La troupe de Mauro Biello est restée coincée avec une seule victoire à ses huit derniers matchs (1-5-2).

Biello s'excuse après une défaite gênante

L'Impact a goûté à la colère de ses partisans, samedi, alors que les joueurs ont quitté le terrain du stade Saputo sous les huées de la salle comble de 20 801 spectateurs à la suite d'une défaite de 3-0 contre le Fire de Chicago, la pire formation de l'Association de l'Est.
La défaite est d'autant plus gênante que le Fire n'avait pas gagné à ses 36 dernières sorties en terre hostile, soit depuis juillet 2014. «J'aimerais m'excuser de ma part et de celle des joueurs pour cette performance», a dit l'entraîneur-chef Mauro Biello en amorçant sa conférence de presse. «C'était terrible. Terrible», a-t-il ajouté quelques minutes plus tard. «Dès le coup de sifflet initial, ils nous ont battus sur chaque ballon.»
Pour l'Impact (8-7-9), il s'agit d'un quatrième match peu convaincant de suite. Biello et les joueurs ont admis qu'il était inquiétant de voir l'équipe connaître un creux de vague à ce stade-ci de la saison. «C'est dommage. Avec l'équipe qu'on a, on devait être en séries calmement, tranquillement», a déclaré le défenseur Laurent Ciman. «Là, il va falloir cravacher jusqu'à la fin et commencer à compter. C'est frustrant et dommage pour nous. Et encore plus pour les partisans.»
Frustration
Même si l'Impact comptait sur toutes ses munitions à l'attaque, incluant Didier Drogba qui avait été ennuyé par une gastro cette semaine, les hommes de Biello ont été blanchis pour une cinquième fois cette saison. Tirant de l'arrière depuis le but de Luis Solignac à la 15e minute, la formation montréalaise s'est laissé gagner par la frustration à la 70e minute. Drogba a notamment écopé un carton jaune pour son insistance à l'endroit du juge de touche après un hors-jeu serré.
Ayant peut-être encore la tête ailleurs, l'Impact a vu Michael de Leeuw porter le coup de grâce à la 73e minute. David Polster a envoyé de nombreux spectateurs vers la sortie en ajoutant l'insulte à l'injure à la 89e minute.
«Si vous saviez ce qui a été dit dans le vestiaire avant le match, vous ne penseriez pas que nous les avons pris pour acquis. Mais nos actions sur le terrain donnent l'impression du contraire», a noté Biello. «Chaque match est difficile. Chicago n'est pas une mauvaise équipe. Ils étaient organisés et se battaient pour chaque ballon. Ils le voulaient plus que nous et c'est inacceptable.»