Alex Turcotte a vu le jour à Island Lake, en Illinois. Il a fait écarquiller les yeux grâce à de très bonnes performances aux Championnats du monde des moins de 17 ans et des moins de 18 ans.

Alex Turcotte sur les traces de papa Alfie

Si Jack Hughes a déjà une longueur d’avance comme premier choix du prochain repêchage de la LNH, d’autres compatriotes américains devraient également retenir l’attention au Rogers Arena. C’est notamment le cas d’Alex Turcotte.

Contrairement à Hughes et à d’autres espoirs en vue du repêchage de 2019, Turcotte n’enflamme pas les réseaux sociaux actuellement. Blessé au bas du corps, il n’a pris part qu’à deux matchs cette saison. Toutefois, les amateurs de hockey junior seraient fous de le laisser filer sous leur radar.

Doté d’une très bonne vision, d’un coup de patin explosif et d’une intelligence hors pair dans toutes les facettes du jeu, Turcotte a fait écarquiller les yeux grâce à de très bonnes performances aux Championnats du monde des moins de 17 ans et des moins de 18 ans. Récemment, la Centrale de recrutement de la LNH l’a qualifié d’espoir de catégorie A, faisant de lui un potentiel choix de première ronde.

Malgré sa consonance francophone, le nom de Turcotte n’est pas le plus connu sur la scène québécoise. La province se trouve malgré tout au cœur de ses racines de joueur de hockey.

Des racines québécoises

Le centre a vu le jour à Island Lake, en Illinois, et les quelques mots français qu’il est capable de prononcer trahissent sans contredit ses origines. Mais lorsqu’on recule un peu plus loin dans son arbre généalogique, les liens avec le Québec se font par eux-mêmes.

L’attaquant de 17 ans vient d’une famille de hockey. Une vraie. Son père Alfie a été repêché en première ronde par le Canadien, en 1983. Son oncle Jeff est né à Montréal et il a disputé trois saisons dans la Ligue de l’Ontario, alors que son grand-père Réal a grandi à East Angus, en Estrie, et a porté les couleurs des Spartans de l’Université Michigan State.

Au terme de son passage avec l’équipe nationale des moins de 18 ans, Turcotte poursuivra sa carrière avec les Badgers de l’Université du Wisconsin de Tony Granato. «Mon grand-père n’a pas été déçu et il voulait que je fasse mon propre choix.»

Alex souhaite maintenant devenir la deuxième génération de joueur à enfiler un chandail d’une équipe de la LNH. «Ce sont de gros souliers à remplir, mais j’ai tellement appris d’eux et ils m’ont déjà beaucoup aidé dans ma jeune carrière. Mon père sait à quel point c’est un gros défi de jouer dans la LNH et c’est bien de pouvoir lui poser des questions à ce sujet. La ligue a beaucoup changé depuis son dernier match, mais il m’incite à travailler le plus possible parce que cet aspect du jeu n’a pas changé.»

Son père avait été sélectionné avec le 17e choix du repêchage. Alex est déjà prêt à le taquiner s’il parvient à entendre son nom plus rapidement. «C’est sûr à 100 % que je vais lui en parler», a-t-il lancé en riant. «Pour le moment, c’est lui qui a les droits de vantardise dans la famille.»

Peu importe qui aura l’occasion de se vanter, le temps nous dira s’ils deviendront le huitième duo père-fils de l’histoire à être repêché en première ronde de la LNH et à y disputer au moins un match.