Jean-Marc Tardif côtoie régulièrement la beauté d’un terrain quand il joue au Royal Québec et il n’était pas avare de mots pour commenter sa visite à Augusta.

Augusta: le rêve de tout joueur de golf, selon Jean-Marc Tardif

Majestueux! Voilà le premier commentaire qui est sorti de la bouche de Jean-Marc Tardif lors de notre rencontre de mercredi près du chalet des joueurs.

Il s’agissait de la première visite de ce joueur membre du club de golf Royal Québec au Tournoi des Maîtres. Comble de chance la journée a été extraordinaire avec un ciel d’un bleu éclatant, sans l’ombre d’un nuage, et une température près des 30 degrés Celsius.

«Je dirais, après avoir exploré une bonne partie du parcours, que le rêve de tout joueur de golf devrait être de venir au moins une fois dans sa vie au club Augusta National.»

Accompagné de quelques amis, dont Bruno et Denise Lachance, des habitués du Tournoi des Maîtres, Jean-Marc Tardif côtoie régulièrement la beauté d’un terrain quand il joue au Royal Québec et il n’était pas avare de mots pour commenter sa visite à Augusta.

«Ce que j’ai surtout remarqué c’est que l’organisation est impeccable. C’est propre partout, dans les allées je n’ai pas vu un seul divot. Et les fleurs sont belles.»

Pour un passionné de golf, c’était l’occasion rêvée de mettre les pieds sur le terrain du Augusta National. Cette passion habite Jean-Marc Tardif depuis une quarantaine d’années.

«Je joue depuis l’été 1977, raconte-t-il, et l’année suivante je suis entré membre au Royal Québec. Mon frère me disait que si je voulais m’améliorer je devais jouer avec les meilleurs. À l’époque mes pointages se situaient entre 90 et 95, Une bonne journée j’ai demandé à André Gagné s’il voulait faire une ronde avec moi. Il est arrivé en compagnie de Pierre Trépanier et Robert Gagné, son frère. J’ai appris beaucoup cette fois-là.»

Son jeu s’est définitivement amélioré, jusqu’à ce qu’il atteigne une marge d’erreur de 5-6.

Sa passion l’a poussé plus loin, jusqu’à vouloir explorer l’histoire du golf et des joueurs et à écrire. Il a commencé par faire l’histoire de son groupe du «samedi de jouer».

«C’était à l’occasion de notre 30e anniversaire, ça fera 35 ans cette année. Je voulais laisser un souvenir aux gars et j’ai fait imprimer un certain nombre d’exemplaires pour leur remettre.»

Projet plus colossal

Quelque temps plus tard, Jean-Marc s’est attaqué à un projet plus colossal. Répertorier les meilleurs joueurs, les meilleures joueuses, ceux qui sont moins connus, les vedettes canadiennes et même les cadets les plus populaires, pour en faire des biographies.

«Il y a au moins un millier d’heures de recherche, mentionne-t-il, et j’ai découvert bien des choses, des anecdotes savoureuses et que l’on connaissait peu. J’ai ressorti des noms oubliés, mais néanmoins avec des histoires très intéressantes.»

L’ouvrage, qui devrait être prêt d’ici deux mois, comptera plus de 400 pages. «Ce n’est pas pour mettre de l’argent dans mes poches que j’ai fait ça, dit-il. C’est strictement pour mon propre plaisir et je compte en faire imprimer 50-60 pour donner à mes amis. C’est beaucoup d’ouvrage et il faut faire les mises à jour jusqu’à ce qu’on l’envoie à l’impression.»

Son ami Bruno Lachance aimerait que la distribution de ce livre de biographies n’en reste pas là et il essaie de trouver des commanditaires pour en faire profiter plus de personnes.

Cet ouvrage sera une source de références rapides pour les personnes qui en bénéficieront. Pas besoin de faire des recherches fastidieuses sur internet, tout aura déjà été fait par Jean-Marc Tardif.

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LU

Dans le compte-rendu de la conférence de presse du président du club Augusta National, Fred S. Ridley, les projets pour une expansion de la propriété. Le plus ambitieux est la construction d’un tunnel sous l’avenue Washington pour relier l’entrée numéro 1 à un développement qui comprendra, pour commencer, un endroit ultra-moderne des techniques de télévision et d’informatique. La construction débutera bientôt sans perturber la circulation sur cette avenue très achalandée puisque l’on utilisera une foreuse spéciale pour compléter le travail. 

VU

La nouvelle configuration du trou numéro 5, une normale quatre, qui est passé de 455 verges à 495 verges. Auparavant le tertre de départ était situé juste derrière le vert numéro 4. Ce qui occasionnait des attentes indues, car les joueurs qui effectuaient leurs coups de départ devaient attendre que ceux sur le vert ait complété leurs coups roulés. Et ça congestionnait au départ du 4, une normale trois. Comme on ne fait pas les choses à moitié au Augusta National, les alentours du nouveau tertre de départ au numéro 5, ne sont pas faits en bric-à-brac. Une personne qui visite le terrain pour la première fois n’a pas conscience que l’an dernier il n’y avait là que des arbres et de la broussaille.

ENTENDU 

La bénévole qui conduit une des navettes reliant le centre de presse au premier trou du Augusta National (une question d’efficacité tout d’abord) fait preuve d’un optimisme débordant. Pour le journaliste qui arrive d’une région où la neige n’a pas l’air de vouloir fondre, la pluie qui est tombée pendant les deux premières journées de la semaine n’est pas particulièrement bienvenue. «Il y a toujours un bon côté à la pluie, dit-elle, c’est ce qui permet aux fleurs de pousser et d’embellir le terrain.» Un point de vue qui se défend très bien.