Canadien

Les Bruins complètent le balayage face au Canadien, 4-1

MONTRÉAL — Le calendrier de la Ligue nationale de hockey peut comporter certaines incongruités. Comme le fait que le Canadien de Montréal et les Bruins de Boston aient dû attendre jusqu'à la mi-janvier pour s'affronter une première fois, pour ensuite croiser le fer trois fois en huit jours. Si seulement Claude Julien avait su ce qui l'attendait...

Alors que le Canadien avait besoin de trois victoires face à ses grands rivaux pour gagner des échelons au classement général, il a plutôt subi une troisième défaite d'affilée, celle-là par la marque de 4-1 samedi au Centre Bell.

À lui seul, David Pastrnak a causé tous les dégâts, avec une performance de deux buts et une aide.

Le Tchèque de 21 ans a inscrit son 19e de la saison en milieu de deuxième période avant de mettre la rencontre hors de portée avec 2:57 à écouler au temps réglementaire.

La performance de Pastrnak a aidé les Bruins à porter leur dossier à 12-0-4 depuis le 16 décembre.

Torey Krug a également battu Carey Price, qui a réalisé 27 arrêts. Riley Nash a ajouté un but dans un filet désert.

Max Pacioretty, avec son 15e, a réussi le seul but du Canadien contre Tuukka Rask, qui a reçu 25 tirs.

Après sa surprenante victoire contre les Capitals de Washington vendredi soir dans la capitale américaine, le Canadien a livré une assez bonne performance contre une formation qui continue d'accumuler des points au classement et qui, doucement, s'approche du Lightning de Tampa Bay et du premier rang de la section Atlantique.

Il a cependant été victime de deux buts en moins de deux minutes en deuxième, et n'a pu s'en remettre.

«On n'a pas joué un mauvais match, a opiné Julien. Reste qu'ils ont été quand même meilleurs que nous. Leur premier trio [Pastrnak, Brad Marchand et Patrice Bergeron] cause du dommage tous les soirs, et a encore causé du dommage ce soir. Ils se retrouvent partout sur la patinoire, les trois ensemble. Il y a une bonne chimie. Tu regardes le reste de l'alignement, il n'y a pas grand-chose qui s'est produit avec les autres trios ce soir», a-t-il ajouté.

Ainsi, le Canadien (19-22-6) demeure confiné au 13e rang de l'Association Est avec 44 points et seulement 35 parties au calendrier. S'il faut 95 points pour participer aux séries, c'est donc dire qu'il devra accumuler 51 points sur une possibilité de 70, ce qui équivaut à un taux de réussite de ,729.

Le Canadien sera de retour au Centre Bell mardi soir pour y affronter l'Avalanche du Colorado.

À ceux qui pensent que le Tricolore aura enfin un match facile après tous ces duels face aux Bruins et aux Capitals de Washington au cours des huit derniers jours, on leur suggère de jeter un sérieux coup d'oeil sur les statistiques. La troupe de Jared Bednar représente la formation de l'heure dans l'Association Ouest avec neuf victoires d'affilée et dix à leurs 11 dernières sorties.

Rien de trop enlevant

Il a fallu beaucoup de temps avant de voir un peu d'action. Une trentaine de minutes en fait.

Quand les joueurs des deux équipes s'y sont mis, c'est le Canadien qui a lancé le bal. Pacioretty a profité de la combativité de Paul Byron, et d'une belle passe de son nouveau joueur de centre, pour enfiler son 15e de la saison et son septième à ses six dernières parties à 11:29.

Ce but, inscrit à 11:29 de la période médiane, a donné des ailes au Canadien qui est venu près de porter la marque 2-0 grâce à l'acharnement du trio de Jacob de la Rose, Byron Froese et Logan Shaw.

Les Bruins se sont sortis d'embarras et ont frappé deux fois en moins de deux minutes, grâce à Pastrnak et Krug avant que ne s'achève la deuxième période.

Price n'a pas nécessairement bien paru sur le but de Pastrnak, marqué d'un angle fermé et avec l'aide du patin gauche du gardien du Canadien. Après le match, il s'en voulait, d'ailleurs, sauf que Claude Julien ne tenait pas le même discours.

«Ce sont des choses qui arrivent. On voit ça souvent. Ce ne sont pas des buts qu'on aime voir contre nous, mais ça arrive. Et à ce moment-là, c'est encore 1-1. Il n'y a aucune raison de baisser les bras. Je ne suis pas prêt à dire que c'est de sa faute.»

Échos de vestiaire

«Les trois joueurs ont plusieurs fois été en positon de marquer ce soir, et ils nous l'ont fait payer. Il faut trouver un moyen de tenir au silence des trios comme celui-là.» — Max Pacioretty, sur le travail du trio de Patrice Bergeron, Brad Marchand et David Pastrnak

«Ç'aurait été bien si j'avais pu faire l'arrêt. Ç'a changé l'allure du match. C'est pas mal décevant.» — Carey Price sur le premier but de David Pastrnak

«David est un joueur dynamique. Ce soir [samedi], j'ai aimé le fait qu'il soit allé plus souvent vers le filet et tiré au but. Son filet d'assurance en fin de troisième s'est avéré très important. C'est un but casse-reins.» — Bruce Cassidy, au sujet des qualités de David Pastrnak

Canadien

Le Canadien retrouve le sentier de la victoire

WASHINGTON — Le Canadien a retrouvé un peu de mordant vendredi soir et un but de Paul Byron à mi-chemin en troisième période a permis à la formation montréalaise de vaincre les Capitals de Washington 3-2.

Byron a tranché à 10:41 du dernier tiers. Le tir sur réception de la ligne bleue de Jakub Jerabek a raté la cible, mais la rondelle est ressortie de l'autre côté. Max Pacioretty a habilement dévié la trajectoire du disque vers Byron, qui a surpris le gardien Philipp Grabauer. Ce dernier était encore déporté vers le mauvais côté à la suite du tir de Jerabek.

«Tous les trios ont bien joué, ont été responsables dans les deux sens de la patinoire, a affirmé l'entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien. On était tous déçus du dernier match, mais c'est plus encourageant ce soir. Il faut essayer de bâtir sur ces séquences-là.»

Pacioretty a réussi un doublé pour le Canadien (19-21-6), qui a mis fin à une série de trois revers (0-1-2). Pacioretty a ouvert la marque en avantage numérique et a inscrit un but d'assurance dans un filet désert qui a prouvé son utilité. Il totalise six buts à ses six dernières sorties.

Antti Niemi avait obtenu un troisième départ dans l'uniforme tricolore et il a stoppé 24 tirs. Après des séjours infructueux avec les Penguins de Pittsburgh et les Panthers de la Floride, il a signé une première victoire cette saison.

«Tout le monde est heureux pour lui, a dit Julien au sujet de Niemi. Tu vois à l'entraînement, dans sa manière de travailler, il a une bonne attitude et les atouts d'un bon gardien. Il a connu un début de saison difficile en allant d'une place à l'autre, mais il est bien ici et tout le monde est content, incluant les entraîneurs.»

John Carlson et Lars Eller ont touché la cible pour les Capitals (28-15-4), qui n'ont qu'une victoire à leurs quatre dernières rencontres (1-2-1). Grubauer a repoussé 23 lancers.

Le Canadien reprendra le collier samedi soir, quand il accueillera les Bruins de Boston. Il s'agira du troisième affrontement entre les deux équipes en huit jours. Les Bruins ont gagné les deux premiers, dont un en fusillade.

Grubauer s'impose

Même s'ils sont reconnus pour leurs vedettes offensives, Grubauer s'est rapidement imposé comme l'une des étoiles de la soirée. Le gardien allemand a réussi un arrêt acrobatique en première période face à Byron, saisissant la rondelle avec le gant renversé en plongeant vers sa droite.

Grubauer a aussi profité de la clémence de Dame chance au cours du match. Il a vu Brendan Gallagher toucher le cadre du filet en échappée tard en deuxième période, puis Alex Galchenyuk l'a imité à deux reprises dans un court intervalle en troisième période. Artturi Lehkonen s'est aussi buté au démon métallique lors du dernier tiers, alors qu'il était fin seul devant le gardien.

Il aura fallu un tir parfait comme celui de Pacioretty en avantage numérique en deuxième période pour le battre, ou encore un bond favorable de la bande comme sur le but de Byron.

Niemi a été moins occupé en général que son vis-à-vis. Il a stoppé un bon tir de Chandler Stephenson en début de rencontre, puis a frustré coup sur coup Evgeny Kuznetsov et Andre Burakovsky en fin de troisième période. Il a aussi joué de chance, alors que Burakovsky a atteint deux fois le poteau au cours de la rencontre.

Carlson a battu Niemi en deuxième période alors que le gardien finlandais avait la vue voilée. Il a fait mouche pendant une punition à Jonathan Drouin pour conduite antisportive. L'attaquant du Canadien avait été envoyé au cachot après qu'il eut échangé quelques mots avec le juge de ligne Jonny Murray, qui venait de le chasser d'une mise en jeu.

Pour sa part, Eller a marqué pendant la dernière minute de jeu à l'aide d'un puissant tir sur réception, mais le Canadien a été en mesure de fermer la porte.

Canadien

Place au réalisme pour le Canadien

WASHINGTON — Les joueurs du Canadien n’ont pas le droit d’abandonner, peu importe la situation dans laquelle ils sont plongés. C’est une question d’orgueil, pour eux, et de respect, pour les partisans.

Les leaders dans le vestiaire croisés au cours des derniers jours n’ont certainement pas laissé voir qu’ils avaient baissé les bras. Max Pacioretty et Brendan Gallagher, pour ne nommer qu’eux, étaient d’humeur massacrante.

Les sourires d’après la victoire à l’arraché contre le Lightning de Tampa Bay il y a deux semaines sont depuis longtemps oubliés.

Le problème, c’est le décalage entre la parole et les actes. La sortie morne et sans vie contre les Bruins de Boston était révélatrice. Les lacunes constatées au début de la saison sont toujours là et elles ne s’en iront pas : la ligne de centre et la brigade défensive.

Un journaliste de Washington a d’ailleurs résumé très simplement la situation il y a quelques jours sur Twitter : «Le constant débat sur la question de savoir qui devrait jouer au centre à Montréal rappelle à quel point les Capitals sont chanceux d’avoir eu les quatre mêmes joueurs au centre dans 140 de leurs 144 derniers matchs [Backstrom, Kuznetsov, Eller, Beagle].»

Panique avec la rondelle

Pour la brigade défensive, en l’espace de quelques minutes face aux Bruins, Jordie Benn, même s’il avait du temps pour réagir convenablement, a lancé la rondelle avec force sur la bande pour s’en débarrasser. Dégagement refusé. Puis, Jakub Jerabek a expédié la rondelle avec un tir frappé carrément vers la zone des Bruins. 

Dégagement refusé, évidemment. Sur la passerelle, on peinait à se rappeler la dernière fois que l’on avait vu un tel geste.

«On aurait dit qu’on ne voulait pas la rondelle» et «on paniquait avec la rondelle». Une observation lucide du capitaine.

On savait que la soirée allait être longue, et longue elle a été. Mais ce match a au moins eu le mérite de ramener tout le monde sur terre après les récentes performances encourageantes. Marc Bergevin pouvait s’accrocher à un mince espoir, ses joueurs lui donnaient une raison d’y croire.

Jeudi matin, le site spécialisé en probabilités sportives Sports Club Stats évaluait les chances que le Canadien participe aux séries à 1,7 %. Un bon indicateur, mais allons plus loin.

Nous avons remonté jusqu’à la saison 2003-2004 pour voir si, à ce stade-ci de la saison, une équipe au 14e rang dans l’Est avait déjà participé aux séries. Sans tenir compte des nouvelles divisions ou du format des séries, seulement en regardant le classement.

C’est arrivé... zéro fois. Une seule fois une équipe classée au 13e rang a réussi l’exploit : les Capitals de Washington de la saison 2007-2008. Une équipe qui comptait quand même sur Alex Ovechkin, Nicklas Backstrom, Mike Green et Olaf Kolzig. Et pour une équipe en 12e place, c’est arrivé deux fois en 12 ans. En d’autres mots, c’est rarissime.

«Y croire»

Les joueurs et Claude Julien n’ont pas le droit de baisser les bras, même s’ils ont accès aux mêmes statistiques que tout le monde. L’entraîneur a d’ailleurs livré un vibrant plaidoyer mercredi sur le thème «Y croire». Il a ensuite sommé les journalistes de demander aux joueurs si eux avaient abandonné. «C’est à eux d’y croire autant que nous», a-t-il lancé, et c’est tout à son honneur.

Mais les dirigeants du Canadien ont un devoir de réalisme. En revanche, rien ne les force à bouger immédiatement ou à précipiter leurs décisions.

Si Geoff Molson choisit de congédier Marc Bergevin, d’excellents candidats comme Julien BriseBois deviendront disponibles à la fin de la saison (à moins que Steve Yzerman ait l’amabilité de le laisser partir en milieu de campagne). Si la solution est d’échanger par exemple Max Pacioretty ou Tomas Plekanec, le retour sera sans doute meilleur à l’approche de la date limite des transactions. D’autant plus que si le capitaine change d’uniforme, Bergevin n’a pas droit à l’erreur. Un tel marqueur vaut son pesant d’or.

Il y a plusieurs pistes de solution pour relancer le Canadien, mais seulement à moyen terme. Le match contre les Bruins a conforté l’idée qu’il fallait désormais penser à l’avenir. Croire l’inverse relèverait de l’acharnement.

Canadien

Retour gâché pour Julien à Boston

BOSTON — Probablement qu’il ne l’aurait jamais avoué, mais une victoire du Canadien à Boston aurait apporté plus de satisfaction à Claude Julien que bien d’autres au fil de sa belle carrière dans la LNH. Encore aurait-il fallu que ses joueurs fournissent un effort plus convaincant.

Les Bruins de Boston ont gâché le retour de Julien au TD Garden, défaisant le Canadien de Montréal par la marque de 4-1 mercredi soir.

Les hommes de Bruce Cassidy ont vaincu la formation montréalaise pour la deuxième fois en quatre soirs. Samedi au Centre Bell, ils auront l'occasion de compléter un tour du chapeau potentiellement désastreux pour le Canadien.

Brad Marchand (1-1) et Patrice Bergeron (0-2) ont récolté deux points chacun pour les Bruins, qui ont gagné leurs quatre dernières parties face au Canadien.

Le but de Marchand, son 19de la saison, a procuré aux Bruins une avance de deux buts en troisième période et le Tricolore n'a pas été en mesure de s'en remettre.

David Pastrnak (18e), au premier vingt, et Ryan Spooner (6e), tôt en deuxième période, ont également déjoué Carey Price, qui a bloqué 28 tirs et qui n'a rien pu faire sur les buts qu'il a concédés.

David Krejci (8e) a poussé la rondelle dans un filet désert avec 3:14 à jouer à la troisième période, soit 19 secondes après que Julien eut retiré Price au profit d'un sixième attaquant.

Jerabek brise la glace

La riposte du Canadien est venue du défenseur Jakub Jerabek. Quarante-huit heures après avoir obtenu ses deux premiers points dans la LNH, Jerabek a inscrit son premier but en carrière dans la LNH après seulement 31 secondes d'écoulées au match.

En fait, les joueurs du Canadien ont relativement bien amorcé la rencontre et avec 12:17 à jouer au premier vingt, ils totalisaient six tirs au but, mais ils ont finalement bouclé avec seulement 22 contre Tuukka Rask, qui a possiblement connu l'une de ses soirées les plus faciles depuis longtemps.

«On n’a pas été bons ce soir. C’est aussi simple que ça, a déclaré Julien.

«J’ai été vraiment désappointé de notre effort. Carey nous a donné une chance de rester dans le match pendant au moins deux périodes. On joue du bon hockey dernièrement, mais ce soir, comme on dit en anglais, ‘‘we laid an egg’’ [on a fait chou blanc].

«C’est un recul parce qu’on avait joué quatre ou cinq bonnes parties et ce soir, on avait besoin d’un bon effort. Puis, ça ne s’est pas produit, a ajouté Julien.

«Il faut prendre nos responsabilités. Quand ton quatrième trio continue d’être ton meilleur, côté attaque, travail, tu espères, à un moment donné, qu’on va avoir la même chose de tout le monde.»

Par ailleurs, l'expérience de muter Jacob De la Rose au centre d'un trio complété par Alex Galchenyuk à gauche et Jonathan Drouin à droite, n'a pas été concluante. Une mauvaise passe de De la Rose a d'ailleurs mené au but gagnant, celui de Spooner, et à la fin du match, Drouin était de retour au centre, avec Alex Galchenyuk et Nicolas Deslauriers.

Mince consolation

Claude Julien a donc vu ses hommes subir une troisième défaite consécutive, lui qui aurait rejoint Jacques Demers au 12e rang avec une 107e victoire à titre d'entraîneur-­chef dans l'histoire du Canadien. L'équipe demeure au 14e rang de l'Association est avec 42 points en 45 matchs.

Si ça peut le consoler un peu, Julien a mérité de chaleureux applaudissements des partisans des Bruins pendant la présentation d'une vidéo rendant hommage aux dix années passées derrière le banc de l'équipe, en première période.

Pendant ce temps, les Bruins ont prolongé leur impressionnante séquence de succès. Ils comptent dix victoires à leurs 14 dernières sorties, une séquence lors de laquelle ils n'ont pas perdu en temps réglementaire. Depuis le 16 novembre, ils affichent un dossier de 19-3-4.

Le Canadien cherchera à retrouver le sentier de la victoire vendredi soir à Washington, face aux Capitals.

Sports

«Certains devraient imiter Brendan Gallagher»

Trois-Rivières — Parole de Guy Lafleur, un peu plus d’ardeur au travail et de coeur au ventre pourrait faire le plus grand bien au Canadien.

Visiblement peu impressionné par le rendement du Tricolore depuis le début de la campagne, le Démon blond estime que certains joueurs auraient intérêt à regarder du côté du meilleur marqueur de l’équipe pour trouver un peu d’inspiration. Et ce meilleur marqueur a pour nom Brendan Gallagher, qui totalise 16 buts en 44 matchs. «Depuis son arrivée, il a toujours montré un leadership extraordinaire. C’est un gars qui va manger les bandes. Il veut gagner. Peut-être que certains joueurs devraient plus le regarder et essayer de l’imiter, tant pour la qualité de son jeu que pour sa détermination», a lancé Lafleur avec son franc-parler habituel, en marge de l’inauguration de la patinoire Bleu Blanc Bouge.

Canadien

Nicolas Deslauriers accroît son rôle chez le Canadien

ANALYSE / MONTRÉAL - Lorsque Marc Bergevin a échangé le défenseur Zach Redmond aux Sabres de Buffalo en retour de Nicolas Deslauriers le 4 octobre, un peu tout le monde était d’avis que l’ailier gauche rendrait de fiers services au Rocket de Laval. Pas au Canadien de Montréal.

Exactement deux mois après son rappel, Deslauriers a inscrit son sixième filet de la saison, à son 24e match avec l’équipe, lundi contre les Islanders de New York. Un but qu’il a marqué à l’aide d’une belle réaction de sa part devant le filet de Thomas Greiss.

Pendant un peu plus d’une période de jeu, il a même passé devant Jonathan Drouin chez le Canadien à ce chapitre, jusqu’à ce que Drouin l’imite tard au deuxième vingt.

En 2015-2016, Deslauriers avait également marqué six buts, un sommet personnel en carrière en 70 matchs.

Dans la défaite crève-coeur de 5-4 du Canadien, Deslauriers est le joueur qui s’est imposé le plus physiquement, avec six mises en échec.

En fait, il a tellement bien joué que Claude Julien l’a sorti du quatrième trio et l’a fait jouer avec Drouin et Alex Galchenyuk.

Après le revers, Deslauriers s’exprimait comme un joueur qui a apprécié l’expérience et qui aimerait la revivre, tout en sachant ce qu’il a à faire, et le rôle qu’il doit jouer.

«Ce sont des changements qui arrivent, et j’essaie de cliquer avec n’importe qui, a déclaré Deslauriers. Il ne faut pas que je change mon style de jeu. Le but, pour moi, est de leur donner un peu plus de place. J’espère encore être là demain et lors du prochain match.

«Avec la maturité que j’ai acquise, avec tous les défis que j’ai dû affronter au cours de ma carrière, je me sens super bien, sur la glace et à l’extérieur aussi. Il faut que je continue. Je suis confiant face à mon jeu.»

Lors de son point de presse après le match, Claude Julien s’est montré élogieux à son endroit.

«Il peut servir d’exemple à d’autres joueurs par sa façon de travailler, son coup de patin. Il provoque des choses. Je l’ai changé de trio pour qu’il génère de l’énergie, et il méritait de s’y retrouver.»

Selon Julien, Deslauriers est devenu un bel atout pour sa formation.

«J’aime son attitude, j’aime ce qu’il apporte, sa façon de travailler, de compétitionner. C’est plaisant de travailler avec des joueurs comme lui.»

Sans le vouloir, Julien venait de décrire les qualités d’un candidat au trophée Jacques-Beauchamp chez le Canadien de Montréal.

Canadien

Danault sur le carreau au moins trois matchs

Victime de symptômes liés à une commotion cérébrale, Phillip Danault ratera au moins les trois prochaines rencontres du Canadien, selon Claude Julien. Danault a été blessé à la tête par un tir de Zdeno Chara vers la fin de la deuxième période, samedi, contre les Bruins de Boston.

Après une nuit à l’hôpital, il est rentré chez lui dimanche. Toutefois, selon Julien, Danault souffre de maux de tête et pour cette raison, l’entraîneur-chef du Canadien ne lui a pas encore parlé.

L’état de santé de Danault sera réévalué au jour le jour, mais il est déjà assuré qu’il ne sera pas du voyage qui mènera le Tricolore à Boston mercredi et à Washington vendredi. Au plus tôt, il pourrait donc revenir samedi soir contre les Bruins.

Julien a reconnu qu’il s’était senti soulagé que Danault n’ait pas été blessé plus gravement. «Quand une rondelle frappe un joueur à la tête, c’est toujours épeurant. D’après ce qu’on peut voir, son casque l’a vraiment sauvé de dommages qui auraient pu être encore pire. C’est bon de voir qu’il est retourné chez lui. Au moment où l’on se parle et avec ce qu’on voit avec lui présentement, c’est encourageant.»

Un Shaw perdu, un Shaw acquis

Plus tôt lundi, le Canadien a perdu un Shaw, mais en a récupéré un autre. Quelques minutes après avoir annoncé qu’il avait réclamé Logan Shaw au ballotage, on a appris que l’attaquant Andrew Shaw sera au rancart pour une période indéterminée en raison d’une blessure au bas du corps. Shaw s’est blessé lors du match de samedi. Il avait d’ailleurs fait impasse sur l’entraînement public de l’équipe, dimanche, pour se soumettre à des traitements.

Le Canadien a indiqué que l’état de santé de Shaw sera réévalué d’ici 7 à 10 jours. Cela signifie que le combatif attaquant ratera au minimum les quatre rencontres de l’équipe cette semaine. Shaw a participé aux 43 matchs du Tricolore, récoltant 10 buts et 9 mentions d’aide. Il a écopé 47 minutes de punition et son ratio défensif est de -9.

Logan Shaw, dont le nom avait été soumis au ballottage par les Ducks d’Anaheim, est un attaquant de 6’3’’ et 208 livres qui totalise deux buts et six aides en 42 matchs.

Âgé de 25 ans, l’attaquant originaire de la Nouvelle-Écosse affiche un ratio défensif de -2 et a récolté quatre minutes de punitions. «C’est un gros joueur, responsable défensivement, qui prend de bonnes décisions, a décrit Julien. Il est très bon dans son territoire et on me dit qu’il a peut-être un peu plus de talent offensif qu’il démontre présentement. Dans notre situation actuelle, avec toutes nos blessures, c’est un bon geste de la part de Marc (Bergevin) de nous donner un peu de renfort.»

Choix de troisième tour, 76e au total, des Panthers de la Floride en 2011, Shaw a participé à 150 matchs dans la LNH, dont 53 avec les Panthers en 2015-2016. Globalement, il a amassé 10 buts et 15 aides, avec 27 minutes de punition et un ratio défensif de -6.

Shaw a passé cinq campagnes dans la LHJMQ, dont trois complètes avec les Screaming Eagles du Cap-Breton, à compter de 2008. Il a ensuité joué pendant une saison et demie avec les Remparts de Québec.

Shaw devrait rejoindre ses nouveaux coéquipiers à Boston, mardi. 

Canadien

Tavares permet aux Islanders de battre le CH

Parfois, après une défaite, il est essentiel de mettre l’accent sur un élément positif. C’est exactement ce qu’a fait Claude Julien lundi soir.

Malgré un bombardement en règle de 56 tirs, le Canadien de Montréal a subi un revers crève-cœur de 5-4 aux mains des Islanders de New York au Centre Bell.

John Tavares a mis fin au duel avec son deuxième but du match à 1:51 de la période de prolongation.

C’était la troisième fois cette saison que le Canadien amassait au moins 50 tirs lors d’une rencontre. Dans pareilles circonstances, il avait perdu à Anaheim en octobre et gagné à Winnipeg au début de novembre.

C’était aussi la deuxième défaite consécutive du Tricolore en prolongation, après leur revers de samedi en tirs de barrage contre les Bruins de Boston.

«Dernièrement, on joue du bon hockey. On vient de ramasser six points sur une possibilité de huit et si on peut continuer à récolter des points comme ça, on a des chances de revenir dans la course. L’important, c’est de rester positif même si c’est une défaite frustrante ce soir», a déclaré Julien, qui considérait que le Canadien aurait mérité de récolter deux points au classement plutôt qu’un.

Comme il l’avait fait samedi en amassant 12 points contre les Rangers de New York, le trio formé d’Anthony Beauvillier, Mathew Barzal et Jordan Eberle a fait sa part de dégâts du côté des Islanders.

Barzal, un sérieux candidat au titre de recrue par excellence, a marqué un but, son 16e, et ajouté deux mentions d’aide. Beauvillier (8e) a inscrit un deuxième but en autant de visites au Centre Bell tandis que Eberle a amassé deux aides.

«C’est le meilleur trio que j’ai affronté cette année», a d’ailleurs déclaré Max Pacioretty, dont le 12e but de la saison, et son quatrième en autant de matchs, a permis au Canadien d’égaler la marque en troisième période.

Le défenseur Adam Pelech (1er) a également déjoué Carey Price, qui a fait face à 24 tirs. À sa décharge, les Islanders ont su profiter de bourdes du Canadien et ont marqué leurs quatre premiers buts à l’aide de tirs vifs et précis.

Nicolas Deslauriers (6e), Paul Byron (12e) et Jonathan Drouin (6e) ont aussi trouvé le fond du filet contre Thomas Greiss, qui a amorcé la rencontre avec une moyenne de 3,89 et un taux d’arrêts de ,882. Pacioretty a prolongé à quatre sa série de matchs avec au moins un but.

Le défenseur Jakub Jerabek a récolté deux mentions d’aide, ses deux premiers points avec le Tricolore. Alex Galchenyuk a aussi participé à deux buts.

Le Canadien reprendra le boulot mercredi pour le premier de deux matchs en trois soirs à l’étranger, contre les Bruins de Boston. Vendredi, il se rendra à Washington pour y affronter les Capitals.

Des défensives peu étanches

La première période a été pour le moins spectaculaire pour les amateurs, mais elle aurait pu servir de session vidéo pour montrer quoi ne pas faire en défensive.

Surtout du côté des Islanders, qui ont bêtement laissé filer une avance de deux buts en l’espace de quatre minutes lorsque Deslauriers et Byron ont trouvé le fond du filet au milieu de l’engagement.

Ce n’était que la troisième fois cette saison que les hommes de Claude Julien égalaient le score lors d’un match après avoir concédé à leurs adversaires une avance de deux buts.

Les Islanders ont cependant réussi à se redonner un coussin de deux buts, tout ça lors des cinq premières minutes de la période médiane. L’un de ces buts, celui de Tavares, a été marqué en désavantage numérique et procurait aux visiteurs une avance de 4-2.

Lors de cette période, que le Canadien a largement dominée, Drouin a permis à la troupe montréalaise de s’approcher à un but des visiteurs pendant la dernière minute de l’engagement.

Les hommes de Claude Julien ont complété une seconde remontée de deux buts à 13:01 de la troisième période quand Pacioretty a fait dévier un puissant tir de Jeff Petry derrière Greiss, en avantage numérique.

Les Islanders sont venus près d’ajouter un 2e but à court d’un homme tard en troisième, mais Price s’est dressé devant Cal Clutterbuck lors d’une poussée à deux contre un.

Dans les derniers instants du temps réglementaire, Beauvillier, Barzal et Eberle ont menacé la forteresse tricolore sans toutefois venir à bout de Price.

***

CE QU'ILS ONT DIT...

«C’est frustrant parce que nous avons joué un excellent match. Nous avons joué du très bon hockey récemment, même si nous n’avons pas récolté les deux points lors des deux derniers matchs. De la façon dont nous jouons présentement, nous affrontons de très bonnes équipes et nous leur tenons tête.»

— Max Pacioretty, au sujet du fait que le Canadien a perdu même si l’équipe a effacé deux retards de deux buts.


«Ce fut un départ difficile alors que j’étais sur la glace pour les deux premiers buts des Islanders. Il y a longtemps que j’avais joué au centre, et c’était un défi de jouer contre un joueur de la qualité de (Mathew) Barzal. Il y a encore plusieurs aspects que je peux améliorer.»

— Paul Byron, au sujet de sa performance au centre.

***

CINQ MOMENTS MARQUANTS

Deux en deux pour Beauvillier

Après avoir amassé, ensemble, huit points lors du match de samedi contre les Rangers de New York, Anthony Beauvillier et Mathew Barzal ont repris là où ils avaient laissé, et ce sans perdre une minute. Barzal s’est présenté dans le centre de la zone du Canadien, attirant vers lui le défenseur droit Jakub Jerabek. Vif, Barzal a repéré Beauvillier à sa gauche qui a pu se présenter seul devant Carey Price. Grâce à un tir vif d’une vingtaine de pieds à la droite du gardien du Canadien, Beauvillier a marqué un deuxième but en autant de visites au Centre Bell, et ce à son 100e match dans la LNH.

Deslauriers continue de se faire valoir

Comme cela s’est produit à quelques reprises au cours des dernières semaines, le quatrième trio du Canadien a fait sentir sa présence en zone adverse, avec un résultat positif pour les hommes de Claude Julien. Tout a commencé lorsque Byron Froese a effectué de l’échec avant efficace aux dépens du défenseur Ryan Pulock près du cercle de mise en jeu à la droite de Thomas Greiss. Le travail de Froese a permis à Jakub Jerabek de récupérer la rondelle et de diriger un tir que Greiss a bloqué. Posté à l’embouchure du filet, Nicolas Deslauriers a sauté sur le retour et marqué son sixième de la saison et son deuxième en autant de matchs, à 8:01 du premier vingt.

Les Islanders frappent à court d’un homme

Après avoir concédé un but au défenseur Adam Pelech tôt au deuxième vingt, le Canadien a eu la chance, quelque deux minutes plus tard, de déployer sa première supériorité numérique du match. Ce sont toutefois les Islanders qui ont trouvé le fond du filet, prenant l’avance 4-2. Alors qu’il se trouvait profondément en territoire adverse, Alex Galchenyuk a effectué une passe du revers par la rampe, qui est allée hors de portée de Jeff Petry. John Tavares a profité de cette opportunité pour filer seul vers Carey Price, qu’il a battu d’un tir à sa droite.

Drouin rapproche le Canadien

Le Canadien a connu une solide deuxième période, avec pas moins de 22 tirs sur Thomas Greiss. Il a dû se contenter d’un seul but, celui de Jonathan Drouin, son 6e de la saison et son premier depuis le 29 novembre contre les Sénateurs d’Ottawa. Drouin a profité du retour d’un tir de Jakub Jerabek pour réduire à 4-3 l’avance des Islanders, à 19:16 de la période.

Pacioretty relance le débat, mais Tavares a le dernier mot

Lors d’un avantage numérique, Max Pacioretty a redonné vie au Centre Bell en faisant dévier un tir frappé de Jeff Petry, à 13:01 en troisième période. Adam Pelech était au cachot pour avoir retenu Alex Galchenyuk, dont un tir a d’ailleurs touché le poteau, avant le but du capitaine. Mais John Tavares a procuré les deux points aux siens à 1:51 en prolongation. Il a fermé les livres sur son propre rebond, peu après un tir de Thomas Hickey.

Canadien

Le danger des tirs bloqués

L’attaquant du Canadien de Montréal Phillip Danault a obtenu son congé de l’hôpital et il est rentré chez lui dimanche matin, a confirmé l’organisation par l’entremise de son compte Twitter officiel.

Bien que succincte, la mise à jour de la direction du Canadien a soulagé ses coéquipiers, qui prenaient part à la séance annuelle d’entraînement public dimanche matin au Centre Bell.

«Ça commence bien la journée, a déclaré Nicolas Deslauriers, l’un des quatre joueurs qui se sont présentés dans le vestiaire du Centre Bell.

«Je vais l’appeler ou lui envoyer un message texte pour voir s’il a besoin de quoi que ce soit.»

Le jeune centre du Canadien a subi une blessure à la tête après avoir été atteint par un violent tir de Zdeno Chara alors qu’il restait 1:37 à écouler à la deuxième période du match de samedi soir, que le Tricolore a perdu 4-3, en tirs de barrage, contre les Bruins de Boston.

La puissance du tir était telle que Danault, qui se trouvait à une vingtaine de pieds du colosse des Bruins, s’est écroulé sur la glace en se tenant l’arrière de la tête à deux mains.

Après la rencontre, Chara a paru très soucieux lorsqu’il a rencontré les journalistes. En fait, le vétéran défenseur s’était enquis de l’état de santé de Danault avant même la fin du match.

«Il est venu me voir et m’a demandé si nous avions des nouvelles. Il était inquiet, a relaté Jordie Benn dimanche. À ce moment, je ne savais pas trop, sauf qu’il avait été transporté à l’hôpital.»

Les joueurs du Canadien ont semblé apprécier, d’ailleurs, le souci affiché par les joueurs des Bruins.

«Dans la LNH, il y a du respect entre les joueurs», a noté Jonathan Drouin, qui a remarqué que Patrice Bergeron avait donné une petite tape à Danault au moment où ce dernier était transporté hors de la patinoire sur une civière.

Il faudra voir de quelle façon une absence prolongée de Danault viendra chambarder les trios du Canadien en prévision des prochains jours. À ce sujet, il n’a pas été possible de connaître les intentions de l’entraîneur-chef Claude Julien puisqu’il n’a pas rencontré les journalistes.

Le Tricolore disputera quatre matchs d’ici la fin de la semaine, dont deux autres contre les Bruins, mercredi à Boston et samedi à Montréal.

Lundi, il sera l’hôte des Islanders et vendredi prochain, il rendra visite aux Capitals de Washington.

Le Canadien occupe le 14e rang du classement général de l’Association est avec 41 points avec encore 39 parties à disputer. Les hommes de Claude Julien accusent 12 points de retard sur les Maple Leafs de Toronto détenteurs du troisième échelon de la section Est. Par ailleurs, cinq équipes séparent le Canadien du huitième et dernier échelon donnant accès aux séries éliminatoires.

Déçus mais conciliants

Selon les chiffres fournis par le Canadien, environ 13 400 spectateurs ont accepté de quitter la chaleur de leur foyer et de mettre le nez dehors par un froid sibérien pour assister à un entraînement public qui n’a finalement duré que 45 minutes.

Ils se sont rendus au Centre Bell même si l’équipe est à toutes fins pratiques assurée de connaître des vacances hâtives.

Mais malgré la position précaire du Canadien au classement, certains partisans de l’équipe ne perdent pas espoir.

«Avec le nombre de parties qu’il reste à jouer, je demeure positif, a déclaré Stéphane Dagenais, un résidant de Laval qui était accompagné de sa conjointe. Mais Marc Bergevin a commis une erreur en ne gardant pas (Alexander) Radulov et (Andrei) Markov. Surtout Markov. Et le départ de P.K. (Subban) fait mal», a-t-il ajouté.

Les partisans rencontrés dans les corridors sont évidemment tous déçus de voir le Canadien si bas dans le classement, mais n’affichent pas la même unanimité quand vient le temps d’en expliquer les raisons, ou sur la façon de relancer l’équipe.

«C’est une accumulation de facteurs, affirme Marc Bonneville, un citoyen de Terrebonne venu avec un ami et leurs fils respectifs.

«La direction a pris des chances qui ne tournent pas en notre faveur. La saison est décevante. Il y avait des attentes. Si on est capable de rebondir l’an prochain, on va oublier la saison actuelle. Mais on ne peut pas continuer de connaître des années comme celle-là. Ça fait depuis 1993 que nous n’avons pas gagné la coupe Stanley, et on est dû pour avoir une équipe performante dans les prochaines années», ajoute ce partisan, qui souhaite que le Tricolore conserve son noyau et l’entoure de meilleurs joueurs.

Roberto Marguglio, un détenteur d’abonnements saisonniers depuis bientôt dix ans, prône une reconstruction même s’il sait qu’il faudrait probablement attendre quelques années avant que l’équipe en tire des bénéfices.

«Selon moi, la saison est perdue, et il ne sert à rien de forcer et essayer de participer aux séries éliminatoires pour ensuite se faire éliminer au premier tour comme c’est arrivé presque tout le temps depuis dix ans. En tant que détenteur de billets de saison, je suis prêt à attendre pendant trois, quatre ou cinq ans pour avoir ensuite une meilleure équipe. J’aime bien Max Pacioretty, mais s’il faut l’échanger pour améliorer l’équipe, je suis prêt à le faire.»

Canadien

Les Bruins l'emportent 4-3 sur le Canadien

MONTRÉAL — Brad Marchand a trouvé le fond du filet lors de la quatrième ronde de tirs de barrage et les Bruins de Boston ont arraché une victoire de 4-3 au Canadien de Montréal, samedi soir au Centre Bell.

Paul Byron et Jake DeBrusk s'étaient échangés des buts à la première tentative des deux équipes. Jonathan Drouin, Max Pacioretty et Alex Galchenyuk ont été incapables de marquer par la suite, pas plus que David Pastrnak et Charlie McAvoy.

Ce revers, qui met fin à une courte séquence de deux victoires, laisse le Canadien avec 41 points, le même nombre que les Red Wings de Detroit au 13e rang du classement général de l'Association est. Surtout, il accuse un recul de huit points sur le dernier échelon disponible pour une participation aux séries éliminatoires.

Pacioretty (11e), Nicolas Deslauriers (5e) et Galchenyuk (11e) ont déjoué Tuukka Rask, qui a reçu 30 tirs.

Le filet de Galchenyuk était son 100e en carrière.

Les buts des Bruins ont été inscrits par Marchand (18e), DeBrusk (10e) et David Krejci (7e) aux dépens de Carey Price, qui a fait face à 32 rondelles.

Danault blessé

La rencontre a été entachée par un moment de frayeur tard en deuxième période lorsque Phillip Danault a été atteint derrière la tête par un puissant tir du défenseur Zdeno Chara.

Transporté à l'hôpital pour y subir des tests plus approfondis, Danault était conscient et alerte.

Face à une formation qui détenait une avance de 13 points au classement dans la section Atlantique et qui s'est présentée au Centre Bell avec un dossier de 17-3-3 depuis la mi-novembre, le Canadien s'est fort bien tiré d'affaire.

Les hommes de Claude Julien ont été les premiers à s'inscrire à la marque, tôt en première période, grâce au troisième but de Pacioretty à ses trois dernières rencontres.

Il a également réagi avec vigueur après le but de DeBrusk, tôt au deuxième vingt, lorsque Deslauriers et Galchenyuk, ce dernier avec l'avantage d'un homme ont déjoué Rask en un peu plus de trois minutes.
En prolongation, Pastrnak a obtenu la meilleure chance de marquer des Bruins avec 49,7 secondes à jouer, alors qu'il a testé Price d'un bon tir sur réception que le gardien du Canadien a gobé de la mitaine.

Une trentaine de secondes plus tard, ce fut au tour du Canadien de menacer Rask, qui s'est toutefois dressé devant Jakub Jerabek et Tomas Plekanec.

La session de fusillade est toutefois venue gâcher un bel effort de la part de la formation montréalaise.

Le Tricolore disputera son prochain match lundi soir au Centre Bell contre les Islanders de New York. Ces derniers se sont bien amusés face aux Rangers de New York samedi après-midi, l'emportant 7-2 à Madison Square Garden, et ils totalisent 48 points au classement.

Entre-temps cependant, les joueurs du Canadien renoueront avec leurs partisans dans un contexte bien différent dimanche matin, alors qu'ils participeront à la séance annuelle d'entraînement devant public, à 11h au Centre Bell.

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