier, il s’agit de l’aboutissement d’une aventure de rêve avec le Canadien de Montréal qui, doit-on le rappeler, l’a réclamé au ballottage en 2015.

«C’est un moment de fierté, c’est sûr. Il y a plusieurs joueurs dans ce vestiaire qui auraient été capables d’assumer ce rôle. C’est un grand honneur.

«Des fois, c’est un peu bizarre. Il faut que je me pince pour réaliser si c’est vrai ou non. Il a fallu beaucoup de travail pour arriver où je suis aujourd’hui. Je suis tellement content d’être ici. J’essaie chaque jour d’être fier de mon effort et d’être fier de ce que je peux amener à l’équipe», a déclaré Byron.