Avec sa cinquième 
place au 500 mètres, 
Alex Boisvert-Lacroix 
n’aura pas à passer par les 
sélections nationales.

Boisvert-Lacroix aux JO par la grande porte!

Alex Boisvert-Lacroix a profité de sa lancée de la veille — une victoire — pour décrocher une solide cinquième place… et un billet pour les Jeux olympiques de PyeongChang, samedi, lors du deuxième 500 mètres de la Coupe du monde de Salt Lake City. Son coéquipier Laurent Dubreuil a quant à lui connu une deuxième sortie difficile en autant de jours, terminant au 19e rang.

Bonheur et soulagement : Boisvert-Lacroix va «pouvoir respirer à Noël». Pour se rendre aux JO, il évitera d’avoir à passer par les sélections nationales, une journée de compétition où tout peut arriver. Sa cinquième position lui a garanti le quatrième rang du classement de la Coupe du monde. Un top 5 après la fin de semaine était l’objectif à atteindre. Samedi, le Sherbrookois a fait un tour de 34,18, trois centièmes plus lent que son record personnel, établi la veille.

«C’est le rêve d’une vie. J’ai un peu de misère à mettre des mots là-dessus pour le moment. On dirait que je ne le réalise pas encore. J’imagine que ça va me frapper dans quelques minutes ou quelques heures», a déclaré Boisvert-Lacroix, moins d’une heure après l’épreuve.

Une préqualification quasi inespérée, après un début de saison laborieux. Un déclic s’est toutefois produit lors de la Coupe du monde disputée en Norvège, mi-novembre, où il a pris le cinquième rang du quatrième 500 mètres de la saison. Il a ensuite décroché deux victoires de suite, puis le top 5 de samedi.

Il comptait rester sage en soirée, entre autres pour respecter son cochambreur Alexandre St-Jean, en piste dimanche pour le 1000 mètres. «Mais c’est sûr que je vais fêter ça avec ma copine et ma famille quand je vais revenir à la maison. C’est tellement énorme.»

Meilleure course pour Dubreuil

Pour sa part, Dubreuil a stoppé le chrono à 34,67 sec, un centième plus lent que lors de sa 16e place, vendredi. «Ç’a été une meilleure course qu’hier, mais j’avais juste pas de jambes aujourd’hui. J’ai enchaîné deux rhumes depuis la Norvège. Mon corps est fatigué. Je dois aller me reposer en espérant récupérer dans les prochaines semaines», a expliqué le patineur de Lévis, dont la foulure au pouce subie la veille n’a joué aucun rôle dans la course de samedi.

Il glisse au 10e rang du classement cumulatif et, contrairement à son ami Boisvert-Lacroix, devra se rabattre sur ces fameuses sélections nationales, début janvier, pour confirmer sa place aux JO. Il assure ne «rien» ressentir de spécial à cette idée. «Je savais que ça allait être difficile de se préqualifier. Pour être dans le top 5, il te faut ta A-game.» Ce qui lui était impossible avec sa vilaine séquence de maladies.

Le Russe Ruslan Murashov a remporté l’épreuve en 34,02 devant les Néerlandais Kai Verbij (34,13) et Dai Dai Ntab (34,15). L’ancien empereur de la distance, le Russe Pavel Kulizhnikov, a terminé quatrième.