Félix Auger-Aliassime a commis 30 fautes directes, 14 de plus que Rafael Nadal au deuxième tour du Masters de Madrid, mercredi.

Auger-Aliassime s’incline devant Nadal en terre espagnole

MADRID — Malgré un virus, Rafael Nadal a réussi quatre bris de service, dont trois en deuxième manche, pour montrer la sortie au Québécois Félix Auger-Aliassime 6-3, 6-3 au deuxième tour du Masters de Madrid.

Après un début de rencontre serré, au cours duquel les deux tennismen ont conservé leur service dans les sept premiers jeux, Nadal, tête de série no 2, s’est séparé d’Auger-Aliassime au huitième jeu pour 5-3, avant de confirmer le bris au jeu suivant et enlever la première manche.

Nadal, qui n’a pas pu s’entraîner comme il l’aurait souhaité avant d’entrer en scène en raison de ce virus, n’a perdu que quatre échanges au service dans cette manche initiale.

«Je suis aux prises avec ce virus depuis quelques jours maintenant, alors c’était un match très important pour moi, a-t-il dit. Mon état s’est amélioré, mais c’est évident que je ne serai pas au sommet de ma forme pour quelque temps encore. Je suis très heureux de cette victoire.»

L’Espagnol a toutefois été plus incisif dans la dernière manche. Même si Auger-Aliassime, 30e raquette mondiale, a réussi son unique bris de la rencontre, Nadal a profité de trois des six balles de bris offertes par son jeune adversaire de 18 ans pour accéder au troisième tour sur sa sixième balle de match.

Nadal a connu beaucoup beaucoup plus de succès sur ses premières balles de service, remportant 84 % des échanges joués sur celles-ci. En comparaison, Auger-Aliassime a eu un taux d’efficacité de 65 %.

Malgré un virus, Rafael Nadal a réussi quatre bris de service, dont trois en deuxième manche, pour montrer la sortie à Félix Auger-Aliassime 6-3, 6-3 au deuxième tour du Masters de Madrid, mercredi.

Le Québécois a aussi commis 30 fautes directes, 14 de plus que Nadal.

Auger-Aliassime avait éliminé son compatriote canadien Denis Shapovalov au premier tour, tandis que Nadal avait profité d’un laissez-passer.

En huitièmes de finale, Nadal, quintuple champion à Madrid qui tente de se remettre d’éliminations en demi-finales à Monte-Carlo et Barcelone, retrouvera l’Américain Frances Tiafoe, tombeur de l’Allemand Philipp Kohlschreiber au deuxième tour.

La fin pour Ferrer

Si Nadal est parvenu à poursuivre sa route, la journée de mercredi a marqué la fin de la carrière de son compatriote David Ferrer, éliminé par l’Allemand Alexander Zverev 6-4, 6-1 dans un duel de deuxième ronde.

Âgé de 37 ans, Ferrer avait annoncé que ce serait son dernier tournoi parce qu’il ne se sentait pas en assez bonne condition physique pour compétitionner à un haut niveau sur le circuit masculin.

Visiblement ému, Ferrer, qui a amorcé le tournoi au 144e rang du classement mondial, a eu de la difficulté à effectuer son service alors qu’il faisait face à une balle de match. Il s’est éloigné de la ligne de fond en quelques occasions et a demandé qu’on lui donne une serviette pour s’essuyer le visage.

Après sa défaite, il a reçu une longue ovation debout de la part des spectateurs dans les gradins du court central, et est retourné sur le terrain pour déposer son bandeau sur le sol, près du filet.

Lors d’une cérémonie en son hommage, Ferrer a parlé pendant plusieurs minutes et a remercié tous ceux qui l’ont aidé pendant sa carrière.

«Je n’oublierai jamais ce jour, a-t-il déclaré, sa femme et son fils à ses côtés. J’ai été très chanceux. J’ai toujours voulu terminer ma carrière de cette façon. Je ne pourrais pas continuer de jouer au niveau que je souhaitais, mais je suis très heureux et très fier de ma carrière.»

En 20 ans sur le circuit professionnel, Ferrer a amassé 27 titres en simple, ce qui le place au cinquième rang parmi les joueurs actifs derrière Roger Federer, Nadal, Novak Djokovic et Andy Murray.

En 1111 matchs en carrière, il a inscrit 733 victoires, ce qui lui confère le quatrième échelon parmi les joueurs actifs.

«Tous les joueurs sont très tristes de le voir prendre sa retraite», a affirmé Zverev, qui semblait lui-même ému.

«Tu as toujours tout laissé sur le terrain, dans chaque match. C’est un privilège pour moi que d’être ici et de jouer contre toi lors de ton dernier match.»

Dans d’autres rencontres, Juan Martin Del Potro a bousillé une balle de match avant de s’incliner 6-3, 2-6, 7-5 devant Laslo Djere à son deuxième tournoi depuis qu’il s’est blessé au genou en octobre. Del Potro n’a converti que deux de ses 11 balles de bris. L’Argentin n’avait pas joué depuis février.

Stanislas Wawrinka a quant à lui montré la sortie à Guido Pell 6-3, 6-4, tandis que Kei Nishikori a eu besoin de deux manches de 7-5 pour se défaire de Hugo Dellien.  Avec AP