Basketball Rouge et or: débuts de saison à l’opposé [VIDÉO]

La première moitié de saison du Rouge et Or de l’Université Laval sur les terrains de basketball aura été surprenante pour l’équipe féminine, qui était en deuxième place avant le match de mercredi malgré de nombreuses blessures à des joueuses clés. Du côté masculin cependant, le Rouge et Or est toujours à la recherche d’un premier gain, une situation qui commence à jouer dans la tête des joueurs et de leur entraîneur.

«Nous avons perdu toutes nos joueuses qui évoluaient aux positions de centre et d’ailier fort et nous n’avons joué qu’un seul match avec toutes nos joueuses», a indiqué l’entraîneur de l’équipe féminine, Guillaume Giroux, évoquant notamment les blessures à l’ailière vedette Khaléann Caron-Goudreau et aux centres Djamila Amidou-Triquet et Léa Dominique, qui devaient toutes revenir au jeu mercredi soir.

«On a perdu des games serrées, mais on a été compétitifs dans tous nos matchs. On a changé un peu notre style, on courait énormément et ça rapportait. Heureusement, on a beaucoup de profondeur. Il y a des filles qui ont eu des rôles très importants à jouer plus tôt qu’elles auraient dû et ça nous a permis de compétitionner dans tous les matchs même si on a perdu quelques matchs serrés», a-t-il poursuivi.

Fierté

Giroux est particulièrement fier de la performance des siennes contre les Lancers de Windsor et les Golden Gaels de Queen’s lors d’un tournoi récent à l’Université Bishop’s. Le Rouge et Or a alors vaincu les équipes qui sont actuellement classées sixième et huitième au pays. «Nous entamons la deuxième moitié de saison avec beaucoup d’optimisme. Notre équipe a agréablement surpris très tôt cette année et on veut toujours aller au championnat canadien», poursuit-il au sujet du titre national qui a échappé l’an dernier à ses protégées, qui se sont inclinées devant les Marauders de McMaster. «Nous demeurons réalistes, car on sait que l’Université de Saskatchewan a une équipe qui est vraiment wow cette année, mais on pense pouvoir faire partie du top 5 ou 6 au pays.»

L’émergence de l’ailière Carrie-Ann Auger, qui montre une moyenne de plus de 10 points par match, et de la transfuge Maude Archambault explique en partie les succès des filles du Rouge et Or. «Carrie-Ann, on se doutait bien qu’elle pouvait exploser après avoir été dans l’ombre de Sarah-Jane Marois et Claudia Émond et c’est ce qu’elle a fait. Elle a vraiment élevé son niveau de jeu», souligne Giroux

Absence coûteuse

Du côté masculin, le tableau est beaucoup plus sombre. L’absence du centre Marc-André Fortin, blessé pour la saison, a pesé très lourd sur la formation qui n’avait toujours pas gagné avant le match de mercredi. «On a toujours besoin de grandeur au niveau défensif, à un contre un. L’absence de Fortin nous a forcés à faire défensivement beaucoup de choses qu’on n’aurait pas à faire si on avait quelqu’un comme lui», a résumé Nathan Grant, qui a hâte de savourer sa première victoire comme entraîneur du Rouge et Or.

«Moi, je ne dors plus! Je regarde des vidéos, j’analyse chaque match pour voir ce qu’on pourrait faire», a avoué Grant, qui n’a pas non plus abandonné le rêve de participer aux séries de fin de saison. «Si on gagne un match cette semaine, on retombe dans le mix. Je pense que ça va prendre une fiche de 6-5 pour participer aux séries. Des gars comme Sidney [Tremblay-Lacombe] et Steeve [Joseph] et Tamsyr [Dioumassi] sont des guerriers et bien sûr qu’ils y croient. On perd parfois par moins de 10 points et on est là à chaque match», indique Grant.

Tremblay-Lacombe abonde dans le même sens. «On est toujours proche. C’est un peu dur de perdre par un faible écart et c’est plate d’avoir un début de saison comme ça», a-t-il déclaré. «Cependant, on sait qu’on a une équipe jeune qu’on est en train de bâtir quelque chose. On sait que quand ça fera quatre ans qu’on sera là, ça va paraître», commente l’ailier de première année.

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DES RENFORTS POUR 2020-2021

Au moment d’entreprendre la deuxième moitié de la saison, les entraîneurs des équipes de basketball du Rouge et Or de l’Université Laval doivent aussi penser à la saison 2020-2021, pour laquelle ils ont déjà commencé leurs efforts de recrutement. L’équipe féminine a annoncé mercredi s’être entendue avec deux des sept meilleures marqueuses du circuit collégial, la garde Frédérique Beaudry-Blais des Dynamiques de Sainte-Foy et l’ailière Érika-Charlène Madjouka-Nzodoum des Nomades de Montmorency.

«Frédérique est une joueuse exceptionnelle et, contrairement à plusieurs autres qui sont tentées par l’aventure de la NCAA aux États-Unis, on a su assez tôt qu’elle voulait demeurer dans le coin», a déclaré l’entraîneur de l’équipe féminine, Guillaume Giroux. «Quant à Érika, je ne l’ai jamais dirigée parce qu’elle est arrivée à Montmorency après mon départ. Cependant, je l’ai toujours suivie et je l’ai toujours appréciée. Elle est très athlétique et elle a beaucoup développé son jeu au fil des années», poursuit-il.

Giroux a ajouté que pour s’assurer les services de Madjouka-Nzodoum, il avait même accepté de fournir le transport à ses frères, qui habitent la région montréalaise et avec qui la joueuse souhaite garder le contact. «Ce n’est pas bien difficile pour moi puisque je suis souvent à Montréal», souligne-t-il.

L’entraîneur travaille maintenant sur le dossier d’une autre garde des Dynamiques de Sainte-Foy, Sabrine Khelifi. «Elle souhaite poursuivre des études en médecine dentaire et évalue ses options aux États-Unis. Nous attendons des nouvelles de sa part prochainement», indique Giroux, qui a cependant dû faire une croix sur l’ailière Rosemarie Dumont des Dynamiques, qui a accepté une bourse d’études de l’Université Butler, en Indiana.

Chez les hommes

Du côté masculin, les nouveaux venus sont Leonardo De Coninck des Dynamiques du Collège Jean-de-Brébeuf et Loïc Savard des Dynamiques de Sainte-Foy, qui font respectivement 6 pieds 5 pouces et 6 pieds 7 pouces. «Ils seront automatiquement nos deux plus grands!» indique Nathan Grant, heureux de combler cette lacune dans son équipe. «Leonardo est un ailier qui est intelligent sur le terrain et capable d’aller chercher des rebonds alors que Loïc est un gars capable de faire 18 points et neuf rebonds par match. Avec le retour au jeu de Marc-André Fortin, ça devrait apporter tout un changement», conclut-il. 

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LA CLASSIQUE LACTANTIA DE RETOUR POUR UNE 26E ANNÉE

Près de 900 joueurs de 90 équipes de basketball scolaire et les équipes masculine et féminine du Rouge et Or se donnent rendez-vous au PEPS de l’Université Laval, au Cégep de Sainte-Foy, au Séminaire Saint-François et à l’école secondaire de Rochebelle pour la 26e Classique Lactantia vendredi, samedi et dimanche.

Devenue la plus importante compétition du genre dans la région de Québec, la Classique aura lieu cette année sous la coordination de l’entraîneur-chef de l’équipe masculine du Rouge et Or, Nathan Grant. «C’est ma première année au sein de l’organisation et je réalise à quel point c’est un cadeau du ciel pour un événement comme le nôtre d’avoir un appui aussi fort sur une si longue période de temps», a déclaré Grant au sujet de l’appui de la filiale du géant agroalimentaire français Lactalis qui a d’ailleurs doublé sa commandite à l’événement cette année. 

«Il s’agit d’une fierté pour le Rouge et Or de s’impliquer afin de faire rayonner note sport. Ce contact entre les jeunes participants et nos étudiants-athlètes vaut de l’or!» a-t-il ajouté en conférence de presse mercredi. Les deux équipes du Rouge et Or seront en action à partir de 18h vendredi, première journée du tournoi, à l’amphithéâtre Desjardins du PEPS. L’entraîneur de l’équipe masculine du Rouge et Or ajoute que ces matchs sont aussi une belle vitrine pour le programme puisqu’ils donnent à la relève un premier contact avec l’Université Laval. «Je suis sûr que, dans ce gymnase, il y a un joueur qui sera le prochain Chris Boucher, le prochain Charles Fortier ou le prochain Guillaume Giroux», a déclaré Grant, nommant le président du conseil d’administration de l’équipe de basketball du Rouge et Or et l’entraîneur de l’équipe féminine dans le même souffle que le joueur des Raptors de Toronto.

Succès de foule

De son côté, Charles Fortier a souligné que les matchs du Rouge et Or disputés durant la Classique attirent toujours un grand nombre de spectateurs. «Au cours des 20 dernières années, c’est devenu notre match le plus achalandé, devant même le match d’ouverture. Avec tous les jeunes qui sont dans les estrades, ça ressemble même à un match des séries!»

Les deux équipes lavalloises affronteront leurs homologues de l’Université McGill vendredi soir après les avoir rencontrées à Montréal mercredi.