«La cage de l’UFC ne sera pas de l’inconnu pour moi, je suis fait pour être là-dedans. C’est le début d’une grande aventure», assure le combattant québécois de 28 ans et double champion TKO, Marc-André Barriault.

Barriault signe avec l’UFC

Depuis le temps qu’il attendait ce jour! Marc-André Barriault a apposé sa signature au bas d’un contrat de l’UFC, vendredi à Québec. Le double champion de l’organisation TKO a accepté une entente de quatre combats en 20 mois qui pourrait être renouvelée avant son terme.

«Yes! Finalement, on l’a eu, on est rendu», se réjouissait le combattant d’arts martiaux mixtes de 28 ans devant sa conjointe Jade Masson-Wong, sa famille, ses entraîneurs et plusieurs amis ou partenaires au Centre Vidéotron, là où il a connu beaucoup de succès.

Les discussions entre TKO et l’UFC duraient depuis déjà quelques mois. L’UFC devait libérer quelques combattants dans la catégorie des 185 livres avant de le mettre officiellement sous contrat.

«Certains y accèdent en raison de blessures ou par la téléréalité, mais Marc-André Barriault le fait par la grande porte», notait Stéphane Patry, promoteur de TKO qui l’a aidé à négocier son premier contrat avec l’UFC.

Originaire de Gatineau, Barriault réside et s’entraîne à Québec depuis huit ans. Surnommé «Power Bar», il montre une fiche de 11-1 avec 8 K.O. Il avait signé avec TKO en 2017, avec qui il a livré six combats.

Une cage sur mesure

«J’y croyais depuis le début. Ça fait longtemps qu’on en parle, je savais qu’il y avait un processus à respecter. Mais j’étais destiné pour me rendre là. La cage de l’UFC ne sera pas de l’inconnu pour moi, je suis fait pour être là-dedans. C’est le début d’une grande aventure», précisait la recrue de l’UFC.

Barriault aimerait bien grimper dans l’octogone de l’UFC dès le 10 février à l’occasion d’une carte tenue au Brésil, soit une semaine avant son 29e anniversaire, mais aucune discussion n’a encore eu lieu à ce jour pour le confirmer. Selon Patry, l’UFC vient de recruter un combattant de grande qualité.

«Marc-André a fait ses classes, il a fait ses preuves. Il a le potentiel pour aller chercher une troisième ceinture. Il est un athlète d’exception, c’est un peu le nouveau Georges St-Pierre du Québec. Il a du talent, il est bon dans tout, il est déjà prêt à se mesurer à l’élite mondiale parce qu’il a sans l’ombre d’un doute eu le parcours le plus difficile de l’histoire de TKO. Il est déjà une inquiétude pour le champion de la division, parce qu’il est complet. Je ne pense pas qu’il se rendra à la fin de son contrat, car l’UFC va vouloir le renégocier après ses deux premiers, j’en suis convaincu.»

Barriault n’est pas devenu indépendant de fortune sur le champ. Il conservera son emploi de cuisinier, tout en multipliant les camps d’entraînement. Il aimerait en faire à l’extérieur de Québec, mais prévoit rester ancré à la capitale. Chose certaine, il se sent à l’aise de s’amener dans un monde où les caméras sont omniprésentes.

«J’utilise la carte de l’authenticité comme personnage. Les gens se souviennent avant tout de la performance qu’on livre, pas de ce qu’on dit avant les combats. C’est moi, ça, mais dans la cage, la bête va se laisser aller», lançait-il, coiffé de la casquette de sa nouvelle organisation.

À ses côtés, sa copine Jade Masson-Wong était sûre de voir son amoureux réussir, comme il l’a fait chez TKO, où il est champion des 185 et 205 livres.

«Je suis extrêmement fière de Marc-André, ça fait longtemps qu’on travaille pour atteindre la grande ligue de l’UFC. On s’attaque à encore plus gros, mais je ne doute pas qu’il se démarquera autant qu’il l’a fait chez TKO», disait celle qui se battra à nouveau dans la carte du 7 décembre de TKO, au Centre Bell.