Sébastien Boucher

Année sabbatique pour Sébastien Boucher

L’avenir incertain des Champions d’Ottawa n’affectera pas la saison de Phillippe Aumont en 2020.

Le lanceur gatinois rêve de poursuivre sa carrière en Asie, mais au pire, une place l’attend à Québec, là où les Capitales ont réclamé ses droits dans le repêchage de dispersion des Champions. C’est loin d’être mauvais comme plan B.

Son ami Sébastien Boucher n’a pas la même veine. À 38 ans, après une brillante carrière sur les terrains de la Can-Am, il vient de terminer sa première saison à titre de gérant.

Pendant que deux groupes tentent de relancer la franchise dans une autre ligue professionnelle, Sébastien Boucher se retrouve devant le néant.

«C’est la vie. C’est le baseball. Je ne lâcherai pas mon implication dans le baseball de la région. Je vais trouver une façon de rester actif. Pour l’instant, je me concentre sur mes tâches dans le programme sports-études de la polyvalente Nicolas-Gatineau. Pour la suite, je risque de prendre une année sabbatique du baseball professionnel.»

Le baseball est incrusté dans la vie de Sébastien Boucher. Repêché en septième ronde par les Mariners de Seattle dans les Ligues majeures en 2004, il n’a jamais pris congé pendant la saison estivale. Père de deux garçons âgés de 8 et 5 ans (deux bons joueurs de balle), il pourrait se soumettre à la tentation de vivre un été comme le commun des mortels.

Vacances d’été

«Je n’ai pas eu de vacances d’été depuis que j’ai l’âge de 16 ans. En discutant avec mon épouse, nous avons déterminé qu’il faudrait peut-être voir ce que ça donne d’avoir un été de repos. Pour l’instant, je n’ai pas l’intention de quitter Ottawa pour continuer à faire du baseball.»

Détenteur de plusieurs records offensifs de la Ligue Can-Am où il a excellé avec les Capitales et les Champions, Sébastien Boucher est prêt à attendre jusqu’en 2021 pour voir si les Champions pourront se joindre à la Ligue Frontier comme les autres équipes de la Can-Am et comme le souhaite aussi un groupe de Winnipeg.

La Ligue Empire demeure une option pour la saison 2020 pour un autre groupe de propriétaires locaux. Cette ligue inférieure à la Can-Am a un calendrier d’une soixantaine de matches qui débute au mois de juin.

«Les deux groupes travaillent leurs dossiers. Ils tentent de sécuriser un bail avec la Ville d’Ottawa et ils sont intéressés à ce que je reste en place.»

En attendant, ce que Boucher regrette le plus du départ précipité des Champions, c’est le moment où il est survenu.

Regret

«J’ai juste une année d’expérience dans le corps. J’ai appris plusieurs choses en cours de route. Elles vont me servir pour l’avenir. Les joueurs m’ont donné de la rétroaction positive, mais en ce moment, tout ce que j’ai pour aller me chercher du travail ailleurs, c’est une année perdante (41-54) à mon dossier. J’aurais aimé avoir quelques autres années pour voir ce que j’aurais pu faire avec les Champions. Je suis déçu de la façon dont ça s’est terminé...»