Le cycliste Michael Goolaerts s’est effondré sur le bord de la route et est demeuré inconscient, avant d’être transporté par hélicoptère dans un hôpital de Lille.

Arrêt cardiaque fatal pour un cycliste à la Classique Paris-Roubaix

ROUBAIX — Le cycliste belge Michael Goolaerts est décédé d’un arrêt cardiaque après qu’il se soit effondré pendant la Classique Paris-Roubaix, dimanche.

L’équipe de Goolaerts a indiqué que le cycliste âgé de 23 ans était décédé dans un hôpital de Lille, là où il avait été transporté par hélicoptère.

Elle a ajouté dans un communiqué que Goolaerts était décédé en la présence des membres de sa famille, après que toutes les tentatives de réanimation eurent échoué.

Sur les images télé, Goolaerts pouvait être aperçu inconscient sur le bord de la route pendant que le peloton le dépassait. Il a rapidement été rejoint par une équipe médicale qui a tenté de le réanimer.

Membre de l’équipe Veranda’s Willems-Crelan, son meilleur résultat de la saison était une 20e place au Kuurne-Bruxelles-Kuurne.

Cet incident est venu porter ombrage à la victoire du champion du monde Peter Sagan. Ce dernier s’est imposé au sprint devant le Suisse Silvan Dillier et a croisé le fil d’arrivée en premier pour la première fois de sa carrière lors du Paris-Roubaix.

Une première en 37 ans

Sagan est aussi devenu le premier champion du monde à gagner cette classique d’un jour qui se déroule sur les pavés depuis le Français Bernard Hinault, il y a 37 ans.

Sagan, le triple champion du monde slovaque, et Dillier étaient en tête de peloton pendant les 25 derniers kilomètres. Sagan a ensuite lancé le sprint dans le Vélodrome de Roubaix, et il a exploité sa puissance légendaire afin de se hisser en tête.

Le Hollandais Niki Terpstra, qui a remporté le Tour des Flandres la semaine dernière et la Classique Paris-Roubaix en 2014, a complété le podium.

Hugo Houle (Astana) a terminé 84e au sein d’un petit groupe qui a accusé 15 minutes de retard sur Sagan. Quant à Antoine Duchesne (Groupama-FDJ), il a chuté et a dû abandonner.

L’épreuve de 257 km est aussi appelée «l’Enfer du Nord» en raison de ses 29 portions hasardeuses réparties sur 54,5 km de pavés glissants. En 2017, près de la moitié des cyclistes n’avaient pu atteindre le fil d’arrivée de cette course.