La place Rogers d'Edmonton

Amphithéâtres: ici et ailleurs

Le domaine de la construction profite indirectement de la LNH. Au Canada et aux États-Unis, des amphithéâtres tombés dans la désuétude sont remplacés par des plus gros. Survol de ces temples du sport qui ont vu, ou qui verront le jour, d'ici quelques années.
<p>Le Barclays Center de New York</p>
La place Rogers d'Edmonton (photo en haut de page)
La nouvelle demeure des Oilers, prévue pour la saison 2016, pourra accueillir 18 641 amateurs de hockey. La place Rogers, qui remplacera le centre Rexall, jugé désuet, doit coûter 480 millions $, mais avec les infrastructures environnantes, la facture avoisinera plutôt les 600 millions $. Contrairement à Québec, Edmonton possède déjà une équipe résidente, et le propriétaire contribue à financer le projet. La facture est séparée entre la Ville d'Edmonton (200 millions $), le propriétaire des Oilers (130 millions $), les amateurs à l'aide d'une taxe sur la vente des billets (125 millions $) et le gouvernement de l'Alberta.
Le Barclays Center de New York
Situé à Brooklyn, le Barclays Center a ouvert ses portes en 2012. Pour le moment, le centre accueille les matchs de basketball des Nets de Brooklyn, mais les Islanders de New York y résideront dès la saison 2015-2016. D'un coût total estimé à 1 milliard $, le Barclays Center peut contenir 14 500 places lorsqu'il est installé pour les matchs de hockey, ce qui en fera le deuxième plus petit amphithéâtre de la LNH, après celui des Jets de Winnipeg, le MTS Centre.
Le New Detroit Arena de Detroit
Les Red Wings de Detroit quitteront le Jos Louis Arena, où ils jouent depuis plus de 34 ans, pour s'installer dans le New Detroit Arena en 2017, un projet de 450 millions $. L'aréna sera entouré d'un plafond de verre qui annexera l'aréna aux bâtiments environnants. Dessiné par le groupe 360 Architecture, l'amphithéâtre pourra contenir jusqu'à 20 000 spectateurs.
<p>Le nouvel amphithéâtre de Québec</p>
L'amphithéâtre de Québec
Même si Québec n'a pas d'équipe résidente, cela n'empêche pas la construction d'un amphithéâtre dans l'espoir d'obtenir une franchise de la LNH. L'idée n'est pas farfelue, selon Glen Hodgson, premier vice-président et économiste en chef du Conference Board du Canada, car Québec est bien placée pour obtenir un jour une équipe de hockey. Avec une population avoisinant les 800 000personnes, qui ont à la fois un revenu moyen plus élevé que celle des Montréalais et une passion pour le hockey bien nordique, le projet n'est pas impossible.
Équipe ou pas, l'amphithéâtre ouvrira ses portes en 2015 et pourra alors accueillir jusqu'à 18 482 spectateurs, en plus de ceux qui s'installeront dans les 80 loges. Le coût prévu du projet est de 400 millions $.