Alexis Ermel sera au départ de la deuxième étape de la saison, dimanche à Lac-Delage.

Alexis Ermel passionné par les courses XTERRA et le rêve d'être astronaute

Une jeune étoile brille dans le ciel des courses XTERRA. À 15 ans, Alexis Ermel profite d’un surclassement afin de participer au volet sprint de ce cross triathlon, qui comprend le vélo de montagne, la course à pied en sentier et la natation en eau libre. Une bonne idée, parce qu’il revendique déjà une victoire dans la première partie de cette trilogie québécoise.

L’adolescent de Saint-Ferréol-les-Neiges sera au départ de la deuxième étape de la saison, dimanche, au Centre E47 de Lac-Delage, où environ 300 adeptes de la discipline ont rendez-vous, soit le double de l’an passé.

«Je pratique plusieurs sports depuis que je suis tout petit. Mon père avait remarqué l’événement, l’an passé, et il m’a proposé de l’essayer et j’ai vraiment aimé ça. Pour l’instant, je vais les courtes distances de sprint, mais je suis meilleur dans les longues, sauf que ça prend 16 ans pour les faire», disait-il en prévision de la sixième présentation de cette formule modifiée du triathlon traditionnel.

À sa première expérience, en 2018, Alexis a pris le deuxième rang du cross triathlon sprint de Lac-Delage, qui consiste à 750 mètres de nage, 15 km de vélo de montagne et 5 km de course en sentier. Il y a un mois, il remporté la première étape de la saison, à Bromont. La série XTERRA québécoise comptera aussi un arrêt à Mont-Tremblant, en septembre.

Mais au-delà de la victoire et du podium, c’est le plaisir de se dépasser qui allume le sportif de 15 ans.

«Tu ne peux pas endurer la douleur si tu ne t’amuses pas. Avant le départ d’une course, mon père me dit d’avoir du plaisir, et à la fin, il me demande si j’ai eu du fun», dit-il avec le sourire.

Il a touché à peu près à tous les sports, jusqu’à présent. Course à pied, vélo de montagne, vélo sur route, ski de fond, ski acrobatique, ski alpin, planche à neige, etc. «Il a un terrain de jeu dans sa cour, ce serait du gaspillage de ne pas l’utiliser», souligne le paternel, l’un des membres fondateurs du club de vélo de montagne du Mont-Sainte-Anne.

Alexis a de qui tenir, car son père participera au Championnat du monde des maîtres, au mois d’août, au MSA, et sa mère est massothérapeute du Centre national d’entraînement Pierre Harvey en ski de fond et a déjà accompagné Alex Harvey dans des compétitions, en Coupe du monde.

Inspiré par David St-Jacques

«Il y a plusieurs bons athlètes d’endurance à Saint-Ferréol, comme Alex, Anne-Marie Comeau, Roxanne Vermette, etc. Mais je n’ai pas l’ambition de devenir un athlète olympique, j’ai d’autres objectifs dans la vie, sauf que le sport en fera toujours partie», indique avec sagesse l’étudiant en quatrième secondaire.

En fait, il s’inspire aussi d’une nouvelle étoile, car il veut devenir astronaute. «J’ai suivi David St-Jacques, il a allumé une étincelle. J’aimerais aussi devenir astronaute et aller sur Mars», rêve-t-il à voix haute.

Pour l’instant, c’est par le sport qu’il brille. En plus de la série XTERRE, il se tape aussi la Coupe du Québec de triathlon. Et à la fin de l’été, il s’offrira des courses à pied.

«Je suis impressionné de la manière qu’il gère ça à son âge. Le sport d’endurance forge son autonomie, sa rigueur, sa discipline, et ce sont des qualités qui le suivent à l’école», précise Jean-François Ermel.

Si Alexis persiste dans ce sport à vocation tardive, il pourrait aussi réaliser un autre rêve, celui de participer à un Ironman. «Il existe aussi des Ultraman… Je sais qu’à mon âge, c’est rare, mais le défi de l’endurance m’allume beaucoup.»

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POPULARITÉ GRANDISSANTE

Déjà membre du circuit Pan Am Tour, la course XTERRA Québec sert aussi de qualifications pour les championnats du monde XTERRA 2019 qui auront lieu à Hawaii, en octobre. Les participants inscrits dans la formule standard du cross triathlon, soit 1500 m de nage, 27 km de vélo de montagne et 10 km de course en sentier.

«Notre objectif est que le cross triathlon soit une alternative à l’Ironman. Il y a un immense bassin de triathlètes, ils ont le goût de courir en sentier et de rouler dans les bois. Ça tombe bien, puisque c’est ce qu’on développe à notre centre E47. Nous sommes confiants que notre discipline deviendra encore plus populaire. Il y a un mois, on a tenu un événement de découverte avec 100 participants, et l’an prochain, on envisage de la tenir en même temps que la course principale et d’en faire un grand festival de cross triathlon», expliquait Alain Deraspe, directeur de l’événement. Carl Tardif