André Tourigny possède encore le record pour le plus de matchs (693) à la barre de la même équipe. Mais l'été dernier, il a accepté de suivre Roy, laissant derrière lui une organisation bien rodée, bien qu'éloignée, les Huskies.

«André [Tourigny] va faire son chemin dans la LNH»

Quand Patrick Roy a accepté le poste d'entraîneur-chef de l'Avalanche, sa promotion a provoqué un effet domino dans la LHJMQ. À l'instar des Remparts, les Huskies perdaient aussi leur homme de confiance depuis 11 ans. André Tourigny possède encore le record pour le plus de matchs (693) à la barre de la même équipe. Mais l'été dernier, il a accepté de suivre Roy, laissant derrière lui une organisation bien rodée, bien qu'éloignée.
«Oui, ça nous a fait mal de le perdre. En plus d'être un homme de hockey exceptionnel, il était aussi un grand ami. André a été ici pendant 11 ans, il a bâti ce que les Huskies sont devenus. Il a eu un impact majeur dans ce marché», admet Pierre Cloutier, vice-président aux opérations hockey et actionnaire des Huskies.
Il n'a pas été surpris de voir Roy le recruter comme adjoint. En fait, Cloutier se demandait depuis un bout à quel moment Tourigny obtiendrait la chance de travailler dans la LNH. «On savait qu'André aurait sa chance sous peu. Il s'était sorti de sa zone de confort, il y a quelques années, en apprenant l'anglais, en s'associant à Hockey Canada.
«Je pense que Patrick a bien fait de l'appeler. Il a apporté avec lui le meilleur homme de hockey disponible, le meilleur homme, tout court. Si quelqu'un peut challenger Patrick, c'est lui. Il peut donner son opinion à n'importe qui sur la planète. Je suis convaincu qu'André va faire son chemin dans la LNH.»
Quand Tourigny a annoncé son départ, sa décision a été accueillie avec fierté par la population de l'endroit, bien que personne ne fait jamais l'unanimité. Si certains amateurs médisaient sur son compte, la majorité ne jurait que par lui.
«Pour moi, André est un Abitibien venu au monde à Nicolet. Il va toujours s'identifier comme un Rouynorandien, comme un Huskies. Il a instauré une philosophie basée sur la stabilité, qui est essentielle au succès. Je l'ai compris, non seulement avec les Huskies, mais aussi dans l'entreprise que je dirige. Gilles [Bouchard] possède les mêmes valeurs. Si ce n'était pas facile de chausser les gros souliers d'André, il colle à notre philosophie. On va continuer de bâtir avec patience, et à long terme, ça va rapporter.»