L'ailier rapproché Antony Auclair a eu une première journée fort chargée au mini-camp des recrues des Buccaneers de Tampa Bay.

Auclair se sent à sa place au camp des Buccaneers

«Ç'a été une grosse journée! Je n'ai pas eu le temps de m'asseoir et de réfléchir, parce que quand j'ai du temps libre, j'étudie le livre de jeux», a indiqué Antony Auclair, vendredi soir, au terme de sa toute première journée sur un terrain de la NFL.
Comme les 55 autres recrues des Buccaneers de Tampa Bay, l'ailier rapproché du Rouge et Or de l'Université Laval a piétiné la pelouse artificielle du One Buccaneer Place en ce premier de trois jours de mini-camp des recrues. Le quartier général de l'équipe voisine le stade Raymond James, où les Bucs disputent leurs matchs locaux.
Joint par téléphone en Floride, Auclair bouclait une longue journée chargée d'une quinzaine d'heures d'activités avec départ de l'hôtel à 6h, déjeuner sur place, deux entraînements et plusieurs réunions d'analyse.
«Je n'étais pas nerveux. J'étais confiant, je dirais», a-t-il néanmoins affirmé. «Je me suis senti à ma place. Je ne pense pas que le tempo était trop vite, c'était juste bien. Mais c'est sûr que ça roule, c'est la NFL...» poursuit-il, admettant que les entraînements très structurés du Rouge et Or l'ont bien préparé.
En contrôle
«Seule affaire qui rend nerveux, c'est le cahier de jeux. Et j'ai commencé à le maîtriser dès mon arrivée jeudi et encore plus aujourd'hui, bien qu'on ajoute des nouvelles choses chaque jour. Aujourd'hui, j'étais en contrôle et les coachs étaient agréablement surpris de la façon dont j'ai assimilé le contenu», estime celui qui a hérité du numéro 82, tout près de son 81 de l'UL.
Plus de la moitié des joueurs placés sous la houlette de l'entraîneur-chef Dirk Koetter jusqu'à dimanche, soit 29 sur 56, sont là simplement à l'essai. Dont Ryley Cooper, receveur de six saisons et 2418 verges de réceptions avec les Eagles de Philadelphie.
Auclair a pour sa part un contrat en poche, paraphé comme joueur autonome à la suite du repêchage de la semaine dernière. Même chose que son cochambreur, le quart-arrière Sefo Liufau (Colorado).
Dans le lot, on compte trois ailiers rapprochés : Auclair, Tevin Westbrook (Florida), membre de l'unité d'entraînement des Bucs depuis deux ans, et O.J. Howard (Alabama). Howard a été le premier choix de l'équipe le 27 avril dernier, 19e sélection au total.
«Howard est un excellent joueur, sûr et certain, mais je suis content de savoir qu'il est aussi une bonne personne», a affirmé Auclair, disant avoir un bon contact avec son nouveau coéquipier.
Koetter a parlé en bien de la fierté de Notre-Dame-des-Pins, après le jour un. Avant le repêchage, «on a beaucoup examiné ce qu'Antony avait fait et ç'a été intéressant de regarder du film canadien. On cherchait à améliorer notre profondeur à la position d'ailier rapproché sans savoir qu'O.J. serait disponible au 19e rang. Mais on gardait le sentiment qu'Antony était du matériel de repêchage et on est heureux de l'avoir comme joueur autonome», a expliqué le pilote aux médias sur place.
Un autre Québécois
Un autre Québécois passe la fin de semaine chez les Bucs, le secondeur Christophe Mulumba-Tshimanga (Maine), à l'essai. Auclair et lui ont joué ensemble avec Équipe Québec, en 2010.
Le seul Québécois repêché dans la NFL la semaine dernière est le bloqueur Justin Senior (Mississippi State), par Seattle. Trois autres produits du football universitaire québécois tentent leur chance comme invité à un mini-camp de recrues de la NFL. Les Carabins de Montréal Junior Luke, plaqueur, et Félix Ménard-Brière, botteur, iront chez les Giants de New York la fin semaine prochaine, tandis que le centre-arrière du Vert & Or de Sherbrooke Anthony Gosselin est déjà à Kansas City.