Avec quatre tournois encore à jouer dans sa saison, la golfeuse professionnelle de Sainte-Foy Anne-Catherine Tanguay a pris du temps jeudi pour se rendre au Club de golf Lorette et donner des cours pratiques à une trentaine de jeunes golfeuses de la région pour le programme «Go les Filles».

Anne-Catherine Tanguay redonne aux suivantes

Avec quatre tournois encore à jouer dans sa saison, la golfeuse professionnelle de Sainte-Foy Anne-Catherine Tanguay a pris du temps jeudi pour se rendre au Club de golf Lorette et donner des cours pratiques à une trentaine de jeunes golfeuses de la région pour le programme «Go les Filles».

«C’est la deuxième fois que je m’implique avec ce programme et c’est vraiment «cool». Il n’y avait pas autant de filles qui jouaient au golf quand j’ai débuté, même à l’Académie de golf Fred Colgan. Il y en avait de deux à cinq par club», raconte-t-elle.

«Maintenant, l’intérêt pour le golf chez les filles est grandissant et c’est une bonne chose, ça permet de développer une belle camaraderie. C’est devenu tellement accessible et c’est un très beau sport pour les filles», poursuit la golfeuse. Le Club Lorette accueillera d’ailleurs l’an prochain le championnat canadien junior féminin.

L’athlète de 28 ans ne manque pas de rappeler que son sport lui a aussi permis de faire des études en administration à l’Université de l’Oklahoma.

Elle fait d’ailleurs remarquer qu’en raison de la loi Title IX qui assure l’égalité des opportunités dans le sport universitaire américain, il y a six bourses complètes disponibles pour huit joueuses dans chaque équipe universitaire de golf aux États-Unis. Le nombre de bourses n’est que de quatre pour le golf masculin.

«Ça aussi, c’est très intéressant. Ce ne sont pas toutes les filles qui veulent jouer au niveau professionnel comme moi, mais le golf peut te permettre d’aller te chercher une éducation, même dans des écoles de la prestigieuse Ivy League», explique Anne-Catherine.

Excellente année

De son côté, la golfeuse de Sainte-Foy réalise cette année ses meilleures performances chez les professionnels. Onzième à la Classique ShopRite à Galloway, au New Jersey, en juin, elle avait remis une carte de 67 à sa dernière ronde. 

En février, elle avait réussi une ronde de 66, sa meilleure de la saison jusqu’à maintenant, pour lancer l’Omnium Vic de Barwon Heads, en Australie. Elle avait cependant terminé 32e et raté la coupure après avoir ensuite remis des cartes de 74, 75 et 75.

«J’ai réussi à faire beaucoup de coupures cette année, ça m’a donné beaucoup d’expérience. J’ai travaillé beaucoup sur mon contrôle de distance, j’ai été plus agressive sur les par 5 et j’ai amélioré mon jeu autour des verts», poursuit-elle.

Objectif: Top 100

Présentement 122e boursière au classement de la LPGA avec des gains de 50 655 $ cette saison, elle espère maintenant avoir d’aussi bons résultats à ses quatre derniers tournois, histoire de se glisser parmi les cent premières au monde.

«Un classement dans le top 100 m’éviterait de devoir passer par le tournoi de qualification pour garder ma carte de la LPGA. Je suis passée par là l’an dernier, mais j’aimerais bien ne pas avoir à le faire cette année», enchaîne-t-elle.

C’est à l’Omnium du Canada à Toronto, à Portland (Oregon), à Indianapolis et à Dallas que tout se jouera. «Ce sont tous des terrains où j’ai déjà joué et que je connais bien. Portland, c’est là que j’ai eu mon meilleur classement l’an dernier avec une seizième place», conclut Anne-Catherine, qui se permettra de penser aux Jeux Olympiques de 2020, à Tokyo, une fois qu’elle aura bouclé sa saison.