Mikaël Kingsbury (au centre) et Audrey Robichaud (à gauche) sont montés sur le podium à la première épreuve de la saison de Coupe du monde des bosses.

Audrey Robichaud lance sa saison en grand

Audrey Robichaud a frappé un grand coup en lever de rideau de la saison des bosses, samedi, en prenant la deuxième place de l’épreuve de Ruka, en Finlande. Quelques minutes plus tard, Mikaël Kingsbury gagnait sa 43e médaille d’or en Coupe du monde, sa huitième de suite.

Robichaud, de Val-Bélair, a effectué une descente quasi sans faille en finale pour devancer toutes ses rivales, à l’exception de l’Australienne Britteny Cox, impériale samedi. La Québécoise a obtenu un score de 77,73 contre 80,32 pour la gagnante. Il s’agit de son 10e podium en carrière. Le dernier remontait au 28 février 2016.

«Pour moi, c’est une journée parfaite», a affirmé Robichaud. «Je suis un peu sans mot, je suis vraiment contente. On dirait que je ne le réalise pas encore. […] La piste était pour moi. Je ne veux pas être égoïste, mais ils l’ont fait pour moi, je pense», a-t-elle rigolé, parlant de la neige fraîche et poudreuse qui recouvrait la montagne.

La skieuse de 29 ans s’est dite dans un état d’esprit hors du commun pendant toute la journée. «J’étais vraiment en contrôle de mes moyens, je n’étais pas trop stressée. J’avais rarement vécu ça. D’être mégaprête comme ça, ça m’est rarement arrivé», a-t-elle souligné.

La Saskatchewanaise Andi Naude a terminé au quatrième échelon, tandis que Justine Dufour-Lapointe a raté d’un rang une place en grande finale, terminant septième. Ses sœurs Chloé (18e) et Maxime (44e) n’ont pas franchi l’étape des qualifications, contrairement à Alex-Anne Gagnon (Terrebonne), 13e.

De son côté, Kingsbury s’est imposé lors d’une finale très relevée grâce à un pointage de 87,45, prouvant que sa troisième place aux derniers Mondiaux a des allures d’erreur de parcours. Le «King des bosses», résident de Deux-Montagnes, a ajouté à sa légende en améliorant sa propre marque pour le nombre de victoires en Coupe du monde. Il a réservé le meilleur pour la fin, puisqu’il était troisième après les qualifications et deuxième après la première finale (ronde des 16).

Il a aussi dû se surpasser pour repousser une double attaque kazakh lors de sa dernière descente, où étaient réunis les six meilleurs skieurs de la journée. Dimitriy Reikherd a épaté la galerie pendant toute la compétition, travail conclu par une médaille d’argent et un pointage de 85,11 en finale. Son compatriote Pavel Kolmakov a complété le podium (84,44).

«Il a fallu que je mette tout [en place] au bon moment. Je suis content de m’être retrouvé [à partir avant-dernier] en finale, parce que j’avais vraiment le feu dans les yeux. C’est différent que de partir dernier, où on dirait que t’es parfois craintif. Là, j’ai foncé», a affirmé Kingsbury, qui n’avait pas réalisé avoir huit victoires consécutives avant ses premières entrevues, au bas de la piste.

Marquis 16e

Qualifié en sixième place, Philippe Marquis a effectué trop d’erreurs techniques malgré une descente ultrarapide en première finale. L’athlète de Québec s’est retrouvé au 16e rang. Marc-Antoine Gagnon, frère aîné d’Alex-Anne, a brillé avec une cinquième position. Kerrian Chunlaud et Laurent Dumais se sont classés 20e et 22e.