André Bolduc et son fils Jean-Philippe accompagné de l'entraineur-chef des Alouettes de Montréal, Khari Jones

André Bolduc heureux que son fils évolue pour le Rouge et Or

«Ça fait longtemps qu’on n’était pas venus ensemble ici. Il était ball boy, pas grand... Et on avait mangé une volée!»

André Bolduc replongeait dans ses souvenirs, jeudi, après avoir assisté à la séance d’entraînement de l’équipe de football du Rouge et Or. À une autre époque, il fréquentait le stade de l’Université Laval à titre d’ennemi. Il a dirigé le Vert & Or de Sherbrooke pendant cinq ans (2007 à 2011).

Bolduc est aujourd’hui entraîneur responsable des demis à l’attaque des Alouettes de Montréal, dans la LCF. Son fils aîné de 20 ans, Thomas, est quart-arrière de première saison pour le Rouge et Or.

Sa visite à Québec sera un deux pour un, puisque son fils cadet s’adonne aussi au football dans les rangs juvéniles pour le Triolet de Sherbrooke, qui joue vendredi soir au Séminaire Saint-François, à Saint-Augustin. Ils ont aussi deux sœurs jumelles joueuses de volleyball.

À 6’ 2’’ et 204 lb, Thomas est maintenant loin du petit ball boy du Vert & Or. Il dépasse son père. Dimanche dernier, il était en uniforme pour son premier match universitaire comme troisième quart-arrière. Laval a dominé Sherbrooke 41-10. Le papa n’était pas trop déchiré entre sa progéniture et son ancien club.

«Je prenais pour mon fils! Il était déjà habillé, ce qui était un objectif commun dont on avait parlé. C’était une chance pour lui de vivre ça, un premier match ici avec la présentation et la foule. Quant au pointage, je souhaitais que Thomas remporte le match», affirme André Bolduc.

Pas le choix de papa

Thomas était heureux jeudi que son paternel puisse enfin le voir en personne avec un maillot du Rouge et Or sur le dos. Parce que quand tout le monde est dans le foot, difficile d’aller voir les matchs des autres.

«En étant ici aujourd’hui, il peut voir où je suis rendu, comment j’ai progressé dans ce nouveau système de jeu et avec de nouveaux coachs», a expliqué le deuxième quart le plus productif l’an dernier en première division collégiale québécoise, avec Lennoxville, derrière le phénomène Jonathan Sénécal.

Bolduc père assure ne pas avoir tenté d’influencer fiston pour qu’il opte pour le Vert & Or au lieu du Rouge et Or. «Je l’ai laissé faire son choix tout seul», assure André Bolduc. «Je l’ai conseillé sur certains points, mais pas sur le choix de l’équipe comme tel.»

«Je connais beaucoup les entraîneurs, ici», a-t-il rappelé, après avoir fait l’accolade au coordonnateur défensif Marc Fortier. «J’ai habité avec Marc à l’université, Glen [Constantin] m’a recruté dans le temps qu’il était à Bishop’s... Ça me rassure de voir que Thomas est entre bonnes mains», résume un papa fier.

Ici pour les coachs

«J’ai choisi l’Université Laval à cause des installations et surtout des coachs», précise pour sa part Thomas. «Mathieu Bertrand et Justin Ethier sont les meilleurs coachs en offensive au Québec et peut-être même au Canada. Je savais que j’allais vraiment être bonnes mains. Et à date, je joue mon meilleur football.»

Il en aura besoin au cœur une lutte à quatre pivots chaque semaine avec le vétéran Samuel Chénard, le joueur de troisième année David Pelletier et l’autre recrue Jean-Philippe Cordero.

«On a un beau groupe. À quatre, c’est différent d’être pratiquement seul au cégep, mais ça fait partie du processus. Dans l’universitaire, tout le monde est bon. Tu dois juste rester positif et quand tu as l’occasion d’embarquer sur le terrain, il faut que tu y ailles à fond. C’est ce que je fais!» conclut Thomas Bolduc.

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KHARI JONES ET LES ALOUETTES S'INSPIRERONT DU R ET O 

À sa première visite au stade de l’Université Laval, l’entraîneur-chef des Alouettes de Montréal Khari Jones s’est dit impressionné autant par ce qu’il a vu sur le terrain que par les installations qui l’entourent.

«À Montréal, on essaie beaucoup de ressembler à Laval dans plusieurs aspects. Tu dois t’inspirer d’une équipe avec autant de succès, peu importe le niveau où elle évolue. Je suis content de pouvoir rapporter de nouvelles choses à Montréal», a confié Jones, au terme de la séance d’entraînement de jeudi au PEPS.

Le pilote des Oiseaux a profité d’une semaine sans match pour accompagner à Québec son coach des porteurs de ballon, André Bolduc, dont le fils Thomas s’aligne pour le Rouge et Or. 

Jones a été attentif durant les deux heures, après quoi Glen Constantin lui a demandé de dire quelques mots à ses joueurs. «Je leur ai dit que je les admirais de loin et que c’est intéressant de venir voir ça de proche! Je leur ai aussi dit de continuer à faire ce qu’ils font avec passion.»

Jones et Constantin ne se connaissaient pas. Mais la réputation du grand manitou du club de football de l’UL et de ses adjoints n’est plus à faire.

«J’ai souvent regardé des matchs de Laval sur vidéo au fil des années, parce que dans chaque équipe de la LCF où je suis passé il y avait des joueurs d’ici. Je les ai aussi vus à la Coupe Vanier et quand tu les vois à l’entraînement, tu comprends pourquoi ils ont tant de succès. Ils sont disciplinés, travaillent fort et ont du plaisir. Les entraîneurs portent toujours attention aux détails et les joueurs répondent bien».

Dans la LCF

Il est convaincu que Constantin et les principaux coachs du Rouge et Or seraient accueillis à bras ouverts dans n’importe quel personnel d’entraîneurs de la LCF. «La question, c’est plus de savoir s’ils en ont envie! Ils ont une situation enviable et stable, ici. Diriger un aussi gros programme avec autant de succès aussi longtemps, ça en dit beaucoup», conclut Jones.

Qui a renoué avec Carl Brennan, entraîneur responsable de la ligne offensive du Rouge et Or qui occupait le même rôle avec les Stampeders de Calgary en 2004, quand le quart-arrière Jones y avait été échangé.

Jones était aussi heureux de revoir le joueur de ligne offensive Samuel Thomassin, choix de deuxième ronde des Alouettes au dernier repêchage. 

Un éclaireur des Roughriders de la Saskatchewan a aussi assisté à l’entraînement du Rouge et Or. Olivier Bossé