Basketball Rouge et Or: une Française bientôt, deux autres en vue

Les filles du basketball Rouge et Or connaissent une saison canon, 14-0. L’ajout possible d’une Française à l’alignement cette semaine renforcerait une équipe déjà première au Canada, en plus d’ouvrir la porte à deux autres bonnes joueuses de l’Hexagone pour l’automne prochain.

À Québec depuis quelques mois, Houlfat Mahouchiza est acceptée en sciences de la consommation à l’Université Laval. La session commence lundi prochain. L’ailière de 6’ 1” résidente de Marseille attend toutefois encore son certificat d’acceptation du Québec et son visa d’étudiante du Canada avant d’enfiler le maillot de l’UL.

Après deux ans au junior college de South Georgia Tech, Mahouchiza a transféré à l’Université du Minnesota, équipe du top 20 en première division de la NCAA. Mais voyant ses années d’admissibilité universitaire fondre trop vite à son goût sous le soleil américain, elle s’est tournée vers le Canada, où elle peut encore disputer trois campagnes.

L’entraîneur-chef Guillaume Giroux est par ailleurs en pourparlers avec deux autres joueuses originaires de France, âgées de 19 et de 22 ans, qu’il tente de convaincre de s’amener avec le Rouge et Or en vue de la saison 2019-2020.

Cet apport de l’étranger pallierait le départ de quatre partantes au terme de la présente campagne, soit Sarah-Jane Marois, Jane Gagné, Claudia Émond et Naomi Lavallée. Un pont international qui permettrait de rejoindre la prochaine bonne cuvée de recrutement québécois, dans quelques années.

De plus, la décision récente de l’Université Laval de permettre à cinq étudiants-athlètes étrangers venant d’autres pays que la France de voir leurs frais de scolarité réduits de 16 000 $ à 6000 $ pour se joindre à l’un des clubs du Rouge et Or permet à Giroux de recruter plus largement.

Une Camerounaise de 6’ 3” se trouvait dans sa mire pour la présente saison, mais les coûts alors encore trop élevés ont plutôt orienté la joueuse vers les États-Unis, où elle domine en ce moment, dit Giroux.

Une entente Québec-France réduit déjà les frais de scolarité des étudiants français à 6000 $.

Une autre basketteuse française pourrait s’amener à Québec la saison prochaine et se joindre aux Dynamiques du Cégep de Sainte-Foy

«Maintenant ou jamais!»

Mais même sans Mahouchiza, la bande à Giroux demeure une puissance, cet hiver. Avec 14 victoires en 14 rencontres, dont cinq matchs de ligue, «il est évident que les aspirations sont énormes», confirme le coach.

«C’est maintenant ou jamais!» continue Giroux, soulignant qu’il s’agit du dernier tour de piste pour quatre de ses piliers. Gagné, joueuse par excellence au Québec en 2016-2017, aurait encore droit à une saison d’admissibilité, après avoir raté la campagne 2015-2016 pour cause de blessure, mais ne compte pas s’en prévaloir.

La meneuse de jeu Marois connaît en ce moment «une saison de MVP», selon son patron. «Elle a vraiment explosé cette année, autant pour sa contribution offensive et qu’en défensive, alors qu’elle est souvent opposée à la meilleure garde l’autre côté».

La venue de Khaleann Caron-Goudreau, 6’ 3”, ajoute l’élément de grandeur qui a si longtemps manqué aux représentantes de l’UL, sans titre québécois depuis 2011 malgré une médaille d’argent sur la scène canadienne en 2017.

«Cette année, nos objectifs sont clairs : remporter le championnat provincial et bien performer au championnat canadien», affirme Giroux, qui n’écarte pas la possibilité d’un parcours parfait sans défaite. Il met toutefois ses ouailles en garde contre leurs rivales de ligue de l’Université Concordia, à Montréal.

Les Stingers sont deuxièmes au Canada, derrière le R et O, et menaient par 20 points (45-25) à la demie lors de leur seul affrontement, le 8 novembre, match remporté 66-61 par Laval grâce à une performance de 25 points de Marois.

Pour lancer la session d’hiver, femmes et hommes du Rouge et Or basket livrent un programme double aux Citadins de l’UQAM mercredi, à Montréal, et vendredi, à Québec.

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LA CLASSIQUE A 25 ANS

La session hivernale du basketball à Québec est lancée par la traditionnelle Classique Parmalat-Lactantia. À sa 25e présentation, le tournoi organisé par le club de basket du Rouge et Or réunit 1400 jeunes de 107 équipes dans quatre institutions scolaires sur trois jours, du 11 au 13 janvier.

Plusieurs joueurs actuels du Rouge et Or ont déjà participé à ce tournoi d’envergure provinciale. Originaire de Jonquière, l’ailier de cinquième année Alexandre Leclerc définit sa première expérience dans la capitale comme le déclic vers la poursuite d’une carrière au sein de l’élite. Cette année, Leclerc est en charge de l’organisation du volet minibasket, c’est-à-dire deux catégories impliquant les écoles primaires, de retour après 10 ans d’absence.

Quant aux insuccès du Rouge et Or masculin, dont la fiche en ligue est de 1-4, Leclerc insiste sur l’importance de faire confiance au processus établi par l’entraîneur Jacques Paiement fils. Après deux des quatre défaites consécutives subies en prolongation sur la route, les Lavallois ont conclu la session d’automne avec une victoire, puis ont gagné deux matchs sur trois dans un tournoi à Halifax, aux Fêtes.