Aspirant obligatoire depuis 2015 pour le titre des mi-lourds du WBC, Eleider Alvarez (à droite) aura finalement la chance le 4 août de disputer un combat de championnat pour la ceinture... de la WBO.

Alvarez ne veut pas rater sa chance contre Kovalev

MONTRÉAL — Eleider Alvarez attend depuis longtemps l’occasion de livrer un combat de championnat du monde. C’est pourquoi il n’entend pas laisser filer l’occasion que lui offre le tenant du titre de la World Boxing Organization (WBO) chez les mi-lourds, Sergey Kovalev.

Quand il montera sur le ring à Atlantic City, le 4 août, Alvarez (23-0, 11 K.-O.) aura patienté près de 33 mois avant d’obtenir cette chance de mettre la main sur une ceinture, lui qui est devenu l’aspirant obligatoire d’Adonis Stevenson, champion du World Boxing Council (WBC), le 28 novembre 2015.

Ce soir-là, Alvarez avait battu Isaac Chilemba par décision majoritaire. Depuis, le champion a trouvé toutes les défaites possibles pour ne pas l’affronter.

Bon joueur, Alvarez a accepté de céder sa place en chaque occasion, engrangeant au passage des victoires contre Robert Berridge, Norbert Dabrowski, ainsi que les ex-champions Lucian Bute et Jean Pascal. Aucun de ces boxeurs ne représente toutefois l’énorme défi que sera pour lui Kovalev (32-2-1, 28 K.-O.).

«Je n’ai pas peur d’affronter un puissant cogneur comme Kovalev, a déclaré le huitième aspirant du WBO au cours d’une téléconférence organisée mercredi pour les médias internationaux. J’ai déjà affronté de bons cogneurs dans ma carrière. Je sais ce qu’est un vrai punch et j’y ai survécu. Je pense que mes 23 combats m’ont suffisamment préparé pour cet affrontement. J’ai fait face à des gars de bon calibre. J’ai toujours dit que si j’avais peur, je ne ferais pas la boxe. Pas même face à Kovalev. J’ai attendu deux ans et demi pour cette occasion. C’est mon plus gros combat et je ne laisserai pas filer cette occasion.»

«Eleider est rendu au sommet de sa carrière, a fait valoir son promoteur Yvon Michel. Il est prêt depuis un an. Kovalev se cherchait un adversaire de haut niveau; Eleider se cherchait un combat de championnat du monde. Ça s’est réglé en une journée. Toute l’équipe considère que le style de Kovalev sied très bien à celui d’Eleider. Plus le défi est grand, plus sa performance est grande. Il sera à la hauteur de la tâche à accomplir. 

«Pour nous, ce serait d’aller chercher un troisième champion du monde sur quatre de la division [avec Stevenson et Artur Beterbiev]. Ce serait extraordinaire, autant pour Eleider, les partisans de boxe du Québec et notre organisation.»

L’objectif : unifier les titres

Pour Kovalev, Alvarez représente un obstacle dans sa quête des quatre titres de la division, lui qui a déjà détenu trois ceintures en même temps chez les mi-lourds. Si Alvarez n’a pas le profil des Andre Ward, Bernard Hopkins, voire même Pascal au moment de ses deux affrontements contre le Québécois, le Russe maintenant établi aux États-Unis sait très bien qu’il ne peut pas prendre le Montréalais à la légère.

«Je suis certain qu’Alvarez sera un adversaire difficile à affronter, parce qu’il est invaincu,qu’il a longtemps été l’aspirant no 1 du WBC, et qu’Adonis Stevnson l’a évité deux ou trois fois, a-t-il noté. Mais je n’ai pas peur et je compte bien le battre. Je vais défendre mon titre.»

Kovalev compte ensuite lancer des défis aux autres champions de la division.

«Je suis prêt à me battre contre n’importe lequel champion. Mon objectif est d’unifier les titres.  Je ne me sens pas vieux à 35 ans. C’est juste un nombre pour moi. J’ai l’occasion de me battre au plus haut niveau à titre de champion et j’espère le faire jusqu’à ce que j’aie les quatre titres. Quand j’aurai atteint cet objectif, ce sera le temps de penser à la retraite.»