Antonio Brow­n s’est entraîné avec les Patriots mercredi après-midi.

Antonio Brow­n à l’entraînement malgré les allégations d’agression

FOXBOROUGH — L’ailier espacé des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Antonio Brown s’est entraîné avec l’équipe mercredi après-midi, au lendemain du dépôt d’une poursuite civile de son ex-entraîneuse personnelle dans l’État de la Floride, laquelle allègue qu’il l’aurait agressée sexuellement en trois occasions.

Avant la séance d’entraînement, l’entraîneur-chef Bill Belichick avait refusé de répondre aux autres questions relatives à Brown, dont son statut en vue du match de dimanche contre les Dolphins à Miami. Il a plutôt recommandé aux journalistes de consulter le communiqué des Patriots émis mardi soir, dans lequel ils ont indiqué qu’ils étaient au courant de la poursuite et qu’ils «prenaient ces allégations très sérieusement».

«Antonio et ses représentants ont émis des commentaires, donc je ne m’avancerai pas là-dessus, a dit Belichick. Ils sont comme ils sont. Nous avons analysé la situation. Nous avons pris ça très sérieusement au sein de l’organisation. Je suis certain que des questions persistent, mais je ne prendrai pas part à cette discussion.»

Brown nie

Brown a d’ailleurs nié ces allégations. Darren Heitner, un avocat qui représente Brown, a mentionné à l’Associated Press que son client envisageait de déposer une poursuite en diffamation. La NFL n’a émis aucun commentaire, mais a précisé qu’une enquête sera déclenchée dans ce dossier.

Dans la portion de la séance d’entraînement admissible aux membres des médias, Brown portait un chandail blanc orné du no 1 et son casque protecteur était équipé d’une visière teintée. Brown a porté le numéro 84 depuis le début de sa carrière, il y a neuf ans, mais ce numéro est présentement porté par l’ailier rapproché des Patriots Ben Watson.

Belichick a été interrogé spécifiquement sur la possibilité que le nom de Brown soit ajouté à la liste d’exemption du commissaire de la NFL Roger Goodell. Cette désignation spéciale, qui peut être utilisée par Goodell à sa discrétion, permet à la ligue de déclencher une enquête sur des allégations qui pourraient enfreindre la politique comportementale de la NFL. Si le nom de Brown est ajouté à cette liste, alors il ne pourrait s’entraîner avec les Patriots, ni assister à leurs matchs.

Brown avait été initialement échangé des Steelers de Pittsburgh aux Raiders d’Oakland l’été dernier. Il a ensuite été victime d’une étrange blessure à un pied, a été impliqué dans une lutte avec la NFL à propos de son casque protecteur, s’est absenté de nombreuses séances d’entraînement, a écopé de plusieurs amendes salées, s’en est pris au directeur général des Raiders Mike Mayock et a publié plusieurs messages controversés sur les réseaux sociaux qui ont mené à la décision du club californien de le libérer.

Il a ensuite ratifié une entente avec les champions en titre du Super Bowl.

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MCCOY TENTERA DE RESTER CALME

Aujourd’hui membre des Panthers de la Caroline, Gerald McCoy avoue avoir hâte d’affronter les Buccaneers, équipe qui l’a retranché en mai après un séjour de neuf ans. Pendant toutes ces années, McCoy a été sélectionné à six Pro Bowl, a été choisi à titre de joueur tout étoile et est devenu le visage de la concession.

CHARLOTTE — Le joueur de ligne défensive Gerald McCoy, des Panthers de la Caroline, ne se permettra d’être trop excité lorsqu’il s’alignera face à son ancienne équipe, les Buccaneers de Tampa Bay jeudi soir, malgré toute la motivation qui l’habitera.

Après neuf saisons complètes dans la NFL, McCoy sait ce qu’il peut en résulter.

«J’ai côtoyé des joueurs qui allaient affronter leur ancienne équipe et la veille du match, ils perdaient complètement la tête; le jour du match, ils perdaient complètement la tête. Dans le fond, il faut se dire “calme-toi mon gars. Rends-toi sur le terrain et joue”.»

L’athlète de 31 ans est d’avis que plusieurs de ces joueurs n’ont pas connu de succès dans ces circonstances parce qu’ils ont laissé leurs émotions prendre le dessus sur leur capacité à réaliser des jeux.

Malgré tout, McCoy avoue avoir hâte d’affronter les Buccaneers, une équipe qui l’a retranché en mai après un séjour de neuf ans. Pendant toutes ces années, McCoy a été sélectionné à six Pro Bowl, a été choisi à titre de joueur tout étoile et est devenu le visage de la concession.

Le départ de McCoy de Tampa Bay ne s’est pas fait sans un peu d’acrimonie. Il reste encore des gens dans les bureaux des Buccaneers que McCoy n’aime pas.

«Ils savent qui ils sont», note-t-il.

Tout a commencé quand Bruce Arians, le nouvel entraîneur-chef des Buccaneers, a affirmé pendant l’entre-saison que McCoy «n’était pas aussi perturbateur qu’il y a quatre ans».

Éventuellement, Arians a libéré McCoy et quelques jours plus tard, il faisait signer un contrat au joueur autonome Ndamukong Suh pour le remplacer, et pour aussitôt lui donner le numéro 93, l’ancien de McCoy.

«Au début, ça m’a agacé, je vais l’avouer», a déclaré McCoy, qui arbore le numéro 93 avec les Panthers.

McCoy a fait part publiquement de sa déception face à cette décision, ce qui a fait réagir Warren Sapp, l’ancien plaqueur étoile des Buccaneers. Sapp est quelqu’un que McCoy, à l’origine, voyait comme un mentor puis, plus tard, comme un membre de sa famille.

«On vous évalue en fonction de vos victoires en matchs éliminatoires, a déclaré Sapp au Tampa Bay Times, en août. Combien de matchs éliminatoires as-tu gagnés? Il n’a jamais participé à une rencontre éliminatoire. Nous en avons disputé neuf. Nous avons gagné des championnats.»

Lorsqu’il s’est fait demander, cette semaine, si les propos de Sapp lui avaient fait mal, McCoy a simplement levé les épaules.

Malgré tout, McCoy prévoit toujours signer un contrat d’un jour et quitter le sport à titre de membre des Buccaneers lorsque viendra le temps de prendre sa retraite. Il dit que tout est déjà arrangé avec les propriétaires des Buccaneers.

Quant à l’héritage qu’il pensera laisser à Tampa Bay, McCoy a répondu ainsi : «Je ne sais pas... Demandez à Warren Sapp.»

Un rival dur à stopper

Les Buccaneers s’attendent à ce que le demi offensif Christian McCaffrey soit employé à toutes les sauces. Dimanche, contre les Rams de Los Angeles, il a accumulé des gains de 128 verges au sol et marqué deux touchés. Il a également capté dix passes pour des gains de 81 verges.

Selon Arians, McCaffrey est le demi le plus menaçant dans la NFL. «Je pensais que c’était David Johnson, mais Christian est passé devant lui», a affirmé Arians.

«À titre de receveur, il est difficile à couvrir et il est un excellent coureur.»

Les Buccaneers s’attendent aussi à une meilleure prestation de leur quart Jameis Winston. Dimanche dernier, Winston est devenu le quart ayant amassé le plus de verges par la passe dans l’histoire de l’équipe. Toutefois, il a aussi été victime de trois interceptions, dont deux ont été retournées jusque dans la zone des buts dans une défaite de 31-17 contre les 49ers de San Francisco.