Adam Hunter et Marc-André Barriault feront les frais de la finale du TKO 44, en septembre.

Barriault prêt pour le grand saut en UFC

Pour son dernier combat sous l’égide de TKO MMA, le champion des poids moyens, Marc-André Barriault vise grand : la ceinture vacante des mi-lourds qui lui permettrait de détenir deux titres simultanément. Et c’est devant la foule locale, lors de l’événement TKO 44, le 21 septembre, au Centre Vidéotron, qu’il tirera sa révérence, avant espère-t-il, de faire le grand saut dans le UFC.

Tête d’affiche du gala, le combattant de Québec (10-1-0, 7 K.-O.) ne s’est toutefois pas donné la tâche facile en acceptant d’affronter le redoutable Adam «WarHammer Hunter» (7-1-0, 6 K.-O.). Recruté par la UFC il y a deux ans, le Néo-Brunswickois est présentement sous le coup d’une suspension pour dopage.

L’ancien soldat de 34 ans, qui n’a pas perdu de combat depuis 2010, a toutefois fait du ménage dans sa vie et promet de livrer une performance à la hauteur.  Pour Barriault, il s’agit donc d’un risque, mais d’un risque calculé. Tout comme le passage de la catégorie des 185 livres à celle des 205 livres, qu’il croit avantageux au chapitre de la puissance et de la rapidité.

«À 205 livres, ma force de frappe va être encore meilleure. Souvent, je vais avoir le désavantage, côté grandeur. Peut-être qu’il va être plus gros que moi dans la cage. Mais mon athlétisme va m’aider et mon explosion va vraiment faire en sorte qu’il va être débordé dès les premiers échanges», a estimé celui qui se décrit comme un «combattant complet».

Advenant une contre-performance chez les mi-lourds, Barriault ne s’en fait pas outre mesure pour son accession à l’Ultimate Fighting Championship (UFC), lui qui est considéré comme l’un des meilleurs poids moyen à ne pas y être.

«Je ne pense pas que c’est un gros risque parce que j’ai fait mes preuves à 185 livres. Ma ceinture reste à moi. Elle n’est pas en jeu. On s’en va pour une autre ceinture. Ma catégorie au UFC, ça va être 185 livres. Je m’en vais m’amuser, cette fois-là. Je m’en vais juste montrer que je peux prendre encore des bons défis, que je peux performer contre des plus gros gars que moi», a signifié Barriault, qui avait défendu son titre des moyens avec succès contre Brendan Kornberger, le 4 mai.

Sa mission : amener le UFC à Québec

Après un premier rendez-vous raté avec le UFC en juillet — c’est présentement la congestion dans la catégorie des 185 livres —, Barriault croit que les portes du plus grand circuit d’arts martiaux mixtes au monde s’ouvriront à lui en décembre.

«J’ai appris que le UFC s’en venait à Toronto, le 8 décembre [UFC 231], pour une carte canadienne. Et ça se trouve à être un an jour pour jour après que j’aie gagné ma première ceinture à 185 livres. Donc, je pense que le timing va être bon. Après avoir fait une bonne dernière performance ici à Québec, après avoir dit un salut à mon monde chez TKO, je me donne comme mission d’amener le UFC ici, à Québec.»

En tout, 14 affrontements se retrouvent sur la carte de TKO 44, dont quatre combats de championnats. Outre le duel Barriault-Hunter, Adam Dyczka (7-0-0, 7 K.-O.) se frottera au Français Ciryl Gane (1-0-0, 1 soumission), à qui il tentera de ravir le titre des lourds. Chez les mi-moyens l’aspirant Michaël Dufort (6-2-0, 1 K.-O., 5 soumissions) s’attaquera au champion de la catégorie, l’Ontarien Jesse Ronson (19-8-0, 10 K.-O., 6 soumissions). Finalement, l’Américain Nate Maness (9-0-0, 2 K.-O., 2 soumissions) tentera de faire tomber le tenant du titre des poids coq, l’Albertain Jesse Arnett (15-4-0, 3 K.-O., 10 soumissions).