Sloane Stephens et Eugenie Bouchard ont beaucoup de plaisir à jouer ensemble en double. D'ailleurs, le duo fait toujours partie du tableau principal et jouera en quarts de finale, vendredi.

Bouchard toujours en lice en double

MONTRÉAL — On allait l’oublier, mais il reste encore une Canadienne au tournoi de tennis de la Coupe Rogers. Et elle disputera au moins un autre match.

La Canadienne en question est Eugenie Bouchard, qui a uni ses efforts à ceux de l’Américaine Sloane Stephens pour vaincre en 59 minutes la Belge Kirsten Flipkens et l’Australienne Daria Gavrilova 6-0 et 6-4.

Du coup, Bouchard et Stephens, qui avaient reçu un laissez-passer des organisateurs, participeront aux quarts de finale. Elles auront toutefois un imposant défi vendredi puisqu’elles livreront bataille à Latisha Chan, de Taïwan, et Ekaterina Makarova, de la Russie, classées deuxièmes.

Compte tenu de l’horaire chargé, le match de Bouchard et Stephens a été présenté en fin d’après-midi sur le court numéro 5. Malgré tout, les quelque 500 sièges étaient tous occupés, au point où les organisateurs ont dû refuser l’accès à des amateurs qui voulaient voir la Montréalaise à l’œuvre, même pour du double.

«Sloane et moi, on dit toujours qu’ils nous mettent sur des terrains trop petits. Ils ne savent pas ce que l’on apporte dans les matchs de double», a lancé la Québécoise en souriant. «Même quand on a commencé à jouer à Washington l’année dernière, on était sur des petits terrains, mais la foule était incroyable», a ajouté Bouchard, qui s’est présentée à la conférence de presse l’allure très décontractée.

Selon les plans originaux, Bouchard et Stephens devaient jouer sur le court numéro neuf en début de soirée. Toutefois, selon Valérie Tétreault, responsable des communications chez Tennis Canada, le match a été déplacé et présenté plus tôt pour assurer que Stephens puisse profiter de la plus grande période de récupération possible en simple, en après-midi.

Stephens a d’ailleurs été la première joueuse à atteindre les quarts de finale grâce à une victoire de 6-2 et 7-5 contre l’Espagnole Carla Suarez-Navarro. Elle affrontera vendredi la Lettonne Anastasija Sevastova, qui a surpris 6-3 et 7-6 (2) l’Allemande Julia Goerges, 10e tête.

Des complices

Sur le terrain, Stephens et Bouchard semblent avoir beaucoup de plaisir. Mais de là à ce que le double devienne un élément régulier du calendrier de la Québécoise, il y a un pas que celle-ci ne semble pas prête à franchir.

«On s’amuse beaucoup, on se dit des blagues entre les points, peut-être trop parfois. On veut juste jouer du bon tennis. Nous sommes plutôt des joueuses de simple, alors on utilise le double comme pratique.

«Elle est drôle, elle a le cœur léger», a plus tard mentionné Bouchard, en anglais, au sujet de Stephens. «Nous nous connaissons depuis la moitié de nos vies. Nous sommes très à l’aise ensemble et elle frappe de puissants coups droits, ce que j’aime. Elle me rend la vie facile.»

Avant de faire équipe à Montréal cette année, une décision prise à la dernière minute, Bouchard et Stephens avaient pris part à trois tournois en double ensemble en 2018. Chaque fois, elles avaient subi l’élimination au premier tour, notamment aux Internationaux d’Australie.

Toutefois, à leur première expérience ensemble, en 2017, elles avaient participé à la finale du tournoi de Washington. Ce qui ne veut pas dire que Bouchard songe à la possibilité de récolter le trophée commémoratif du tournoi dimanche. En français comme en anglais, sa réponse a été la même. «Je ne pense pas à ça, bien sûr. On a un match demain.»