Souvent au cœur de controverses, l’attaquant des Bruins de Boston Brad Marchand a été chaleureusement accueilli par les amateurs de Québec, jeudi, peut-être en raison de son récent échange de messages sur Twitter avec le Canadien de Montréal...

Brad Marchand, une petite peste populaire

Trois mois après l’élimination des Bruins aux mains du Lightning au deuxième tour éliminatoire, c’est un Brad Marchand tout relaxe qui s’est amené à Québec jeudi, afin d’apporter sa contribution au Pro-Am Gagné-Bergeron. De quoi presque faire oublier le moment qui avait fait basculer la série...

On se souviendra de l’incident. Dans le quatrième match contre Tampa Bay, Marchand avait léché Ryan Callahan au visage. Geste pour lequel il s’était repenti après l’élimination des siens. La controverse qui s’en était suivie avait toutefois fait couler beaucoup d’encre, particulièrement à Montréal, où le joueur des Bruins a remporté un échange musclé avec le Canadien par l’entremise de leurs comptes Twitter respectifs.

Le CH avait alors établi un lien entre les dangers de lécher ses balles de golf et la peste des Bruins. Marchand avait répondu : «C’est drôle, venant d’une équipe exclue de la course aux séries depuis octobre».

En territoire neutre jeudi, le petit attaquant originaire d’Halifax s’est tourné vers l’humour pour répondre à un journaliste lui soulignant qu’il était le joueur contre qui le Canadien détestait le plus jouer. «C’est probablement parce que je suis aussi beau! [Rires]

«En vérité, il y a une grosse rivalité entre Montréal et nous, alors je pense qu’il y a beaucoup de haine entre les deux équipes, sans égard aux joueurs qui sont dans l’alignement. C’est le fun de participer à cette rivalité, qui dure depuis très longtemps. C’est cool pour les joueurs de faire partie de ça», a ajouté Marchand, un des joueurs de la LNH les plus applaudis, au Centre Vidéotron, jeudi.

Quant à son match de boxe avec les communications du Canadien, Marchand s’est dit justifié d’avoir répondu. «Je ne dirais pas que je regrette mon geste. Ils m’ont attaqué et j’ai répondu. C’est œil pour œil, dent pour dent», a-t-il indiqué, l’air frondeur.

Belle chimie

Marchand s’est dit impatient de reprendre le boulot avec les Bruins — une équipe quasi inchangée pendant la saison morte —, lui dont le partenariat avec le centre Patrice Bergeron est l’un des plus endurants de la LNH. «Notre synergie, je ne pense pas que c’est quelque chose qu’on peut enseigner. Nos façons de jouer se complètent bien.

«Mais on travaille beaucoup sur notre communication. On échange beaucoup au sujet de notre jeu et on parle continuellement de façons de s’améliorer. C’est quelque chose sur lequel on travaille depuis très longtemps. Ce n’est pas quelque chose qui est arrivé du jour au lendemain», a raconté l’ailier gauche, qui a cumulé 34 buts et 51 passes en 68 matchs, en 2017-2018.

Cette alchimie est également le résultat de leurs styles différents, croit-il. «On excelle à des choses différentes. Mais je pense surtout que nous sommes tous les deux capables d’avoir la rondelle, que nous aimons la contrôler et que nous travaillons fort pour la récupérer et créer des revirements. C’est ce que nous faisons depuis plusieurs années. Nous travaillons four pour fatiguer l’adversaire, lui faire faire des erreurs et en profiter.»

À l’extérieur de la glace, la relation entre Bergeron et Marchand se veut également au diapason. Sur la route, ils partagent généralement leurs repas. Il n’était donc pas question de refuser l’invitation de son bon ami à participer au Pro-Am Gagné-Bergeron.

«J’avais entendu parler de l’événement par les gars et je pensais que ça pourrait être le fun d’en faire partie. Dans la chambre, avec les gars qui sont ici, on peut se côtoyer de façon différente. Normalement, on compétitionne les uns contre le autres, mais aujourd’hui, on a du plaisir, on apprend à se connaître et on passe du bon temps.»

+

RETRAITE FLORIDIENNE POUR LECAVALIER

Retraité du hockey depuis deux ans, l’ancienne vedette du Lightning Vincent Lecavalier a accepté lui aussi de sauter sur la glace à l’occasion du Pro-Am Gagné-Bergeron, jeudi. N’ayant joué au hockey qu’une «dizaine de fois» depuis qu’il a accroché ses patins, l’ancien centre ne faisait pas de promesse quant à sa performance. «Je suis sur la glace souvent avec mon fils, mais pas pour dire que je suis en forme. Ça va être un grand test!» Outre les causes soutenues par l’événement, Lecavalier a justement accepté d’y participer pour permettre à ses trois jeunes enfants de le voir jouer, lui qui savoure désormais son rôle de père à temps plein. «Je coache mon fils Gabriel au hockey. L’année passée, ç’a commencé mollo, mais cette année, on a déjà quatre tournois de bookés!» Installé à Tampa Bay, Lecavalier, qui continue de venir passer ses étés au Québec, a renoué avant la rencontre avec son ancien patron de l’Océanic, Maurice Tanguay.

+

428 000 $ POUR LES ENFANTS

Simon Gagné et Patrice Bergeron ont remporté leur pari! Désireux de présenter un 10e Pro-Am mémorable, les deux vedettes de la LNH ont plus que quadruplé la recette de 2017 en présentant un chèque de 428 000 $ aux cinq organismes bénéficiaires : le Pignon bleu, Leucan, ainsi que les fondations Maurice Tanguay, Philippe Boucher et Simple Plan. «On est ici pour redonner au suivant. On est dans une position où on peut le faire et on apprécie beaucoup de passer du bon temps avec vous», a lancé Bergeron aux partisans, lors de la présentation des joueurs, à la place Jean-Béliveau. Ce sont les Sharks de Marc-Édouard Vlasic qui ont remporté la Coupe Pierre-Gagné par un pointage de 24-23.