L'entraîneur Étienne Couture entouré de son quatuor de choc: Gabriel Drolet, Stéphanie Pakenham, Maxime Marin et Andréanne Boileau-Thibault

Badminton: Pakenham vise l'Espagne

Stéphanie Pakenham veut aller en Espagne. Avec l'hiver qui ne finit plus à Québec, elle n'est pas la seule. Mais pour voir l'Andalousie, la joueuse de badminton doit triompher au Championnat canadien universitaire et collégial, cette fin de semaine, à l'Université Laval.
Les cinq joueurs ou duos champions se qualifient d'office pour le Championnat du monde universitaire, tenu fin juillet, à Córdoba. Pakenham avait réussi l'exploit en 2010, dans le même grand gymnase du PEPS. Alors cégépienne, elle n'avait que 19 ans.
Elle a maintenant 23 ans et en est à sa deuxième saison universitaire au sein du Rouge et Or. Sa fiche de 26 victoires et une seule défaite, subie en double mixte, témoigne de ses succès des derniers mois. Le titre de joueuse universitaire par excellence au Québec ne lui a pas échappé.
«Je vise la finale en simple et de pouvoir gagner la compétition», atteste-t-elle. Mais la concurrence s'annonce forte. De la part de Bethany So, de l'Université de Toronto, victorieuse en 2012 et actuellement cinquième au classement canadien civil en simple selon la moyenne de points amassés par tournoi. Attention aussi à Tracy Wong (Collège Humber, 31e). Pakenham pointe au 22e rang de ce palmarès.
Les jeunes raquettes locales ne sont pas en reste avec Anne-Julie Beaulieu (Cégep de Sainte-Foy, 8e) et Virginie Savard (Université Laval, 14e), recrue de l'année universitaire féminine au Québec.
En double mixte, Pakenham fait équipe avec Maxime Marin, mais c'est leur première saison ensemble. En double féminin, elle avait gagné en 2012 et fait la finale en 2013. Sauf que son association avec Arielle Marleau, de l'UQAM, est naissante.
Côté masculin, le triple champion en titre Martin Giuffre (Western, 6e) s'avère le grand favori. Philippe Charron (Montréal, 13e) tire aussi son épingle du jeu.
La compétition par équipe sera l'affaire des institutions québécoises et ontariennes. À l'individuel, des concurrents viendront d'aussi loin que l'Alberta et la Colombie-Britannique. Une centaine de joueurs en tout, 24 du Rouge et Or.
Championnat-surprise
Ce championnat est présenté à Québec par défaut. À l'UQAM l'an dernier et supposé se tenir en alternance entre le Québec et l'Ontario, le tournoi a rebondi de ce côté-ci après un désistement ontarien.
Tout juste entré en poste, début février, le directeur général de Badminton Canada, Joe Morissette, en a vite appelé à l'expertise des gens de l'Université Laval pour éviter une année sans championnat universitaire, comme en 2011.
«On veut continuer à construire la réputation du badminton pour un jour intégrer à part entière le cadre du Sport interuniversitaire canadien», explique le directeur des programmes du Rouge et Or, Gilles Lépine.
La bataille du volant commencera vendredi et les finales auront lieu dimanche. Comme le championnat était déjà attribué à l'UL en 2015, cela fera quatre fois sur huit après 2008, 2010 et 2014.