Félix Auger-Aliassime en action au Challenger de Séville, vendredi

Auger-Aliassime bondit au 168e rang mondial

Comme prévu, Félix Auger-Aliassime a fait un bond de 58 places au classement de l'ATP pour se retrouver au 168e rang mondial, lundi. À 17 ans et 34 jours, l'athlète de L'Ancienne-Lorette est ainsi devenu le plus jeune tennisman depuis Rafael Nadal en 2002 à percer le top 200.
Ce bond spectaculaire est la conséquence de son titre au Challenger de Séville, conquis samedi en Espagne, son deuxième à ce niveau en 2017 après celui de Lyon. «C'est très spécial», a commenté le Québécois après sa finale à la Copa Sevilla. «Ça prouve que je suis sur la bonne voie. Mais j'aspire à tellement plus que ça.»
Au début de la saison, alors qu'il était 614e (!), Auger-Aliassime visait une victoire dans un Challenger et une place dans le top 250. Il a déjà fait beaucoup mieux, et il lui reste amplement de temps pour relever de plus grands défis. «Je ne me suis pas encore fixé de nouveaux objectifs avec mon entraîneur», a affirmé le produit de l'Académie Hérisset-Bordeleau lors d'une conférence téléphonique avec les médias canadiens, lundi après-midi. «Ç'a été plus vite que je le croyais. C'est un beau problème à avoir de dépasser ses objectifs. Mais je ne me mets jamais de limite.»
Cette dernière phrase, il l'avait dite après sa finale à Séville. Et il l'a répétée deux fois, lundi. Selon lui, la principale amélioration dans son jeu depuis un an est l'aspect mental. Ça semble se traduire en saine confiance. Pas question pour Auger-Aliassime de mettre la charrue avant les boeufs, mais facile de voir qu'il croit pleinement à son potentiel.
Pour continuer de le développer, il espère participer à des qualifications de tournois de l'ATP plus relevés d'ici la fin de l'année. Il prend part cette semaine au Challenger de Banja Luka, en Bosnie-Herzégovine, où il disputera son premier match mardi.
Shapovalov
Il a par ailleurs commenté lundi la montée en popularité - et au classement - de son compatriote Denis Shapovalov (51e), d'un an son aîné. Aucune jalousie chez le plus jeune des succès du plus vieux; ni fierté mal placée d'être mieux classé que lui au même âge.
«On est des joueurs très différents, même si on est de bons amis», a commenté Auger-Aliassime. «Il me motive à devenir un meilleur joueur, et je crois que je fais la même chose pour lui. C'est juste une saine rivalité. [...] C'est bien de faire partie de cette histoire avec lui», a ajouté le Québécois, se disant «fier» de Shapovalov, demi-finaliste à la Coupe Rogers de Montréal, puis présent dans la ronde des 16 au US Open.
Vainqueur du dernier tournoi majeur de la saison, Nadal occupe toujours le premier rang mondial, tout juste devant son éternel rival Roger Federer, qui a doublé Andy Murray au deuxième échelon. Grâce à sa présence en finale à Flushing Meadows, le Sud-Africain Kevin Anderson passe du 32e au 15e rang.
Un esprit sportif qui rapporte
Félix Auger-Aliassime a fait preuve d'un bel esprit sportif à la fin de son duel contre Inigo Cervantes, en finale de la Copa Sevilla, samedi. Sur une balle de match, un coup en croisé de l'Espagnol a été appelé à l'extérieur par le juge de ligne, décision contestée par Cervantes. L'arbitre a toutefois été incapable de retrouver la marque sur la terre battue, ce qui, selon le règlement, donne préséance à l'appel sur le terrain. Mais Auger-Aliassime avait vu la balle en jeu, et il a donc accepté de rejouer ce point crucial, finalement gagné avec conviction.