Sur 200 mètres, El-Hadj François N’Doye (au centre), du club de l’Université Laval, et Dustie Joseph (à droite), du club Saint-Laurent, ont été incapables de rattraper l’Américain John Lundy. Pas plus ici en vague de qualification, où le coureur de Washington D.C. a enregistré un temps de 21,13 secondes, qu’ensuite finale. N’Doye a fini deuxième les deux fois.

Athlétisme: première réussie au PEPS

La rencontre d’athlétisme en plein air la plus relevée des 10 dernières années au Québec a réussi sa grande première, à l’Université Laval. Même si la vedette locale, l’olympien Charles Philibert-Thiboutot, n’a que servi de lapin.

Vendredi soir au stade du PEPS, 300 athlètes de piste et pelouse ont pris part à cette deuxième tranche de la nouvelle Série Montréal-Québec, initiative conjointe du club d’athlétisme de l’Université Laval à Québec, du club Saint-Laurent à Montréal et de la Fédération québécoise d’athlétisme. La manche initiale avait eu lieu mercredi, dans la métropole.

Où Philibert-Thiboutot avait gagné l’épreuve masculine de 800 mètres en 1 min 47,71 s, une pleine seconde devant son plus proche adversaire. Mais sa spécialité, c’est le 1500 m. Qui se courait vendredi, à Québec. Où le grand blond de Sillery s’est néanmoins contenté du rôle de lapin pour fournir un rythme rapide aux 12 candidats en lice.

C’est que Philibert-Thiboutot se prépare à s’envoler pour l’Europe. Samedi prochain, il courra le 1500 de l’importante Nuit d’athlétisme de Heusden-Zolder, en Belgique. Il est aussi sur la liste d’attente de la prestigieuse Diamond League, grand circuit de l’athlétisme mondial, pour les étapes de Londres et de Monaco, tenues au même moment.

Après ses deux courses aux championnats canadiens, quatre épreuves en une semaine l’auraient trop épuisé avant de partir.

N’empêche que ce 1500 m masculin s’est avéré le clou de la soirée de vendredi, au PEPS, avec l’Américain Ford Palmer, du New Jersey, stoppant le chronomètre à 3:39,81. Une rare performance sous la barre des 3 min 40 en sol canadien, souligne l’entraîneur-chef du club de l’UL.

«Ce genre de course et de performance met la table pour ce que l’on veut réaliser dans le futur», explique Félix-Antoine Lapointe, qui souhaite voir le niveau s’élever et attirer de meilleurs athlètes venus de plus loin au cours des prochaines années.

Records personnels battus

Le calibre déjà relevé a permis à certains locaux de battre leur record personnel. Comme Catherine Beauchemin sur 1500 m en 4:18,47 pour la quatrième position, première Québécoise et quatre secondes de mieux que sa marque précédente. Beauchemin en est à sa première année senior et intégrera les rangs universitaires du Rouge et Or à l’automne.

Jean-Simon Desgagnés a pour sa part réussi 3:43,71 sur 1500 m, soit six secondes plus vite que son précédent record personnel et la cinquième place. Spécialiste du 3000 m steeple, épreuve où il vient de prendre le deuxième rang aux championnats canadiens, Desgagnés se dirige aussi vers la Belgique, à Liège, où il participera la fin de semaine prochaine à un 3000 m steeple.

Parmi les concurrents présents au PEPS, une quarantaine provenaient de l’extérieur du Québec, soit de l’Ontario, de l’Ouest canadien et des États-Unis, en plus d’une sprinteuse australienne et d’un perchiste français.

La proximité dans le temps et dans l’espace des championnats canadiens, présentés il y a une semaine à Ottawa, a permis la participation de plusieurs Canadiens. Effet similaire attendu les deux prochaines années avec les nationaux tenus à Montréal en 2019 et en 2020. Le fait de tenir deux manches, à Montréal et à Québec, permet de plus aux athlètes américains de mieux rentabiliser leur voyage.