Le pacte de 7 combats ou 24 mois annoncé jeudi à Montréal garantit à Eleider Alvarez de toucher au moins 1 million $US par combat, en plus d’obtenir une part des revenus de billetterie et des ventes de la télévision à la carte.

Alvarez touche le gros lot

MONTRÉAL — La patience du clan Eleider Alvarez a fini par être payante. Le Montréalais d’origine colombienne a signé cette semaine un lucratif contrat avec le promoteur américain Top Rank et son partenaire, la chaîne ESPN.

L’entente fait de Groupe Yvon Michel (GYM) et Top Rank les deux copromoteurs d’Alvarez pour une durée de sept combats ou 24 mois à compter du combat revanche contre Sergey Kovalev, le 2 février prochain, à Frisco, au Texas. Alvarez défendra alors la ceinture des mi-lourds de la WBO, qu’il a ravie au Russe le 4 août dernier dans l’un des combats de l’année sur la scène internationale.

Ce pacte garantit à Alvarez (24-0, 12 K.-O.) de toucher au moins 1 million $US par combat, en plus d’obtenir une part des revenus de billetterie et des ventes de la télévision à la carte. L’entente prévoit également au moins un combat par année au Québec. S’il devait l’emporter le 2 février, son prochain duel aurait d’ailleurs lieu dans la Belle Province.

fidèle à son entourage

Alvarez a aussi prolongé jusqu’en 2022 l’entente qui le liait déjà à GYM. Qui plus est, Al Haymon, le puissant propriétaire de Premier Boxing Champions, est exclu de cette entente entre Alvarez, qui fait partie de son écurie, et Top Rank. «On a une entente à l’amiable avec Haymon au sujet de ce pacte», a précisé le gérant d’Alvarez, Stéphane Lépine.

Au fil des ans, plusieurs ont suggéré à Alvarez de quitter GYM, son entraîneur Marc Ramsay, ainsi que Lépine. Ces mauvais conseillers lui disaient alors que son entourage ne s’occupait pas suffisamment de lui. Il est heureux de ne pas les avoir écoutés.

«Je suis très fier du chemin que nous avons parcouru ensemble et d’être demeuré loyal envers tous ces gens», a affirmé celui qui désire faire venir sa famille de Colombie au cours de la prochaine année.

Alvarez et Ramsay s’envoleront d’ailleurs pour la Colombie dès dimanche afin de poursuivre leur camp d’entraînement pour le combat face à Kovalev. Le temps des Fêtes, ils n’y goûteront pas.

«On a deux entraînements de prévus le 24, suivis d’une course et d’une séance en gymnase le 25», a noté Ramsay. «On s’entraîne aussi les 31 décembre et 1er janvier. Pour nous, ce sont des chiffres. Il aura congé les dimanches, mais ne me demandez pas quelle date c’est!

«On a un peu un Dream Team ici, avec Stéphane et Yvon. Il ne faut pas oublier que tout ceci est rendu possible grâce aux performances d’Eleider. Il faut assurer le même niveau de performance pour que cette belle histoire se poursuive.»

À la dure

Le clan Alvarez retournera exactement au même endroit, à Bogota, où il avait peaufiné sa préparation en vue de l’affrontement du 4 août. «C’est un quartier tough : tu ne sors pas seul le soir pour rien», a raconté Ramsay. «L’embourgeoisement est un danger qui guette les boxeurs. On aurait pu trouver un appartement, un quartier plus confortable, mais on voulait se retrouver exactement dans la même situation. J’aime ce genre de camp où nous n’avons que notre garde rapprochée autour de nous.»

***

La boxeuse Marie-Ève Dicaire a mis la main jeudi sur sa ceinture de championne du monde de l'IBF.

DICAIRE REÇOIT SA CEINTURE

GYM a présenté à Marie-Ève Dicaire sa ceinture des super-mi-moyennes de l’International Boxing Federation (IBF), titre qu’elle a remporté face à l’Uruguayenne Chris Namus le 1er décembre à Québec. Yvon Michel aimerait organiser un gala autour de la première défense de titre de Dicaire en mars. Le promoteur montréalais souhaite proposer à Namus un combat de championnat sur cette carte pour une autre ceinture. Dicaire (14-0, 0 K.-O.) n’est pas tenue par contrat d’accorder une revanche à Namus.