En portant le pointage à 6-1 en faveur du Drakkar avec son deuxième but de la journée — son 39e de la saison — Jordan Martel s'est finalement retrouvé avec le but gagnant, Baie-Comeau l'ayant emporté 6-5 contre l'Océanic à Rimouski, samedi.

Battu la veille par Rimouski, le Drakkar se venge

BAIE-COMEAU — Un vieux dicton sportif dit que les programmes doubles sont faits pour être divisés. La chose s’est encore avérée samedi lorsque le Drakkar a remporté le second duel en deux jours contre l’Océanic, quittant Rimouski avec en poche un gain de 6-5, après un revers de 5-3 la veille.

Baie-Comeau était pourtant en plein contrôle, menant 6-1 avec 14 minutes à faire. La jeune formation s’est toutefois mise à paniquer sous l’effet de la furieuse remontée de l’Océanic, qui a marqué cinq fois en troisième, mais a cependant manqué de temps.

«Il y a la jeunesse et aussi la fin du voyage», a lancé l’entraîneur-chef Martin Bernard pour expliquer en partie la fin de match laborieuse de ses troupiers. «On avait joué deux excellentes périodes, les gars étaient vraiment concentrés, mais en troisième, on a vu qu’on a encore bien des choses à apprendre. Même si c’était le 65e match de la saison, il y a encore des choses à apprendre de ça.»

Après avoir écoulé avec succès un désavantage numérique de deux hommes durant tout près de deux minutes, le Drakkar a lancé les hostilités avec trois buts en 1:14 en fin de première, ceux de Shawn Element (9e), Christopher Benoît (7e) et Édouard St-Laurent (14e). Les deux pilotes ont bien vu ce moment comme un point tournant.

Conséquence de la veille

«Les unités spéciales nous ont fait gagner ce match. On a marqué une fois sur deux et on n’a rien donné en quatre occasions», a souligné Bernard, tandis que son vis-à-vis Serge Beausoleil soulignait que cet insuccès avait «assurément ralenti» les siens en première.

Pour ce qui est du mauvais départ, le patron de l’Océanic l’attribue au déluge de pénalités écopées la veille en troisième période. «On a surtaxé nos éléments-clés hier [vendredi] et on a donné de mauvais filets. Nos meilleurs éléments ont eu des crampes au cerveau importantes et les gars étaient à plat.»

Mais Beausoleil préférait évidemment se concentrer sur la fin de match. «On a vu un groupe qui a décidé de travailler sans relâche même si le résultat était hors de portée. Il faut rappeler que c’était 5-0 en début de troisième. Si on joue comme on l’a fait en troisième, on est vraiment dur à battre. Si on joue comme lors des deux premières périodes, tout le monde peut nous battre.»

À 3-0, le meilleur marqueur du Drakkar a pris les choses. Jordan Martel a frappé deux fois à l’engagement médian et une autre fois en troisième pour guider les siens vers leur 30e victoire de la saison. Martel compte maintenant 39 buts.

Ludovic Soucy (4e), Denis Mikhnin (14e et 15e), Dmitry Zavgorodniy (26e) et Samuel Dove-McFalls (22e) ont marqué les buts de l’Océanic. Le gardien partant Colten Ellis (trois buts sur 14 tirs) a été chassé après le premier vingt au profit de Jimmy Lemay, qui n’a reçu que 11 lancers. À l’autre bout, Francis Leclerc a stoppé 43 rondelles, dont 25 en troisième.