Commandeurs du Collège de Lévis ont réussi leur entrée au Tournoi pee-wee. Guidé par Victor Desrochers qui a marqué deux buts, ils ont défait les Gouverneurs de l’école secondaire Massey-Vanie, de Cowansville, au pointage de 3 à 1.

Boivin et Groleau: pour l'amour du hockey...et des Nordiques

Lorsque François Groleau a approché Claude Boivin pour faire partie du groupe d’entraîneurs des Commandeurs du Collège de Lévis, il y a près de 10 ans, ce dernier n’a pas hésité un instant. Il a cependant dû faire abstraction du fait que son ami ait déjà porté les couleurs du Canadien de Montréal.

Il faut dire que l’ancien des Flyers de Philadelphie originaire de Québec est un Nordiques «à jamais», notamment parce que son père a été détenteur de billets de saison pendant plus de 20 ans.

Ironiquement, celui qui a disputé huit rencontres dans l’uniforme tricolore porte également la défunte équipe dans son cœur, lui qui a grandi à Saint-Romuald. Il a d’ailleurs brièvement fait partie de l’organisation des Nordiques lorsqu’il a été échangé par les Flames de Calgary, mais n’y aura disputé un match évoluant dans la Ligue américaine avant de prendre la direction de Montréal.

«Les Canadiens sont venus me chercher et m’ont donné ma première chance dans la Ligue nationale. [Quand] c’est eux qui te donnent ton chèque de paie, ça fait maudit de dire que tu les aimes pas», dit-il avant d’éclater de rire.

Après avoir accroché ses patins, Groleau a aidé à développer le programme de hockey du Collège de Lévis.

Rencontrés au Tournoi pee-wee, Boivin et Groleau mettent aujourd’hui leur expérience dans les rangs professionnels au profit des jeunes qui rêvent de marcher dans leurs pas.

Leur bagage respectif combiné à la vision d’entraîneurs issus du milieu scolaire aide grandement au développement des joueurs, selon eux. 

«Je pense que tout le monde quelque part est capable d’apporter son grain de sel là-dedans et d’aider la cause. Notre programme, ç’a toujours été la même chose : on est là pour le développement des jeunes. On s’est toujours donné comme objectif d’avoir cinq ans avec eux. S’il y en a qui viennent à jouer junior majeur ou professionnel un jour, tant mieux. Nous ce qu’on veut faire c’est de les amener au plus haut potentiel qu’ils sont capables de développer et après ça ce sera à eux de choisir le chemin qu’ils veulent», explique François Groleau.

Ce dernier reconnaît l’importance de leur travail sur le plan humain qui va bien au-delà du hockey. «On espère leur inculquer des belles valeurs», dit-il.

De plus, il assure qu’enseigner à des jeunes a certainement été l’ajustement le plus important qu’ils ont dû faire lorsqu’ils ont commencé à s’impliquer dans le programme du Collège de Lévis.

«On a beaucoup de vécu de joueur et d’expérience, mais l’enseigner et l’expliquer… c’est un défi pour nous! On est habitués de dealer avec des adultes. Ce n’est pas le même langage lorsque tu es dans la Ligue nationale que quand tu parles à un jeune de 13 ans. Faut que tu fasses un pas en arrière pour un peu décortiquer les mouvements, comment il pense, qu’est-ce qu’il voit… Faut pas que tu penses que toutes les choses que tu prends pour acquises, lui il le sait», ajoute le choix de 2e ronde des Flames en 1991. «C’est une autre façon d’approcher le jeune, mais on a encore notre façon qui est bien à moi et bien à François quand on coach», poursuit Claude Boivin. 

Émotions omniprésentes

Les émotions sont cependant omniprésentes lorsque les joueurs sautent sur la patinoire pour ceux qui ont souvenir de leurs passages au Tournoi pee-wee de Québec. «On veut, on embarque dans la game et un moment donné nos réflexes de joueurs ressortent de temps en temps, lance Groleau un sourire en coin. Des fois, on aimerait ça avoir des patins dans les pieds».

Forte d’une victoire de 3-1 sur les Gouverneurs de l’école secondaire Massey-Vanier de Cowansville, en classe scolaire, la troupe du Collège de Lévis reprendra le collier contre l’Arsenal de l’Académie Saint-Louis, mercredi.

NOTES : Les premiers invités spéciaux du 60e Tournoi international de hockey pee-wee de Québec seront en ville vendredi alors que Raymond Bourque et Marcel Dionne prendront part aux festivités… Les Boston Jr. Eagles, dirigés par Jarome Ignila, fera son entrée dans le tournoi en affrontant Team Minnesota, à 16h45, vendredi.

+

HOMMAGE AUX BÉNÉVOLES

La Ville de Québec a annoncé la création d’une œuvre d’art composée d’une baie vitrée exposant textes et photographies et des sculptures en bronze de Manon Rhéaume et Sylvain Côté, enfants, en hommage aux bénévoles du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. «L’œuvre soulignera l’action bénévole, particulièrement celle des familles d’accueil qui ont fait du Tournoi pee-wee un lieu de rencontres inoubliables et de souvenirs mémorables. 

Elle représentera également deux athlètes natifs de la région de Québec qui ont connu des carrières internationales. Ce sont des ambassadeurs exemplaires pour le Tournoi, le hockey et la région», a fait savoir le maire de Québec, Régis Labeaume par voie de communiqué. Une partie du montant de 460 000$ que l’organisme J’ai ma place lui a remis lorsque celui-ci a cessé ses activités l’an dernier servira à financer l’œuvre qui sera installée à l’automne 2020. 

Le processus de sélection de l’artiste sera défini au cours des prochaines semaines.