Zlatan Ibrahimovic a été fidèle à son personnage en annonçant son départ du Paris SG.

«Arrivé comme un roi, je repars comme une légende»

Un talent monstrueux, un ego colossal... Zlatan Ibrahimovic a été fidèle à son personnage en annonçant son départ du Paris SG, vendredi, sans dire où il allait désormais faire le buzz avec ses coups de gueule.
«S'ils remplacent la tour Eiffel par ma statue, je resterai», avait-il prévenu. La dame de fer est toujours là et le Suédois a annoncé son départ du PSG. Avec une formule qui claque, garantie là encore 100 % mégalo : «Je suis arrivé comme un roi, je repars comme une légende.» «Ibra»  est en effet entré dans la légende du club : quatre titres de champion, trois Coupes de la Ligue, une Coupe de France, trois titres de meilleur joueur, bientôt trois couronnes de meilleur buteur du championnat, 152 buts, le tout en quatre saisons. Et à 34 ans, le colosse (1,95 m, 95 kg) a empilé les buts et les gestes de classe.
S'il a accédé à la notoriété mondiale, c'est aussi pour ses déclarations tapageuses. Son passage à Paris n'a pas fait exception. «Je ne connais pas la Ligue 1, mais la Ligue 1 me connaît», avait-il dit à son arrivée. Un jour, alors que les fans parisiens avaient osé le siffler pour une prestation médiocre, il avait persiflé : «Ils en demandent beaucoup. C'est étrange au regard de ce qu'ils avaient par le passé. Parce qu'avant, ils n'avaient rien.»
Ses tirades ont souvent fait rire, sauf quand il a lâché après une défaite à Bordeaux (3-2) en mars 2015 : «En 15 ans, je n'ai jamais vu un tel arbitre. Dans ce pays de merde. Ce pays ne mérite pas le PSG». Le scandale en France fut proportionnel à son ego : immense.
La rumeur l'envoie maintenant en Chine, où un contrat global de 75 millions d'euros (environ 110 millions $) l'attendrait. En Angleterre, Manchester United serait insistant, en Italie l'AC Milan rêve de son retour. Mais l'Amérique et son championnat terre d'asile de vieilles stars (comme David Beckham en son temps) pourrait aussi l'attirer.