Même s'il n'a pas lancé avec les Capitales depuis le 14 juillet, Arik Sikula est encore le meneur de l'équipe au chapitre des victoires, avec huit.

Arik Sikula heureux d'être de retour

Arik Sikula retrouvera ses anciens et nouveaux coéquipiers, vendredi au Stade Canac, à l’occasion de son retour avec les Capitales. Après avoir passé le dernier mois au Mexique, il est motivé à l’idée de grimper à nouveau sur le monticule, où il a obtenu beaucoup de succès avant de partir, en juillet.

Sikula est rentré à Québec, mercredi, et n’a pas eu à rejoindre l’équipe à Ottawa, où elle bouclait une série de trois matchs, jeudi, puisqu’il sera le partant du premier match (vendredi) de la dernière série de la saison locale, contre les Jackals du New Jersey. Même si son dernier départ remonte au 14 juillet, il mène encore les Capitales avec huit victoires, conjointement avec Karl Gélinas.

«Je suis vraiment excité de revenir. Je me souviens des séries, l’an passé, je n’avais jamais joué de ma vie dans une telle ambiance. Et selon ce que je vois, ça regarde bien pour les Capitales. Patrick [Scalabrini] a eu toute une saison avec les nombreux changements, c’est drôle comme les choses tombent en place au bon moment. Je me sens comme si je n’étais jamais parti, j’ai juste hâte de voir si je retrouverai mon casier et mon numéro», disait-il avec joie et humour.

Les Saraperos de Saltillo avaient mis Sikula sous contrat, en juillet. Il montrait une fiche dominante de 8-2 (2,50) à ce moment. Les choses ont moins bien fonctionné pour le droitier dans la Ligue AAA du Mexique, alors qu’il a affiché un dossier de 0-4 (7,31) en sept matchs, dont six départs. 

«Ce fut une expérience plutôt frustrante pour moi. Je n’ai pas mal lancé, mais ça ne tournait pas toujours à mon avantage. Disons que je qualifierais mes statistiques là-bas d’embarrassantes, je n’ai jamais eu d’aussi mauvais chiffres dans ma carrière», notait avec franchise celui qui aurait pu s’approcher du record d’équipe de 15 victoires en une saison appartenant à Jeff Duda (2012) s’il était resté à Québec.

Libéré au bon moment

Sikula est tombé dans l’une des pires formations mexicaines. Pendant son séjour, les Saraperos ont connu une séquence de 10 défaites en 11 matchs. Le club éprouvait aussi des problèmes financiers et peinait à payer les joueurs, mais les engagements envers lui ont été respectés.

«Mon désir était de rester là-bas, d’y poursuivre ma carrière. Le directeur général a l’intention de m’inviter au camp d’entraînement, la saison prochaine, que ce soit à Saltillo ou ailleurs.

«Ça n’a pas fonctionné, mais j’adore voyager, découvrir de nouvelles ligues, affronter de bons joueurs. Le calibre est relevé, au Mexique, on verra l’an prochain. Je suis juste content que ma libération soit arrivée en même temps que la date limite dans la Ligue Can-Am», a ajouté Sikula, qui a maintenant lancé dans six pays : États-Unis (d’où il vient), Canada, Australie, Colombie, Venezuela et Mexique. Il retournera d’ailleurs au Venezuela pour la saison d’hiver.

Sikula est prêt à aider les Capitales à défendre leur championnat de 2017. «Je regarde notre alignement des frappeurs, nos lanceurs, je pense que nous avons une bonne chance. Il nous reste deux belles semaines de baseball et j’espère bien y mettre ma touche personnelle.»

Les Capitales sont assurés de boucler la saison en deuxième place, les Miners de Sussex County ayant remporté le premier championnat de leur jeune histoire.