Bill Peters, nouvel entraîneur-chef des Flames de Calgary, avait quitté les Hurricanes de la Caroline la semaine dernière.

Bill Peters nommé entraîneur des Flames

CALGARY — Les Flames de Calgary ont nommé Bill Peters au poste d’entraîneur-chef.

Les Flames ont présenté Peters lors d’une conférence de presse, lundi, au Scotiabank Saddledome. L’Albertain de 53 ans, qui a démissionné de son poste avec les Hurricanes de la Caroline vendredi, remplace Glen Gulutzan, congédié la semaine dernière en même temps que ses adjoints Dave Cameron et Paul Gerrard. L’équipe a raté les séries éliminatoires après avoir conservé une fiche de 37-35-10.

Pour ses débuts comme entraîneur-chef dans la LNH, Peters a compilé un palmarès de 137-138-53 avec les Hurricanes et a été incapable de les mener aux éliminatoires.

Les Hurricanes sont en quête d’un nouveau directeur général puisque Ron Francis a été réaffecté au sein de l’organisation. Dans les circonstances, le sort de Peters aurait éventuellement été dans les mains du nouveau directeur général.

Quatrième en neuf ans

Peters est le deuxième entraîneur-chef nommé par le directeur général des Flames, Brad Treliving, après le choix de Gulutzan (2016-2017). Il s’agit également du quatrième entraîneur des Flames en neuf ans — Gulutzan (2016-17), Bob Hartley (2012-16) et Brent Sutter (2009-12).

«Je crois que c’est une très bonne équipe et tout en est en place pour gagner et offrir du hockey comme il est joué présentement, a commenté Peters.

«Ce que je veux dire, c’est que lorsque vous regardez les séries éliminatoires, vous avez besoin d’une défensive qui appuie l’attaque, et des attaquants qui apportent son aide à la défensive. Nous avons ce qu’il faut pour le faire.

«Une bonne partie du noyau de l’équipe est encore à son apogée et il y a encore place pour nous améliorer. Il y a beaucoup à faire et c’est excitant.»

Les Flames ont été évincés des séries éliminatoires lors de sept des neuf dernières saisons.

Peters totalise 21 ans d’expérience derrière le banc d’une équipe. Avant de se retrouver avec les Hurricanes, il a occupé un poste d’adjoint à l’entraîneur avec les Red Wings de Detroit de 2011 à 2014. Auparavant, il a dirigé les IceHog de Rockford dans la Ligue américaine de 2008 à 2011.

Il a entrepris sa carrière dans un poste d’adjoint avec les Chiefs de Spokane dans la Ligue de l’Ouest en 1999.

Peters jouit également d’une expérience sur la scène internationale. Récemment nommé entraîneur-chef du Canada en vue du Championnat du monde du mois prochain à Copenhague, il a déjà remporté la médaille d’or dans ce rôle lors de l’édition 2016 du tournoi. Il a également décroché l’or au tournoi Ivan Hlinka en 2008 alors qu’il était à la barre de l’équipe nationale des moins de 18 ans.

+

LE WILD LAISSE PARTIR CHUCK FLETCHER

Le Wild du Minnesota a décidé de se séparer de son directeur général Chuck Fletcher après une association de neuf saisons, période au cours de laquelle l’équipe n’a remporté que deux séries.

Le propriétaire de l’équipe, Craig Leipold, a rencontré Fletcher lundi pour lui dire que son contrat ne serait pas renouvelé.

Sous la gouverne de Fletcher, l’équipe a participé aux séries six ans d’affilée, égalant la plus longue séquence du genre dans l’Association Ouest. Elle a par contre atteint le deuxième tour en une seule occasion, en 2015.

«Ça a été très pénible, a déclaré Leipold. J’apprécie Chuck, mais je le respecte encore plus. Je n’ai arrêté ma décision il n’y a que quelques jours.

«La première chose que vous voyez quand vous entrez dans notre complexe d’entraînement, c’est la phrase : ‘‘Être bons n’est pas assez bon’’. Je suis allé à notre complexe il y a deux semaines et j’ai senti que c’était un signal pour moi. Tout ça commence par moi.»

Rien à voir avec l'élimination rapide

Leipold, qui est entré en poste l’année avant l’embauche de Fletcher, a ajouté que cette décision n’était pas en lien avec la sortie rapide du Wild, éliminé en cinq rencontres par les Jets de Winnipeg, tout comme il l’avait été par les Blues de St. Louis l’an dernier.

À l’époque, Leipold avait refusé de prolonger le contrat de Fletcher.

«Chuck et moi avons eu beaucoup de conversations en cours de saison, a ajouté Leipold. Je voulais attendre à la toute fin avant de faire le bilan de la situation, afin de comprendre exactement où nous nous en allons comme organisation. Sommes-nous toujours dans notre fenêtre d’opportunité pour gagner la Coupe Stanley? Je crois que oui. Ce que je voulais vraiment, par contre, c’est d’avoir une nouvelle personne en poste afin de brasser la cage.»

Le président du Wild, Matt Majka, assistera Leipold pour trouver le successeur à Fletcher. Entre-temps, Brent Flahr, le vice-président senior aux opérations hockey et dg adjoint sous Fletcher, occupera le poste de façon intérimaire.

Leipold a déclaré qu’il n’allait pas ordonner qu’on procède à une reconstruction et qu’il ne juge pas que ce soit nécessaire afin de connaître du succès en séries. Il a ajouté qu’il n’embaucherait pas un directeur général qui suggère une approche à long terme avant de mener l’équipe à un premier championnat.

«Ils savent exactement ce que je pense, a affirmé Leipold. Je m’attends à ce que tous les candidats que je rencontrerai comprennent nos joueurs, sachent où sont nos forces et nos faiblesses et la direction que nous souhaitons emprunter.»