Même s’il se fait parler régulièrement du jeu truqué de la Coupe Dunsmore de 2016, le receveur Jonathan Breton-Robert dit être passé à autre chose.

Breton-Robert entend encore parler du jeu truqué de 2016

Presque deux ans plus tard, le jeu truqué qui a permis à Jonathan Breton-Robert de se faire beaucoup d’ennemis à Montréal est loin dans l’esprit du receveur de passes du Rouge et Or à quelques heures du premier duel de la saison contre les Carabins.

Alors que le Rouge et Or tirait de l’arrière 17-13 en finale de la Coupe Dunsmore et au troisième essai à la ligne de trois des Carabins, Breton--Robert et le quart-arrière Hugo Richard avaient en quelque sorte échangé leurs rôles.

Le centre avait remis le ballon au demi offensif Sébastien Serré, qui l’avait ensuite remis à Breton-Robert. Celui-ci avait alors fait une passe à son quart-arrière dans la zone des buts devant des joueurs des Carabins médusés.

«C’est toujours spécial de jouer contre les Carabins, j’ai toujours cette arrière-pensée avec ce qu’il y a eu. Mais c’est du passé. Maintenant, c’est le présent et tout le monde veut performer au maximum», a-t-il déclaré en point de presse, jeudi.

«Tout le monde m’en parle encore, de ce jeu truqué. C’est l’fun, mais j’ai passé à autre chose. Samedi, sur le terrain, je n’y penserai pas. Je vais penser à exécuter les jeux qu’on a préparés en pratique.»

Plus mûr

Il faut dire que le joueur recrue de 2016 a mûri et est devenu un élément important de l’attaque du Rouge et Or. «Sûrement qu’on me surveille un peu plus depuis ce temps-là», affirme-t-il avec le sourire. «Les Carabins ont de bons joueurs défensifs, mais nous aussi. Ils ne nous intimident pas», poursuit-il avant d’aborder la question de l’atmosphère plutôt endiablée du stade du CEPSUM.

«C’est plus dur avec le bruit et il y en a beaucoup au CEPSUM. Mais c’est quelque chose qu’on a pratiqué, nous aussi. On ne s’attend pas à faire moins de points contre eux. On veut toujours faire le plus de points possible. À eux de nous arrêter!»

Avec son frère

Breton-Robert avoue également avoir beaucoup de plaisir à voir son frère jumeau Vincent, un porteur de ballon, qui devrait avoir plus de temps de jeu avec le Rouge et Or cette année. 

«L’an dernier, il n’avait joué que deux matchs avant de se blesser. C’est plaisant de le voir s’impliquer et avoir un impact. Quand il fait des gros jeux, des first down, c’est vraiment agréable», affirme-t-il.

Originaires de Saint-Anselme, les frères Breton-Robert avaient joué ensemble chez les Faucons de Lévis-Lauzon au niveau collégial, mais Vincent avait pris une pause de football d’un an avant de faire un retour l’an dernier avec le Rouge et Or.

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Le demi défensif Maxym Lavallée (22), qui a été courtisé par les Carabins, est heureux d'avoir choisi le Rouge et Or, notamment parce qu'il peut jouer des anciens coéquipiers du Campus Notre-Dame-de-Foy.

LES RETROUVAILLES DU NOTRE-DAME

Pour le demi défensif Maxym Lavallée, sa première saison avec le Rouge et Or de l’Université Laval a parfois des allures de retrouvailles de son équipe collégiale, le Notre-Dame du Campus Notre-Dame-de-Foy.

«Je suis vraiment excité d’être dans l’environnement du Rouge et Or et encore davantage puisque j’y retrouve plein de gars qui jouaient aussi avec moi l’an dernier : Vincent Forbes-Mombleau, Vincent Girard, Antoine Dansereau-Leclerc, Charles-Antoine Beaulieu, Jean-Philippe Pépin et Yanis Chihat», énumère-t-il en entrevue.

En fait, le Notre-Dame est l’équipe collégiale qui compte le plus de ses anciens joueurs avec le Rouge et Or, soit 17, devant les Élans de Garneau (13). «C’est vrai, car en plus de mes coéquipiers de l’an dernier, il y en a plein avec qui j’avais aussi joué les années précédentes. J’ai eu tellement de fun au Cégep avec eux, c’est l’fun de jouer encore quatre ou cinq ans à leurs côtés.»

Approché par les Carabins

Lavallée s’apprête à goûter à son premier duel avec les Carabins, lui qui avait hésité entre revêtir l’uniforme bleu et blanc ou l’uniforme rouge et or après avoir été approché par les deux grands rivaux du football universitaire québécois durant la saison morte.

«Oui, j’avais hésité entre les deux équipes, mais ça ne change rien. Maintenant, je suis à l’Université Laval et je ne regrette pas du tout mon choix. Je ne peux pas être plus heureux que je le suis en ce moment et je vais tout faire pour que le Rouge et Or gagne.»

Même s’il n’a jamais participé à un match Rouge et Or-Carabins, il croit avoir une petite idée de l’atmosphère qui règne samedi après-midi. «J’ai vu des matchs à l’Université Laval et à la télé quand j’étais au cégep. Je suis conscient de ce que c’est et j’ai hâte d’en faire partie. Ce sera un match difficile, mais ce sont les meilleurs matchs.»

Quant à la transition entre le football collégial et universitaire, le numéro 22 estime qu’il la vit très bien. «C’est plus difficile de s’adapter au playbook, mais la chance que j’ai, c’est que tous mes coachs du cégep étaient des anciens du Rouge et Or. Alors les playbooks se ressemblent quand même.»

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MCGEE NE CRAINT PAS D'ÊTRE CIBLÉ PAR LES OFFICIELS

Suspendu à deux reprises la saison dernière pour rudesse excessive et ayant écopé de pénalités pour rudesse et pour conduite antisportive lors du dernier match du Rouge et Or contre Concordia, le demi défensif Kevin McGee ne craint pas d’être «ciblé» par les arbitres du football universitaire québécois.

En 2017, McGee avait d’abord été suspendu un match pour un plaqué contre le receveur de passes James Tyrrell (Concordia) lors d’une partie de la saison régulière, puis pour trois matchs pour un plaqué à la tête sur le receveur de passes Khalil Kerr (Carabins) lors du match de la Coupe Dunsmore.

«C’est dur à dire si je pense être ciblé, mais j’espère bien que non. Non, je ne crois pas que je suis un gars ciblé», a-t-il affirmé après l’entraînement des siens, vendredi. «Le football est un sport qui va extrêmement vite et moi, qui suis un joueur rapide, il peut arriver que je fasse un plaqué pas correct. Il peut aussi arriver que l’arbitre fasse une erreur», poursuit-il au sujet de la pénalité pour rudesse dont il a écopé en fin de match contre Concordia, samedi dernier.

Le demi défensif de 24 ans s’était fâché après cette pénalité et avait écopé d’une autre pénalité pour conduite antisportive. Il avait ensuite été gardé à l’écart par son entraîneur-chef Glen Constantin pour les quelques minutes qui restaient au match. 

«Glen en a reparlé avec moi après la fin de semaine», indique McGee, qui considère encore, comme son entraîneur, que son plaqué était légal et que l’officiel s’est trompé sur cette séquence de jeu. «J’ai regardé ce plaqué plusieurs fois et j’ai frappé fort, mais mon plaqué était correct. Il était légal. Mais ce n’est pas plus grave que ça, l’erreur est humaine.»

McGee n’a pas l’intention de changer son style de jeu. «Ça fait 15 ans que je joue de la même façon et je ne vais pas changer à ma dernière année. Je suis un gars qui frappe fort, mais je frappe légal.»