Débarqué la veille de l’Alberta, le receveur de 23 ans Riley MacDonald (à gauche) a connu un chaud baptême du feu dans les rangs professionnels, dimanche. Il a été la cible des 159 tirs des quatre lanceurs des Capitales, dans ce match de plus de trois heures.

Boulders 4/Capitales 8: du soleil dans la tempête

Malgré l’hécatombe de blessés et de départs qui s’abat sur eux, les Capitales continuent de gagner. Dimanche, à Québec, ils ont vaincu les Boulders de Rockland pour une troisième fois en quatre jours, 8-4.

Ce gain rapproche les Capitales (34-20) à un seul match de la tête du classement et des Miners de Sussex (35-19), en congé forcé dimanche à cause de la pluie qui sévissait au New Jersey.

Pour une troisième journée, l’équipe se passait de trois de ses cinq meilleurs frappeurs en Kalian Sams, Maxx Tissenbaum et Yordan Manduley. Sams, atteint par un tir jeudi, a passé des radiographies, dimanche matin, et saura lundi si son poignet est cassé. Tissenbaum, aussi atteint à une main comme frappeur, pourrait lui revenir au jeu lundi ou mardi, à Ottawa. Quant à Manduley, parti disputer un tournoi international avec Cuba, on ne le reverra que le 2 août.

Encore une fois, des joueurs de soutien ont pris les choses en main, cette fois devant 1751 spectateurs au Stade Canac. «Dans le contexte, d’en gagner trois sur quatre contre Rockland, c’est plus que satisfaisant», avouait le gérant Patrick Scalabrini, une fois de retour dans son bureau.

«Des gars qu’on attendait moins nous ont fait gagner ces matchs-là et c’est tout à leur honneur», a poursuivi le patron, soulignant l’apport offensif des Brad Antchak, Edgar Lebron et Lachlan Fontaine. Sans oublier ce bon vieux Jonathan Malo, ex-joueur étoile (2012 à 2016) sorti une nouvelle fois de sa retraite pour quelques jours au bonheur de tous.

Dans cette série, l’air de rien, le Québécois de 34 ans a frappé pour 5 en 13, produit deux points et croisé le marbre à trois reprises. «J’essaie de donner tout ce que j’ai quand je suis là. Mon dos en arrachait plus ce matin, mais les physios de l’équipe m’ont été d’un grand secours et je les en remercie!» s’est exclamé celui qui ne s’ennuie pas des semaines passées loin de la maison. Il a pris soin de remettre sa démission à son gérant et ami dès la poignée de main finale.

Antchak a frappé deux doubles, dont un tout juste sur la ligne du champ droit, pour un dimanche de 3 en 5, deux points produits et deux points comptés. Deux points produits aussi pour Fontaine dans la rencontre. Dans cette série de quatre matchs, Malo, Antchak, Fontaine et Lebron ont cumulé une fiche collective de 24 en 57 (,421), en plus de produire 11 points et d’en marquer autant.

Pas si simple sur la butte

La situation n’est pas plus simple sur la butte pour Scalabrini. Son as Arik Sikula a donné un dernier départ, samedi, avant de partir pour le Mexique, le Cubain Lazaro Blanco est en tournoi international comme son compatriote Manduley, Karl Gélinas a raté deux départs à cause d’une blessure à l’épaule et Brett Lee effectuait un retour au jeu dimanche, après trois semaines sur la liste des blessés. Et on ne parle que des lanceurs partants!

Toujours est-il que Lee (0-2, 4,01), dans un duel de gauchers contre le géant de 6’ 10” Garrett Johnson (3-2, 5,53), a tenu son bout et livré la soixantaine (65) de lancers attendue de sa part. Il a officié quatre manches et accordé deux points, dont un seul mérité, avant d’être remplacé par Sean Donatello (2 ml, 2 pm, 2 cs), Will Dennis (1,1 ml, victoire) et Andrew Eliott (1,2 ml, 1 cs). «Lee a été bon et moins erratique que lors de ses derniers départs avant sa blessure. C’est bon signe. Et il semblait épanoui de voir que ça se passait bien», s’est réjoui Scalabrini.

Car des sources de réjouissance, le gérant en cherche. Possible lundi qu’il doive amorcer des recherches pour remplacer l’irremplaçable Sams. Au monticule, il donnera une nouvelle occasion au Dominicain Juan Benitez de se faire valoir, sans doute mercredi, à Ottawa.

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Sikula lancera vendredi au Mexique

Tel que déjà annoncé dans Le Soleil, le partant Arik Sikula (photo) part pour le Mexique. Meilleur lanceur des Capitales avec une moyenne de points mérités de 2,50 et huit victoires, un sommet dans la Ligue Can-Am, l’Américain de 29 ans trouvera au sud un circuit plus relevé et plus lucratif. Il prendra l’avion mardi et sera au monticule vendredi à Saltillo dans l’uniforme des Saraperos, contre les Leones du Yucatan. «Je quitte Québec après la saison et demie où j’ai eu le plus de plaisir à jouer au baseball dans ma vie. Je suis sûr que ce n’est pas la dernière fois que je lance ici. Mais le Mexique est un beau défi de carrière, avec de nombreux frappeurs d’expérience. J’ai hâte», a affirmé Sikula après la rencontre, entre les au revoir à des coéquipiers. Il place le Mexique dans sa liste des meilleures ligues latino-américaines avec Porto Rico, le Venezuela et la République dominicaine. Il a déjà joué dans ces deux premiers pays et retournera au Venezuela en octobre. Le calendrier mexicain finit le 6 septembre, trop tard pour le revoir à Québec en 2018.  

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Baptême du feu pour MacDonald

Débarqué la veille de l’Alberta, Riley MacDonald a connu un chaud baptême du feu dans les rangs professionnels, dimanche. Utilisé comme receveur par une trentaine de degrés et beaucoup d’humidité, la recrue de tout juste 23 ans a été la cible des 159 tirs des quatre lanceurs des Capitales, deux gauchers et deux droitiers, dans ce match de plus de trois heures. Au bâton, le roi des circuits de la WMBL, un circuit amateur de l’Ouest canadien, a frappé un simple dès sa première présence, en deuxième manche, avant de marquer sur un simple de Jonathan Malo. «C’était bon de mettre cette nervosité du premier coup sûr derrière moi dès le départ. Comme receveur, j’ai eu l’occasion de travailler avec plusieurs membres du personnel de lanceurs, alors je sais plus à quoi m’attendre», a-t-il commenté.