«Ce n’est pas évident pour eux cette année. Ceux qui partent vont s’entraîner durant toute la session d’automne, mais peut-être qu’ils n’auront pas la chance de jouer si la saison du baseball universitaire, qui se déroule de février à avril, est annulée en raison de la COVID», explique Dominik Walsh, entraîneur des Diamants de Québec, en cette fin de calendrier régulier.
«Ce n’est pas évident pour eux cette année. Ceux qui partent vont s’entraîner durant toute la session d’automne, mais peut-être qu’ils n’auront pas la chance de jouer si la saison du baseball universitaire, qui se déroule de février à avril, est annulée en raison de la COVID», explique Dominik Walsh, entraîneur des Diamants de Québec, en cette fin de calendrier régulier.

Baseball junior: partir ou ne pas partir pour les collèges américains?

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Bon an, mal an, les équipes de la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ) savent que plusieurs de leurs meilleurs éléments les quitteront juste avant le début des séries pour poursuivre leurs études, et leur apprentissage sportif, dans un collège américain. En cette période d’incertitude où près de 6 millions de personnes sont atteintes de la COVID-19 aux États-Unis, certains reconsidèrent toutefois leur décision.

«Ce n’est pas évident pour eux cette année. Ceux qui partent vont s’entraîner durant toute la session d’automne, mais peut-être qu’ils n’auront pas la chance de jouer si la saison du baseball universitaire, qui se déroule de février à avril, est annulée en raison de la COVID», explique Dominik Walsh, entraîneur des Diamants de Québec, en cette fin de calendrier régulier.

Son joueur de premier but Mathieu Sirois ne retourne pas au Collège Clarendon, au Texas, qu’il avait fréquenté à la dernière session d’hiver. «J’ai adoré l’expérience, je le recommande à tout le monde, car c’est une belle expérience de vie et qu’il fallait que j’essaie. Mais je reste ici cet automne, car ça me met à 22 ans et que je crois que mon âge pourrait me rendre moins intéressant au repêchage», explique celui qui poursuivra plutôt son baccalauréat en science politique à l’Université Laval. 

Le voltigeur Thomas Drouin des Alouettes de Charlesbourg poursuivra, lui, sa formation au Baruch College de Manhattan... mais tout en restant chez lui à Québec. Il pourra donc lui aussi participer aux séries de la LBJEQ avec son club, cette semaine.

«Je sais que la ville de New York est l’un des endroits les plus touchés par le coronavirus, mais mes études en comptabilité sont importantes et je ne voulais pas gaspiller une année de collège pour ça», poursuit celui qui est heureux de pouvoir poursuivre son cheminement scolaire à distance.

«Mes parents sont heureux eux aussi, car ils n’étaient pas enchantés de me voir retourner dans la folie de New York dans le contexte actuel», avoue Drouin, qui n’écarte pas un retour en personne à son collège après les Fêtes si les sports reprennent.

Direction: Iowa

Le coéquipier de Drouin avec les Alouettes, Pier-Olivier Boucher n’a cependant jamais hésité quant à savoir s’il retournait ou non au collège communautaire Indian Hills de Centerville, en Iowa. Le natif de Saint-Joseph-de-Beauce se rapportera bien sûr aux Falcons, avec qui il avait maintenu une moyenne de présence sur les buts de .379 lors de la dernière saison écourtée.

«C’est vrai qu’on ne sait pas ce qui arrivera après les Fêtes, mais ça regarde bien. De mon côté, la COVID, ça ne m’inquiète pas vraiment. Tu ne vois pas beaucoup de jeunes sportifs parmi les décès! Mes parents non plus ne sont pas vraiment inquiets», poursuit celui qui est davantage préoccupé par la forme que prendra le prochain repêchage des ligues majeures. «S’il n’y a que cinq rondes comme cette année, ce ne sera pas très bon. Peut-être que plusieurs signeront plutôt comme agents libres.»

Avis partagé par son adversaire des Diamants et futur coéquipier avec les Falcons d’Indian Hills Samuel Fortier, qui sera admissible au repêchage de 2021. «Cinq rondes seulement, ce ne serait pas vraiment bon pour les Québécois, mais je me suis fait dire que s’il y avait une saison (de baseball) complète, il y aurait un repêchage complet», espère Fortier, qui rejoint son ami en Iowa après avoir étudié et joué avec l’Université Seminole State, en Floride, l’an dernier.

De la compagnie

«Le coach m’a fait une belle offre, je serai partant alors je n’ai pas hésité», poursuit celui pour qui ne pas traverser la frontière n’était pas une option. «Depuis que je suis jeune que je rêve d’aller dans les collèges américains. J’adore ça, tu te réveilles le matin et tous les jours, c’est du baseball. Bien sûr, il y a l’école le matin, mais tu comprends ce que je veux dire», raconte Fortier.

«Ce sera agréable de rejouer avec Pier-Olivier. On a joué ensemble au baseball Midget et on se disait que ce serait plaisant de jouer de nouveau ensemble à l’université. J’étais le seul Québécois à Seminole State, alors ce sera bien d’avoir de la compagnie!»

En restant à Québec, Drouin et Sirois auront pour leur part l’occasion de vivre l’ivresse des séries de fin de saison. «Ça fait longtemps que je ne suis pas resté ici pour les séries. J’ai vraiment hâte», déclare Thomas Drouin. «Je peux me concentrer à 100% sur notre fin de saison. Je suis confiant que les Diamants puissent se rendre loin. Le goût d’un championnat m’a aussi incité à rester ici», termine Mathieu Sirois.