Alexandre Ricard, ex-membre du Rouge et Or cross-country,  a gagné les deux dernières présentations du Défi des escaliers.

Alexandre Ricard, roi des escaliers

Alexandre Ricard ne vivra sans doute plus jamais l'euphorie de la conquête d'un championnat canadien. Mais ça ne l'empêche pas de continuer de courir. Et de continuer de gagner.
Le natif de Saint-Augustin sera le favori lors du Défi des escaliers, dimanche, une exigeante course de 19 kilomètres pendant laquelle les participants doivent emprunter tous les escaliers reliant la basse-ville à la haute-ville de Québec. Plus de 3000 marches au total. Il s'agit du quatrième des cinq rendez-vous de la saison de «Je Cours Qc».
Si l'athlète de 28 ans est l'homme à battre, c'est qu'il a remporté les deux dernières présentations de cette compétition. Il y a quelques semaines, il a aussi triomphé lors de la Trail Coureur des bois (18 km), à la station touristique Duchesnay.
Ricard poursuit ainsi sur sa lancée de l'automne. Alors à ses derniers kilomètres à l'Université Laval, il faisait partie de l'équipe du Rouge et Or de cross-country qui a remporté le championnat canadien, le premier de l'histoire de la formation dans ce sport jadis méconnu. Sixième au classement individuel, il a aussi été nommé sur la première équipe d'étoiles au pays.
Vive les trucs différents
Même s'il participe à des épreuves sur route, Ricard brille surtout dans les épreuves «plus musculaires», d'où sa force en cross-country. «Les escaliers, c'est ce type d'effort-là, avec des montées abruptes. Et j'aime faire ces événements-là. Ça fait changement. Ça fait plusieurs années que je suis dans le domaine de la course. De faire des trucs différents, je trouve ça intéressant», souligne cet ancien triathlète.
Différence aussi dans la gestion de l'effort pendant l'épreuve. Il faut savoir doser. «C'est facile de s'emporter et de scrapper sa course», rigole Ricard. Surtout quand le clou du spectacle est l'escalier du Cap-Blanc et ses 400 marches!
Et contrairement à ce qu'on pourrait croire, le principal défi - pour Ricard, du moins - n'est pas la montée elle-même. «C'est ce que j'ai réalisé après ma première présence. J'avais beaucoup travaillé les montées, mais c'est de poursuivre l'effort après qui est souvent le plus difficile. Quand t'arrives sur le plat, de revenir au rythme que tu avais avant la montée», explique-t-il.
Ricard a couru pendant trois ans avec Charles Philibert-Thiboutot pour le Rouge et Or. «Tout un athlète!» lance-t-il. Mais contrairement à l'olympien, il ne pourra pas continuer à s'entraîner avec les athlètes de son ancienne alma mater. Son nouvel emploi l'a conduit à Victoriaville.
Pour l'instant, il ne s'ennuie pas trop de l'esprit de camaraderie du Rouge et Or, où l'objectif est aussi sinon plus important que les visées individuelles. «Je te dirais que ça va peut-être plus me manquer cet automne, parce que c'est là que se déroule la saison de cross-country», prévoit Ricard.
D'ici là, les escaliers de Québec l'attendent. La course débute dimanche, 8h, au parc du Bois-de-Coulonge.