Dave Blanchet sera à Campbelton, samedi soir, pour le championnat de la série SXQC Arenacross Tour.

Blanchet préfère Campbelton à Deschambault

Dave Blanchet ne prendra pas part à la septième manche du Championnat national Rockstar Energy pro présenté au parc de motocross de Deschambault en fin de semaine. Soignant une fracture à la main droite et au coeur d'une très chaude lutte pour le championnat de la série SXQC Arenacross Tour, il courra plutôt à Campbelton, samedi soir.
«Je prends un peu de recul», a confié le jeune coureur qui s'est blessé à la main lorsque dans une courbe, il a accidentellement heurté un pneu servant à délimiter la piste lors d'une épreuve du circuit provincial disputée à X-Town (Mirabel). «Je n'ai pas fait de moto depuis trois semaines et je ne me suis pas aussi entraîné que je l'aurais souhaité. Je ne me sens donc pas prêt à faire un gros événement comme celui de Deschambault. Je vais plutôt attendre quelques semaines avant de prendre part à un championnat national, celui d'Ulverton.»
Blanchet a indiqué que c'est avec regret qu'il avait dû renoncer à compétitionner à l'une des plus grosses et prestigieuses épreuves à laquelle il pouvait prendre part cette année. Il a cependant ajouté que même s'il n'avait pas été blessé, il aurait probablement fait une croix sur Deschambault afin de prendre part à l'épreuve d'arénacross de Campbelton.
«Le circuit d'arénacross est plus important pour moi. J'ai fait toutes les épreuves au calendrier. Je suis premier au classement et celui-ci est très serré. Je n'ai donc pas le choix d'y aller si je ne veux pas me faire dépasser. Et j'aurais beaucoup trop à perdre en échappant le championnat.»
Le coureur de Saint-Apollinaire a mentionné que même si la course à Campbelton était ce soir et celle de Deschambault demain, il ne pouvait pas faire les deux. «Le championnat national est un très gros événement. Pour y prendre part, il faut se préparer longtemps d'avance, être reposé et au maximum de la forme que l'on peut avoir.»
Questionné s'il ne craignait pas d'être handicapé par sa blessure, samedi soir, à Campbelton, Blanchet a indiqué que non. Il a expliqué qu'en arénacross, les manches duraient généralement une dizaine de minutes. «Tu fais donc un maximum de 30 minutes de moto dans ta soirée. De plus, comme la piste est plus courte, tu vas beaucoup moins vite et tu utilises moins de vitesses. C'est moins exigeant que sur un circuit comme Deschambault où tu roules vite et plus longtemps et où la piste est plus difficile et imprévisible. Une course comme celle de Campbelton sera donc beaucoup moins dure sur ma main.»
Trois séries
Même s'il a un peu mis de côté le circuit national de motocross, Blanchet ne chôme pas pour autant. Il court dans trois séries, soit le Challenge Québec, le circuit SXQC d'Arenacross et le circuit provincial AMXQ où il est respectivement premier, premier et quatrième (Pro Mx2). Il a expliqué qu'il avait préféré se concentrer sur ces séries nécessitant beaucoup moins de voyagement et donc, moins de dépenses. De plus, il y gagne davantage de bourses. Il a avoué que des trois, sa favorite était l'arénacross, une épreuve spectaculaire présentée sur un circuit serré dans des amphithéâtres généralement bondés. «J'ai moins l'impression de rouler seul. L'adrénaline est plus là. Et partout où on va, on est bien traités et les gens sont sympathiques. Je tripe au bout.»
Parlant de ses objectifs, Blanchet a indiqué qu'il visait de remporter les deux séries dans lesquelles il dominait. Il a ajouté qu'il n'avait pas perdu espoir de rejoindre le meneur du classement du circuit AMXQ. «J'aimerais aussi avoir un top 10 lors du national d'Ulverton en MX1 450 question de montrer à tout le monde que je suis capable de tenir mon bout face à des gars qui sont dans de grosses écuries, qui font toutes les manches de la série et qui sont toujours bien préparés.»
À moyen terme, le coureur a mentionné qu'il aimerait énormément prendre part à d'autres épreuves sur le AX Tour, le circuit américain d'arénacross où, l'hiver dernier, avant de se blesser, il était troisième en MX Pro-lite 250 après six manches. Pour y arriver, il devra cependant trouver entre 10 000 et 15 000 $ de commanditaires. «J'ai de bons contacts là-bas, mais c'est de s'y rendre et par la suite, de se loger et de se nourrir.»