Le dur à cuire Todd Ewen, qui a notamment joué avec le Canadien au début des années 90, est mort le 19 septembre à l'âge de 49 ans. Il se serait suicidé à la maison à l'aide d'une arme à feu.

Aucune trace d'ETC dans le cerveau de Todd Ewen

Le cerveau du regretté Todd Ewen ne montrait pas de signe d'encéphalopathie traumatique chronique (ETC), même s'il a subi plusieurs commotions cérébrales pendant sa carrière dans la LNH, a révélé mardi le Centre canadien des commotions (CCC).
Ewen a écopé de 1911 minutes de punition en 518 matchs avec les Blues de St. Louis, le Canadien de Montréal, les Mighty Ducks d'Anaheim et les Sharks de San Jose. Il est mort le 19 septembre à l'âge de 49 ans. Il se serait suicidé à l'aide d'une arme à feu.
Une autopsie menée sur le cerveau de l'ex-dur à cuire n'a pas démontré la présence d'ETC, un trouble neurodégénératif du cerveau lié aux multiples commotions. Dans son communiqué, le CCC a précisé que «bien qu'il souffrait de pertes de mémoire, de douleurs chroniques, de diabète et de dépression avant son décès, son cerveau ne portait aucune trace d'ETC».
Sa femme surprise
«Nous avons été très surpris de ces résultats, puisque nous étions certains que Todd devait souffrir d'ETC», a déclaré dans ce communiqué sa femme, Keli, qui a fait don du cerveau d'Ewen à la science. «Nous espérons que tous ceux qui souffrent des conséquences de commotions cérébrales se réjouissent que leurs symptômes ne constituent pas un diagnostic automatique d'ETC. La dépression et d'autres troubles peuvent présenter plusieurs des symptômes d'ETC.»
Le CCC a évalué 20 cerveaux jusqu'ici, dont environ la moitié montraient des signes d'ETC. «Ces résultats démontrent que de multiples commotions ne mènent pas toujours au développement de l'ETC», a déclaré la Dre Lili-Naz Hazrati, la neuropathologiste en charge de mener l'autopsie. «Nos observations continuent de démontrer que les commotions cérébrales affectent le cerveau de différentes façons. Cela prouve la nécessité de poursuivre les recherches, mais également de faire preuve de plus de prudence et de ne pas sauter aux conclusions à propos de l'ETC jusqu'à ce que nous ayons plus de données.»