Drake Batherson a pris en main l’attaque, jeudi soir, inscrivant trois buts dans le gain décisif de 7-2 du Canada contre la République tchèque en demi-finale.

Canada et Suède ont rendez-vous en finale

BUFFALO — La finale du Championnat mondial, vendredi soir, opposera le Canada à la Suède.

En soirée, Drake Batherson a mené la marche avec un tour du chapeau, permettant à Équipe Canada junior de disposer de la République tchèque par la marque de 7-2. Ainsi, les représentants de l’unifolié atteignent la finale pour la troisième fois en quatre ans. Sam Steel, Maxime Comtois, Jordan Kyrou et Boris Katchouk ont inscrit les autres filets du Canada, qui a largement dominé tous ses matchs depuis le début du tournoi, à l’exception de la rencontre qu’il a perdue 4-3 en fusillade, en plein air, contre les États-Unis lors de la ronde préliminaire. 

Vendredi, ce sera la quatrième fois que les Canadiens et les Suédois croiseront le fer en grande finale. Lors des trois occasions précédentes, en 1996, en 2008 et en 2009, le Canada l’avait emporté. «Je crois que ce sont les deux meilleures équipes de ce tournoi qui se feront face», a estimé le gardien but de la Suède, Filip Gustavsson.

Les Suédois ont détrôné les Américains 4-2, en après-midi. Les États-Unis tentaient de devenir le premier pays à conserver sa couronne depuis le Canada et ses cinq triomphes d’affilée à compter de 2005.

La Suède a empêché les Américains de célébrer un premier championnat à la maison. En quête d’une première médaille d’or depuis 2012, la Suède compte notamment sur le défenseur Rasmus Dahlin qui, selon plusieurs, pourrait être le premier choix lors du prochain repêchage de la LNH.

Elias Pettersson, Lias Andersson, Oskar Steen et Axel Jonsson Fjallby, des deux derniers en avantage numérique, ont donné une avance de quatre buts aux Suédois avant que Kieffer Bellows et Brady Tkachuk déjouent tardivement Filip Gustavsson, auteur de 29 tirs. Du côté des Américains, Joseph Woll a stoppé 16 tirs avant d’être remplacé par Jake Oettinger après le dernier but des Suédois.

La mise au jeu protocolaire a été faite par l’ancien demi offensif Thurman Thomas, l’un des grands noms de l’histoire des Bills de Buffalo. Il a été intronisé au Temple de la renommée du football en 2007.

Fasel pense déjà à 2022

Présent à Buffalo, René Fasel a par ailleurs lancé sa campagne de lobbyisme afin que les meilleurs hockeyeurs au monde soient des Jeux olympiques d’hiver de 2022, à Pékin. «De voir s’affronter les meilleurs aux Olympiques, à Pékin, c’est la mission que je me suis donnée. Je veux que ça se produise. Je dois le faire. Je n’ai pas le choix. Pour les amateurs de hockey, pour notre sport, je dois le faire», a lancé le président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF).

Il y a deux enjeux principaux dans ce dossier. Premièrement, les coûts d’assurances et de transport pour les équipes nationales, que Fasel estime à environ 15 millions $US. Deuxièmement, la perte de revenus des ligues professionnelles qui prêteront leurs joueurs. «Nous devons trouver l’argent, peu importe la façon», a-t-il indiqué.

Si la LNH n’est pas capable d’inclure la participation de ses joueurs dans sa prochaine convention collective, Fasel a suggéré que l’IIHF tenterait d’envoyer les meilleurs joueurs de moins de 23 ans, comme le fait le soccer aux Jeux d’été.