Phil Hudon, qui a joué trois matchs pour le Rocket de Laval de la LAH la saison dernière, et Phillip Danault du Canadien ont profité d’un temps d’arrêt pendant leur match disputé lors du Boot Camp pour piquer un brin de jasette.

Boot Camp au PEPS: Chabot croit aux chances des Sénateurs

Même si son équipe a raté les séries à chacune des deux dernières saisons, le défenseur Thomas Chabot croit aux chances des Sénateurs d’Ottawa de rebondir cette année sous la direction du nouvel entraîneur D.J. Smith.

«Je pense qu’on a un bon noyau de jeunes et je suis confiant pour l’an prochain. Il y a un nouvel entraîneur qui va changer des affaires. Je lui ai parlé quand il a été engagé, au téléphone, car j’étais encore aux championnats du monde en Europe à la fin du printemps. J’aime beaucoup la façon dont parle», a déclaré Chabot vendredi, en marge du Boot Camp au PEPS de l’Université Laval, à propos de l’ex-entraîneur adjoint des Maple Leafs de Toronto qui a signé un contrat de trois ans à Ottawa. 

«C’est certain qu’il y a eu beaucoup «d’action» chez les Sénateurs la saison dernière. Il y a eu de nombreux échanges [Erik Karlsson, Matt Duchene, Mark Stone, Ryan Dzingel] et l’entraîneur Guy Boucher a été congédié. Cependant, je me dis qu’en fin de compte, la seule chose que nous contrôlons, nous, les joueurs, c’est ce qui se passe sur la glace», 

Progression

Malgré les insuccès des siens, le natif de Sainte-Marie de Beauce n’a pas grand-chose à se reprocher à chacune de ses deux premières saisons dans la LNH. Le produit des Sea Dogs de Saint John a inscrit 14 buts et 41 aides la saison dernière, une belle progression puisque ce total représente plus du double des 25 points qu’il avait amassés à sa saison recrue.

«Une chose sur laquelle moi et plusieurs jeunes joueurs de l’équipe travaillons, c’est à gagner du leadership. Plusieurs vétérans sont partis, alors il faut que quelqu’un prenne la relève. De mon côté, j’essaie d’être le meilleur défenseur que je pourrais être. Je m’entraîne tout l’été, je suis quatre fois par semaine sur la glace du PEPS et je m’entraîne aussi hors glace. C’est très important pour moi», poursuit-il.

Confiance

Nommé meilleur défenseur des Sea Sogs à sa dernière année junior et joueur le plus utile des championnats mondiaux junior en 2017, l’athlète de 22 ans avoue que ces honneurs ont grandement contribué à lui donner de la confiance pour lancer sa carrière professionnelle. 

«Des expériences comme celle-là, ça te donne beaucoup de confiance, surtout quand ça te mène à une médaille d’argent comme en 2017 ou cette année aux championnats du monde. C’est toujours un «feeling» particulier de pouvoir représenter ton pays dans les compétitions internationales. Je dirais que ça figure parmi les plus beaux moments de ma carrière avec l’année où nous avons gagné la Coupe du président et atteint le tournoi de la Coupe Memorial», poursuit-il.

Comme sa famille n’habite qu’à une vingtaine de minutes de Québec, Thomas s’attend à voir beaucoup de visages connus dans les gradins du Boot Camp samedi. Il avoue voir aussi plusieurs de ses proches dans les gradins du Centre Canadian Tire durant la saison de hockey. «J’adore Ottawa, c’est une belle ville et les partisans sont généreux et, en fait, c’est même plus près de chez moi que l’endroit où j’ai fait mon stage junior! L’an passé on a eu une moins bonne saison, mais les amateurs sont quand même présents», termine-t-il.

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BERNIER HEUREUX À BRIDGEPORT

Après avoir joué 11 saisons dans la LNH, Steve Bernier n’a pas hésité cette année à ratifier un contrat de la Ligue Américaine avec les Sound Tigers de Bridgeport, filiale des Islanders de New York. «C’est un contrat «one way» et je l’ai signé avant même la date limite. Je voulais retourner à Bridgeport après avoir passé la dernière saison là car je suis bien là-bas», a déclaré le natif de Québec et ancien choix de première ronde des Sharks de San Jose. «Je connais bien le directeur général Chris Lamoriello, qui est le fils de Lou Lamoriello, président des Islanders, et j’avais connu les deux dans l’organisation des Devils du New Jersey. Je n’ai pas hésité, même si je n’ai pas joué dans la LNH l’an passé, je sais que s’il y a des besoins, la porte est ouverte pour que mon contrat à un volet de la Ligue Américaine soit transformé en contrat à deux volets», explique-t-il. À 34 ans, Bernier jure qu’il n’a pas commencé à penser à son après-carrière, lui qui n’est pas pressé de tourner la page. Il avoue cependant que le métier d’entraîneur l’attire de plus en plus. «J’aime aider les jeunes à s’améliorer dans la Ligue Américaine, alors je ne dis pas que je n’aimerais pas «coacher» éventuellement», affirme celui qui a l’intention de revenir habiter Québec quand il aura accroché ses patins. Ian Bussières