Patrick Scalabrini n’est pas peu fier de la nouvelle identité des Alouettes à trois matchs des séries.
Patrick Scalabrini n’est pas peu fier de la nouvelle identité des Alouettes à trois matchs des séries.

Alouettes de Charlesbourg: une nouvelle identité juste à temps pour les séries

Ian Bussières
Ian Bussières
Le Soleil
Patrick Scalabrini ne s’attendait pas à transformer comme par magie une équipe qui avait une fiche de 0-9 en équipe de première place quand il a pris la barre des Alouettes de Charlesbourg. Toutefois, le pilote des oiseaux n’est pas peu fier de la nouvelle identité des siens à trois matchs des séries.

Après avoir perdu leurs 12 premiers matchs, les Alouettes ont une fiche de quatre victoires au cours de leurs six derniers matchs, dont des gains de 15 à 2 et 4 à 2 dimanche lors d’un programme double contre les Voyageurs de Saguenay au Parc Henri-Casault.

«On a joué beaucoup de matchs très serrés et il manquait toujours un petit quelque chose. Notre gros problème était qu’on donnait une tonne de points», racontait Scalabrini entre les deux matchs. «J’ai essayé d’amener une approche plus professionnelle en m’attardant davantage à la défensive et aux lanceurs. Les gars connaissent leurs rôles et savent à quoi s’attendre. On a restructuré la défensive depuis quelques matchs, on a pratiqué de nouveaux jeux. »

Scalabrini est heureux de voir que ses joueurs ont vite adhéré à son système de jeu. «Ils en ont eu, des pratiques défensives “plates”. Je ne suis pas du genre à leur crier après, mais je leur dit les vraies choses. Quand quelque chose n’est pas bon, je ne dirai pas que c’est bon», illustre-t-il.

Pour les trois matchs qui restent avant les séries, dont deux contre leurs frères ennemis des Diamants de Québec qui seront leurs adversaires en première ronde, Scalabrini insiste qu’il ne s’attardera pas aux résultats, mais davantage à la progression se ses joueurs comme il l’a fait depuis son arrivée.

«C’est agréable aussi de voir la vision des gars changer : ils commencent à y croire. Contre les Diamants, c’est certain qu’on va s’étudier un peu. Je ne sais pas si on va essayer ou cacher certaines affaires qu’on fait. Ça, je ne sais jamais de quel côté aborder ça», avoue le gérant des Alouettes.


« Il nous a vraiment inculqué une façon de faire différente. Il nous enseigne de nouvelles tactiques de jeu. On voit vraiment que c’est un coach professionnel »
Le voltigeur Thomas Drouin des Alouettes, au sujet de Patrick Scalabrini

Scalabrini savait dans quoi ils s’embarquait puisqu’il connaissait plusieurs des joueurs de Alouettes qu’il avait côtoyés au programme sports-études des Canonniers de Québec. «Je connais les joueurs et je savais qu’ils étaient meilleurs que ce qu’ils avaient montré au début de la saison.»

Les joueurs ont aussi senti un changement avec l’arrivée de celui qui s’est fait connaître comme entraîneur-chef des Capitales de Québec, qui sont en pause cet été.

Après avoir perdu leurs 12 premiers matchs, les Alouettes ont une fiche de quatre victoires au cours de leurs six derniers matchs, dont des gains de 15 à 2 et 4 à 2 dimanche lors d’un programme double contre les Voyageurs de Saguenay au Parc Henri-Casault.

«Il nous a vraiment inculqué une façon de faire différente. Il nous enseigne de nouvelles tactiques de jeu. On voit vraiment que c’est un coach professionnel», confiait le voltigeur Thomas Drouin après le programme double.

Pendant que les Alouettes disputeront leurs trois derniers matchs de la saison, les Diamants se taperont toutefois tout un parcours du combattant avec six parties en six jours à partir de mardi incluant un programme double contre Saguenay pour conclure la saison dimanche.