COVID-19: Claude Julien fait entièrement confiance à la LNH

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COVID-19: Claude Julien fait entièrement confiance à la LNH

MONTRÉAL — Après les gardiens de but, on pourrait voir un deuxième groupe d’individus porter des masques pendant des matchs de la Ligue nationale de hockey au cours des prochains mois: les entraîneurs-chefs. Et si Claude Julien doit le faire, il le fera sans rechigner.

C’est ce qu’a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence jeudi, la dernière organisée par l’équipe avant le début de la phase 3 d’une éventuelle relance des activités dans la LNH dans la foulée de la pandémie de coronavirus.

Au passage, il a exprimé sa pleine et entière confiance envers la Ligue nationale de hockey.

«Dans le fond, la LNH veut vraiment faire les choses correctement et va essayer de prendre toutes les précautions nécessaires pour faire en sorte que nous soyons tous en sécurité. Ce sont des situations qui fonctionnent seulement si les gens impliqués collaborent et je pense que c’est ce que nous allons voir», a fait remarquer Julien.

À la blague, Julien a déclaré que le port du masque pourrait s’avérer une bonne solution pour empêcher les gens de lire sur ses lèvres à partir d’images transmises au petit écran.

«En bout de ligne, on est quand même capable de parler avec ces masques, et si c’est ce qui est nécessaire, nous allons le faire», a renchéri Julien, plus sérieusement.

«Il s’agit d’une situation nouvelle pour tout le monde, a-t-il ensuite rappelé. Pour faire en sorte que ça fonctionne, nous devons garder l’esprit ouvert et faire les ajustements qui s’imposent. Je sais que le port du masque derrière un banc n’est pas quelque chose que l’on va voir pendant les 10 prochaines années. Nous souhaitons voir arriver un traitement pour cette COVID-19, ou un vaccin, ou quelque chose du genre et nous allons revenir à la normale éventuellement. Mais en attendant, c’est important de notre part de faire preuve de souplesse et faire tout le nécessaire pour demeurer en sécurité.

Julien a profité de l’occasion pour clarifier certains propos qui lui ont récemment été attribués quant à son niveau de confort à l’idée de retourner derrière le banc dans un contexte de pandémie.

«Mon niveau de confort est très bon. J’ai totalement confiance et j’ai 100 pour cent l’intention de revenir derrière le banc. Tout ce que j’ai dit à la fin, si on lit mot pour mot, c’est tout simplement si à un certain moment je ne me sentirais pas en sécurité, je me retirerais. Mais je ne vois pas cette situation-là arriver si la Ligue nationale fait ce qu’elle a l’intention de faire soit tester les joueurs, les entraîneurs, à tous les jours, les deux jours, nous mettre dans une bulle. Ils vont tout faire pour nous garder en sécurité. Je n’ai aucun problème avec ça. Tout ce que j’ai dit, et c’était la vérité, si je me sentirais vraiment, vraiment en danger, parce que j’ai 60 ans, à cet âge-là, on a de petites choses avec lesquelles on vit en vieillissant, ma vie et ma famille deviennent plus importants que mon travail. Je pense que n’importe quel joueur, n’importe quel entraîneur, n’importe qui dirait la même chose. Ce contexte-là, c’est totalement l’extrême et je ne vois vraiment pas ça arriver de la façon que la Ligue nationale semble nous expliquer de la façon qu’ils vont procéder.»

Préparation à long terme

Si le plan de relance de la LNH se concrétise, le Canadien affrontera les Penguins de Pittsburgh en ronde qualificative, dans une série trois de cinq.

Il y a maintenant quelques semaines que Claude Julien connaît l’identité de ses adversaires - si jamais la LNH est en mesure de relancer sa saison - ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, concède-t-il. Mais avec toute son expérience, Julien sait aussi qu’il doit être minutieux dans sa façon de livrer aux joueurs toute l’information acquise à force de scruter les vidéos.

«Pour les entraîneurs, ça donne beaucoup plus de temps pour te préparer à jouer contre l’équipe que tu vas affronter. D’un autre côté, tu peux seulement donner une certaine quantité d’informations à tes joueurs, parce qu’à un moment donné, trop d’informations peut ralentir ton équipe au lieu de l’aider. Il faut diluer le tout à des points vraiment importants qui, tu penses, vont faire la différence durant la série», a-t-il précisé.

«C’est ce qu’on a fait. Ça fait plusieurs mois qu’on se rassemble toutes les semaines pour faire de la vidéo. On a des appels téléconférence. Je pense que ç’a été bon pour nous garder à point, mais ça nous a donné aussi beaucoup de temps pour nous préparer pour jouer contre l’équipe qu’on sait qu’on va affronter. Ça va être Pittsburgh et on a hâte d’avoir cette occasion-là», a également déclaré Julien.

Ce duel verra le Canadien livrer bataille à une formation qui a gagné la coupe Stanley en 2016 et en 2017 et qui est nettement plus aguerrie que le Tricolore à cet égard.

«Parfois, ce n’est pas une mauvaise chose», a déclaré Julien au sujet du niveau comparatif d’expérience.

«Si tu es bien préparé, si tu as un plan en place de la façon qu’on veut jouer contre Pittsburgh et que tu fais ce que tu as à faire, tu as toujours de bonnes chances de gagner. Chaque année, tu as des surprises, tu as des équipes qui jouent du bon hockey, il y a ce qu’on appelle les ‘dieux du hockey’, tu as des ‘breaks’ qui vont de ton côté. Tout ce que tu peux faire, c’est bien te préparer, et te préparer à jouer avec confiance. C’est ce qu’on va tenter de faire avec notre équipe. Bâtir une confiance où on peut sentir qu’on peut bien jouer contre Pittsburgh. Je sais que les séries, c’est différent de la saison régulière, mais on a toujours bien joué contre Pittsburgh dans le passé. Je ne vois pas de raisons pourquoi ça changerait.»

Par ailleurs, Julien s’est dit satisfait du niveau de préparation de ses joueurs, même si plusieurs se sont entraînés chacun de leur côté.

Relance des activités de la LNH: Price redoute le chaos

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Relance des activités de la LNH: Price redoute le chaos

MONTRÉAL — Le gardien du Canadien de Montréal Carey Price a déclaré jeudi qu’il redoute le chaos lors de la relance des activités de la LNH, si jamais celle-ci se concrétise.

Price, qui s’est exprimé publiquement pour la première fois depuis l’interruption des activités du circuit Bettman à cause de la pandémie de coronavirus en mars dernier, a comparé la situation actuelle à celle qui prévaut au début d’une campagne.

«Nous sommes en forme. Mais on observe au début de chaque saison une certaine forme de chaos, et j’ai l’impression que ce sera chaotique d’effectuer un retour au jeu immédiatement en séries éliminatoires. Notre remise en forme au cours du prochain mois sera donc primordiale», a déclaré celui qui a décroché la coupe Molson pour la neuvième fois de sa carrière un peu plus tôt dans la journée.

Le Canadien doit affronter les Penguins de Pittsburgh dans le cadre d’une série de qualifications dans l’Association Est au meilleur des cinq matchs - «un défi énorme», a convenu Price. Le principal intéressé a d’ailleurs reconnu qu’il aimerait obtenir une autre occasion de s’approcher de la conquête de l’un des seuls titres qui lui échappe toujours: la coupe Stanley.

«C’est primordial, a martelé le principal intéressé. J’ai obtenu beaucoup de succès depuis un peu plus d’une décennie, et c’est excitant d’avoir la chance de remporter ce genre de titre. (...) Évidemment, nous n’avons pas connu une très bonne saison. Nous ne nous sommes pas améliorés par rapport à la saison précédente. Nous devons mieux jouer, jouer de la même manière que lors de la saison précédente. Nous avons reculé, mais si nous chaussons nos bottes de travail, alors je crois que nous pourrions retourner à l’endroit où nous étions.»

Price est toutefois demeuré prudent quant à la relance des activités dans la LNH, à la lumière des nombreux cas de coronavirus qui ont été répertoriés depuis quelques semaines parmi les athlètes professionnels - le Lightning de Tampa Bay a même dû fermer ses installations à la suite d’une éclosion survenue vendredi dernier qui a touché trois de ses joueurs.

«Je ne suis pas prêt à voter (sur la relance des activités) en ce moment, a-t-il dit. Il reste encore beaucoup de questions sans réponse. C’est une situation inédite, et je suis certain que la ligue et l’Association des joueurs font de leur mieux dans la situation actuelle. J’aimerais pouvoir jouer, mais il reste encore de nombreuses questions et de nombreux scénarios à analyser avant que je puisse voter oui ou non.

«C’est certain que le principal enjeu, c’est celui de la santé. Il existe toujours une possibilité de contracter la COVID-19 - c’est énorme, a admis le hockeyeur âgé de 32 ans, qui a ajouté qu’il avait récemment perdu un ami proche en raison du coronavirus. Ce sera primordial de bâtir une bulle dans laquelle les joueurs auront l’impression que leur environnement de travail est sécuritaire. (...) C’est pourquoi je balance entre l’optimisme et le pessimisme. C’est une situation très inhabituelle. J’aimerais pouvoir lutter pour obtenir la coupe Stanley, mais j’aimerais aussi pouvoir vivre une vie normale avec ma famille.»

Un retour aux sources

Entre-temps, Price s’est réfugié avec sa femme et ses deux enfants - ils en attendent un troisième - dans le secteur de Kennewick, dans l’État de Washington, et le gardien no 1 du Tricolore s’entraîne aux installations de son ancien club de hockey junior, les Americans de Tri-City.

«Nous avons appuyé très fort sur le bouton pause à la maison, a d’abord évoqué le no 31 du CH. Nous n’avons pratiquement rien fait pendant le premier mois du confinement. L’État de Washington a été frappé de plein fouet au début de la pandémie, donc nous sommes très peu sortis de la maison - sauf pour de petites marches en famille. Puis, lorsque j’ai commencé à fréquenter les installations (des Americans), j’ai recommencé à me sentir comme un athlète professionnel.»

Le joueur originaire d’Anahim Lake, en Colombie-Britannique, a mentionné en ce sens qu’il avait repris l’entraînement au gymnase et effectué quelques séances de patinage, mais a souligné qu’il n’avait toujours pas reçu de tirs provenant de la lame de bâton d’un hockeyeur de la LNH.

En 58 matchs cette saison, Price a présenté un dossier de 27-25-6, avec une moyenne de buts alloués de 2,79 et un taux d’arrêts de 90,9 pour cent. Il n’est d’ailleurs plus qu’à deux victoires de sa 350e en carrière dans l’uniforme du CH, lui qui est le meneur incontesté dans l’histoire de l’équipe à ce chapitre.

De plus, il a mené les gardiens de la LNH pour les minutes jouées (3439:49), et ce, pour la deuxième saison de suite. Il s’est classé au premier rang pour le nombre de matchs disputés (à égalité avec le gardien des Jets de Winnipeg Connor Hellebuyck), ainsi qu’au cinquième échelon pour le nombre de victoires.

Price a aussi récolté son 47e jeu blanc en carrière le 1er février, contre les Panthers de la Floride. Il s’est ainsi emparé du troisième rang à ce chapitre chez les gardiens du Tricolore, devant Ken Dryden.

Claude Julien inquiété par la COVID-19

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Claude Julien inquiété par la COVID-19

Claude Julien fait partie des entraîneurs qui devront choisir s’ils reviendront, ou non, derrière le banc de leur équipe pour le début des camps d’entraînement le 10 juillet prochain.

Claude Julien fait partie des entraîneurs qui devront choisir s’ils reviendront, ou non, derrière le banc de leur équipe pour le début des camps d’entraînement le 10 juillet prochain.

En fait, Julien vient tout juste d’avoir 60 ans. Et la LNH a fait savoir que tous les membres de personnels d’entraîneurs âgés de 60 ans ou plus auront le choix de ne pas reprendre leurs fonctions pour le tournoi estival, sans aucune restriction. Dans le cas où un entraîneur choisirait de ne pas revenir, l’équipe devrait l’accommoder, selon l’Athlétique.

Plus de détails sur le site de La Presse.

Relance de la LNH: une occasion pour Jonathan Drouin 

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Relance de la LNH: une occasion pour Jonathan Drouin 

Jonathan Drouin espère profiter de la relance de la LNH pour confirmer qu'il est rétabli des blessures qui ont miné sa campagne et démontrer qu'il peut atteindre un autre niveau en séries éliminatoires.

L'attaquant du Canadien de Montréal avait amassé 15 points en 18 matchs et était plus impliqué dans les différentes phases du jeu que par le passé avant qu'il ne tombe au combat le 15 novembre face aux Capitals de Washington. Ce soir-là, Drouin a subi une blessure au poignet gauche qui l'a contraint à rater près de trois mois d'action.

Geoff Molson ne nommera pas de président aux opérations hockey chez le Canadien

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Geoff Molson ne nommera pas de président aux opérations hockey chez le Canadien

Geoff Molson a été très clair : il n'y aura pas de président aux opérations hockey pour faire le pont entre lui et le directeur général Marc Bergevin chez le Canadien de Montréal.

Le propriétaire, président et chef de la direction du Tricolore et du Groupe CH l'a affirmé lors d'une très généreuse téléconférence de plus de 90 minutes, mercredi.

Le persévérant Shea Weber candidat pour le trophée Bill-Masterton

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Le persévérant Shea Weber candidat pour le trophée Bill-Masterton

MONTRÉAL — Si certains doutaient des capacités de Shea Weber à retrouver sa place parmi les défenseurs les plus respectés de la LNH après des opérations au pied gauche et au genou gauche, le capitaine du Canadien de Montréal, lui, n’a jamais perdu confiance en ses moyens de revenir en force.

Après un début de saison chancelant, Weber a réussi à faire taire ses détracteurs avec la qualité de son jeu sur la patinoire. Ces efforts ont été reconnus, mardi, quand il a été nommé candidat du Canadien pour le trophée Bill-Masterton, remis annuellement au joueur de la LNH qui personnifie le mieux l’esprit sportif, la persévérance et le dévouement au hockey.

«J’ai toujours eu des standards élevés pour moi-même. Pour revenir au niveau où j’étais avant mes blessures, je devais avoir confiance de pouvoir le faire, a dit Weber, lors d’une conférence téléphonique à partir de sa résidence à Kelowna, en Colombie-Britannique. Même si c’est parfois difficile d’y croire quand vous avez l’impression que vous ne progressez pas dans votre rééducation, vous ne devez pas baisser les bras. C’est comme ça que je fonctionne dans la vie.

«Mes parents ont toujours dit à mon frère et à moi qu’il fallait croire en nos moyens, sans quoi nous ne pourrions jamais atteindre nos objectifs. J’ai été élevé comme ça et j’ai toujours eu cette mentalité.»

Weber a été élu au terme d’un scrutin mené auprès de la section de Montréal de l’Association des chroniqueurs de hockey professionnel. Il a reçu huit des 13 votes de première place pour un total de 24 points.

Le défenseur Karl Alzner (10 points) a terminé au deuxième rang, tandis que les attaquants Paul Byron et Brendan Gallagher (neuf points) ont terminé à égalité au troisième rang.

Weber, qui célébrera son 35e anniversaire de naissance le mois prochain, a subi une fracture au pied gauche dès le premier match de la saison 2017-18, ce qui l’a contraint à subir une opération quelques mois plus tard, en mars. Il avait ensuite été opéré au genou gauche pendant l’été et était revenu au jeu en novembre 2018. Il a été limité à 26 et 58 matchs lors de ces deux campagnes.

«L’été avait été court après mes deux opérations. Ce n’est pas évident quand vous revenez au jeu et que vous avez raté le camp, a admis Weber. C’est comme essayé de sauter sur un train déjà en mouvement.

«La saison dernière, j’ai pu commencer normalement et je crois que j’ai connu une bonne campagne.»

Byron et Gallagher affichent un optimisme prudent envers le plan de relance

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Byron et Gallagher affichent un optimisme prudent envers le plan de relance

MONTRÉAL — Brendan Gallagher et Paul Byron ont dit ressentir un optimisme prudent à la suite du dévoilement du plan de relance de la LNH, mais ont rappelé que de nombreuses étapes devaient être franchies avant de voir le Canadien de Montréal affronter les Penguins de Pittsburgh.

Les deux représentants du Tricolore au sein de l'association des joueurs ont soutenu que le plan de relance à 24 équipes n'était pas parfait, mais représentait le meilleur compromis si jamais la LNH reçoit le feu vert pour relancer ses activités.

Par contre, il y a loin de la coupe aux lèvres. La LNH espère entamer la phase 2 de son programme tôt en juin, avec la réouverture des centres d'entraînement et l'organisation d'entraînements par petits groupes. La phase 3, avec la tenue des camps d'entraînement, aurait lieu tôt en juillet, puis la phase 4, avec le début du tournoi, suivrait vers la fin juillet ou début août.

«Les joueurs ont certaines conditions qui devront être respectées (avant la reprise) et notre syndicat doit demeurer fort, a dit Gallagher, jeudi, lors d'une conférence téléphonique. Nous voulons tous jouer pour le championnat, mais il y a des choses plus importantes à régler avant de pouvoir le faire. Je suis quand même optimiste, mais prudent.»

«C'est la même chose pour moi, a ajouté Byron. Est-ce que les négociations seront difficiles? Je m'attends à rien de moins. Mais nous vivons un partenariat 50-50 avec la ligue. (...) Ce qui me permet d'être optimiste, c'est que les deux parties travaillent vers un but commun.»

La question de la disponibilité des tests de dépistage de la COVID-19 est très importante aux yeux de Gallagher. Il faudra non seulement que les protocoles de santé et sécurité établis soient approuvés par les autorités gouvernementales, mais aussi par l'association des joueurs.

«Il y a tellement de choses dont il faut discuter, a insisté Byron. Par exemple, après un entraînement, nous partageons les bouteilles. Il y a énormément d'enjeux en lien avec les camps et les blessures. Je ne suis pas au sein du comité conjoint, mais nous avons tous l'occasion de faire part de nos commentaires grâce au syndicat. On verra. Malheureusement, tout le monde est un peu dans le noir. C'est comme ça.»

Gallagher a noté que certains joueurs étaient plus craintifs que d'autres à l'idée de revenir au jeu et qu'il était important que les mesures qui seront mises en place offrent une tranquillité d'esprit à tous les joueurs. Il a aussi admis que la LNH pouvait s'inspirer d'autres ligues à travers le monde qui en sont à des étapes plus avancées dans la reprise de leurs activités pour éviter des erreurs.

Montréal, un point chaud

Mercredi, en conférence téléphonique, le directeur général Marc Bergevin avait dit attendre des nouvelles de Gallagher et Byron concernant les retours possibles des joueurs à Montréal pour la phase 2. Les nouvelles n'étaient guère encourageantes jeudi.

Byron, qui habite dans la région de Montréal, a rappelé que la métropole demeurait un point chaud de la pandémie au Canada. Il n'y a donc pas d'urgence pour les joueurs de revenir dans la région.

«Le plus gros défi concerne aussi la quarantaine de deux semaines lors d'une arrivée au Canada, a rappelé Byron. Est-ce que c'est mieux de rester là où vous êtes et de pouvoir continuer à vous entraîner avec les moyens qui vous sont accessibles ou de rentrer plus tôt à Montréal et rien faire pendant deux semaines? Je ne peux pas répondre pour les autres et nous n'avons pas de date encore concernant l'ouverture du centre à Brossard. Nous traverserons le pont quand nous serons rendus à la rivière.»

La directrice de la santé publique canadienne, la Dre Theresa Tam, a indiqué jeudi que la quarantaine obligatoire de 14 jours pour les gens entrant au pays demeure en vigueur pour l'instant.

Une occasion inespérée

Une chose est claire cependant, les joueurs du Canadien voudront tirer le maximum de la deuxième chance qui pourrait s'offrir à eux.

Le Tricolore occupait le 12e rang de l'Association de l'Est, à 10 points d'une place en séries, quand la saison a été interrompue le 12 mars avec 11 matchs à jouer. Même les plus optimistes étaient résignés à voir le Canadien rater les séries pour une troisième campagne d'affilée.

Cependant, certains voyaient d'un bon oeil pour l'avenir du Tricolore la possibilité d'obtenir un des 10 premiers choix au prochain repêchage. Cette option ne sera plus sur la table si le Canadien devait surprendre les Penguins.

«Je suis un peu biaisé parce que j'ai été choisi loin au repêchage, mais il n'y a pas de garantie qu'un haut choix va se transformer en bon joueur, a affirmé Gallagher, sélectionné par le Canadien en cinquième ronde, 147e au total, en 2010. Quand vous jouez en séries, vous avez la garantie d'avoir l'occasion de gagner la coupe Stanley. Je préfère avoir l'occasion de la gagner maintenant. (...) Et vous avez quand même l'occasion d'ajouter de bons espoirs avec des choix plus tardifs.»

D'ici au premier match entre le Canadien et les Penguins, il reste toutefois encore beaucoup de chemin à faire. Et encore plus avant de voir une équipe soulever la coupe Stanley.

Tournoi à 24 équipes: Bergevin voit le verre à moitié plein pour le Canadien

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Tournoi à 24 équipes: Bergevin voit le verre à moitié plein pour le Canadien

Le Canadien de Montréal est l'une des huit formations qui profiteront, d'une certaine manière, d'une deuxième vie, si la LNH peut aller de l'avant avec la relance de sa campagne sous la formule d'un tournoi à 24 équipes. Et Marc Bergevin espère voir sa troupe profiter pleinement de cette chance.

Le directeur général du Tricolore aurait pu noter mercredi, lors d'une conférence téléphonique, que ses plans ont été chamboulés par le scénario de relance développé par un comité conjoint entre la LNH et l'association des joueurs. Après tout, le Canadien occupait le 12e rang de l'Association de l'Est quand la saison a été interrompue le 12 mars et Bergevin a joué le rôle de vendeur avant l'heure limite des transactions, en échangeant les vétérans Ilya Kovalchuk, Nate Thompson, Nick Cousins et Marco Scandella.

Après mûre réflexion, Bob Gainey met en vente une partie de sa collection

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Après mûre réflexion, Bob Gainey met en vente une partie de sa collection

Bob Gainey a mis du temps à se décider. Mais une fois qu’il a jugé qu’il était temps de se séparer de certains de ses souvenirs, il n’a plus regardé en arrière.

«J’étais dans une période où je voulais changer des choses dans ma vie, a déclaré l’ex-capitaine du Tricolore au cours d’une vidéoconférence, mercredi. J’ai ouvert les portes d’une armoire et j’ai trouvé tous mes souvenirs que j’avais amassés pendant 20 ans. Je n’étais pas prêt à refaire l’exercice une autre fois. Ma décision était alors prise.»

Restait maintenant à faire le tri : quels items garder, lesquels offrir au Temple de la renommée du hockey et au Panthéon des sports de Peterborough, sa ville natale.

«J’ai donc opté pour une façon de faire avec laquelle je serais à l’aise. J’ai approché le Temple de la renommée du hockey, c’était important pour moi de le faire. Je voulais avoir une idée de ce qui pourrait l’intéresser, pour m’assurer qu’il n’avait pas des items similaires provenant d’autres joueurs. Nous avons trouvé des items qu’il désirait et que j’étais heureux de lui donner.

«J’ai fait le ménage pendant un an. J’ai gardé des choses pour moi-même. J’ai aussi envoyé des trucs à Peterborough. Le reste est ici pour le public.»

Le reste, ce sont 66 items que Gainey a confiés à Classic Auctions, qui mènera les enchères jusqu’au 16 juin.

Les collectionneurs y trouveront leur compte : des chandails portés lors de matchs ou tournois importants, comme celui, no 34, de la Coupe Canada 1976; des bagues de la Coupe Stanley, des répliques de trophées Frank-J.-Selke et bien d’autres.

Tout au long de ce processus, qui a duré près d’une année, Gainey a hésité à mettre en vente certains items, dont quelques-uns ont été retirés de la liste avant la mise en vente officielle.

«Vers la fin du processus, j’ai demandé à Marc (Juteau, le président de Classic Auctions) si je pouvais garder la rondelle de mon premier but dans la Ligue nationale. C’était un item qui était plus important pour moi et je l’ai finalement gardé dans ma collection personnelle. Le but a été marqué en novembre 1973, contre Cesare Maniago», a souligné Gainey, qui n’a pas voulu donner plus de détails sur les items qu’il a choisis de conserver.

Guy Carbonneau de retour derrière le banc d’une équipe de hockey

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Guy Carbonneau de retour derrière le banc d’une équipe de hockey

Guy Carbonneau sera de retour derrière le banc d’une équipe de hockey professionnelle pour la première fois depuis la fin de son séjour avec le Canadien de Montréal, il y a 11 ans.

Carbonneau dirigera une des huit équipes de la nouvelle ligue de hockey sur glace «3ICE», qui entamera ses activités à trois contre trois en Amérique du Nord à compter de l’été 2021 et ce, pour neuf week-ends.

«Carbo» retrouvera derrière le banc des équipes adverses des visages familiers: son ex-coéquipier du CH, John LeClair, de même que Grant Fuhr, Ed Johnston, Joe Mullen, Larry Murphy, Angela Ruggiero et Bryan Trottier.

Chaque équipe sera formée de sept joueurs - six patineurs et un gardien -, qui s’affronteront dans un tournoi à élimination directe, à neuf endroits différents pendant l’été. Au total, chaque équipe devrait disputer une soixantaine de parties, ainsi qu’un ultime match de championnat.

Carbonneau n’a pas dirigé d’équipe professionnelle depuis la fin de son association avec le Tricolore, le 9 mars 2009.

L’ex-capitaine du Canadien a remporté la coupe Stanley à trois reprises - deux fois avec le Blue-blanc-rouge en 1986 et 1993, et avec les Stars de Dallas en 1999 -, avant d’être élu au Temple de la renommée du hockey en 2019.

Il a aussi remporté le trophée Frank-J.-Selke, remis annuellement par la LNH au meilleur attaquant ayant démontré le plus de compétence défensive, à trois reprises au fil de sa carrière de joueur, qui s’est terminée en 2000.

L’homme âgé de 60 ans a par la suite été l’un des propriétaires, ainsi que le président et gouverneur, des Saguenéens de Chicoutimi de 2000 à 2012. Il a aussi agi à titre d’analyste des matchs de hockey pour le réseau anglais CBC en 2009-10, avant de se joindre à l’équipe du Réseau des sports (RDS) à compter de septembre 2010.

Situation contractuelle: Domi souhaite demeurer avec le CH

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Situation contractuelle: Domi souhaite demeurer avec le CH

MONTRÉAL — Max Domi ne s'en fait pas avec sa situation contractuelle, même s'il pourrait être l'un des nombreux joueurs touchés par les impacts économiques qu'aura la pandémie de la COVID-19 sur la LNH.

L'attaquant du Canadien de Montréal deviendra joueur autonome avec compensation au terme de la saison suspendue depuis le 12 mars. Domi avait signé un contrat de deux saisons lui rapportant un salaire moyen annuel 3,15 millions $ US à son arrivée avec le Tricolore en juin 2018.

Après avoir fracassé son record personnel avec 72 points en 82 matchs à sa première campagne avec le Canadien, Domi a fait un pas vers l'arrière cet hiver, accumulant 44 points en 71 rencontres avant l'interruption de la saison. Et alors que les plans entourant la reprise des activités demeurent incertains, Domi ne s'en fait pas trop avec son avenir.

«Jusqu'ici, il n'y a pas vraiment eu de discussions (avec le Canadien). Et je crois qu'il se passe des choses beaucoup plus importantes dans le monde», a dit Domi à partir de sa résidence de Toronto lors d'une conférence téléphonique.

Des matchs à reprendre importants pour Charlie Lindgren 

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Des matchs à reprendre importants pour Charlie Lindgren 

MONTRÉAL — Les 11 matchs qu’il restait à disputer au Canadien de Montréal quand la LNH a mis sa saison sur pause peuvent paraître sans importance puisque l’équipe était hors de la course aux séries. Pour le gardien réserviste Charlie Lindgren et les autres joueurs qui luttaient pour un poste régulier, ce dernier droit de la campagne représentait toutefois une occasion de confirmer sa place pour l’automne prochain.

Les réservistes de Carey Price avaient vu très peu d’action depuis le début de la campagne, mais l’entraîneur-chef Claude Julien venait d’évoquer la possibilité de donner un peu plus de temps de jeu à Lindgren dans le dernier droit quand la LNH a suspendu ses activités le 12 mars en raison de la pandémie de COVID-19. Lindgren avait d’ailleurs obtenu deux départs en huit jours, tout juste avant l’arrêt du jeu.

«C’est quelque chose à quoi je pense. Je sais que je dois être prêt et au sommet de mon art quand la saison reprendra, a dit Lindgren jeudi, lors d’une conférence téléphonique à partir de sa résidence à Minneapolis. Je ne peux pas faire preuve de complaisance. Je sais que je peux faire la différence. Ça doit être mon état d’esprit.»

Le Canadien a employé trois auxiliaires différents pendant la saison. Le vétéran Keith Kinkaid n’a pas livré la marchandise en début de campagne et a été cédé au Rocket de Laval tôt en décembre. Cayden Primeau a eu droit à un stage de deux matchs avant de poursuivre son apprentissage avec le Rocket.

Rappelé du Rocket à la mi-décembre, Lindgren a disputé seulement six matchs avec le Tricolore cette saison. Il a compilé un dossier de 2-4-0 avec une moyenne de 3,33 et un taux d’efficacité de ,888.

Les cuisiniers remplacent le Canadien sur la patinoire

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Les cuisiniers remplacent le Canadien sur la patinoire

MONTRÉAL — On pourrait bientôt entendre à nouveau Bobépine d’Éric Lapointe jouer à tue-tête au Centre Bell.

L’action a repris sur la patinoire de l’aréna du Canadien de Montréal cette semaine, mais les hockeyeurs ont été remplacés par l’équipe culinaire du Groupe CH. Environ 200 employés ont offert de se rendre au Centre Bell au cours des prochaines semaines pour assembler des plats qui seront remis à Moisson Montréal. En raison des mesures de distanciation sociale, seulement 45 personnes peuvent se rendre chaque jour pour donner un coup de main.

Chaque personne fait son travail à distance des autres, déposant les aliments dans des plats en aluminium répartis sur de longues tables là où Shea Weber décocherait habituellement un puissant tir ou Paul Byron patinerait à vive allure.

Le bruit de la foule et de la musique a été remplacé par le ronronnement du système d’aération et les voix des employés.

«Les gens sont tellement contents d’être ici, nous ne faisons que jaser entre nous et nous avons du plaisir, mais nous avons pris des notes pour la semaine prochaine et nous devrions pouvoir mettre de la musique pour ajouter un peu d’ambiance», a raconté Patrick Bigras, vice-président restauration au sein du Groupe CH.

Le Groupe CH, qui rassemble le Canadien, evenko, Spectra et Juste pour rire, a accepté l’invitation de la Tablée des chefs il y a deux semaines pour fournir des repas aux banques alimentaires du Québec.

Kirk Muller revit ses jours de gloire avec le Canadien pendant le confinement

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Kirk Muller revit ses jours de gloire avec le Canadien pendant le confinement

MONTRÉAL — Pendant la journée, Kirk Muller s’occupe de l’entretien du terrain de sa résidence d’été à Kingston, en Ontario. Le soir, il revit des grands moments de sa carrière de joueur et parle hockey avec son beau-fils Brad Malone, de l’organisation des Oilers d’Edmonton.

Comme plusieurs, Muller a noté que le confinement provoqué par la pandémie de nouveau coronavirus lui permet de passer du temps de qualité en famille. Deux de ses quatre filles sont revenues au nid familial pendant le confinement, amenant avec elles leur petite famille.

Puisque les réseaux sportifs n’ont pas de sport en direct à présenter, plusieurs ont fouillé dans les archives et Muller se retrouve à l’avant-plan de quelques rencontres qui ont été télédiffusées.

«C’est amusant de pouvoir regarder les reprises de la finale de 1993 à la télévision, a mentionné l’entraîneur associé du Canadien de Montréal lors d’une conférence téléphonique, jeudi. Je n’ai jamais pris le temps de m’asseoir et de montrer ça à mes filles. C’est agréable de partager ça avec elle et Brad Malone, qui est un joueur actif et avec qui je m’amuse à comparer le jeu avec celui d’aujourd’hui.»

Muller a remporté la coupe Stanley en 1993, aidant le Canadien à vaincre les Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky en cinq rencontres. Il a inscrit le but vainqueur lors du match ultime, remporté 4-1 par le Tricolore au Forum. Muller a raconté toujours posséder dans sa collection une rondelle et les gants utilisés lors de ce match.

LNH: Danault ne veut pas reprendre la saison isolé des siens

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LNH: Danault ne veut pas reprendre la saison isolé des siens

MONTRÉAL — Phillip Danault n’est pas en faveur d’une reprise des activités de la LNH dans des villes ciblées, un scénario qui forcerait la plupart des joueurs à s’éloigner de leur famille pendant quelques semaines, voire des mois.

Le centre du Canadien de Montréal a un garçon de 14 mois à la maison et il est hors de question pour lui d’être contraint de laisser sa famille seule pendant que la pandémie de la COVID-19 continue de sévir en Amérique du Nord.

«Pour moi, ça n’a pas de sens, et encore moins pour les équipes qui feraient un long parcours en séries. Une équipe qui irait en finale de la Coupe Stanley en aurait pour trois ou quatre mois. Ce ne serait pas humain de faire ça, selon moi», a dit Danault, mardi, lors d’une conférence téléphonique à partir de sa résidence d’été dans la région de Québec.

«La décision appartient à la Ligue, mais j’imagine que les joueurs devront voter pour l’approuver. Je ne suis pas certain que nous serions favorables à ce scénario», a-t-il ajouté.

Au moment de la suspension de la saison le 12 mars, il restait 189 matchs à disputer au calendrier de la LNH, dont 11 à celui du Canadien.

L’idée de présenter le reste de la campagne dans une ville de chaque section semble être celle favorisée présentement par la LNH dans les discussions avec les joueurs. De son côté, Danault croit qu’il serait plus réaliste de mettre une croix sur la saison 2019-20 et de se concentrer sur la prochaine campagne.

«Terminer la saison, ce n’est pas très motivant pour les équipes hors de la course aux séries, surtout après deux, trois ou quatre mois de pause, a-t-il noté. Je comprends que c’est différent pour les équipes qui étaient en position de participer aux séries, pour les directeurs généraux qui avaient fait des transactions en vue d’un long parcours, qui ont sacrifié des choix de première ronde. Mais il se passe des choses plus importantes dans le monde que le hockey.»

En plus de profiter de la pause et du confinement pour passer du temps en famille, Danault a aussi soigné des petites blessures. Il a également indiqué qu’il se contentait d’entraînements légers.

Danault a d’ailleurs noté qu’il a hâte de voir la LNH trancher sur la suite des choses.

«C’est la raison principale pour laquelle je n’ai pas commencé mon programme d’entraînement estival. Ce n’est pas motivant quand vous ne savez pas où vous vous en allez. J’attends de savoir si je dois m’entraîner pour jouer le reste de la saison ou pour l’automne prochain.»

L’argent n’est pas la priorité de Gallagher, qui a confiance en Bergevin

Canadien

L’argent n’est pas la priorité de Gallagher, qui a confiance en Bergevin

MONTRÉAL — Brendan Gallagher veut gagner la coupe Stanley d’ici la fin de sa carrière et croit pouvoir le faire avec le Canadien de Montréal. Sinon, il aura la chance de le faire sous d’autres cieux, et peut-être bientôt, si la direction de l’équipe n’est pas prudente.

Avec encore une saison à écouler à son contrat, Gallagher pourrait avoir de nombreuses options devant lui s’il devient joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2021. Il sera alors âgé de 29 ans et aura accumulé un peu moins de 25 millions $ US en salaire au cours de sa carrière.

Lors d’une conférence téléphonique à partir de sa résidence à Tsawwassen, en Colombie-Britannique, Gallagher a insisté pour dire que l’argent ne sera pas sa priorité lorsque son agent et lui commenceront à négocier son prochain contrat.

«Tout le monde aime avoir de l’argent, tout le monde veut vivre dans une belle ville et ce sont des choses importantes, mais le plus important pour moi, c’est de gagner, a affirmé Gallagher. Quand vous êtes dans une position où vous pouvez choisir ces choses-là, vous devez prendre des décisions.»

Avant l’arrêt des activités dans la LNH en raison de la pandémie de nouveau coronavirus, le 12 mars, le Canadien se dirigeait vers une troisième exclusion d’affilée des séries éliminatoires. Malgré tout, Gallagher croit que le Canadien est sur la bonne voie.

«Je suis optimiste à chaque début de saison. Lors des dernières années, les choses n’ont pas tourné en notre faveur, a-t-il admis. Mais je crois en ce que (le directeur général, Marc) Bergevin fait avec cette équipe. Regardez un joueur comme Nick Suzuki, qui a eu un impact cette saison et qui a encore un potentiel. C’est le genre de joueur qui va vous aider à atteindre vos objectifs.»

Gallagher a néanmoins noté que la dernière saison, ponctuée de deux séries de huit défaites, avait été frustrante et que l’équipe devait continuer à progresser avant de pouvoir espérer viser les grands honneurs.

«Nous avons démontré que nous possédons une équipe qui est capable de livrer la marchandise, mais qui n’est pas capable de le faire avec constance, a-t-il dit. Nous devons apprendre de nos erreurs et éviter de les répéter.»

Signe que l’argent n’est véritablement pas la chose la plus importante aux yeux de Gallagher, il a affirmé ne pas avoir de chiffes en tête pour son prochain contrat, qui sera seulement son troisième dans la LNH. Après avoir écoulé son contrat de recrue de trois saisons, il avait accepté un contrat de six saisons et 22,5 millions $ avec le Tricolore.

Gallagher est devenu l’une des belles aubaines de la LNH avec ce contrat, alors qu’il a inscrit 115 buts en 340 matchs lors des cinq dernières saisons.

«Je suis content d’avoir signé un contrat de six ans. Ça m’a donné une certaine sécurité et j’ai pu éviter beaucoup de choses qui peuvent affecter mentalement les jeunes joueurs, a noté Gallagher. Ça m’a aidé à devenir un joueur régulier dans la LNH et un bon joueur.

«C’était important pour moi à l’époque, maintenant, c’est une question de me placer dans une situation où je vais pouvoir me battre pour la coupe Stanley. Je crois en ce que nous avons à Montréal, mais vous voulez voir l’équipe progresser et prendre les moyens pour y parvenir.»

D’autres dans la même position

Tomas Tatar, Phillip Danault, Joel Armia et Jeff Petry pourraient aussi devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet 2021.

Gallagher et eux auront officiellement le droit de signer une nouvelle entente avec le Tricolore lors de l’ouverture du marché des joueurs autonomes cet été. De son côté, Gallagher ne tient pas nécessairement à signer une prolongation de contrat avant le début de la prochaine saison.

«Je peux seulement parler en mon nom, mais une fois que la saison commencerait, je me retirerais des négociations, a-t-il indiqué. Mon agent me garderait bien sûr au courant du dossier, mais je ne crois pas que ce serait une distraction. Mon travail est de jouer au hockey, celui de mon agent est de négocier.

«Si c’est réglé cet été, tant mieux. Sinon, ça ne changera pas mon approche pendant la saison.»

Toutefois, Bergevin voudra probablement régler quelques-uns de ces dossiers avant la fin de l’été pour éviter une situation où les cinq joueurs pourraient partir et le forcer à reconstruire le noyau de l’équipe, comme ce fut le cas en 2009 à la suite des départs de Saku Koivu, Alex Kovalev et Mike Komisarek.

Nick Suzuki du Canadien veut être reconnu «comme un gagnant»

Canadien

Nick Suzuki du Canadien veut être reconnu «comme un gagnant»

MONTRÉAL — Nick Suzuki a fait écarquiller les yeux de bien des observateurs à sa première saison dans la LNH, mais l’attaquant du Canadien de Montréal a des objectifs encore plus ambitieux pour sa carrière.

«Je veux gagner la coupe Stanley. C’est bien sûr l’objectif de tous les joueurs et j’en rêve depuis toujours, a dit Suzuki mardi, lors d’une conférence téléphonique. Je veux être reconnu comme étant un gagnant et je crois avoir gagné partout où je suis passé. Je veux démontrer cette qualité par mon jeu.»

L’Ontarien âgé de 20 ans a amassé 41 points en 71 matchs à sa première campagne, soit le quatrième plus haut total pour une recrue du Tricolore depuis 1990.

Suzuki est passé de la plus jeune à la plus ancienne équipe de la LNH dans la transaction qui l’a envoyé des Golden Knights de Vegas au Canadien en septembre 2018. Il se dit conscient de la riche histoire du Canadien et honoré d’avoir l’occasion d’en faire partie.

«Il y a la photo de Patrick Roy près de mon casier dans le vestiaire du Centre Bell. Je la regarde souvent, a-t-il raconté. J’ai aussi eu l’occasion de rencontrer les anciens capitaines lors de la soirée spéciale [le 3 décembre dernier]. Il y a tellement de grands joueurs qui ont porté cet uniforme. Je veux faire partie de cette culture gagnante. Je n’aurais pas voulu commencer ma carrière dans la LNH ailleurs.»

Plutôt discret de nature, Suzuki a confiance en ses moyens. Il l’a démontré pendant le camp en septembre, se taillant un poste au sein de la formation. Il n’a fait que progresser d’un match à l’autre pendant la saison.

«Quand j’ai marqué mon premier but, ça m’a confirmé que j’avais ma place dans la LNH, a-t-il admis. Ç’a enlevé un poids sur mes épaules et j’ai vraiment commencé à mieux jouer.»

Markov aurait aimé gagner la coupe Stanley, mais ne changerait rien

Canadien

Markov aurait aimé gagner la coupe Stanley, mais ne changerait rien

L’ex-défenseur du Canadien de Montréal Andrei Markov a déclaré qu’il aurait aimé pouvoir remporter la coupe Stanley au cours de sa carrière, mais a assuré qu’il ne regrettait rien.

Markov, qui a annoncé sa retraite un peu plus tôt cette semaine, a accordé son premier entretien à titre de nouveau retraité au site internet russe championat.com.

«Je ne changerais rien à ma carrière. J’ai eu la chance de participer aux séries éliminatoires de la LNH à plusieurs reprises avec le Canadien, car nous avions souvent une bonne équipe», a-t-il déclaré.

Markov, qui est âgé de 41 ans, a disputé les trois dernières campagnes en Ligue continentale de hockey (KHL), après un divorce avec le Canadien pendant l’été 2017.

«Tous s’est bien passé en Russie. J’ai même remporté la coupe Gagarine avec l’AK Bars de Kazan», a-t-il rappelé.

Ben Chiarot s’ennuie de ses coéquipiers, mais profite du temps en famille

Canadien

Ben Chiarot s’ennuie de ses coéquipiers, mais profite du temps en famille

MONTRÉAL — Ben Chiarot s’ennuie tellement de ses coéquipiers qu’il n’a pas voulu s’amuser à leurs dépens quand on lui a demandé ce dont il s’ennuyait le moins pendant qu’il était en isolement en raison de la pandémie du nouveau coronavirus.

Le défenseur du Canadien de Montréal n’a pas vu ses coéquipiers depuis le 12 mars. Ce matin-là, il s’était rendu au Complexe sportif Bell à Brossard pour un entraînement matinal en prévision d’un duel en soirée contre les Sabres de Buffalo. Une fois arrivés au centre d’entraînement, les joueurs ont été renvoyés à la maison. Quelques heures plus tard, la LNH annonçait qu’elle mettait sa saison sur pause.

«Ce fut une journée étrange dont je me souviendrai toujours, a dit Chiarot, jeudi, lors d’une conférence téléphonique à partir de sa résidence de Waterloo, en Ontario. C’est cette journée-là que tout a commencé, que tout a changé pour beaucoup de personnes.»

La LNH a depuis repoussé trois fois la fin de son moratoire sur les entraînements, présentement en place jusqu’au 30 avril.

«Vous passez d’une situation où vous êtes avec 22 autres joueurs à chaque jour à être seul à la maison; c’est probablement d’eux dont je m’ennuie le plus, a dit Chiarot. Et ce dont je m’ennuie le moins? Je pourrais jeter quelques gars dans la fosse aux lions, mais je ne le ferai pas parce que je m’ennuie de tout le monde après un mois.»

Petit à petit, Chiarot s’est néanmoins habitué à son nouveau rythme de vie. Chiarot a un gymnase dans son sous-sol et s’entraîne régulièrement pour être en forme quand, et si, la LNH tente de terminer la saison.

Chiarot a aussi raconté qu’il s’amusait à regarder de vieux matchs de hockey diffusés sur les différentes chaînes sportives. Il a noté qu’il a pu regarder un match du légendaire défenseur des Bruins de Boston Bobby Orr au complet pour une première fois la semaine dernière.

«C’est hilarant de voir Bobby Orr patiner d’une ligne bleue à l’autre avec un joueur qui l’accroche», a dit Chiarot en revenant sur le style de hockey des années 1970.

«Quand je vois ces vieilles séquences, je me dis que ce serait bien de pouvoir encore faire ça aujourd’hui», a-t-il ajouté en riant.

Du temps en famille

L’été 2019 a amené des chambardements dans la vie de Chiarot. Il a non seulement quitté les Jets de Winnipeg au profit du Canadien par l’entremise du marché des joueurs autonomes, mais son épouse, Jacqueline, et lui ont également accueilli leur premier enfant, Emmerson. Leur fille est maintenant âgée de 10 mois.

L’ancien défenseur du Canadien Andrei Markov accroche ses patins

Canadien

L’ancien défenseur du Canadien Andrei Markov accroche ses patins

Andrei Markov aura marqué l’imaginaire des partisans du Canadien de Montréal pendant 16 saisons grâce à ses passes précises qui ont rendu de nombreux coéquipiers plus riches, et non par sa personnalité.

Markov, qui est âgé de 41 ans, a pris sa retraite du hockey professionnel, jeudi, un peu moins de trois ans après son départ du Canadien. La nouvelle a d’abord été rapportée par le journaliste Igor Eronko, du Sport-Express russe, puis a été confirmée par différents médias montréalais.

Au cours de sa carrière, Markov a été l’un des meilleurs quarts-arrières de la LNH en avantage numérique, mais n’a peut-être jamais été reconnu à sa juste valeur hors de la province de Québec.

«Je pense que les chiffres parlent pour lui parce que lui ne parlait pas beaucoup», a imagé son ancien coéquipier Steve Bégin lors d’un entretien avec La Presse canadienne.

Markov a disputé l’ensemble de sa carrière dans la LNH avec le Canadien, qui l’avait choisi en sixième ronde, 162e au total, lors du repêchage de 1998. En 990 rencontres avec le Tricolore en 2000 et 2017, il a récolté 119 buts et 453 aides.

Il partage avec Guy Lapointe le deuxième rang de l’histoire de l’équipe au chapitre des points par un défenseur, avec 572. Larry Robinson détient le record d’équipe avec 883 points en tant que défenseur.

«J’ai eu la chance de jouer avec des joueurs comme Larry Robinson et Chris Chelios, je pense que Markov est un peu dans la même lignée, a affirmé Guy Carbonneau, qui a dirigé Markov pendant ses trois saisons comme entraîneur-chef du Canadien. Ce n’était pas un personnage attachant ou qui aimait sourire et parler. Mais je pense que sur la glace, il a certainement été l’un des bons joueurs que j’ai vus, que j’ai eu la chance de diriger.»

De 2005-06 à 2008-09, Markov s’est classé troisième parmi les défenseurs de la LNH avec 217 points en 304 matchs, derrière Nicklas Lidstrom et Brian Rafalski. Il a aussi aidé la Russie à gagner le Championnat mondial de hockey en 2008, à Québec.

Markov a connu sa meilleure campagne en 2008-09, amassant 64 points en 78 rencontres.

«Il avait une vision du jeu exceptionnelle et il était un joueur extrêmement intelligent, a noté Carbonneau. Il n’a jamais été reconnu pour son coup de patin, mais il était un patineur fluide. Et ce qui faisait la différence, c’était sa capacité à repérer ses coéquipiers, surtout en avantage numérique. Il a rendu des gars comme Mark Streit, Sheldon Souray ou même Mike Komisarek très riches!»

Souray a connu une campagne de 26 buts en 2006-07 avec le Tricolore. Seulement Lapointe a fait mieux dans l’histoire du Canadien pour un défenseur, avec 28 buts en 1974-75. Komisarek a aussi connu ses meilleurs jours aux côtés de Markov.

Price et Weber ont toujours la cote à travers la LNH

Canadien

Price et Weber ont toujours la cote à travers la LNH

C'est un sujet qui fait toujours réagir à Montréal, où les partisans ont eu bien peu à se mettre sous la dent au cours des dernières années. Mais Patrick Kane, Mathew Barzal et Mark Scheifele ont rappelé lundi à quel point Carey Price et Shea Weber ont encore la cote auprès de leurs pairs.

Les trois joueurs étaient les invités de la Ligue nationale de hockey, qui organise quotidiennement des vidéoconférences avec quelques joueurs du circuit Bettman.

Pour s'aider dans sa préparation, Timmins a le regard tourné vers la NFL

Canadien

Pour s'aider dans sa préparation, Timmins a le regard tourné vers la NFL

MONTRÉAL — Navigant lui aussi dans l'inconnu en raison des impacts de la pandémie de COVID-19, Trevor Timmins admet avoir tourné son regard vers le repêchage de la NFL pour l'aider à se préparer à toute éventualité.

Timmins, le directeur général adjoint et responsable du service de recrutement amateur du Canadien de Montréal, a dû changer ses méthodes de travail en raison de l'annulation du reste de la saison et des séries éliminatoires aux niveaux junior majeur canadien et universitaire américain, ainsi que dans plusieurs ligues professionnelles européennes.

La LNH a également annoncé que son repêchage annuel, prévu les 26 et 27 juin à Montréal, a été remis, tout comme son camp d'évaluation, prévu du 1er au 6 juin à Buffalo. On ne sait pas encore quand et sous quel format le repêchage aura lieu.

«Si le gouvernement permet de nouveau les rassemblements, alors je crois qu'il pourrait être présenté comme en 2005», a mentionné Timmins lors d'une conférence téléphonique, jeudi, en faisant référence à la tenue du repêchage dans un hôtel après l'annulation de la saison de la LNH en raison d'un lock-out.

Timmins a aussi insisté sur l'intérêt d'observer le repêchage de la NFL, du 23 au 25 avril prochains. Il sera effectué en ligne avec chaque membre des équipes présents à domicile, en raison des directives de confinement nécessaires pour lutter contre la propagation du coronavirus.

«J'ai eu des discussions avec mes contacts dans la NFL pour savoir comment ils ont préparé leur repêchage, a expliqué Timmins. Ils ont fait beaucoup d'entrevues avec les espoirs en vidéoconférence. Ils ont aussi organisé leurs réunions de cette manière.»

Le Canadien compte 14 choix pour le repêchage de 2020, dont un de première ronde, trois de deuxième ronde et deux de troisième ronde. Timmins a noté que ces choix représentaient des munitions lors d'un repêchage - pour avoir plus d'occasions de choisir les joueurs désirés, pour transiger pour améliorer son rang de sélection ou encore pour obtenir un joueur déjà établi dans la LNH.

Timmins croit que si la LNH organise aussi un repêchage en ligne, c'est peut-être le travail des directeurs généraux qui en souffrira.

«Habituellement, le fait d'avoir les représentants des 31 équipes sur le même plancher, ça veut dire qu'il y a beaucoup de discussions, beaucoup d'offres d'échange, a-t-il rappelé. Je crois que ça aurait un impact à ce niveau-là, mais il est encore trop tôt pour spéculer sur la manière dont le repêchage sera présenté.»

Moins de matchs en personne

Les nombreuses annulations ont surtout eu un impact sur la préparation de Timmins et de son équipe sur le terrain, dans les arénas. Néanmoins, Timmins a voulu se faire rassurant en rappelant que le service de recrutement amateur du Canadien avait accès à une énorme banque de matchs enregistrés.

En confinement chez lui à Arnprior, dans la région d'Ottawa, Timmins a souligné qu'il passe six heures par jour à réviser des séquences des espoirs. Il participe aussi à des réunions avec ses recruteurs régionaux et ses collaborateurs Marc Bergevin et Shane Churla. Une ébauche de la liste du Canadien devrait être prête vers la mi-mai, «comme d'habitude», a-t-il dit.

Là où les annulations ont véritablement un impact, c'est au niveau des occasions pour les directeurs généraux et les responsables du développement des joueurs d'assister à des rencontres avec les espoirs. Le Championnat mondial de hockey des moins de 18 ans, prévu du 16 au 26 avril au Michigan, aurait représenté une occasion en or pour Bergevin d'aller observer les meilleurs d'entre eux.

«Il sera peut-être plus difficile pour eux de mettre leur grain de sel dans les réunions», a admis Timmins, qui a aussi noté que ce tournoi était une occasion pour certains espoirs européens évoluant dans des ligues professionnelles de jouer contre des joueurs du même groupe d'âge.

«En plus, cette année, ç'aurait été une occasion de les voir à l'oeuvre sur une patinoire aux dimensions nord-américaines», a-t-il ajouté.

En ce qui concerne l'annulation possible du camp d'évaluation de la LNH, Timmins a indiqué que la ligue pourrait offrir des informations médicales sur les espoirs, si nécessaire. Il a toutefois ajouté que ces informations seraient sans aucun doute moins complètes que celles à la suite d'examens supervisés par les équipes.

Le Canadien a aussi l'habitude d'organiser un camp d'évaluation en Europe avec les joueurs qui ne sont pas invités à celui de la LNH. Si l'équipe n'a pas l'occasion de le faire cette année, Timmins y voit «la perte d'un avantage compétitif».

Malgré tout, Timmins a promis de sélectionner «le meilleur joueur disponible», comme c'est toujours le cas. Les nuances dans la définition de cette expression risquent d'être encore plus palpables cette année, en raison des contraintes liées aux impacts de la pandémie de COVID-19.

«Comme si nous avions reculé de 50 ans»: Claude Julien apprécie sa nouvelle routine

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«Comme si nous avions reculé de 50 ans»: Claude Julien apprécie sa nouvelle routine

MONTRÉAL — Claude Julien a l’impression d’avoir voyagé dans le temps, alors que le confinement forcé par la pandémie de nouveau coronavirus l’a contraint à changer son rythme de vie.

L’entraîneur-chef du Canadien de Montréal et sa famille sont installés dans leur résidence d’été en Ontario. Si Julien continue à passer du temps à réviser des matchs et à chercher des solutions pour améliorer son équipe, il essaie également de tirer du positif de cette période difficile en appréciant le temps passé en famille.

«Habituellement, même pendant l’été, il se passe toujours quelque chose. Les enfants ont des activités, ça court d’un bord ou de l’autre. C’est difficile d’avoir un repas en famille. Maintenant, c’est incroyable. Je ne me souviens pas la dernière fois que nous avons passé autant de temps la famille au complet autour de la table, a raconté Julien, mardi, lors d’une conférence téléphonique.

«Nous revenons à des valeurs que nous avions peut-être mises de côté en raison de la technologie et du rythme de vie moderne. Je me sens comme si nous avions reculé de 40 ou 50 ans.»

Julien, qui célébrera son 60e anniversaire de naissance le 23 avril, a trois enfants, dont deux d’âge scolaire. Sa fille aînée suit des cours par vidéoconférence, tandis que son garçon reçoit des travaux à faire en ligne.

«Je l’aide chaque matin à faire ses devoirs, a noté Julien. Ça fait partie de ma routine maintenant.

«Je prends aussi du temps pour regarder des vidéos afin d’être prêt si et quand la saison reprendra. Une fois par semaine, je participe aussi à une conférence téléphonique avec d’autres entraîneurs, ce que nous n’avons pas l’occasion de faire pendant la saison et que nous faisons habituellement lors du repêchage.»

Prêt à toute éventualité

Depuis que la LNH a mis sa saison sur pause le 12 mars, différents scénarios sont avancés concernant la reprise des activités. Certains tiennent à la présentation des 189 matchs restants au calendrier, d’autres sont en faveur de jouer seulement les éliminatoires. L’idée d’un tournoi à nombre variable d’équipes a aussi fait un bout de chemin sur les réseaux sociaux.

De son côté, Julien se pliera à la décision des dirigeants du circuit.

«Il est difficile d’anticiper un scénario tant que nous ne savons pas à quelle date les activités reprendront, a rappelé Julien. Ce que je comprends, c’est que la LNH ne veut pas que la prochaine saison soit affectée.

«Il y a une inquiétude si nous terminons la saison fin août-début septembre. [...] Est-ce que nous pourrions faire le camp en octobre et commencer la saison en novembre, éliminer la pause de cinq jours et rattraper le calendrier normal? Ce sont des choses auxquelles je pense, comme tout le monde, mais ce n’est pas moi qui prend les décisions.»

Le Groupe CH préparera plus de 50 000 repas pour les banques alimentaires

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Le Groupe CH préparera plus de 50 000 repas pour les banques alimentaires

MONTRÉAL — Les chefs du Groupe CH cuisineront plus de 50 000 repas pour les banques alimentaires du Québec en partenariat avec La Tablée des Chefs et ses partenaires pour les Cuisines Solidaires.

Avec un objectif de produire plus de 800 000 repas, la Tablée des Chefs a rassemblé plus de 100 chefs et cuisiniers, dont ceux des restaurants du Centre Bell et des Taverne 1909.

Cette initiative permettra la distribution de repas à des centaines d'organismes partout au Québec.

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Canadien

La relance de la LNH n'est pas la priorité pour Shea Weber

Shea Weber trouve qu’il est encore trop tôt pour parler d’une relance des activités de la Ligue nationale de hockey avec cette pandémie de COVID-19 qui fait toujours rage. Mais peu importe le scénario retenu, il espère que les clubs qui participeront aux séries éliminatoires profiteront de quelques matchs pour se donner du rythme.

C’est en gros ce qu’a répondu le capitaine du Canadien de Montréal lors d’une téléconférence à laquelle il a participé lundi en compagnie de Victor Hedman, du Lightning de Tampa Bay, d’Aleksander Barkov, des Panthers de la Floride, et de Jack Eichel, des Sabres de Buffalo.

Le modérateur de cette téléconférence a demandé aux intervenants de quelle façon ils relanceraient la saison de la LNH. Au tour de Weber, il lui a demandé si l’idée de P.K. Subban — un tournoi éliminatoire avec les 31 équipes — lui plairait.

«C’est certain que ça nous garantirait une place en séries, mais je ne crois pas que ce soit très juste pour les clubs en premières places, a-t-il dit d’entrée de jeu. Il y a tant de scénarios différents qui pourraient être invoqués quand ce sera le temps de relancer la LNH. Mais je pense que toutes les équipes qui seront qualifiées pour les séries auront besoin d’une certaine période de temps pour être prêtes, que ce soit par un mini-camp ou je ne sais quoi, car ça aura été une très grande période d’inactivité.»

Weber ne croit toutefois pas que le format des séries ou du reste de la saison de la LNH devrait alimenter les discussions actuellement.

«Cette situation est tellement plus importante que le hockey présentement. La priorité est que tout le monde soit sain et sauf. Quand nous reviendrons au jeu, tous les joueurs seront heureux de retrouver leurs partisans, peu importe le scénario qui aura été retenu.»

Eichel abondait un peu dans le même sens.

«Nous ne savons pas ce que nous ferons demain, alors difficile de dire ce que nous ferons dans quelques semaines, a imagé le capitaine des Sabres. C’est difficile de prédire ce que la vie nous réserve, alors je pense que ce serait difficile pour la ligue de dire qu’elle sait de quelle façon nous allons nous y prendre. Je ne pense pas que le monde sache ce qui va se passer dans quelques semaines. C’est donc important de rester concentré sur le très court terme, de gérer ce qui se passe avec cette pandémie.

«Cela dit, je mentirais si je disais que je ne voudrais pas qu’on joue les matchs restants. C’est difficile d’imaginer que cette saison pourrait ne pas être complétée. C’est aussi difficile à imaginer sauter immédiatement en séries après une si longue pause. La saison sert à nous mener vers le niveau de hockey nécessaire en séries, alors je souhaite poursuivre la saison. Je suis certain que ces gars-là le souhaitent aussi.»

Comme le Canadien et les Sabres, les Panthers se trouvaient hors du portrait éliminatoire quand la suspension des activités a été décrétée par Gary Bettman. Mais Barkov et ses coéquipiers se trouvaient sur une belle lancée avec deux victoires consécutives pour les placer à trois points seulement de la dernière place d’équipe repêchée dans l’Est.

«C’est certain que pour notre équipe, ce n’est pas la situation idéale, a affirmé Barkov. (...) L’enjeu est grand et j’aimerais jouer le plus de matchs possible avant ces séries. C’est certain que dans un monde idéal, nous aurions la chance de nous qualifier, mais je ne déciderai rien. Tout ce que je peux faire c’est rester en santé et être prêt quand la saison reprendra.»

Comme Weber, Hedman veut se «mettre en jambes», mais comprend que le hockey soit secondaire.

«C’est certain qu’on peut avoir autant de réponses qu’il y a de joueurs dans la ligue, mais ce serait difficile de passer directement en séries, aucun doute pour moi. On se trouve tous dans le néant par rapport à cette situation. Ce sera une décision difficile. On doit respecter les mesures de distanciation sociale encore au moins un mois, c’est loin. Faudra voir où on en est à ce moment. Le hockey est secondaire présentement: des gens meurent de ce coronavirus.»

Situation particulière

Eichel vit cette pandémie d’une façon particulière, puisque sa mère travaille comme infirmière dans un hôpital de Boston. Même si elle est en arrêt de travail temporaire, il craint son retour en première ligne.

«Heureusement pour nous, ma mère avait pris quelques semaines de congé pour superviser la convalescence de mon père, qui se remet d’une chirurgie de remplacement de l’épaule. Mais la situation étant ce qu’elle est présentement, surtout aux États-Unis, elle devra sûrement retourner au travail par la suite. Ce n’est pas exactement ce que je souhaiterais: c’est tellement un travail à haut risque que de se retrouver sur la ligne de front. Quand votre mère se trouve dans cette situation, vous souhaitez seulement qu’elle soit le plus en sûreté possible. Je suis heureux qu’elle soit à la maison présentement.»

Il a été aussi question du message qu’a enregistré Shea Weber à l’endroit de la population anglophone du Québec, afin de motiver les gens, particulièrement les personnes âgées de 70 ans et plus, à respecter au maximum les mesures de confinement.

«Nous devons comprendre que nous sommes tous dans le même bateau et la seule façon de le faire, c’est de respecter les règles de distanciation sociale. Ce n’est pas le temps de ne pas prendre ce virus et ces mesures au sérieux. Quand l’équipe m’a dit que le gouvernement souhaitait mon aide, j’étais heureux de participer. Si j’ai pu convaincre quelques personnes — même une seule — de rester chez eux, c’est le but.»

Le Canadien offre un contrat à l’attaquant Belzile

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Le Canadien offre un contrat à l’attaquant Belzile

MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal a consenti un contrat d’une saison à deux volets à l’attaquant Alex Belzile, a annoncé le directeur général Marc Bergevin par voie de communiqué vendredi.

«Depuis son arrivée au sein de notre organisation, Alex n’a jamais cessé d’impressionner par sa détermination et son ardeur au travail. Il est un modèle pour les jeunes joueurs de l’équipe en développement à Laval. La qualité de son jeu, jumelé à ses qualités de meneur, l’aideront à lutter pour un poste au camp l’an prochain», a dit Bergevin.

L’entente rapportera 700 000 $US à Belzile dans la LNH, et 225 000 $ dans la Ligue américaine de hockey, avec un salaire garanti de 250 000 $.

«C’était important pour moi de saisir cette opportunité de pouvoir poursuivre mon parcours dans l’organisation de mon enfance», a déclaré Belzile.

Belzile a marqué sept buts et récolté sept mentions d’assistance en 20 rencontres avec le Rocket de Laval en 2019-2020, en plus d’avoir écopé 30 minutes de punition. Il a cependant raté un total de 42 parties en raison de diverses blessures.

Depuis ses débuts dans l’AHL en 2012-2013, le droitier a inscrit 54 buts et amassé 78 mentions d’aide en 239 rencontres avec les Bulldogs de Hamilton, le Rampage de San Antonio et le Rocket. Le hockeyeur âgé de 28 ans s’est aussi signalé en décrochant une première invitation à la Classique des étoiles de l’AHL en 2018.

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Sports

La Coupe du monde de ski de fond sur les Plaines annulée

Le promoteur Gestev, une filiale du groupe Québecor, a confirmé vendredi matin ce à quoi un peu tout le monde s’attendait: les épreuves de la Coupe du monde de ski de fond devant être tenues à Québec en fin de semaine sont annulées.

Quelques heures plus tôt, la Fédération de ski de fond du Canada avait annoncé que les fondeurs de l’équipe canadienne ne prendraient pas part à l’événement et de nombreuses équipes avaient été rapatriées par leurs fédérations nationales avant le début officiel des compétitions.

Cette situation rendait la tenue des compétitions impossible, selon Gestev, et devant ce cas de force majeure, le comité organisateur a dû se résigner à annuler.

«Tout nous portait à croire que nous aurions des courses sur les plaines ce week-end, mais la situation, ainsi que le désistement des équipes, a évolué rapidement au cours des dernières heures», explique Marianne Pelchat, productrice déléguée de l’événement chez Gestev.

Prêts

«Nous étions prêts à accueillir athlètes, partenaires et grand public dans les meilleures conditions et nous avions mis en place des mesures fiables pour assurer leur santé et sécurité», poursuit-elle.

Jeudi, la Coupe du monde de ski de fond avait annulé sa conférence de presse de lancement et la Fédération internationale de ski (FIS) avait annoncé l’annulation des épreuves de Minneapolis et Canmore, qui devaient conclure la saison après les deux courses disputées sur les plaines d’Abraham.

La FIS avait même laissé entendre que les épreuves de Québec pourraient servir de finale à la Coupe du monde vu l’annulation des autres épreuves. Plus tôt en semaine, les équipes de Norvège et de Thaïlande, de même que tous les membres de l’équipe italienne à l’exception de Federico Pellegrino, avaient annoncé qu’ils ne seraient pas présents à Québec.

Pas une décision de la FIS

«Ce n’est pas la FIS qui a décidé d’annuler les courses, d’autant plus qu’on avait le feu vert des autorités sanitaires pour procéder et que tout était prêt. Dans une situation comme aujourd’hui, ce n’est pas la FIS qui a la légitimité de trancher quand tous les feux sont au vert. C’est la même chose pour Canmore et Minneapolis, la FIS ne décide jamais d’annuler. La décision finale repose toujours sur l’organisation locale. Il faut comprendre que les droits de marketing et de télé appartiennent à la Fédération canadienne, qui les rétrocède à l’organisation locale, dans ce cas-ci Gestev», a expliqué au Soleil l’ex-skieur français Pierre Mignerey, directeur des courses de ski de fond pour la FIS.

Arrivé au Québec jeudi, M. Mignerey repartait vendredi pour la France. «Quand je suis atterri à Montréal, j’ai reçu des messages: des équipes, dont la Suède, l’Allemagne et la Finlande, se préparaient à repartir, dont certaines à la demande de leur gouvernement. Je comprends la réaction forte des équipes, mais c’est une situation que je n’ai jamais vécue depuis que je suis à la Fédération. On avait annulé des épreuves pour des questions de manque de neige ou de mauvaise météo par le passé, mais jamais pour ça», explique-t-il.

Impacts

«Pour nous, la saison se termine donc huit jours plus tôt que prévu et on a déjà commencé à travailler pour l’an prochain», poursuit M. Mignerey, conscient de l’impact des annulations sur les organisations locales. 

«Ces organisations ont travaillé dur, ont engagé des frais et ont mis en places certaines choses et, malheureusement, elles n’auront pas les revenus des entrées puisque les événements n’auront pas lieu.»
Pierre Mignerey n’est pas certain non plus que les assurances des organisations puissent couvrir les annulations pour des raisons de santé publique. 

«Je doute fort qu’une assurance puisse couvrir cela. C’est généralement pour les questions d’enneigement ou de conditions météo que ces assurances servent.»

Le Russe Alexander Bolshunov remportera donc le Globe de cristal et le petit globe de cristal pour les épreuves de distances alors que le Norvégien Johannes Høsflot Klæbo méritera le petit globe de cristal pour les épreuves de sprint. Meneur au classement du sprint, Klæbo risquait toutefois de se faire doubler si les courses de Québec, Minneapolis et Canmore avaient lieu puisque l’équipe norvégienne avait été l’une des premières à annoncer que ses athlètes ne participeraient pas aux épreuves nord-américaines de la Coupe du monde,

Legault dit que les prochains matchs du CH devront être joués sans spectateurs

LNH

Legault dit que les prochains matchs du CH devront être joués sans spectateurs

BROSSARD - Le premier ministre du Québec, François Legault, a indiqué que le Canadien de Montréal devra jouer à huis clos, si la LNH ne suspend pas ses activités.

Legault a annoncé jeudi midi que les rassemblements à l’intérieur de plus de 250 personnes devaient être annulés en raison de la pandémie mondiale de coronavirus.

Le Canadien doit accueillir les Sabres de Buffalo jeudi soir. Le Centre Bell a une capacité maximale de 21 302 spectateurs.

La LNH a recommandé à ses équipes d’annuler ses entraînements et réunions, jeudi. Une annonce concernant l’avenir de la saison est attendue plus tard dans la journée.

Les Sharks de San Jose et les Blue Jackets de Columbus avaient annoncé mercredi que leurs matchs à domicile seraient présentés à huis clos. Ces décisions avaient été prises en réaction à des restrictions imposées par les différents comtés aux États-Unis quant aux rassemblements de masse.

Il y a 10 matchs à l’horaire dans la LNH jeudi.

La LNH, la NBA, la MLS et le Baseball majeur avaient annoncé conjointement plus tôt cette semaine qu’ils fermaient les portes des vestiaires aux membres des médias afin d’éviter toute contamination.

La NBA a suspendu ses activités mercredi soir à la suite d’un test positif à la COVID-19 d’un joueur du Jazz de l’Utah. La MLS a emboîté le pas jeudi matin.

Jonathan Drouin: finir comme il avait commencé

Canadien

Jonathan Drouin: finir comme il avait commencé

Jonathan Drouin admet que la saison a été frustrante, mais il espère profiter des derniers matchs pour retrouver le niveau de jeu qui lui a permis de récolter 15 points en 19 parties avant de tomber au combat.

Drouin n’était pas encore certain d’affronter les Sabres de Buffalo, jeudi. Il se remet toujours d’une entorse à une cheville subie le 12 février face aux Bruins de Boston. Il a disputé cinq matchs malgré la douleur, avant de décider avec les médecins de l’équipe qu’il serait peut-être dans son meilleur intérêt de prendre un peu de temps pour laisser la blessure guérir.

«Ça n’a pas aidé de continuer à jouer, mais je ne crois pas avoir aggravé la situation, a mentionné Drouin, mercredi. C’est pour ça que nous avons décidé de prendre une semaine de congé et regarder comment ça allait évoluer. Je voulais jouer au hockey. Après trois mois sur la touche, j’avais envie de jouer.»

Drouin a cette envie parce qu’il souhaite retrouver les bonnes sensations du début de saison.

L’attaquant québécois âgé de 24 ans était un joueur transformé avant de se blesser à un poignet face aux Capitals de Washington, le 15 novembre. Les heures supplémentaires pendant lesquelles il avait travaillé au cours de l’été avaient rapporté des dividendes.

«Je voulais simplifier mon jeu, a dit Drouin en se remémorant le travail effectué pendant l’été. Regardez un joueur comme Mitch Marner, il a un jeu simple et il est toujours autour de la rondelle. Je suis aussi à mon meilleur quand je suis autour de la rondelle, et non à attendre qu’il se passe quelque chose devant moi. Ça allait bien avant la blessure.

«Je jouais sans aucun doute mon meilleur hockey depuis un bon moment. L’équipe jouait bien, aussi. C’est pour ça que c’est vraiment dommage», a-t-il ajouté.

Pleinement rétabli

Drouin assure qu’il sera pleinement rétabli de sa blessure à la cheville quand il effectuera son retour au jeu. En ce qui concerne celle au poignet, il est conscient qu’il va continuer à ressentir parfois de la douleur, ou des raideurs. Les médecins lui ont mentionné que ça pourrait prendre encore «des mois, même peut-être un an» avant qu’il n’y ait plus aucun problème lié à l’opération.

Il espère profiter des quelques matchs qu’il restera à la campagne du Tricolore pour retrouver les bonnes sensations d’octobre et novembre.

«Je vais essayer de jouer de la bonne façon. Je ne veux pas jeter de matchs à la poubelle, a-t-il dit. Je veux continuer à m’améliorer, comme le reste de l’équipe.»

Quelques points d’interrogation

Le gardien Charlie Lindgren a quitté l’entraînement du Canadien mercredi, après avoir été atteint près de la gorge par un tir de Brett Kulak. Lindgren s’est laissé choir sur la patinoire, puis a vite retraité vers le vestiaire.

L’entraîneur-chef Claude Julien n’avait pas encore de mise à jour à offrir concernant la disponibilité de Lindgren face aux Sabres.

Les défenseurs Shea Weber et Christian Folin, ainsi que l’attaquant Paul Byron ont profité d’une journée de traitements. De son côté, le gardien Carey Price s’est entraîné hors de la patinoire.

Julien a indiqué que Folin était le seul de ce groupe à représenter un cas incertain pour le match de jeudi.

Nashville 4/Montréal 2: trop peu, trop tard pour le CH

Canadien

Nashville 4/Montréal 2: trop peu, trop tard pour le CH

Le Canadien avait organisé une soirée country, mardi soir au Centre Bell, dans le cadre de la visite des Predators de Nashville. La formation montréalaise s’est peut-être faite trop accueillante.

L’offensive du Canadien n’a pas fait de flammèches pendant deux périodes et malgré de beaux efforts lors du troisième tiers, le Tricolore a perdu 4-2.

L’entraîneur-chef Claude Julien s’était dit insatisfait de son offensive après qu’elle eut inscrit un but en deux sorties en Floride la semaine dernière. Il n’a pas dû être impressionné lors des 40 premières minutes de jeu mardi, alors que le Canadien a souvent manqué de synchronisme en entrée de zone et n’a pas joué avec beaucoup d’intensité.

Le Canadien a finalement sorti les griffes en troisième période, mais ce fut trop peu trop tard.

«Carey (Price) a sauvé les meubles en première période, puis la deuxième a été catastrophique, a admis Julien. Nous sommes revenus en troisième période avec beaucoup plus d’énergie, de détermination. C’est ce qui est décevant.»

Le gardien des Predators Juuse Saros en a profité pour prolonger sa séquence sans accorder de but à 181:07. Il s’agit de la deuxième séquence plus longue du genre dans l’histoire des Predators, derrière celle de Dan Ellis en 2008 (233:39).

Artturi Lehkonen et Lukas Vejdemo, avec son premier dans la LNH, ont marqué les buts du Canadien (31-31-9), qui a encaissé un troisième revers de suite. Carey Price a repoussé 32 lancers.

Le Canadien a glissé à 10 points des derniers rangs donnant accès aux séries dans l’Association de l’Est, puisque les Maple Leafs de Toronto et les Hurricanes de la Caroline ont gagné, mardi.

Filip Forsberg a récolté deux buts et une aide, alors que Calle Jarnkrok et Ryan Johansen ont également fait bouger les cordages pour les Predators (35-26-8), qui ont gagné un troisième match d’affilée. Roman Josi a amassé deux aides et Saros a effectué 32 arrêts.