Canadien

Les Maple Leafs écrasent le Canadien 6-0

MONTRÉAL — En l’emportant en prolongation le 14 octobre dernier à Montréal, les Maple Leafs de Toronto avaient mis fin à une série de 14 défaites contre le Canadien. Il semble qu’ils ont maintenant pris le goût de victoires face à leurs grands rivaux.

Ne souffrant plus d’aucun complexe contre le Tricolore, les hommes de Mike Babcock ont tenu le coup en première moitié de match avant de se sauver avec un convaincant triomphe de 6-0 samedi soir au Centre Bell.

Le défenseur Ron Hainsey (1er), Nazem Kadri (10e), Connor Brown (8e), James van Riemsdyk (10e) et Auston Matthews (11e) ont déjoué Charlie Lindgren, qui a réalisé 22 arrêts avant de céder sa place à Antti Niemi au milieu de la troisième période.

Matthews a ajouté son 12e de la saison grâce à un spectaculaire tir des poignets aux dépens de Niemi, qui n’a reçu que quatre rondelles.

De son côté, Frederik Andersen a bloqué les 33 tirs en sa direction pour son deuxième jeu blanc consécutif, après sa victoire de 1-0 contre les Devils du New Jersey jeudi soir au Centre Air Canada.

Du coup, les Maple Leafs ont battu le Canadien pour une deuxième fois d’affilée, un «tour de force» qu’ils n’avaient pas réalisé depuis le 9 février 2013. Ce soir-là, ils avaient également inscrit un jeu blanc de 6-0 au Centre Bell. Ils ont aussi signé une sixième victoire de suite pour la première fois depuis décembre 2014.

Quant au Canadien, il termine un important séjour de six matchs au Centre Bell avec un médiocre dossier de 2-3-1 pour une récolte de seulement cinq points sur une possibilité de 12.

Il demeure au 14e rang du classement général de l’Association Est avec seulement 18 points en 21 parties, et bien que nous en sommes à peine au quart de la saison, le rendement de la formation montréalaise est de nature à inquiéter même ses partisans les plus optimistes.

Les hommes de Claude Julien ont pourtant livré une première période absolument impeccable, limitant les visiteurs à seulement sept tirs et aucun vraiment dangereux. Dépêchés sur la patinoire dès que Matthews y mettait les patins, Shea Weber et Jordie Benn ont été particulièrement efficaces.

Les visiteurs ont montré à peine plus de vie en première moitié de deuxième période, mais ça ne les a pas empêchés de terminer les 40 premières minutes avec une avance de 2-0. Et comme c’est arrivé si souvent au Canadien, ce sont deux buts rapides qui sont venus les couler.

Hainsey, un ancien du Canadien, a brisé l’impasse à 12:07 avec son premier but en plus de neuf mois dans la LNH. Si Lindgren ne peut véritablement être blâmé sur ce jeu, alors que van Riemsdyk a pu s’installer devant lui pour lui cacher la vue, il s’en voulait probablement d’avoir laissé passer derrière lui le tir de Kadri seulement 37 secondes plus tard.

«C’est sûr que le rythme a changé à ce moment-là, a admis Julien. Je ne pense pas que le deuxième but a nécessairement été causé par la déception du premier. On avait joué du bon hockey jusqu’à ce moment-là. Encore là, des erreurs sur des jeux de base nous ont coûté très cher.»

Brown a triplé l’avance des Maple Leafs dès la 25e seconde de jeu de la troisième période, et dès lors le sort du Canadien était réglé. Qu’à cela ne tienne, van Riemsdyk et Matthews ont fait vibrer les cordages dans un intervalle de 48 secondes contre Lindgren.

Le jeune gardien, possiblement fatigué par la charge de travail des deux dernières semaines alors qu’il amorçait un septième match consécutif en 14 jours, a aussitôt été remplacé par Niemi.

«Physiquement, je me sens bien, a lancé Lindgren sur un ton catégorique lorsque questionné sur la possibilité qu’il soit fatigué physiquement. Je suis habitué de jouer beaucoup de matchs. Je me sens bien.»

La troisième période a été marquée par deux échauffourées. La première est survenue lorsque Kadri, mécontent d’avoir été durement mis en échec par Max Pacioretty quelques instants plus tôt, s’est vengé en servant un coup d’épaule à la tête de Weber. Ce dernier et Benn, qui se trouvait tout juste à côté, s’en sont aussitôt pris à l’attaquant des Maple Leafs.

Un peu plus tard, Paul Byron a laissé tomber les gants contre Nikita Zaitsev qu’il a envoyé au plancher.

À compter de mardi, les joueurs du Canadien amorceront un court périple de deux matchs en autant de soirs à l’étranger sous le signe des retrouvailles. Ça va commencer à Dallas, face à Alexander Radulov et les Stars. Le lendemain, le Tricolore renouera avec P.K. Subban mais aussi Alexei Emelin et les Predators de Nashville.

Échos de vestiaire

Max Pacioretty, sur le talent offensif des Maple Leafs :

«Contre une telle équipe, avec une telle force de frappe, vous devez profiter de vos occasions de marquer sinon, elle va vous le faire payer. Nous avons eu nos chances, nous n’avons pas su en exploiter une, les Maple Leafs ont marqué, ont profité d’un élan et pris le contrôle de la rencontre.»

Phillip Danault, sur les cinq buts accordés par le gardien Charlie Lindgren :

«Ce n’est pas de la faute à Charlie. Il ne peut pas tout faire non plus. Il faut trouver le moyen de marquer en premier. On était bon en première période, on aurait pu avoir un but. Ç’aurait peut-être changé l’allure du match.»

Jeff Petry, sur le troisième but des Maple Leafs :

«Nous devions sortir avec force en troisième période, leur mettre de la pression et ils ont marqué dès leur première présence. Ce but a amorcé notre débandade.»

Canadien

Les mines des joueurs du Canadien dans le vestiaire en disaient long

ANALYSE / MONTRÉAL - Personne ne se marchait sur les pieds dans le vestiaire du Canadien de Montréal après la désolante défaite de 5-4 contre les Coyotes de l’Arizona, jeudi soir, au Centre Bell. Et il suffisait d’examiner les mines des joueurs qui ont rencontré les journalistes, et écouter le ton dans leur voix, pour percevoir le désarroi qui les animait.

Alors que s’achève une cruciale séquence de six matchs à domicile, sur laquelle comptait Claude Julien pour accumuler de précieux points au classement et envoyer un message au reste de la ligue que le Tricolore ne se laissera pas damer le pion devant ses partisans, voilà qu’il s’incline devant la pire équipe de la LNH, dans son château-fort.

Tout ça alors qu’il menait 2-0 après 20 minutes de jeu et 4-3 après deux périodes grâce à un but marqué à dix secondes de la fin de l’engagement.

En principe, comme c’est souvent le cas d’ailleurs, ce but aurait dû saper le moral d’une troupe fragile et vulnérable, surtout qu’elle allait amorcer le troisième vingt à court d’un homme à la suite du grabuge qui a marqué la fin de la période médiane.

Or, non seulement, le Canadien n’a-t-il pas réussi à planter le dernier clou dans le cercueil des visiteurs, ce sont ces derniers qui ont profité des meilleures chances de marquer lorsque Derek Stepan a profité de deux occasions pour s’échapper seul face à Charlie Lindgren.

Le jeune gardien du Canadien a gagné ces deux batailles, mais les Coyotes n’avaient pas dit leur dernier mot, bien au contraire.

«Peu importe qui nous affrontons dans la Ligue nationale de hockey, si nous ne jouons pas de la façon dont le Canadien de Montréal doit jouer pour gagner des matchs de hockey, nous ne connaîtrons pas de succès», a lancé Brendan Gallagher, qui a raté une partie de la troisième période après avoir reçu un coup à la tête qui l’a forcé à passer par le protocole en matière de commotions cérébrales.

Les quelques joueurs qui ont rencontré les journalistes avaient tous le même mot dans la bouche : négligence (sloppy). Ce jeu négligent a commencé en deuxième période, après le duel aux poings entre le nouveau venu Nicolas Deslauriers et Zac Rinaldo, que ce dernier a perdu haut la main. Mais peut-être est-ce une coïncidence, c’est à ce moment que les Coyotes ont repris vie.

«Après ce combat, ils ont affiché plus d’énergie, a constaté Julien, qui n’a pas voulu s’aventurer sur le bien-fondé de la décision de Deslauriers de jeter les gants à un moment où son équipe menait par deux buts et contrôlait le tempo de la rencontre.

«En deuxième période, nous sommes devenus négligents et nous n’avons pas respecté notre plan de match. Je ne dis pas que nous n’avons pas respecté notre adversaire, mais nous n’avons pas respecté notre plan de match parce que nous avons pensé que ça serait facile. Ce soir, il n’y a aucune excuse. On peut prendre la responsabilité, on peut en parler, mais j’aimerais mieux le voir que d’en parler. Nous avions l’occasion ce soir de montrer que nous étions capables de jouer pendant 60 minutes et de garder notre concentration. Et nous ne l’avons pas fait», a ajouté l’entraîneur-chef du Tricolore, que l’on n’avait jamais vu dans un tel état depuis son retour avec l’organisation montréalaise il y a neuf mois.

Reste à voir maintenant comment les joueurs du Canadien se relèveront d’une défaite aussi crève-coeur. La visite des Maple Leafs de Toronto, samedi soir, pourrait en donner une indication claire.

Canadien

Les Coyotes renversent le CH 5-4

MONTRÉAL - Claude Julien et Phillip Danault avaient lancé un avertissement clair que le match de jeudi contre les Coyotes de l'Arizona pouvait représenter un piège. Pendant un peu plus de 20 minutes, les joueurs du Canadien de Montréal ont donné l'impression qu'ils avaient bien saisi le message. Le guet-apens est arrivé plus tard et ils sont tombés dedans tels des novices.

Christian Fischer a trouvé le fond du filet à mi-chemin de la troisième période et les Coyotes ont renversé le Tricolore par le score de 5-4 jeudi soir au Centre Bell.

Fischer a fait dévier un tir de Brendan Perlini pendant une punition mineure à Shea Weber pour procurer aux hommes de Rick Tocchet une première victoire en temps réglementaire cette saison, et seulement un troisième gain depuis le début du calendrier régulier.

«C'est plus gênant que frustrant. C'est inacceptable», a lancé Julien, sur un ton qui ne masquait nullement son mécontentement, lors d'un point de presse qui n'a même pas duré trois minutes.

Brad Richardson (1er), Christian Dvorak (3e), Tobias Rieder (4e), tous trois en deuxième période, et Derek Stepan (3e), au troisième vingt, ont réussi les autres buts des Coyotes contre Charlie Lindgren, qui a bloqué 27 rondelles et qui a été victime d'au moins trois buts dans un match de la LNH pour la première fois de sa carrière.

Pour Stepan, dont le but a également été marqué lors d'un avantage numérique, il s'agissait d'une douce revanche sur Lindgren. Au tout début de la troisième période, l'ancien des Rangers de New York avait été frustré deux fois par le jeune gardien du Canadien lors de deux échappées presque coup sur coup, alors que les hommes de Claude Julien profitaient d'une supériorité numérique.

Brendan Gallagher (8e), Paul Byron (5e), Joe Morrow (2e) et Weber (4e) ont marqué les buts du Canadien aux dépens d'Antti Raanta, qui a fait face à 37 tirs. Le Finlandais a réalisé son meilleur arrêt du match avec un peu plus de deux minutes à jouer à la troisième période, frustrant Alex Galchenyuk de la jambière gauche à la suite d'un solide tir sur réception.

Le Canadien pensait bien avoir créé l'égalité avec 3:39 à jouer au temps réglementaire, mais la reprise vidéo a clairement démontré qu'Andrew Shaw a volontairement botté la rondelle derrière Raanta au même moment où il chutait à l'embouchure du filet. Sur le jeu, Shaw s'est immédiatement dirigé vers le vestiaire de l'équipe et semblait sérieusement blessé au poignet droit ou à la main. Il est toutefois revenu au jeu avant la fin du match.

Tomas Plekanec a aussi contribué à l'attaque du Tricolore en récoltant deux passes sur les buts de Morrow et de Weber durant les cinq dernières minutes de la période médiane. Au moment où se faisait entendre la sirène mettant fin à l'engagement, Plekanec en est même venu aux coups avec Richardson.

Il ne lui restait qu'à trouver le fond du filet pour compléter le fameux «tour du chapeau à la Gordie Howe», mais ce but n'est jamais venu.

Le revers fait d'autant plus mal que le Canadien a laissé filer trois avances en cours de route.

Il menait 2-0 après 20 minutes de jeu grâce aux buts de Gallagher et de Byron, et semblait en plein contrôle du match jusqu'à ce que les visiteurs ne ripostent en première moitié de deuxième période grâce à Richardson et Dvorak.

Morrow a redonné l'avance au Tricolore avec moins de cinq minutes à jouer au deuxième vingt, et 40 secondes après un autre but égalisateur des Coyotes, celui de Rieder à 19:09, Weber a permis au Tricolore de retraiter au vestiaire avec une avance de 4-3.

Mais contre une formation qui présentait une fiche de 0-9-0 lorsqu'elle tirait de l'arrière après 40 minutes de jeu, le Canadien a trouvé le moyen de subir un revers qui pourrait laisser des traces, alors que les Maple Leafs de Toronto s'arrêteront au Centre Bell samedi soir.

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ÉCHOS DE VESTIAIRE

«De la façon dont nous avons joué en première et de ne pas être capable de garder notre concentration pour deux autres périodes. Ça fait deux jours qu'on parle de cette équipe-là, qu'il faut faire attention, bien gérer notre match et la situation. On est vraiment déçu ce soir.» — Claude Julien, au sujet du travail de ses joueurs à compter de la deuxième période

«On est devenu négligent et on a levé le pied de l'accélérateur. Nous avons cessé de travailler et ça nous a coûté le match.» — Brendan Gallagher, sur la baisse de régime du Canadien à partir de la deuxième période

«À ce moment particulier, je pense qu'il s'agirait d'un important point tournant. Mais donnons le crédit aux Coyotes. Ils forment une équipe jeune et talentueuse et ils peuvent patiner.» — Charlie Lindgren, sur son arrêt contre Clayton Keller tout juste avant le but de Joe Morrow

«Je dois donner beaucoup de crédit aux joueurs. Il y a eu des combats, des pénalités et des tirs bloqués. Il faut chérir ces moments et vouloir se retrouver dans de telles situations. Dans l'ensemble, nous avons fait de l'excellent travail. C'est bon pour nos joueurs de savoir que quand vous faites les choses correctement, les résultats seront positifs.» — Rick Tocchet, au sujet de la performance de ses joueurs

Actualités

Le Canadien s'incline 2-1 contre les Blue Jackets

Pour un deuxième match de suite, le Canadien a connu un lent début de rencontre et cette fois, le Tricolore a payé le prix en encaissant un revers en prolongation de 2-1, mardi, face aux Blue Jackets de Columbus.

Zach Werenski a tranché le débat après 1:09 de jeu en supplémentaire, profitant d’une remise de Cam Atkinson avant de décocher un bon tir des poignets, du côté du bâton.

Paul Byron, qui disputait un 300e match dans la LNH, a marqué au troisième vingt pour le Canadien (8-9-2). Charlie Lindgren a effectué 23 arrêts.

Josh Anderson a touché la cible tôt en première période pour les Blue Jackets (11-7-1). Sergei Bobrovsky a repoussé 28 lancers.

Manque de cohésion

Comme samedi, le Canadien a manqué de cohésion pendant les deux premières périodes.

Les Blue Jackets n’ont guère fait mieux, mais ils ont au moins trouvé le moyen d’ouvrir le pointage après 2:29 de jeu. Anderson a profité d’une rondelle bondissante après un tir de la pointe de Markus Nutivaara pour surprendre Lindgren du côté du bouclier.

Lindgren a volé Nick Foligno quelques instants plus tard, en sortant la mitaine pour capter le tir du capitaine des Blue Jackets après une belle passe d’Artemi Panarin.

C’est à partir de ce moment que le spectacle est devenu plutôt endormant. Max Pacioretty a testé Bobrovsky tard en première période, puis le gardien des Blue Jackets a frustré Byron en échappée en infériorité numérique à mi-chemin en deuxième période.

Le Canadien a ouvert la machine en troisième période, mais Bobrovsky a répondu présent en multipliant les arrêts spectaculaires. Charles Hudon a goûté à la médecine du Russe au retour de l’entracte, puis Bobrovsky a privé Jacob De La Rose d’un but certain lors d’une descente à deux contre un en laissant tomber son bâton pour ensuite réussir l’arrêt du bout de son bouclier. Bobrovsky a ensuite frustré trois fois Pacioretty sur la même séquence.

Le Canadien a enfin percé la muraille russe avec 7:46 à faire en temps réglementaire. Alex Galchenyuk a rejoint Shea Weber en entrée de zone et Bobrovsky a stoppé le puissant tir du défenseur. Byron a toutefois sauté sur le retour pour ramener tout le monde à la case départ.

Werenski a finalement joué les héros en prolongation pour les visiteurs.

NOTES: Le Canadien était privé des attaquants Artturi Lehkonen (bas du corps) et Torrey Mitchell (virus). Lehkonen sera tenu à l’écart du jeu pendant une période indéterminée en raison d’une blessure qu’il traînait depuis un certain temps... Le défenseur Victor Mete a joué à gauche de Jacob De La Rose et Byron Froese sur le quatrième trio.

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Canadien

Retour au jeu prochain, assure Carey Price

BROSSARD, Qc - Le gardien du Canadien Carey Price a reconnu que sa blessure au bas du corps prenait plus de temps que prévu à guérir, mais il s’attend à un retour au jeu dans un proche avenir.

En attendant, le Canadien a réclamé le gardien des Panthers de la Floride Antti Niemi au ballottage. Âgé de 34 ans, Niemi a commencé la saison avec les Penguins de Pittsburgh. Il avait été réclamé une première fois par les Panthers.

Price avait recommencé à s’entraîner en solitaire mercredi dernier. Cependant, il a décidé mardi qu’il était préférable de prendre quelques jours de repos de plus pour permettre à la blessure de guérir.

«Ça prend un peu plus de temps qu’anticipé en raison de la nature de ma position, a expliqué Price. Je veux être certain d’être à 100 pour cent de mes capacités quand je serai de retour. Je vais prendre mon temps, mais ce ne sera pas long.

«Ça ne s’améliorait pas. C’était stagnant. Je vais prendre deux jours de repos et nous allons réévaluer ma situation par la suite.

«On s’attendait à une absence d’environ deux semaines, mais ce sera finalement un peu plus long.»

Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, a aussi rencontré les journalistes et a répété les propos de son gardien.

«J’en ai aucune idée, mais ça ne devrait pas être long, a-t-il répondu quand il a été questionné sur le moment de l’éventuel retour au jeu de Price. Tant qu’il n’aura pas rejoint l’équipe pour un entraînement, il n’y aura pas vraiment d’échéancier. Mais ça ne devrait pas être long.»

Âgé de 30 ans, Price a indiqué qu’il s’était blessé au bas du corps pendant l’échauffement du match du 2 novembre face au Wild, au Minnesota. Il a quand même participé à cette rencontre, un revers de 6-3. L’équipe avait annoncé le lendemain qu’il était blessé au bas du corps.

«Quand votre corps est réchauffé et que vous ressentez cette poussée d’adrénaline avant un match, vous ne vous sentez souvent pas bien avant le lendemain, quand vous êtes à froid», a expliqué Price.

Questionné à savoir s’il aurait défendu le filet du Canadien, mardi soir, face aux Blue Jackets de Columbus s’il avait s’agit d’un match de séries éliminatoires, Price a répondu dans l’affirmative. Même chose quand on lui a demandé si le bon travail de Charlie Lindgren lui permettait de prendre son temps avant de revenir.

«Il fait du bon travail. Il a une très bonne attitude et se prépare bien, a dit Price au sujet de Lindgren. C’est bien de voir quelqu’un prendre la relève dans une situation difficile et briller.»

Price a également insisté pour dire que la blessure actuelle n’était pas liée à ses anciennes blessures.

En 11 sorties cette saison, Price affiche un dossier de 3-7-1 avec une moyenne de buts alloués de 3,77 et un taux d’efficacité de ,877.

Niemi à la place de Montoya

En ce qui concerne l’acquisition de Niemi, Bergevin a affirmé que l’objectif était plutôt de pallier l’absence du gardien réserviste Al Montoya, qui souffre d’une commotion cérébrale.

«En ce moment, nous avions deux jeunes gardiens en Charlie et Zach (Fucale). Dans le cas de Montoya, une commotion cérébrale, ça peut prendre deux semaines, deux mois, trois mois. Je n’en ai aucune idée, a dit Bergevin. Nous avions la chance d’aller chercher un gardien d’expérience. Si Charlie se blesse, on tomberait à Zach et (Michael) McNiven.

«C’est surtout pour la situation avec Al. Nous avions l’occasion de protéger la situation de l’organisation devant le filet.»

Niemi s’est fait un nom dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago, avec qui il a remporté la coupe Stanley en 2010. Bergevin et l’entraîneur des gardiens Stéphane Waite faisaient alors partie de l’organisation des Blackhawks.

Le Finlandais est depuis tombé de son nuage. Son contrat a été racheté par les Stars de Dallas à la fin de la dernière campagne. En cinq sorties cette saison avec les Penguins et les Panthers, il affiche un dossier de 0-4-0 avec une moyenne de 6,74 et un taux d’efficacité de ,822.

«Il n’est plus le gardien qu’il était il y a sept ou huit ans quand il a gagné la coupe à Chicago, a reconnu Bergevin. Mais il est un gardien d’expérience et il a affronté cette année trois fois Tampa Bay et une fois Chicago, qui ont des offensives redoutables. Stéphane le connaît bien depuis le temps à Chicago. Il ajoute de la profondeur et devient une bouée de secours en raison de l’incertitude autour de Montoya.»

Par ailleurs, le Canadien aussi indiqué que l’attaquant Artturi Lehkonen souffrait d’une blessure au bas du corps. Il devait rencontrer les médecins de l’équipe plus tard dans la journée.

Canadien

Pacioretty joue les héros en prolongation

MONTRÉAL - Un autre samedi, un autre but gagnant de Max Pacioretty en prolongation.

Les Sabres de Buffalo ont tenté d’endormir le Canadien, samedi, mais la formation montréalaise s’est réveillée à temps pour finalement l’emporter 2-1.

Pacioretty a mis fin au débat avec 1:52 à faire en prolongation, après avoir déculotté Chad Johnson avec une feinte du revers. Phillip Danault l’a rejoint dans l’enclave pour lui permettre de se présenter seul devant le gardien.

Il s’agissait pour le capitaine du Tricolore d’un 10e but gagnant en prolongation, un record d’équipe. Il avait inscrit son neuvième samedi dernier, permettant au Canadien de vaincre les Jets de Winnipeg 5-4.

Canadien

Al Montoya souffre d'une commotion cérébrale

MONTRÉAL - Le gardien du Canadien de Montréal Al Montoya a subi une commotion cérébrale et il sera à l'écart du jeu pour une durée indéterminée.

Le Canadien en a fait l'annonce sur son compte Twitter, samedi soir, pendant que l'équipe croise le fer avec les Sabres de Buffalo, au Centre Bell.

Montoya n'a pas gardé les buts depuis le 4 novembre, contre les Jets de Winnipeg. Plus tôt cette semaine, il agissait comme second à Charlie Lindgren. Le vétéran de 32 ans a raté l'entraînement optionnel de vendredi, forçant le Canadien à rappeler Zachary Fucale du Rocket de Laval, son club-école de la Ligue américaine de hockey.

Lors de son dernier départ, Montoya a reçu un puissant lancer sur le masque provenant de la lame du bâton du défenseur des Jets Dustin Byfuglien. Il a eu besoin d'un moment avant de se relever, mais il n'a pas subi le protocole pour les commotions cérébrales de la LNH.

Montoya a pris part à quatre matchs cette saison, montrant une fiche de 2-1-0. Il détient une moyenne de buts alloués de 3,77 et un pourcentage d'arrêts de ,863.

Le Canadien est déjà privé des services de son gardien numéro un, Carey Price. Price n'a pas joué depuis le 2 novembre, dans un revers de 6-3 face au Wild du Minnesota. En 11 sorties cette saison, il affiche un dossier de 3-7-1 avec une moyenne de buts alloués de 3,77 et un pourcentage d'arrêts de ,877.

Canadien

Un but refusé inexplicable pour Claude Julien

ANALYSE / MONTRÉAL - Lors de son point de presse qui a suivi le match de jeudi contre le Wild du Minnesota, on pouvait sentir de la frustration dans la voix de Claude Julien. De la frustration mêlée à de l’impuissance.

Julien avait de la difficulté à saisir pourquoi le but qu’avait marqué Charles Hudon tard en troisième période a été refusé à la suite d’une contestation vidéo du Wild pour obstruction à l’endroit du gardien Devan Dubnyk.

Ce but aurait permis au Canadien de s’approcher à un seul but de ses rivaux et aurait pu faire tourner le vent en faveur de la formation montréalaise.

Cette décision a été d’autant plus frustrante pour le Canadien que Karl Alzner s’était lui aussi vu refuser un but en première période. La différence, c’est que la première décision sur la patinoire, dans le cas du jeu impliquant Alzner, avait été de ne pas accorder le but et la reprise vidéo n’a pas permis de trouver un élément suffisamment concluant pour renverser la décision prise à l’origine.

Julien aimerait trouver une forme de constance quand vient le temps de décréter s’il y a eu obstruction à l’endroit des gardiens.

«Je viens juste de voir un autre but au New Jersey où un joueur est tombé sur le gardien adverse et le but a été accordé, a raconté Julien. Comprenez-moi bien, nous avions de bons arbitres ce soir et ils font des erreurs comme tout le monde. Ils l’ont admis lors de la première punition à (Joe) Morrow, et c’est correct. Je respecte ça, a d’abord déclaré Julien.

«Mais à chaque jeu qui fait l’objet d’une révision, on ne sait jamais ce qui va vraiment arriver. Un jour, on va décider que le but est bon et la fois suivante, sur un jeu semblable, les officiels qui font la révision vont voir quelque chose de différent. C’est quelque chose que nous devons accepter pour l’instant», a-t-il ajouté.

Vivre avec les blessés

Les buts refusés à Alzner et à Hudon ont fait d’autant plus mal que le Canadien s’est présenté avec une formation diminuée, compte tenu du fait que Jonathan Drouin et Shea Weber manquaient à l’appel. Il s’agit de deux éléments importants pour une équipe qui doit trimer dur pour trouver le fond du filet sur une base régulière.

À ce sujet, Julien et l’attaquant Phillip Danault n’ont pas cherché à se servir de ces absences pour justifier l’issue finale du match.

«Aussitôt qu’il nous manque un maillon, tout le monde sait que ça peut nous affecter, mais ce n’est pas une excuse du tout. On n’a pas mal joué, mais on a manqué d’opportunisme», a tranché Danault.

«Leur premier but a été marqué en désavantage numérique, donc pas à cinq contre cinq, a rappelé Julien. J’ai trouvé qu’on s’est quand même bien débrouillé à la ligne bleue. Ça ne veut pas dire qu’on ne manque pas un gars comme Shea Weber, et ça ne veut pas dire qu’on ne manque pas un gars comme Jonathan Drouin. On les manque ces gars-là, mais ça fait partie du hockey. Des blessures au cours d’une saison, tu dois gérer ça du mieux possible. Ce soir (jeudi), on a quand même bien joué et on s’est donné une chance de gagner.»

Canadien

Wild 3/Canadien 0: Lindgren n'est plus invincible

MONTRÉAL - Il était assuré que Charlie Lindgren allait subir une défaite un jour ou l'autre dans un match de la Ligue nationale de hockey. De son propre aveu, il aurait aimé que ça se produise un autre soir.

Devant ses parents, qui mettaient les pieds au Centre Bell pour la toute première fois, Lindgren a été victime d'un tour du chapeau de Jason Zucker en troisième période, et le Wild du Minnesota a signé une victoire de 3-0 contre le Canadien de Montréal jeudi soir.

En plus d'infliger une première défaite à Lindgren après cinq victoires d'affilée, le Wild a interrompu à trois la série de victoires des hommes de Claude Julien et mis fin à sa propre séquence de trois défaites. Mais le gardien de Lakeville, au Minnesota, pouvait sortir la tête haute alors que le Wild a obtenu 35 tirs, dont plusieurs de qualité. Le vétéran Eric Staal a été sa victime en deux occasions.

«Je ne ressentais pas plus de papillons que d'habitude, et j'ai essayé de traiter ce match comme n'importe quel autre, a affirmé Lindgren. J'admets que j'aurais préféré que ça arrive contre une autre équipe.»

Privé de deux de ses meilleures armes offensives en Jonathan Drouin (haut du corps) et Shea Weber (bas du corps), le Canadien a tout de même dirigé 41 rondelles en direction du gardien Devan Dubnyk, un chiffre néanmoins trompeur à cause de la provenance de la majeure partie de ces tirs.

Dubnyk a signé son 25e blanchissage en carrière, son premier depuis le 20 décembre 2016 contre Colorado, et il a porté son dossier en carrière contre le Canadien à 7-1-1. C'était la troisième fois déjà cette saison que le Canadien subissait une défaite par jeu blanc.

Dubnyk a toutefois eu un peu d'aide alors que deux buts ont été refusés au Canadien. Au premier vingt, l'arbitre Kevin Pollock a jugé que Karl Alzner a touché la rondelle plus haut que la barre horizontale, une décision corroborée par la reprise vidéo. Tard au troisième vingt, Charles Hudon s'est vu refuser un but après contestation vidéo du Wild, qui jugeait que Hudon avait commis de l'obstruction à l'endroit de Dubnyk.

«Ce que j'ai vu, c'est que Charles Hudon avait le pied dans l'enclave et peut-être donné de la difficulté au gardien à faire le premier arrêt mais sur la rondelle libre, son joueur a poussé le gardien. C'est là que Charles a pris son rebond et l'a mis dans le filet. Ce que j'ai vu, c'était un bon but», a raconté Claude Julien, qui ne cachait pas sa frustration.

Le Canadien sera de retour devant ses partisans samedi soir à l'occasion de la première visite des Sabres de Buffalo cette saison. Blessé au haut du corps le 21 octobre contre les Canucks de Vancouver, l'ex-Tricolore Nathan Beaulieu espère être rétabli à temps pour un rendez-vous qu'il dit avoir encerclé sur son calendrier.

Un lent départ

La troupe de Claude Julien a mis un peu de temps à se mettre en marche alors qu'elle a permis au Wild de décocher les sept premiers tirs de la rencontre. Comme c'est devenu son habitude, Lindgren s'est montré solide, empêchant du coup les hommes de Bruce Boudreau de se sauver avec une avance d'un ou deux buts, comme ce fut le cas la semaine dernière au Minnesota.

C'est avec l'avantage d'un homme que le Canadien a flanché pour la première fois du match à 2:46 de la troisième période. Une mauvaise décision de Petry, posté à la pointe gauche, a créé une brèche que Zucker a utilisée pour se présenter seul devant Lindgren. Malgré le repli d'Artturi Lehkonen, Zucker est parvenu à déjouer le jeune gardien à l'aide d'un beau tir du revers dans la partie supérieure droite du filet.

Près de neuf minutes après avoir dénoué l'impasse, Zucker a doublé l'avance du Wild en faisant dévier un tir de Nino Niederreiter après avoir réussi à se glisser entre le défenseur Jordie Benn et Lindgren.

Il a complété sa faste soirée de travail en poussant la rondelle dans une cage déserte durant la dernière minute de jeu.

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ÉCHOS DE VESTIAIRE

«Malgré toutes les choses qui se sont passées avant le match et les décisions qu'on a dû prendre, on n'a pas joué un mauvais match. Mais il aurait fallu trouver le moyen de gagner.» — Claude Julien, au sujet de la performance globale de ses joueurs

«Shea s'est blessé vers la fin de l'entraînement mercredi. Ce matin, tout laissait croire qu'il jouerait puis cet après-midi, après consultation avec l'équipe médicale, il a été décidé qu'il ne jouerait pas. Même chose avec Jonathan. La décision a été prise tout juste avant le match.» — Claude Julien, au sujet des absences de Shea Weber et de Jonathan Drouin

«Il aurait fallu que nous soyons plus affamés. Le Wild l'a été plus que nous et ça nous a coûté le match.» — Phillip Danault, au sujet de la qualité des tirs du Canadien en direction de Devan Dubnyk

«Je savais que c'était proche. J'ai vu l'arbitre refuser le but immédiatement, mais quand j'ai vu la première reprise vidéo sur l'écran géant, j'ai pensé que le but pouvait être bon. J'ai commencé à être un peu plus excité, mais pas trop.» — Karl Alzner, au sujet du but qui lui a été refusé en première période

«Je savais qu'il connaissait de très bons moments, et je suis content pour lui. Je le connais pour l'avoir croisé en certaines occasions au Minnesota et c'est un jeune homme agréable. C'est toujours bien de voir un jeune jouer aussi bien et ce fut certainement le cas ce soir.» — Devan Dubnyk au sujet de la performance de son rival Charlie Lindgren

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DROUIN ET WEBER ABSENTS

Jonathan Drouin et Shea Weber n’étaient pas en uniforme, jeudi. L’absence de Weber surprend, car rien ne semblait indiquer que le pilier défensif du Tricolore était ennuyé par une blessure quelconque. Or, il est blessé au bas du corps et il sera réévalué sur une base quotidienne. Le retrait de Drouin est moins étonnant, même si le jeune attaquant avait laissé entendre en matinée qu’il était remis de cette blessure, qu’il n’a pas voulu identifier. Mardi contre Vegas, il a reçu une passe de Jeff Petry directement sur la main gauche et il a été aperçu sur le banc des joueurs avec un sac de glace sur la main. Selon le Québécois, c’est toutefois une autre blessure qui l’a forcé à s’absenter pendant les 20 dernières minutes de jeu.

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LE CAPITAINE DU ROCKET S'AMÈNE

Rappelé mardi soir, Byron Froese a fait son entrée en scène avec le Canadien, jeudi. «Je ne m’attendais pas à recevoir cet appel», a confié l’attaquant de 26 ans. «Je suis emballé de profiter d’une telle opportunité de pouvoir montrer ce que je suis capable d’apporter à l’équipe.» «C’est un joueur qui porte beaucoup attention aux petits détails», a expliqué Claude Julien. «C’est un joueur intelligent, responsable. Il a été nommé capitaine à Laval par ses coéquipiers parce que c’est un bon leader, un joueur qui se présente à tous les matchs.» Froese a pris part à 62 rencontres en carrière dans la LNH, la presque totalité avec Toronto, en 2015-2016. Il a marqué deux buts et ajouté trois aides avec un ratio défensif de -1 4. 

Canadien

Jordie Benn aide le travail de Claude Julien

MONTRÉAL - Ce n’est pas encore parfait, mais graduellement, le Canadien de Montréal reprend des couleurs. Certains indices tendent à le prouver, comme le fait que Max Pacioretty compte autant de buts - trois - lors des cinq derniers matchs que pendant les 11 premiers de l’équipe, ou que Brendan Gallagher combine combativité - ce qui fait rarement défaut dans son cas - et productivité offensive.

Au cours des récents matchs, Jordie Benn est un autre joueur qui a relevé le niveau de son jeu d’un cran, au point de commencer à ressembler au défenseur qui avait fait si belle impression à partir du moment où Marc Bergevin l’a séparé de son frère Jamie à Dallas à la date limite des transactions, en février dernier.

Dans la victoire de 3-2 contre les Golden Knights de Vegas mardi soir au Centre Bell, Benn s’est même permis une première performance de deux points depuis le 13 décembre 2016, et la cinquième de sa carrière.

Si une telle productivité est plutôt rare de la part du sympathique défenseur, Benn a réalisé quelque chose que l’on ne voit pas tous les jours en récoltant deux points sur les deux premiers buts du Canadien, marqués à forces égales, tout en affichant un ratio défensif de plus-1 sur ces deux buts.

«Je pense que c’est la quatrième fois de ma carrière que ça m’arrive, et ça commence à m’agacer, a-t-il lancé en faisant allusion à la longue passe qu’il a effectuée de derrière son filet - qui ressemblait davantage à un dégagement - et qui a mené au premier but du match, celui de Gallagher au milieu du premier vingt.

«Je fais un jeu, je me dirige vers le banc et l’équipe marque. Au moins, ça me donne la chance de manifester ma joie avec mes coéquipiers!», a-t-il ajouté en rigolant.

Au-delà de ses deux points, Benn a passé plus de temps que quiconque sur la patinoire - 25 minutes 51 secondes - a distribué trois mises en échec et bloqué cinq tirs adverses, des aspects auxquels Benn accorde beaucoup plus d’importance que ses buts et ses mentions d’aide.

Et c’est probablement la même chose pour son entraîneur-chef.

«C’est sûr que ses deux points, ça donne un peu plus d’attention à son jeu, mais ça reste que depuis une semaine et demie, c’est un joueur qui joue beaucoup mieux», a analysé Claude Julien après la victoire du Tricolore.

En affichant stabilité et solidité à la ligne bleue, Benn permet à Julien d’avoir plus de latitude dans l’utilisation de ses défenseurs. On l’a vu mardi alors que Shea Weber a joué pendant un peu plus de 24 minutes, alors qu’il avait passé en moyenne 29 minutes sur la patinoire lors des matchs de samedi et dimanche, à Winnipeg et à Chicago.

Par ailleurs, Victor Mete est devenu beaucoup moins visible dans tous les sens du mot, étant utilisé pendant moins de neuf minutes contre les Golden Knights.

«C’est du coaching», a répondu Julien au sujet de l’utilisation de Mete.

«Il ne faut pas oublier que c’est un jeune qui a joué beaucoup de hockey depuis le début de l’été, que ce soit ici au camp de perfectionnement, au camp d’Équipe Canada junior, au camp des recrues. Un moment donné, ça ne lui fait pas de tort d’avoir un peu moins de glace.»

Reste à savoir, maintenant, si le Canadien va revoir sa position au sujet de Mete et le retourner aux Knights de London dans la Ligue junior de l’Ontario, d’autant plus que Jakub Jerabek semble bien se débrouiller avec le Rocket de Laval avec sa fiche de sept points en 11 matchs et un ratio défensif de plus-9, le meilleur de l’équipe.