Obtenu de Victoriaville le 22 août, Anthony Morrone assure qu’il ne pouvait tomber à une meilleure place que Québec.

Anthony Morrone en confiance

Acquis le 22 août en retour d’un choix de cinquième ronde en 2021, le gardien Anthony Morrone disputera son premier match devant le filet des Remparts de Québec, vendredi à Victoriaville, contre les Tigres. Et il n’aura pas à attendre longtemps pour jouer son deuxième puisqu’il affrontera aussi ses anciens coéquipiers lors du dernier match préparatoire, la semaine prochaine, à L’Ancienne-Lorette.

Le gardien de 19 ans s’est amené à Québec pendant le camp d’entraînement lorsque les Remparts ont découvert que Dereck Baribeau, leur numéro 1 devant le filet, souffrait d’une blessure à la hanche. Ils devaient d’ailleurs en apprendre plus à son sujet dans les dernières heures. Mais on pense aussi que le jeune homme de Mirabel possède le potentiel pour lui offrir une belle lutte.

«On est allé le chercher pour qu’il “compétitionne” Dereck. À cause de sa blessure, on n’a pas voulu prendre de chance», notait l’entraîneur--chef et directeur général Patrick Roy. «Avec une blessure à une hanche, tu ne peux pas jouer autant de matchs que tu le voudrais, alors c’était important pour nous d’avoir deux gardiens avec de l’expérience de la LHJMQ. On commence la saison avec un deux en deux, suivi d’un trois en trois. Tout seul, tu ne peux pas faire ça, encore moins avec une blessure.»

Une transaction attendue

La saison dernière, Morrone a disputé 13 matchs avec les Tigres, conservant une fiche de 4-7, une moyenne de buts alloués de 2,66 et un pourcentage d’efficacité de ,909. Il a notamment été le gardien de la semaine de la LHJMQ et de la Ligue canadienne de hockey, en novembre 2017, après avoir réalisé deux blanchissages.

«Ma saison avait mal commencé, je n’étais pas trop dedans. Après quelques matchs, ç’a mieux été, et j’étais plus à l’aise lors de mes deux blanchissages. Je sentais que j’avais ma place dans la Ligue. Je peux jouer à ce niveau», estimait-il, sans faire preuve d’un surplus de confiance, après une séance d’entraînement au Pavillon de la jeunesse.

Morrone a terminé la dernière saison dans le junior AAA à Valleyfield lorsque les Tigres ont fait l’acquisition d’Étienne Montpetit. Au début des présents camps de la LHJMQ, il se doutait bien qu’une transaction l’attendait dans le détour.

«Je savais que je serais échangé. Une équipe en transition n’a pas l’habitude de garder deux gardiens de 19 ans, j’entendais des rumeurs, mais je ne savais pas à quelle équipe. Je ne pouvais pas tomber à une meilleure place et je vais travailler fort pour obtenir le plus de matchs possible», indiquait le combatif gardien, qui déteste la défaite.

Il veut jouer

Car Morrone veut faire sa place et saisir les occasions qui s’offrent à lui. Il veut jouer. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est allé dans le junior AAA, l’hiver dernier.

«Au lieu d’être inactif dans le junior majeur, j’ai joué un bon nombre de matchs dans le junior AAA. Je pense que ça m’a été profitable», dit le produit des Vikings de Saint-Eustache (midget AAA).

Il est excité à l’idée de disputer son premier match avec les Remparts. Il ne connaît pas l’état de santé de Baribeau, mais ne lui envoie que des ondes positives. «Dereck est un très bon gardien, on espère qu’il revienne vite et en santé. Je vais faire mon travail pendant qu’il n’est pas ici, et aussi lorsqu’il arrivera», ajoutait celui qui ne cache pas que son idole de jeunesse est désormais l’entraîneur--chef qui le désignera pour prendre place devant le filet.

+

DEUX MATCHS NÉCESSAIRES

Bien qu’il perçoive déjà de belles choses, l’entraîneur-chef Patrick Roy a hâte de voir la progression des Remparts en situation de match, vendredi, à Victoriaville. Le premier de deux duels contre les Tigres pour finir le calendrier préparatoire lui dira où se situe le niveau de jeu de sa troupe. Les Remparts seront privés des services de Dereck Baribeau, Philipp Kurashev, Sam Dunn et Gregor MacLeod, tous à des camps de la LNH.

Pour le reste, Roy profite de la longueur du camp d’entraînement pour se familiariser avec les joueurs. «Cette année, ça ne me dérange pas que le camp soit long… Ça me permet de connaître les joueurs, et à eux aussi de me connaître. Pour l’histoire, nous tenons des pratiques de tout près de deux heures, mais en saison, elles seront d’une durée de 45 minutes à une heure. Si je veux que l’on joue avec intensité, il faudra s’entraîner de la même manière.»