Camp d'entrainement d'une équipe de la NFL à Québec: Constantin a tâté le terrain

Si les Raptors viennent de passer la semaine à Québec, un club de la NFL aurait pu en faire tout autant si les démarches de Glen Constantin avaient connu un dénouement positif, l’an dernier.

L’entraîneur-chef du club de football Rouge et Or a confié, jeudi, avoir eu des discussions avec la Ligue nationale de football afin qu’une équipe tienne une partie de son camp d’entraînement au PEPS de l’Université Laval dans un avenir rapproché.

«On avait eu des pourparlers, l’an passé, mais ça demande beaucoup de logistique, il y a plus de monde. Et les règles avec l’association des joueurs sont nombreuses, ça prend aussi un terrain naturel avec les dimensions du football américain», expliquait l’homme de football, en point de presse.

Selon lui, le PEPS aurait été un site extraordinaire pour accueillir un club de la NFL, ne serait-ce que quelques jours. Mais il se demandait si les dirigeants de ce circuit y penseraient deux fois avant de s’amener à nouveau au Canada à la suite de la mauvaise expérience du match hors-concours présenté à Winnipeg, au mois d’août.

«Il y a eu un manque de planification. Je ne veux pas les critiquer, mais quand tu vends à peu 25 000 billets et que tu joues sur un terrain de 80 verges, ils peuvent avoir été un peu échaudés de ça… Si on avait l’opportunité [de recevoir une équipe], je mettrais les efforts pour convaincre monsieur [Gilles] D’Amboise de voir si on pourrait le faire parce que ce serait génial.»

L’entraîneur-chef le plus décoré du football universitaire canadien n’a pas eu la chance de rencontrer celui des Raptors, Nick Nurse, dans les couloirs du PEPS.

«Je n’ai pas croisé personne. Je me suis acheté des billets et je ne pourrai même pas y aller parce que notre pratique finit à 18h45. Ma conjointe y va, il y a un buzz autour de ça, c’est palpable», disait à propos du match de jeudi.

Même s’il n’est pas impliqué dans le même sport, Constantin ne voyait que du positif dans le séjour des Raptors à Québec.

«Pour la région de Québec et tout le basketball scolaire, c’est immense. Il y a de l’engouement, ça va aussi aider le Rouge et Or basket, mais ça va au-delà de l’argent. Pour nous, ça amène certaines contraintes, mais c’est mineur pour tout ce que ça apporte. C’est quand même spécial de voir des gars de la NBA parler en français avec nos médias locaux.»