Bryan Lizotte a dirigé neuf joueurs qui font toujours partie du Blizzard.

Bryan Lizotte se réjouit pour le Blizzard

Entraîneur-chef du Blizzard pendant cinq ans, Bryan Lizotte se réjouit de la présence du Séminaire Saint-François en finale de la Ligue de hockey midget AAA.
«Je pense qu'ils sont des prétendants à encore plus que ça», admettait-il au lendemain de la victoire de son ancienne formation en demi-finale contre Lévis. Maintenant adjoint à l'entraîneur-chef chez le Titan d'Acadie-Bathurst dans la LHJMQ, Lizotte connaît bien les joueurs de l'actuelle édition du SSF. À sa dernière saison à la barre du Blizzard, l'an dernier, il a dirigé neuf joueurs qui en font toujours partie.
«Je ne suis pas surpris par leur participation à la finale, je l'avais dit, l'an passé. En perdant les services d'Antoine Crête-Belzile et de Dereck Baribeau, nous avions pris la décision de bâtir avec des 15 ans, la saison dernière, sachant que la cuvée 2001 allait être très bonne avec l'arrivée de Jakob Pelletier, notamment», expliquait-il avant le second match de la série contre les Remparts, samedi.
Il semblait encore fier de sa décision d'avoir alors trouvé des postes dans l'équipe à Métis Roelens et Yan-Cédric Gaudreault, au début de la saison 2015-2016. D'autant plus que le premier jouait au niveau cadet à l'Académie Saint-Louis et que le second arrivait du bantam BB de Charlevoix, soit de l'extérieur de la structure intégrée du SSF.
«Ça n'avait pas fait l'affaire de tout le monde, mais je pensais qu'on devait avoir les meilleurs joueurs de la région. Les joueurs de 15 ans de l'an passé ont pu grandir, ce qui leur a permis de bien encadrer ceux de cette saison. Le Blizzard a aussi eu la chance de ne pas perdre de 16 ans au profit de la LHJMQ. Je suis très content pour Martin [Laperrière], c'est un bon coach, pour ses adjoints, Serge Duchesne et Claude Lefebvre, avec lesquels j'ai conservé une bonne relation.»
Un monde de différence
Le départ de Lizotte, qui a participé deux fois à la finale (2011-2012 et 2012-2013) avec le SSF sans la gagner, avait fait jaser à la fin de la saison dernière. Il s'est replacé à Bathurst, où il apprécie son rôle d'adjoint.
«Il y a un monde de différence entre le junior et le midget AAA. Le poste d'adjoint me permet de voir un autre côté du métier, j'apprends beaucoup avec Mario [Pouliot] et l'environnement, ici, fait en sorte qu'il est facile de venir travailler et de s'épanouir.»
Sa famille - le couple a deux jeunes enfants - habite toujours à Québec. Sa femme est d'ailleurs enseignante au SSF. «Mario et Sylvain [Couturier, le directeur général] sont très compréhensifs et accommodants. Je les vois aux deux semaines. Ici, à Bathurst, c'est comme si on y avait notre chalet avec vue sur la mer. Sauf que présentement, on voit surtout de la neige», dit-il en riant.
Il retrouvera les siens, dès lundi, jour d'arrivée du Titan à Québec pour les matchs 3 et 4. «Mais tu restes à l'hôtel avec nous», l'avertissait Pouliot sur un ton amusé.