Croisé à l’activité caritative Pro-Hockey, vendredi au Complexe Les 3 Glaces de Québec, Antoine Vermette, ici à gauche de son ami Jean-Philippe Côté, n’aurait pas d’objection à poursuivre sa carrière dans la LNH, mais il ne le fera pas n’importe où.

Antoine Vermette n’exclut pas l’idée de prendre sa retraite

Son plus récent contrat étant arrivé à échéance avec les Ducks d’Anaheim, Antoine Vermette est désormais prêt à toutes les éventualités. Nouveau pacte? Retraite? «Toutes les options sont sur la table», admet l’attaquant natif de Saint-Agapit.

À 35 ans, Vermette vient de compléter sa 14e saison dans la Ligue nationale et sa 16e dans les rangs professionnels. Père de deux enfants, et bientôt d’un troisième, il se retrouve dans la position enviable de décider de son avenir à court terme dans le hockey.

«Présentement, je me prépare comme si j’allais jouer. Je me tiens en forme, au cas où une offre nous interpellerait», disait-il au nom de l’unité familiale.

Croisé à l’activité caritative Pro-Hockey en soutient au cancer de la prostate au profit de la Fondation du CHU de Québec, vendredi au Complexe Les 3 Glaces de Québec, Vermette n’aurait pas objection à poursuivre sa carrière dans la LNH. Mais il ne le fera pas n’importe où, encore moins si la situation qui se présentait n’était idéale pour les siens.

«Si je joue encore, je vais le faire dans un endroit qui va nous tenter. Pour moi, il s’agit d’une période stimulante, car peu importe la décision que je vais prendre, je serai à l’aise avec celle-ci. Dans ma réflexion, la retraite est une option, comme la poursuite de ma carrière», dit celui qui possède toujours un pied à terre en Arizona, où il a joué pendant cinq saisons.

Garder la forme

L’auteur de 228 buts et de 515 points en 1046 matchs dans la LNH n’a pas encore reçu d’offre. Mais il ne cache pas que la décision de se maintenir en bonne condition physique, cet été, a été prise avec les échos qui sont venus aux oreilles de son agent au cours des dernières semaines.

«Je pense que je vais recevoir des offres à compter du 1er juillet. À partir de là, on décidera si je m’embarque encore pour quelques saisons. Mais dans tous les cas, je me sens privilégié d’être dans cette situation, de pouvoir envisager tous les scénarios avec l’esprit en paix», ajoutait celui qui a remporté la Coupe Stanley, en 2014-2015, avec les Blackhawks de Chicago.

«Si je continue à jouer, je veux aussi le faire selon mes standards personnels et professionnels. J’ai atteint plusieurs objectifs dans ma carrière, comme gagner la Coupe Stanley, disputer 1000 matchs. Je voudrais avoir la chance de la remporter encore, si je continue», ajoutait-il.

Vermette passe l’été dans la région de Québec, comme il le fait chaque année. Il s’entraîne toujours au PEPS de l’Université Laval sous la supervision du préparateur physique Raymond Veillette, et ce, en compagnie de plusieurs joueurs de la LNH — et d’autres évoluant en Europe — de la région de Québec.

«J’ai 35 ans, je suis encore en forme. Je ne m’attends pas à ce que les Ducks me présentent une autre offre. À part ça, je suis désolé de ne pas avoir plus d’information à te donner», lançait-il avec un clin d’œil.

Choix de deuxième ronde (55e) des Sénateurs d’Ottawa en 2000, Vermette a aussi joué avec les Blue Jackets de Columbus, les Coyotes de l’Arizona, les Blackhawks et les Ducks. Il avait aussi enfilé l’uniforme des Remparts de Québec, en 1998-1999, avant de compléter sa carrière junior majeur avec les Tigres de Victoriaville.

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JOUER CONTRE LE CANCER DE LA PROSTATE

Une vingtaine de joueurs de hockey professionnel actifs et retraités participaient à la 4e édition du Pro-Hockey en soutien à la lutte du cancer de la prostate. Pas moins de 383 000 $ ont été amassés lors des trois premières présentations, et déjà, au moins 150 000 $ devaient s’ajouter dans les coffres de la Fondation du CHU de Québec avec celle de vendredi avant même que le montant total ne soit comptabilisé. «Il faut aussi parler de la santé des hommes. Les cancers urologiques et de la prostate comptent pour 30 % des cancers chez les hommes. Les montants amassés permettent de financer des projets de recherche et de compléter le financement d’équipement médical de haute technologie au service de la population», explique le Dr Frédéric Pouliot, urologue-oncologue du CHU, aussi membre du comité organisateur de l’événement qui permettait à une soixantaine de joueurs de passer la journée avec les pros. Sur la photo, le Dr Pouliot (deuxième à partir de la droite) est en compagnie des anciens Nordiques Dave Pichette, Luc Dufour et Alain Côté.  Carl Tardif

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Le Dr Frédéric Pouliot (deuxième à partir de la droite) est en compagnie des anciens Nordiques Dave Pichette, Luc Dufour et Alain Côté.