Y aura-t-il un face-à-face entre les Diamants de Québec et les Alouettes de Charlesbourg dans les séries de la Ligue de baseball junior élite cette saison? 

Alouettes et Diamants ont le goût de la victoire

Même si quelques terrains ne sont pas disponibles en raison des inondations à travers la province, le premier lancer de la 71e saison de la Ligue de baseball élite du Québec a lieu cette fin de semaine.
Pour l'occasion, toutes les casquettes seront marquées du #42, en l'honneur du 70e anniversaire de l'arrivée de Jackie Robinson dans les majeures. Le point de mire de l'été sera la tournée de l'équipe nationale junior de Cuba du 3 au 22 juillet. En attendant cette visite, coup d'oeil sur les deux clubs régionaux de la LBJEQ.
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Un parfum d'autrefois à Charlesbourg
Un parfum d'autrefois flotte sur Charlesbourg, où les Alouettes retrouvent leur identité après avoir porté le nom d'un commanditaire, ces dernières années. Mais sous la nouvelle casquette se cache la même quête d'excellence du passé, aussi lointain que récent. L'objectif est clair : gagner.
«Avec la qualité des joueurs que nous avons, on ne peut pas se permettre de reconstruire», admet l'entraîneur-chef Jean-Nicolas Blanchet. À sa première saison à la barre en 2016, sa formation a atteint le carré d'as de la LBJEQ. Il entreprend sa seconde sans Alex Clavet et Philippe Asselin, deux gros morceaux ayant terminé leur stage junior.
«Alex était notre meilleur lanceur et frappeur, mais nous avons encore plusieurs joueurs de 22 ans et les jeunes qui se pointent sont prêts à avoir un impact. Les gars sont affamés, ils ont appris de la défaite en demi-finale. On considère avoir encore une chance de l'emporter.»
Les Alouettes auraient l'alignement parfait pour le petit parc Henri-Casault, domicile qui se refait une beauté dans l'attente de la visite cubaine, le 4 juillet. «On frappe vraiment beaucoup et loin, on est bien équilibré au monticule. Historiquement, Charlesbourg et Québec ont toujours eu des lanceurs dominants.»
Lorsqu'il reviendra de son collège, le voltigeur Philippe Berthiaume sera considéré comme l'un des meilleurs joueurs de la Ligue. Cette saison, pas de frères Lantigua à surveiller, ceux-ci ayant été échangés à Trois-Rivières et à Saguenay.
Le plaisir avant tout
Au-delà de la victoire, Blanchet veut avoir du plaisir. Il n'a couru après personne, chacun enfilera l'uniforme pour les bonnes raisons. Il dit ne pas diriger seulement des joueurs, mais aussi des travailleurs.
«J'ai un pompier, un informaticien, un fonctionnaire, un policier, des étudiants, je me vois comme le complément pour leur permettre de conjuguer le baseball au début de leur carrière professionnelle. On veut avoir du fun, mais on s'amuse toujours plus lorsqu'on gagne.»
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Un alignement prometteur à Québec
À quel point Dominik Walsh aime-t-il l'alignement 2017 qu'il a sous la main? «À la même période, j'y crois plus qu'en 2015, lorsqu'on a remporté le championnat.»
Après des conquêtes à ses deux premières saisons, l'entraîneur-chef des Diamants a pris une pause de champagne en 2016, le temps d'ouvrir la porte plusieurs jeunes. Ces recrues ont pris de la maturité. «Nous avions de loin l'équipe la plus jeune de la Ligue, l'an passé, et n'avons fait que des ajouts [dont sept recrues]. On mise sur le même personnel de lanceurs, qui était l'une de nos forces», dit-il en parlant notamment du Français Lucas Sérafin et de Vincent Ruel, respectivement lanceur recrue et releveur par excellence de la LBJEQ.
Les vétérans David Glaude et Maxime Bouffard ont bouclé leur passage junior, bien que Glaude n'a joué que trois matchs en 2016 à cause d'une blessure. Les Diamants comptent sur la présence en santé du joueur de champ intérieur Jérôme Duchesneau et de Raphaël Bérubé, de retour après un an d'arrêt. Aussi à l'avant-champ, les jeunes Édouard Julien et Marc-Antoine Tremblay vaudront leur pesant d'or. Julien a d'ailleurs été recruté par l'Université Auburn et Tremblay par l'Académie de baseball du Canada.
Malgré leur jeunesse, les Diamants ont terminé au quatrième rang du circuit... mais au troisième de leur division, sûrement la plus forte des trois sections puisqu'on y retrouve aussi Trois-Rivières, Charlesbourg et Saguenay. «Avec le format actuel, ce n'est pas facile de sortir de notre division. Mais on part la saison avec l'idée qu'on peut aspirer aux grands honneurs.»
Les Diamants disputeront quelques matchs au Stade Georges-Maranda, à Lévis, dans l'attente de sauter sur la nouvelle surface synthétique du Stade Canac. «Notre style ne changera pas à cause de cela. C'est un avantage d'avoir une équipe rapide avec notre grand parc, on a aussi besoin de miser sur de bons lanceurs et une solide défensive», dit Walsh, qui dirige l'équipe pour une quatrième saison.