Derick Brassard a disputé un fort match défensivement, dimanche, empêchant notamment les Flyers de décocher le moindre tir au but contre le gardien Matt Murray.

Brassard semble retrouver son rythme

PITTSBURGH — Comme d’habitude, 18 joueurs des Penguins de Pittsburgh ont participé à la rencontre à Philadelphie, dimanche. Parmi eux, un seul n’était pas sur la glace pour un seul tir des Flyers dans cette rencontre.

C’est pour ce genre de détail que le dg des Penguins, Jim Rutherford, a fait l’acquisition de Derick Brassard en fin de saison pour pivoter le troisième trio de l’équipe.

Dans la victoire de 5-1 des Penguins, dimanche, l’ancien des Sénateurs a passé 11:15 sur la patinoire, dont 7:59 à forces égales. Pendant ce temps, les Flyers n’ont tenté que cinq tirs vers le filet, mais aucun ne s’est rendu jusqu’au gardien Matt Murray.

De plus, selon le site Web naturalstattrick.com, les Penguins ont tenté 70,59 % de leurs lancers à forces égales alors que Brassard participait à l’action, le plus haut pourcentage du club ce jour-là. Tout ça après avoir terminé dernier et troisième avant-dernier à ce chapitre dans les matchs 1 et 2 de la série. Bref, un signe encourageant si l’on tient compte du fait que Brassard a raté les cinq derniers matchs de la saison régulière en raison d’une blessure au bas du corps et qu’il a eu du mal à trouver son rythme depuis son arrivée à Pittsburgh, le 23 février, même si son patron semble satisfait de son rendement général. 

«Il est meilleur de match en match», souligne l’entraîneur-chef des Penguins Mike Sullivan. «Il jouait plutôt bien avant de se blesser. Ç’a été plus difficile à son retour, mais ce qu’on a vu dimanche nous a encouragés. Je crois que dimanche, il a vraiment joué son meilleur match, et nous sommes confiants qu’il continuera à progresser.»

Se reposer à la maison

Dans les séries, le repos peut faire toute la différence. Or, il est rare que les équipes qui s’affrontent soient assez proches l’une de l’autre pour pouvoir rentrer à la maison entre deux matchs disputés sur la patinoire adverse. 

Comme ils bénéficiaient de deux jours de congé entre les matchs 3 et 4, les Penguins ont décidé de s’offrir ce luxe. Ils sont donc rentrés dans leurs quartiers après leur victoire de dimanche et se sont déliés les jambes mardi à leur complexe d’entraînement situé à Cranberry Township, en banlieue de Pittsburgh. 

«C’était logique pour nous d’agir de la sorte», avait déclaré Sullivan, lundi. «Le voyage entre Philadelphie et Pittsburgh est plutôt court, et nous considérions comme très important le fait que les joueurs puissent se reposer chez eux et passer du temps avec leur famille. Ça nous permet aussi de s’entraîner dans nos installations, où les gars sont plus à l’aise.» C’est donc mercredi en début de journée que les Penguins franchiront les quelque 480 km qui les mèneront de nouveau au Wells Fargo Center pour le match en soirée (19h).

Toutefois, les Penguins seront privés mercredi des services de l’attaquant Patric Hornqvist, qui souffre d’une blessure dont la nature n’a pas été dévoilée. Le Suédois, qui a terminé la saison régulière au troisième rang de la LNH pour les buts inscrits en avantage numérique, pourrait avoir été blessé lorsqu’il a été frappé par-derrière par le défenseur Andrew MacDonald, dimanche.