Le dôme du Stade Canac a été dégonflé, dimanche. Il a fallu en tout six heures et quelque 80 personnes pour ensuite plier et ranger les quatre énormes morceaux de toile.

Bye bye dôme!

Et voilà. Après 205 jours, soit plus de six mois et un long hiver à faire partie du paysage de Québec, le dôme du Stade Canac a été dégonflé, dimanche. Il a fallu en tout six heures et quelque 80 personnes pour ensuite plier et ranger les quatre énormes morceaux de toile.

Si le directeur général du Complexe Baseball Victoria (CBV) qualifie de «réussite totale» la première saison de cette infrastructure atypique aménagée pour couvrir le grand terrain synthétique, Jean-Philippe Roy convient que cette nouvelle expérience ne s’est pas déroulée sans heurt.

«Le dimanche 29 avril, il y avait encore du monde qui jouait. Puis dès le lendemain, le lundi matin, les travaux devaient commencer à 7h. Mais il fallait attendre deux journées de suite sans pluie. Ce qui nous a amenés à samedi, mais là il ventait trop et ç’aurait été dangereux de déchirer la toile.

«Alors on a dû attendre à dimanche, une semaine plus tard que prévu, poursuit-il. Mais le démontage en tant que tel s’est très bien passé. Ç’a même été plus rapide que prévu. Et on sait maintenant que ça prend beaucoup de gens pour plier et ranger, parce que c’est vraiment lourd», explique celui qui est aussi à la tête du programme baseball-études des Canonniers, dans la région de Québec, en plus d’être instructeur adjoint avec les Capitales tout l’été.

Quelques morceaux de gazon artificiel restent donc à être installés dans le champ extérieur, ce qui pourrait modifier l’horaire du camp d’entraînement des Capitales dans les prochains jours.

Le gonflage/montage avait aussi été plus long que prévu, début octobre, deux semaines au lieu d’une. La première tempête avait ensuite causé des maux de tête à Roy et son équipe. Un contrat de déneigement a depuis été pris avec une compagnie spécialisée et les ajustements nécessaires seront apportés pour simplifier encore davantage la deuxième année.

Loin d’un cauchemar

Le rêve devenu réalité ne s’est quand même pas transformé en cauchemar, au contraire. Organisme sans but lucratif (OSBL), le CBV fera ses frais pour la première année, puisque son taux d’occupation a avoisiné les 85 % sous la voûte de 80 pieds de hauteur.

Considérez en plus qu’en cédant la gestion d’une infrastructure de loisir municipale à l’OSBL, la Ville de Québec économise 120 000 $ par année. Avant, elle investissait autour de 400 000 $ dans l’entretien annuel du stade pour l’utilisation presque exclusive des Capitales et des Diamants, l’équipe junior élite. Maintenant, la Ville paie 280 000 $ chaque année pour une utilisation sur 12 mois et à longueur de journée, été comme hiver.

Écoles secondaires, cégeps, municipalités et d’autres propriétaires de club de la Ligue Can-Am sont venus voir de quoi il en retourne. Question de contempler de visu le seul endroit au Canada où l’on pouvait jouer au baseball chaque jour cet hiver, le Rogers Centre de Toronto n’étant pas toujours ouvert.

Les dirigeants du CBV commencent même déjà à constituer une réserve en vue du renouvellement de l’équipement. Un terrain synthétique de ce type possède une durée de vie normale de 8 à 12 ans, mais l’abondante utilisation de celui-ci devrait raccourcir sa survie entre six et huit ans, révèle Roy. La toile du dôme, elle, est garantie 20 ans et devrait durer 25 ans.

Pas mal pour un projet de 4,1 millions $ qui fêtera son premier anniversaire le 1er juin.